lundi 18 mars 2013

Innovation sociale et TIC

18 03 2013

Aujourd'hui l'innovation sociale est une tendance émergente, mais pourquoi ?

Nous vivons aujourd'hui une crise financière et la population en Europe voit son pouvoir d'achat sérieusement diminué et influe donc sur la santé des marchés.
Pour sortir de cette crise, les marchés sectoriels doivent opérer des changement de fond. En effet, les innovations majeures surviennent surtout par temps de crises, lors de ruptures.

De quelle natures peuvent être ces innovations ? Historiquement, elles ont souvent pris la forme de solution sociale avec les technologies qui étaient déjà existantes. Ce ne sont pas des innovation de technologies à proprement parler.
En effet aujourd'hui l'innovation sociale est celle qui est le plus à même de répondre rapidement à cette sortie de crise. Hors les TIC ont toujours été un accélérateur et un facilitateur de changement. Elles servent de levier de sortie de crise par accélération.
Mon expérience de plus de dix ans dans le secteur des usages des TIC m'a permis de comprendre que l'innovation sociale n'est que la résultante des expertises qui peuvent répondre aux besoins sociétaux.

Les besoins poussent l'économie sociale et solidaire et le développement durable vers le haut car ces secteurs peuvent répondre à des besoins élémentaires de consommation moins coûteuse, plus solidaire et responsable. Aujourd'hui je dirai qu'il y a une maturité entre le levier apporté par les usages des TIC au service de ces secteurs.

Mais quelles sont la nature des pistes que proposent les TIC en matière d'innovation sociale à l’heure actuelle ?

Les TIC peuvent servir de levier à l'innovation sociale :

  • En proposant des communautés virtuelles comme support d’entraide, d’apprentissage ou d’expertise permettant de répondre à des besoins de solidarité financière, d'accès aux savoirs ou de collaboration interdisciplinaire.
    Exemples :
    Des acteurs du microcrédit comme : Babyloan ou Prêt d’Union,
    La communauté de l’économie collaborative : Ouishare dont vous retrouverez ici un article descriptif,
    La plateforme de soutien aux projets sociaux créatifs Imaginationforpeople. L'encyclopédie écologique Ekopedia.
    La plateforme de mutualisation d'outils et d'information sur les monnaies locales complémentaires.

  • En pratiquant l’inclusion numérique par de l’e-inclusion via les usages : former à la compétence numérique nécessaire pour tous. Selon le cadre de référence des compétences clés dans l’éducation la compétence numérique implique l'usage sûr et critique des technologies de la société de l'information au travail, dans les loisirs et dans la communication.
    Exemples :
    L’Université des aidants projet d'e-inclusion pour les aidants familiaux et les personnes âgées.
    Formavia : réseau professionnel et territorial d'acteurs de la Formation continue et des TIC en Région Rhône-Alpes.
    Le réseau des Espaces publics numériques (EPN)

  • En proposant des services innovants via le développement d'outils simplifiés d’un point de vue usages qui répondent à des besoins des citoyens grâce à un travail de co-conception avec les acteurs du design et/ou de la domotique ou encore un espace d'accueil qui propose les outils et l'accompagnement nécessaires à plus de production "home made" dans des lieux de prototypage rapide comme les Fablabs.
    Cette notion de Fablabs vient du mouvement des Makers, des bricoleurs qui pratiquent le DIY : « Do It Yourself, c'est à dire : fait le toi-même ! ».Ils représentent la base de la pyramide de l’innovation, les amateurs professionnels qui sont les inventeurs d’aujourd’hui et de demain.
    On attribue leur naissance à Neil Gershenfeld, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui voyait en ces labos un moyen de restituer la technologie et les outils de production aux citoyens. La définition d’un Fablab (contraction de l'anglais (en) FABrication LABoratory, traduction : laboratoire de fabrication) désigne un atelier composé de machines-outils pilotées par ordinateur pouvant fabriquer ou modifier rapidement et à la demande des biens de nature variée (livres, objets décoratifs, outils, etc.). C’est une sorte de coopérative du futur qui peut regrouper des inventeurs, informaticiens, designers ou artistes.
    Concrètement, on y fait quoi ? Un FabYearBook décrit chaque année les projets les plus marquants : mobiliers, bijoux, lampes, jeux, stickers, T-shirts, robots… créés tant par des particuliers que sous forme de prototypes par des professionnels.

