Presbyt’arts : quand presbytère, arts et escargots font bon ménage
Le mot « presbytère » venait de tomber, cette année là dans mon oreille sensible, et d’y faire des ravages. « C’est certainement le plus gai presbytère que je connaisse… » avait dit quelqu’un. ….[…] et je m’avisais que « presbytère » pouvait bien être le nom scientifique du petit escargot rayé jaune et noir… (Extrait de Colette, la maison de Claudine).
C’est sur ces mots de Colette que Sébastien Martin, auteur interprète, a promené des visiteurs hilares et séduits à travers les pièces superbement décorées du vieux presbytère de St Julien, où œuvres collectives cotoyaient espaces dédiés dans ce bâtiment chargé d’histoire, à l’atmosphère si particulière : ici une montagne de tiroirs remplis de trésors appartenant à chacun, cherche à s’échapper par la fenêtre entrebâillée. Là, dans un espace dédié à l’art de la photographie, Daniel Debost, photographe, a disposé d’anciens matériels, et arrêté le temps pour trois générations de mariés sépia qui sèchent ensemble sur un fil. Un lierre grimpant peint par Hélène Hibou, l’artiste plasticienne, a suivi les lézardes des murs dans l’envolée de l’escalier. Dans sa pièce, un air de jazz s’échappe du tourne-disque, près du vieux fauteuil en cuir : les deux pans de mur sont couverts de mots, hommage en majuscule de Marc Perrin aux passeurs que sont les artistes. Dans la salle de bain investie par Sébastien Ruiz, sculpteur sur métal, règne une lueur rouge qui réchauffe les ors et les argents des statues aux gestes esquissés. Dans les couloirs, les riches couleurs des émaux d’Emmanuelle Toulouse, sculpteur sur lave émaillée, réveillent les morceaux de lave anthracite accrochés aux murs. Sur le parapet du balcon, un canon métal et un voilier façonnés par Guy Lacquit, sculpteur sur métal aussi, se font face tandis qu’un bonhomme métal coloré façon « arts premiers » entreprend la montée des escaliers. Oui, même la bibliothèque est un instant investie par Patrick Peyrat, le metteur en scène, lisant au public les mots qui disent les maux. Oui, même les toiles d’araignées brillaient de mille feux irisés ces jours-ci, donnant pour un instant à leurs peu recommandables hôtes, un palais de lumière.
Concert à l'église
Un concert de La chorale "à choeur joie" de Mezel dans l'église enchanté son auditoire par la variété de son répertoire, la richesse de ses voix et le dynamisme de son chef de choeur. Un vin d'honneur ensuite a réuni artistes, élus et visiteurs et clos ces manifestations.
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Affiche réalisée par Hélène Hibou
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