Innovation sociale et TIC

Aujourd’hui l’innovation sociale est une tendance émergente, mais pourquoi ?

Nous vivons aujourd’hui une crise financière et la population en Europe voit son pouvoir d’achat sérieusement diminué et influe donc sur la santé des marchés.
Pour sortir de cette crise, les marchés sectoriels doivent opérer des changement de fond. En effet, les innovations majeures surviennent surtout par temps de crises, lors de ruptures.

De quelle natures peuvent être ces innovations ? Historiquement, elles ont souvent pris la forme de solution sociale avec les technologies qui étaient déjà existantes. Ce ne sont pas des innovation de technologies à proprement parler.
En effet aujourd’hui l’innovation sociale est celle qui est le plus à même de répondre rapidement à cette sortie de crise. Hors les TIC ont toujours été un accélérateur et un facilitateur de changement. Elles servent de levier de sortie de crise par accélération.
Mon expérience de plus de dix ans dans le secteur des usages des TIC m’a permis de comprendre que l’innovation sociale n’est que la résultante des expertises qui peuvent répondre aux besoins sociétaux.

Les besoins poussent l’économie sociale et solidaire et le développement durable vers le haut car ces secteurs peuvent répondre à des besoins élémentaires de consommation moins coûteuse, plus solidaire et responsable. Aujourd’hui je dirai qu’il y a une maturité entre le levier apporté par les usages des TIC au service de ces secteurs.

Mais quelles sont la nature des pistes que proposent les TIC en matière d’innovation sociale à l’heure actuelle ?

Les TIC peuvent servir de levier à l’innovation sociale :

 

 

  • En proposant des services innovants via le développement d’outils simplifiés d’un point de vue usages qui répondent à des besoins des citoyens grâce à un travail de co-conception avec les acteurs du design et/ou de la domotique ou encore un espace d’accueil qui propose les outils et l’accompagnement nécessaires à plus de production « home made » dans des lieux de prototypage rapide comme les Fablabs.
    Cette notion de Fablabs vient du mouvement des Makers, des bricoleurs qui pratiquent le DIY : « Do It Yourself, c’est à dire : fait le toi-même ! ».Ils représentent la base de la pyramide de l’innovation, les amateurs professionnels qui sont les inventeurs d’aujourd’hui et de demain.
    On attribue leur naissance à Neil Gershenfeld, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), qui voyait en ces labos un moyen de restituer la technologie et les outils de production aux citoyens. La définition d’un Fablab (contraction de l’anglais (en) FABrication LABoratory, traduction : laboratoire de fabrication) désigne un atelier composé de machines-outils pilotées par ordinateur pouvant fabriquer ou modifier rapidement et à la demande des biens de nature variée (livres, objets décoratifs, outils, etc.). C’est une sorte de coopérative du futur qui peut regrouper des inventeurs, informaticiens, designers ou artistes.
    Concrètement, on y fait quoi ? Un FabYearBook décrit chaque année les projets les plus marquants : mobiliers, bijoux, lampes, jeux, stickers, T-shirts, robots… créés tant par des particuliers que sous forme de prototypes par des professionnels.
  • En proposant des nouvelles formes d’espace d’apprentissages et de travail augmentés du support numérique comme les espaces de coworking (ou espace collaboratif de travail), faclabs ou fablabschool. Les espaces collaboratifs de travail permettent de créer une communauté d’experts et de mettre en place des pratiques innovantes de mode collaboratifs, ce grâce aussi à l’apport des usages du numérique. Le concept du Faclab relève du besoin d’ouverture sur la cité et de rapprochement avec le secteur privé de d’une Université, idem pour un Fablabschool qui servirai de mise à disposition d’ateliers du »faire par soi-même » en lien avec les écoles, collèges et lycées.
    Exemples :
    La liste des espace de coworking en IDF,
    Le Faclab de l’Université de Cergy Pontoise

Des projets Fablabs fleurissent partout en France, même si parfois le rapprochement avec les besoins sociaux réels ne se font pas toujours.

Je rêve de mettre en place une structure de type Fablabschool intergénérationnelle, qui apporte des petites solutions concrètes auprès des citoyens et des enfants, dont la source d’inspiration pourrait tout aussi bien venir des ateliers d’inclusion numériques créatifs IdAction de l’organisation Exeko à Montréal, des Kit SunMod Solar Modification permettant de construire un chargeur de piles solaire ou encore des Coding goûters insaturés par Julien Dorra.

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