  • En proposant des nouvelles formes d’espace d’apprentissages et de travail augmentés du support numérique comme les espaces de coworking (ou espace collaboratif de travail), faclabs ou fablabschool. Les espaces collaboratifs de travail permettent de créer une communauté d'experts et de mettre en place des pratiques innovantes de mode collaboratifs, ce grâce aussi à l'apport des usages du numérique. Le concept du Faclab relève du besoin d'ouverture sur la cité et de rapprochement avec le secteur privé de d'une Université, idem pour un Fablabschool qui servirai de mise à disposition d'ateliers du"faire par soi-même" en lien avec les écoles, collèges et lycées.
    Exemples :
    La liste des espace de coworking en IDF,
    Le Faclab de l'Université de Cergy Pontoise...

Des projets Fablabs fleurissent partout en France, même si parfois le rapprochement avec les besoins sociaux réels ne se font pas toujours.

Je rêve de mettre en place une structure de type Fablabschool intergénérationnelle, qui apporte des petites solutions concrètes auprès des citoyens et des enfants, dont la source d'inspiration pourrait tout aussi bien venir des ateliers d'inclusion numériques créatifs IdAction de l'organisation Exeko à Montréal, des Kit SunMod Solar Modification permettant de construire un chargeur de piles solaire ou encore des Coding goûters insaturés par Julien Dorra.

mardi 15 septembre 2009

TIC et Vieillissement

15 09 2009




lundi 14 septembre 2009

Où il est question d'eLearning

14 09 2009

image par Ben+Sam

Concevoir des e-activités pour développer les capacités d’« apprendre à apprendre », papier écrit par Maria Chiara Pettenati et Maria Elisabetta Cigognini sur le site d'Elearningeuropa.info. Propose une base intéressante d'appui pour développer des "e-tivities" structurées. Les mots clés parlent d'eux même...

Create, organize, share...Connectedness, ability to balance formal and informal contexts, critical ability, creativity...

Innovation and Quality in e-Learning: a European Perspective, par Claudio Dondi (2009).

e-Learning, Lifelong Learning and Innovation in the working world, par Claudio Dondi.

Talent competences in the new eLearning generation, par Sylvia van de Bunt-Kokhuis et Mary Bolger.

Open Educational Practices and Resources - OLCOS Roadmap 2012.

Proceedings of the LOGOS Open Conference on New Technology Platforms for Learning – Revisited

D'autres ressources sur learnovation, ElearningPapers et des documents sur le slideshare d'ElearningPapers

jeudi 10 septembre 2009

Comment je me suis retrouvée à participer à un groupe de travail numérique européen

10 09 2009

Depuis un mois et dans le cadre de ma mission actuelle, j'ai été conviée à participer en qualité de "chargée de projets numériques" à un groupe de travail européen "Family-job, e-learning and the development of new skills : the main stakes of e-inclusion".

Cette après-midi nous avons présenté des travaux en matière d'usages des TIC au service de la formation professionnelle.

Parmis les intervenants il y avait :
DR. Claudio DONDI (Président EFQUEL) et quelques membres de la Commission européenne.

Premiers contacts, premiers échanges...

On sent les mutations sociales actuelles. La famille comme acteur majeur des solidarités...
En aparté, je me permets d'avoir une vision durable en terme de politique numérique européenne et je dirais même plus, au niveau des Etats : développer l'accès, c'est développer aussi du bien commun. L'enjeu du numérique c'est de réduire la fracture, mais pas en terme d'accès, ni de connaissances...c'est en terme culturel qu'il faut l'entendre....(cf. mon précédent billet). Regarder l'écriture d'une feuille de route sur une secteur qui emploi en ces temps de crise, voir une vision européenne se construire et y participer à son petit niveau, c'est aussi très excitant.

