mercredi 19 mars 2008

Le pied dans ce blog …

Après trop longtemps, je remets le pied dans ce blog. Il dit mieux que l'autre, des histoires d'une terre mienne, une terre à parcourir, un espace à partager.

lundi 4 février 2008

Saint Satur - Serge

Sur les bords du canal, Serge fabrique un café harmonieux au fumet léger et enivrant.
Paisible breuvage mâtiné de guinguette, d’effluves du nouveau monde, il se prodigue à la Saint Vincent aux équipages porteurs de lentilles vertes et de chaux vive, aux frères du toros en atterrissage de Loire.
Au bon vent de l’amitié, à tendresse toute, le café de Serge s’écluse de cornemuse en rires chaloupés comme un rond dans l’eau, suspendu à l’inattendu d’une nuit, clapotement camarade avant partance.

Sur les bords


Nous nous tenions sans cesse au bord du monde, lisières, bords de voie, bords du canal… Est ce pour cela, qu'au bord du chemin, surgissent parfois des monstres agrippés aux arbres morts?

vendredi 1 février 2008

Embraud - Jacques



Jacques élabore un café dans la plus authentique tradition bourbonnaise. Ingrédient incontournable, l’eau rebelle et si douce de l’Allier semble être le secret de cet élixir de jouvence.

Son café ondoye tout à la fois discret et vif, mi-figue mi-raisin, de livres en poussières de craie, rappelant à grands coups de faucilles les « bounhoumes » aux bœufs, les petites gens aux curés et la petite musique d’un autre temps.

Un godet, juste un godet, peut-être celui de Jaurès et le café de Jacques se briole des étoiles plein les mirettes, solide chêne au long cours semant futaie et sagesse.

mercredi 30 janvier 2008

Souvigny - Robert

Au petit bonheur de l’imprévu, sur l’aire de repos entre Versailles et Saint Jacques de Compostelle, se goutte le café de Robert.

Son élégance digne des temps chevaleresque n’a d’égal que son bouquet bon enfant, une larme l’air de rien dont les arômes nobles se grivoisent en Saint Pourçain. Long en bouche, il entrelace le blanc de messe et le rouge des diablotins pour pomper les gratons et taquiner les ronchons.

En calice ou en canon, le café de Robert se pèlerine de Saints en seins, de militaire en centenaire, au fil des passants.

mardi 29 janvier 2008

Autry Issards - Marie Claude et Michel



C’est un café au parfum de colonie de vacances et d’arche de Noé qui s’offre en grand bol avec une farandole de tartines, de pompes aux gratons et autres galettes.

Ses saveurs sont franches, souriantes et généreuses, ici perce une pointe d’espièglerie, là se pose un souffle de gravité.

Le café de Marie-Claude et Michel se donne en tendresse jusqu’à la dernière goutte et même après car, telle la cruche miraculeuse, il s’abondance en petit agneau, course de tracteur et taxi pour chien afin de rassasier la compagnie de rires, célébrer l’amitié et goûter l’instant.

lundi 28 janvier 2008

Pionsat - Patrice

Dans la géographie des rencontres heureuses, le café de Patrice est épais, onctueux comme un édredon, toujours gourmand, lorgnant avec envie vers une louche de chantilly et un fond de whisky car ici un café se doit d'être poussé.

Il se plait à être servi dans une belle tasse en porcelaine ayant appartenu à quelques princesses au petit pois mais il sait aussi se donner simplement dans le verre à gros culot au bord ébréché, retrouvé par hasard sur les tristes terres du Chemin des Dames.

Le café de Patrice se brocante, seul ou en palette, un rien bonhomme, un poil moustache en écoutant des airs de Diva.

Une histoire de "Café"

- Je connais mon café, celui de ma mère, celui de mes amis. Je les reconnais facilement, je sais leurs différences. Aucun café ne se ressemble et mon éloge du café est aussi un éloge de la différence. Il n'existe rien qu'on puisse appeler "le goût du café" ; ce n'est pas un concept, une matière quelconque, une chose en soi.

Chacun a son propre café, � tel point que je peux juger d'un homme, pressentir son élégance intérieure, à l'aune du café qu'il m'offre. Un café peut sentir la coriandre, c'est que la cuisine est en désordre ; la caroube, l'hôte est pingre ; le parfum, la maîtresse de maison est sensible à l'apparence des choses. Il y a des cafés qui ont dans la bouche une consistance presque spongieuse: tel est le café des gauchistes infantiles ; d'autres qui laissent un goût de vieux parce qu'ils ont bouilli trop longtemps : signe d'un extrémisme de droite. Certains n'ont plus que le parfum de la cardamome : c'est le style des parvenus.

