« Pour trouver la sortie d'un labyrinthe, récita en effet Guillaume, il n'y a qu'un moyen. A chaque nœud nouveau, autrement dit jamais visité avant, le parcours d'arrivée sera marqué de trois signes. Si, à cause de signes précédents sur l'un des chemins du noeud, on voit que ce noeud a déjà été visité, on placera un seul signe sur le parcours d'arrivée. Si tous les passages ont été déjà marqués, alors il faudra reprendre la même voie, en revenant en arrière. Mais si un ou deux passages du noeud sont encore sans signes, on en choisira un quelconque, pour y apposer deux signes. Quand on s'achemine par un passage qui porte un seul signe, on en apposera deux autres, de façon que ce passage en porte trois dorénavant. Toutes les parties du labyrinthe devraient avoir été parcourues si, en arrivant à un noeud, on ne prend jamais le passage avec trois signes, sauf si d'autres passages sont encore sans signes.
- Comment le savez-vous ? Vous êtes expert en labyrinthes ?
- Non, je récite un extrait d'un texte antique que j'ai lu autrefois.»
Umberto Eco, Le nom de la rose, Livre de poche p. 223.
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