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Pleins feux sur le JT : nos élèves racontent

A l’occasion de leur visite aux studios de la RTBF, nos élèves ont pu découvrir l’envers du décor du journal télévisé et le travail qui se cache derrière le présentateur. Récit.

Qui ne s’est jamais demandé comment se déroule un JT ? En combien de temps le crée-t-on ? Ou encore, d’où viennent les informations ? Nous avons trouvé réponse à ces questions lors de notre visite aux studios de la RTBF Bruxelles et de notre rencontre avec la présentatrice, Nathalie Maleux.

Créer deux JT par jour n’est pas chose aisée ! Cela demande l’implication de dizaines de personnes et des heures de travail intensif. Chaque jour, l’objectif commun se renouvelle : présenter l’actualité régionale et mondiale en 30 minutes à des centaines de milliers de téléspectateurs, tout en ayant en tête l’esprit concurrentiel afin de rivaliser avec le voisin (comprenez RTL) et fidéliser les précieux téléspectateurs.

- « De quoi va-t-on parler aujourd’hui ? »

La première étape dans la création d’un JT est cruciale : le choix des sujets. Lors du comité de rédaction (vers neuf heures du matin), présentateur(s), rédacteur en chef, chroniqueurs et autres journalistes se rassemblent pour discuter ensemble de l’actualité et déterminer une conduite (l’ordre dans lequel les informations seront présentées). Les sources d’information sont nombreuses et variées. Des agences de presse comme Belga, AFP ou Reuters envoient sans cesse des dépêches, des informations sous forme de « mails ». Il en arrive parfois des centaines par heure ! Ils se basent également sur la presse papier, la radio et jettent tout de même un petit coup d’œil au concurrent direct, histoire de comparer… Des critères de sélection aident à la hiérarchie des sujets : selon l’importance, la localité, les personnes impliquées etc. Ils doivent aussi tenir compte du bouleversement permanent de l’actualité, afin d’être le plus cohérent possible.

- Tous ensemble, mais chacun de son côté.

En quittant le comité rédactionnel, chacun sait précisément ce qu’il doit faire. Le présentateur rédige ses textes et chapeaux (introductions des sujets). Il les envoie à la régie qui les encode dans des ordinateurs. Ils seront ensuite diffusés par un système de réflexion sur l’objectif de la caméra. Le présentateur pourra donc lire ses textes sans que nous, téléspectateurs, puissions nous en rendre compte. Des « pigistes » sont chargés de tourner les reportages sur le terrain et d’interviewer différentes personnes si nécessaires. Un « envoyé spécial » est d’office envoyé sur place si l’évènement est d’une grande importance, prouvant l’implication de la chaîne. Pendant ce temps, des dizaines d’autres personnes contribuent à la création du JT, chacune apportant leur contribution, telle une immense fourmilière : les techniciens commencent à régler l’éclairage, d’autres testent le son, testent les caméras etc.

- « Le JT de 13 heures : une vraie course contre la montre !

En régie, on s’active ! Le générique débutera dans moins d’une demi-heure et il reste une petite dizaine de reportages à terminer. Habituellement, ils sont achevés quelques petites minutes avant que le présentateur ne les annonce. Sur le plateau, la température monte ; les techniciens finissent de régler l’éclairage (constitué d’une vingtaine de spots) qui dégagent beaucoup de chaleur. Parfois, il peut faire jusqu’à 30 degrés avant le lancement du JT ! Quelques studios plus loin, le présentateur passe par l’étape ultime : le maquillage. Grâce à lui, le présentateur garde un teint mat malgré la chaleur et ne parait pas blafard. On peut donc en conclure que le JT de 13 heures est une vraie course contre la montre, sachant qu’au moindre imprévu, tout le journal est remis en jeu.

- « 3, 2, 1, ça tourne ! »

Il est 13 heures, le générique débute accompagné de son air familier. Le présentateur nous apparaît posé et sérieux, nous décrivant les grands titres pendant que les premières images défilent. De l’autre côté de la caméra, la régie s’agite pour tenter de clôturer les derniers reportages. Le présentateur, de son côté, leur fait confiance et espère que tout se passera bien, tout en sachant que dans six heures et demie, le même rituel recommencera. La présentatrice Nathalie Maleux, nous confiera tout de même qu’elle aime les JT mouvementés : « On en rigole toujours bien par la suite, lors des bêtisiers de fin d’année ! »

- En conclusion, cette visite nous a révélé les coulisses d’une grande entreprise aux multiples facettes. Il est difficile de se rendre compte de tout le travail que cela demande, surtout pour la création d’un « simple » JT. Et pourtant, la magie opère à chaque fois ! La réalité est parfois quelque peu décevante : les plateaux sont bien plus petits qu’ils ne le paraissent à l’écran. Mais cela reste un détail par rapport à l’ensemble, dans cet immense bâtiment aux allures modernistes, là où tout commence.

Pour les élèves,
Pauline F.

Le reste de la visite et les photos de la journée se trouvent ici.