Aucun café ne ressemble à un autre, et chaque maison, chaque main, possède le sien ; chacun possède quelque chose qui le rend différent des autres.

Je reconnais le café de loin. Il commence par suivre la voie droite, puis il serpente, ondule, soupire, dévale pentes et collines, s'enroule autour d'un chêne ou d'un châtaignier, s'échappe pour fondre dans la plaine, se retourne derrière lui, éclate en mille particules du désir de gravir à nouveau le sommet de la montagne et s'élève, porté par les notes de la flûte, en route pour sa maison première. L'odeur du café est réminiscence de l'élément premier et retour à lui, parce qu'elle remonte au lieu originel et qu'elle est errance millénaire toujours inachevée. Le café est un lieu. Le café est un philtre qui distille le dedans vers le dehors, qui unit ce qui ne saurait s'unir, sauf dans l'odeur du café. Le café est ce lait maternel toujours offert pour étancher la soif des hommes au loin, point du jour né d'un goût amer, lait de virilité.

Le café est géographie.-

Mahmoud Darwich

Une mémoire pour l’Oubli

vendredi 25 janvier 2008

Retour au bercail pour les uns, � l'écurie pour l'autre !


Nous sommes arrivés, au bout du canal latéral quand il aborde la Loire, sous Sancerre au port de Saint-Satur, comme convenu, le jour de la Saint-Vincent, patron des vignerons, au moment où apparaissait la Lune en plénitude. Avec el Toro nous avons présenté une saillie d'honneur au bateau que Serge Durin fabrique ici depuis trois ans et qui prendra "la clef du canal"- direction Séte - à la fin février… Ce n'est qu'au moment d'écrire, alors que l'ami Jean lit par dessus mon épaule, qu'il m'apprends que ces jours-ci, la Lune s'est levée dans la constellation de Taureau… tiens tiens !… et puis el Toro le lendemain est rentré � l'écurie aux Fours à Chaux dans les derniers feux du couchant… La boucle ainsi était bouclée !… les visiteurs du prochain week-end aux Fours pourront ainsi le découvrir… une saillie peut-être ?

vendredi 18 janvier 2008

Toro : saillies en bourbonnais



lundi 14 janvier 2008

Demain


Lionel a dit qu'il viendrait me chercher à 15h30 et … qu'il avait hâte d'être à demain.
Vero

mercredi 9 janvier 2008

ça fait… du bien!

Mes chéris y compris la femme,
Ce qui est écrit là dessous je l'ai commencé après avoir reçu le message de Lionel "ça fait! ça fait ?" et puis, et oui, j'ai pas osé, et puis je suis surchargé d'un rien dans mes mains et dans ma tête… Mais n'avait-il pas été question de la St-Rémy en province et ce n'est que mardi prochain si je m'abuse… Alors si nous partions le lendemain** matin � 9h du pont de Menat et que nous nous donnions le temps qu'il faut pour tirer jusqu'à Sancerre… Si bien sûr nous y étions rendu le jour de la Saint-Vincent ça dépasserait l'entendement !