Deux autres sessions suivront...

vendredi 19 juin 2009

La Fracture Numérique en enseignement

19 06 2009
Présenté par M. Patrick Giroux, professeur, Université du Québec à Chicoutimi et M. David Martel
Apprentissage 2.0 - Colloque sur la formation hybride à l’Université de Moncton au Québec.
Présenté si limpidement, cela fait réfléchir...



d'autres vidéos ici

lundi 12 janvier 2009

"Travail Emploi et TIC" ExPlorCamp Autrans09

12 01 2009

De retour d'Autrans09 où j'ai réalisée une table d'Exploration pour L'Explorcamp
Nouvelle Exploratrice du collectif des Explorateurs du web, me voilà baptisée...

Emploi, travail et TIC
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jeudi 4 décembre 2008

Creative common

04 12 2008
Vers la route des biens communs....

lundi 27 octobre 2008

TICE 2008 : Conférence "Les TICE à l'heure du Web sémantique et social"

27 10 2008

Défis personnels, institutionnels et sociétaux, par Gilbert Paquette Quelques slides d'une belle présentation Québecoise !

Lire la suite …

jeudi 25 septembre 2008

L’apport des usages des TIC en matière de ressources humaines

25 09 2008

vendredi 18 avril 2008

5 Eléments fondamentaux de l'apprentissage coopératif

18 04 2008

"Juste parce que vous mettez les élèves en groupes ne signifie pas qu'ils vont travailler comme une équipe."'

Interdépendance positive

L'interdépendance positive est bien structuré quand les membres du groupe estiment qu'ils sont liés les uns aux autres d'une manière que l'on ne peut réussir que si tout le monde réussit. Les groupes, les coachs et les tâches, par conséquent, doivent être conçues et communiquée aux étudiants de façon à leur faire croire qu'ils coulent ou nagent ensemble. Quand l'interdépendance positive est solidement structurée, elle souligne que tous les efforts des membres du groupe sont nécessaires et indispensables à la réussite du groupe et (b) chaque membre du groupe a une contribution unique à apporter à l'effort commun en raison de ses ressources et / ou Rôle et la tâche des responsabilités. Ceci crée un engagement à la réussite du groupe ainsi que personnelle, c'est cela qui est le coeur de l'apprentissage coopératif. S'il n'ya pas d'interdépendance positive, il n'ya pas de coopération.

Les neuf manières dont interdépendance positive peut être structurée comme suit:

1. Goal interdependence-le Groupe- disposent d'un objectif commun et chaque membre de l'équipe est nécessaire à leurs réalisations

2. Incentive interdependence- les Individus - sont récompensés, mais seulement si chaque membre de l'équipe réussit.

3. Resource interdependence—les Resources-, les informations et les matériels sont limités, afin que les étudiants soient obligés de travailler ensemble et de coopérer dans le partage des ressources disponibles.

4. Sequence interdependence—La séquence globale tâche est divisée en une série de tâches secondaires-. Les Individus, membres du groupe doivent s'acquitter de leurs tâches propres dans le cadre d'un ordre préétabli.

5. Role interdependencee—Chaque membre du groupe se voit attribuer un rôle aux responsabilités précises.- Chaque rôle contribue à la tâche globale et appuie sa réalisation.

6. Identity interdependence-Le groupe établit une identité mutuelle par le biais d'un nom, drapeau, logo, ou le symbole-.

7. Outside force interdependence—Le groupe, dans son ensemble, est en compétition contre d'autres groupes-.

8. Simulation interdependence—L'interdépendance des membres du groupe doivent s'imaginer qu'ils sont dans une situation ou un rôle où ils doivent collaborer pour réussir.

9. Environmental interdependence—Les membres du groupe travaillent ensemble dans un espace physique, comme une section de la salle de classe.

