mercredi 19 mars 2008
Le pied dans ce blog …
Par Emile Duchemin, mercredi 19 mars 2008 à 10:50 :: En chemin
mercredi 19 mars 2008
Par Emile Duchemin, mercredi 19 mars 2008 à 10:50 :: En chemin
lundi 4 février 2008
Par Lionel Alès, lundi 4 février 2008 à 22:39 :: les cafés de nos chemins
Par Véronique Béné, lundi 4 février 2008 à 14:10 :: bestiaire

Nous nous tenions sans cesse au bord du monde, lisières, bords de voie, bords du canal…
Est ce pour cela, qu'au bord du chemin, surgissent parfois des monstres agrippés aux arbres morts?

vendredi 1 février 2008
Par Lionel Alès, vendredi 1 février 2008 à 00:55 :: les cafés de nos chemins

Jacques élabore un café dans la plus authentique tradition bourbonnaise. Ingrédient incontournable, l’eau rebelle et si douce de l’Allier semble être le secret de cet élixir de jouvence.
Son café ondoye tout à la fois discret et vif, mi-figue mi-raisin, de livres en poussières de craie, rappelant à grands coups de faucilles les « bounhoumes » aux bœufs, les petites gens aux curés et la petite musique d’un autre temps.
Un godet, juste un godet, peut-être celui de Jaurès et le café de Jacques se briole des étoiles plein les mirettes, solide chêne au long cours semant futaie et sagesse.

mercredi 30 janvier 2008
Par Lionel Alès, mercredi 30 janvier 2008 à 22:34 :: les cafés de nos chemins
Au petit bonheur de l’imprévu, sur l’aire de repos entre Versailles et Saint Jacques de Compostelle, se goutte le café de Robert.
Son élégance digne des temps chevaleresque n’a d’égal que son bouquet bon enfant, une larme l’air de rien dont les arômes nobles se grivoisent en Saint Pourçain.
Long en bouche, il entrelace le blanc de messe et le rouge des diablotins pour pomper les gratons et taquiner les ronchons.
En calice ou en canon, le café de Robert se pèlerine de Saints en seins, de militaire en centenaire, au fil des passants.

mardi 29 janvier 2008
Par Lionel Alès, mardi 29 janvier 2008 à 20:52 :: les cafés de nos chemins
C’est un café au parfum de colonie de vacances et d’arche de Noé qui s’offre en grand bol avec une farandole de tartines, de pompes aux gratons et autres galettes.
Ses saveurs sont franches, souriantes et généreuses, ici perce une pointe d’espièglerie, là se pose un souffle de gravité.
Le café de Marie-Claude et Michel se donne en tendresse jusqu’à la dernière goutte et même après car, telle la cruche miraculeuse, il s’abondance en petit agneau, course de tracteur et taxi pour chien afin de rassasier la compagnie de rires, célébrer l’amitié et goûter l’instant.

lundi 28 janvier 2008
Par Lionel Alès, lundi 28 janvier 2008 à 20:35 :: les cafés de nos chemins
Dans la géographie des rencontres heureuses, le café de Patrice est épais, onctueux comme un édredon, toujours gourmand, lorgnant avec envie vers une louche de chantilly et un fond de whisky car ici un café se doit d'être poussé.
Il se plait à être servi dans une belle tasse en porcelaine ayant appartenu à quelques princesses au petit pois mais il sait aussi se donner simplement dans le verre à gros culot au bord ébréché, retrouvé par hasard sur les tristes terres du Chemin des Dames.
Le café de Patrice se brocante, seul ou en palette, un rien bonhomme, un poil moustache en écoutant des airs de Diva.
Par Lionel Alès, lundi 28 janvier 2008 à 20:27 :: Textes et références
- Je connais mon café, celui de ma mère, celui de mes amis. Je les reconnais facilement, je sais leurs différences. Aucun café ne se ressemble et mon éloge du café est aussi un éloge de la différence. Il n'existe rien qu'on puisse appeler "le goût du café" ; ce n'est pas un concept, une matière quelconque, une chose en soi.
Chacun a son propre café, � tel point que je peux juger d'un homme, pressentir son élégance intérieure, à l'aune du café qu'il m'offre. Un café peut sentir la coriandre, c'est que la cuisine est en désordre ; la caroube, l'hôte est pingre ; le parfum, la maîtresse de maison est sensible à l'apparence des choses. Il y a des cafés qui ont dans la bouche une consistance presque spongieuse: tel est le café des gauchistes infantiles ; d'autres qui laissent un goût de vieux parce qu'ils ont bouilli trop longtemps : signe d'un extrémisme de droite. Certains n'ont plus que le parfum de la cardamome : c'est le style des parvenus.
Aucun café ne ressemble à un autre, et chaque maison, chaque main, possède le sien ; chacun possède quelque chose qui le rend différent des autres.
Je reconnais le café de loin. Il commence par suivre la voie droite, puis il serpente, ondule, soupire, dévale pentes et collines, s'enroule autour d'un chêne ou d'un châtaignier, s'échappe pour fondre dans la plaine, se retourne derrière lui, éclate en mille particules du désir de gravir à nouveau le sommet de la montagne et s'élève, porté par les notes de la flûte, en route pour sa maison première.
L'odeur du café est réminiscence de l'élément premier et retour à lui, parce qu'elle remonte au lieu originel et qu'elle est errance millénaire toujours inachevée. Le café est un lieu. Le café est un philtre qui distille le dedans vers le dehors, qui unit ce qui ne saurait s'unir, sauf dans l'odeur du café. Le café est ce lait maternel toujours offert pour étancher la soif des hommes au loin, point du jour né d'un goût amer, lait de virilité.
Le café est géographie.-
Mahmoud Darwich
Une mémoire pour l’Oubli
vendredi 25 janvier 2008
Par Emile Duchemin, vendredi 25 janvier 2008 à 01:27 :: En chemin

Nous sommes arrivés, au bout du canal latéral quand il aborde la Loire, sous Sancerre au port de Saint-Satur, comme convenu, le jour de la Saint-Vincent, patron des vignerons, au moment où apparaissait la Lune en plénitude. Avec el Toro nous avons présenté une saillie d'honneur au bateau que Serge Durin fabrique ici depuis trois ans et qui prendra "la clef du canal"- direction Séte - à la fin février… Ce n'est qu'au moment d'écrire, alors que l'ami Jean lit par dessus mon épaule, qu'il m'apprends que ces jours-ci, la Lune s'est levée dans la constellation de Taureau… tiens tiens !… et puis el Toro le lendemain est rentré � l'écurie aux Fours à Chaux dans les derniers feux du couchant… La boucle ainsi était bouclée !… les visiteurs du prochain week-end aux Fours pourront ainsi le découvrir… une saillie peut-être ?
vendredi 18 janvier 2008
Par Emile Duchemin, vendredi 18 janvier 2008 à 18:02 :: En chemin


lundi 14 janvier 2008
Par Emile Duchemin, lundi 14 janvier 2008 à 19:09 :: En chemin

mercredi 9 janvier 2008
Par Emile Duchemin, mercredi 9 janvier 2008 à 22:06 :: En chemin



mardi 8 janvier 2008
Par Emile Duchemin, mardi 8 janvier 2008 à 21:54 :: En chemin
Par Emile Duchemin, mardi 8 janvier 2008 à 21:53 :: En chemin
Par Emile Duchemin, mardi 8 janvier 2008 à 21:48 :: En chemin