Je mets désormais du temps pour tout… alors vous pensez bien pour répondre à mon tour, quand en plus il y a l'énorme émotion du courrier de Lionel à la relance d'un très beau mouvement parti de l'arrière… Que vous relayez chacun dans votre style pour aboutir en quatre temps de jeu à cet essai magnifique en coin - c'est là que ça rapproche le plus des autres qui nous permet d'égaliser et de passer devant si la transformation est réussie… car dans tout les cas le match ne sera pas fini et nous avons réussi une si belle première mi-temps que nous ne pouvons pas nous décevoir alors on a un peu les craquettes - en tout cas moi - que ce soit pareil et pourtant autre à la fois : à la fois serrer le jeu et jouer détendu ?!…quel pari !
Bref pour l'heure j'ai été désigné pour la transformation malgré les ratés que je n'ai pas manqué d'avoir jusqu'à présent ! Le coup de pied est difficile, � gauche presque sur la ligne de touche alors que je suis droitier, en fait je suis gauche des deux pieds comme des deux mains et pas trop adroit côté cœur !
J'en ai déjà réussi des comme ça, mon point faible étant plutôt en face des poteaux, alors, pourquoi pas celui là ?
D'abord, bien ressentir le sens du vent, bien placer le ballon, et compter ses pas pour cette course singulière qui consiste toujours - malgré l'orthodoxie - à démarrer au revers des poteaux pour finir en face, plus qu'en face, dedans au tout dedans.… et pendant toute cette préparation tout qui défile:
ouais repartir bien sûr, bien sûr à cette date là que dans la grisante perspective j'ai grisé moi-aussi sur mon agenda, ouais pourquoi pas sur ce bel itinéraire que j'ai vanté si souvent et qui comme j'aime à le faire permet d'enfiler tant d'endroits déjà visités à revers, sachant qu'il est toujours un autre revers au revers comme a celui du ruban de Moebius… ouais mais pour une reprise justement n'allons nous pas prendre le risque" à naviguer en pére "pénate" de nous retrouver à l'endroit dans certaines de nos habitudes…
ouais ce beau parcours je l'aimerai je crois davantage avec ses grands airs de printemps quand l'Allier court comme une folle et quand des paquets de neige s'accrochent encore au Mézenc Ouais et j'aimerais je crois finir dans ce nulle part où ce faux-vrai libraire n'a pas pignon sur rue pour vendre ses bouquins … Nulle part voilà bien une belle destination pour poser son cul en feuilletant un livre… en revenant et seulement en revenant un peu la fête chez Lionel, comme nous l'aurions faite avant de partir chez Véro… entre les deux plein revers !

Ouais mais autant le dire pour ce remake j'avais un peu pensé à autre chose : un revers pour de vrai où à pied personne ne fout jamais les pieds, quoique… un plat pays au nord, qui plus est un bas pays n'ayant pour relief que des montées et des descentes avec peut-être en ces jours là des ciels si bas qu'à part la Sioule la Bouble et L'Allier et la Loire au-dessus, qu'un pays tout entier peut s'y perdre ! On pourrait partir du pont de Menat où un jour j'ai laissé là en plan un voyage… Je suis sûr que nous retrouverions là le toro que Louis y avait fait naître à cette occasion et je nous imagine de temps à autre sortant la bête pour la photo où la poussant, tous cinq ou six, au hasard de notre parcours, je nous vois bien par exemple ahannant pour le faire avancer sur ces grands chemins rectilignes qui éventre le pays vers Charroux et Chantelle où Mére Pia ma vieille cousine vit là, dans la belle abbaye, le temps qui lui reste à prier. Le beau chateau de Chareil-Cintra où j'ai baladé l'œuf grillagé de Louis, encore lui, pour des vendanges de feu que j'y avais organisée, je voudrais coucher dans la cave au milieu des bouteilles de Saint-Pourçain. A Saint-Menoult, j'aimerai retrouver le facteur qui aime tant la musique et les livres et vous le faire connaitre et savoir ce qu'il est advenu de la treille Muscat …, lire Charlotte Delbo sur les chemins d'Issarts avec l'ami Michel Glénat, retrouver "le chemin qui marche" et puis coucher chez les Chavans où je voudrais tant connaître Paris le père et pourquoi pas au bec d'Allier si notre chemin se trouvait à y passer et puis à la fin tout à la fin arriver à Saint-Satur au moment ou Leila et Serge Durin s'apprètent à aller courir tous les canaux d'Europe sur le beau bateau que depuis des années ils ont fabriqué là … et la nuit, cette nuit là avant que chacun s'en retourne chez soi, à travers ces si belles vignes du Sancerrois à flanc de buttes se laisser prendre par les belles sonorités du maître Philippe Prieur et puis boire au bonheur ensemble d'exister !
L'essai sera-t-il transformé ? on retient son souffle …
BQ


mardi 8 janvier 2008

Popoff est prêt aussi!

Si vous partez sans moi ça va chier !!!

Dit Bernard, Alors?


Il nous faudrait un taupe au guide ou un cigne voyageur,
On part � quelle heure ? une ordonnance pour calmer les fourmis,
On se retrouve la-bas ou ici ?
Dit Bernard, C'est OU qu'on part ?
J'ai mangé la datte et le lieu marine en sauce ciboulette et citron. Un régal ... Merci Popoff.
Lionel

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