Actions

  • Mettre en place des tâches qui ne peuvent être menées à bien sans la participation de chaque membre de l'équipe
  • Réfléchir sur ces 9 interdépendances positives et comment elles peuvent être incorporées dans la leçon

Éviter de

  • Permettre à un étudiant d'être "porté" par les autres
  • Permettre à un étudiant de faire le travail pour le groupe
  • Inciter à la compétition

Promotion de l'interaction (de préférence en face-à-face)

Les élèves ont besoin de concrétiser dans le réel ce qui favorise la réussite de chacun en partageant des ressources communes et par l'entraide mutuelle. La dynamique des relations interpersonnelles qui s'y crée promeut l'apprentissage des uns et des autres. Les processus en place passent par des des résolutions de problèmes en collaboration, via l'enseignement donné, les connaissances des uns et des autres, l'auto-correction en groupe, des discussions spontannées.... Chacune de ces activités peuvent être structurées en groupe de travail des directions et des procédures. Celà contribue à garantir que les groupes d'apprentissage coopératif sont à la fois un système de soutien scolaire (chaque élève a un voire des tuteurs par ses pairs et par l'enseignant (l'enseignement)) et un système de soutien personnel (tous s'inscrivent dans un processus de bienveillance et d'épanouissement) . C'est à travers la promotion de l'apprentissage des uns et des autres fen présentiel (c'est à dire dans la relation) que les membres se sont engagés personnellement à "l'autre" ainsi qu'à leurs objectifs mutuels.

Actions enseignantes

  • Présentations visuelles et orales
  • Vérification de la bonne compréhension (ce que moi j'appelle la reformulation)
  • Discuter les notions apprises
  • Lier l'apprentissage quotidien à celui du passé

Responsabilisation individuelle et de groupe

Deux niveaux de responsabilité doit être structuré en apprentissage coopératif. Le groupe doit être responsable de la réalisation de ses objectifs ainsi que chaque membre doit être responsable dans sa partie. La responsabilité individuelle existe lorsque la performance de chaque individu est évalué et les résultats donnés au groupe et à l'individu afin de déterminer qui a besoin de plus d'aide, de soutien et d'encouragement à l'apprentissage. Le but de l'apprentissage coopératif en groupes est que chacun soit dans le renforcement de son droit. Les élèves apprennent ensemble pour de meilleurs compétences individuelles.

Actions enseignantes

  • Fonctionner en petits modules de 3-5 personnes : plus petite est la taille du groupe, plus grande est la responsabilité individuelle
  • Tester individuellement chaque élève.
  • Demander régulièrement un rapport oral de l'activité de chaque 'module' ou 'groupe' de travail
  • Observez chaque groupe et d'enregistrer la fréquence avec laquelle chaque membre contribue aux travaux du groupe
  • Etablir des processus de contributions individuelles (attributions de rôles, taux et fréquences d'interventions, initiatives, désigner un rapporteur...)
  • Demander aux élèves d'enseigner ce qu'ils ont appris à quelqu'un d'autre
  • Lier les évaluations de groupes aux individuelles

Éviter

  • Permettre de produire, tester, discuter et faire des choix sans prendre en compte toutes les interventions individuelles

Apprendre aux étudiants les enjeux des relations interpersonnelles

L'apprentissage coopératif est intrinsèquement plus complexe que la compétition ou l'apprentissage individuel parce que les étudiants doivent s'engager simultanément dans la tâche de travail (apprentissage académique ) et le travail d'équipe (fonctionnement efficace en tant que groupe). Les compétences sociales existent pour améliorer la collaboration, mais elles ne sont pas toujours spontannées. Il faut enseigner ces compétences aux élèves aussi précisément que les connaissances théoriques. L'attitude "moteur", la prise de décision, la mise en confiance, la communication et la gestion des conflits sont des compétences qui responsabilisent les étudiants en leur permettant de gérer à la fois le travail d'équipe leurs tâches avec succès. La coopération et les conflits sont intrinsèquement liés, les procédures et les compétences de gestion des conflits sont particulièrement importantes pour le succès à long terme des groupes d'apprentissage.

Focus

Aider les étudiants à développer des aptitudes sociales naturellement ou par un enseignement spécifique des compétences requises dans les domaines suivants:

  • Le leadership, la prise de décision, la mise en confiance, la communication, les compétences en gestion des conflits
  • Fournir des occasions pour que les étudiants s'y investissent naturellement : utiliser ces compétences sociales dans le plaisir ou là travers des sujets d'intérêt élevés
  • Enseigner les processus des enjeux sociaux, le jeu de rôle, et renforcer les compétences sociales

Éviter

  • Placer les élèves dans des situations inappropriées par rapport à leurs champ de compétences.

Cet article est une traduction du papier de Norm Green sur learnhub