jeu 11 oct 2007
Citoyens
11 10 2007
Avec l'arrivée d'Internet et de ses usages, les citoyens prennent la parole. Et passe aux actes. Va t'on vers une révolution sociale ? Beaucoup y pense et en parle, personne ne sait quelle forme elle prendra. Comprendre - Nouvelles sciences, nouveaux citoyens (Introduction à la complexité) par Jean-Paul Baquiast (janvier-septembre 2005) - Collection Automates Intelligents. Le sujet central, il est désormais nécessaire de faire sortir les sciences des laboratoires et de donner la parole à tous (experts et profanes). Une bonne base pour comprendre les nouvelles sciences et ses concepts.
extrait de la préface : Ce monde nouveau entre en compétition avec le monde ancien, d’une façon qu’aucun esprit humain n’a la possibilité de vraiment comprendre et moins encore de maîtriser. Nous sommes en présence de ce que l’on appelle désormais une émergence, c’est-à-dire la naissance de systèmes complexes nés de la confrontation ou de la symbiose entre systèmes plus simples.
Mais comment ceci modifie-t-il les buts et les moyens de l’action politique ? La première réaction des citoyens sera de penser qu’il s’agit de questions difficiles, encore moins accessibles que celles faisant l’objet des sciences traditionnelles. Plus que jamais, on sera tenté de laisser les enjeux des sciences et des technologies de la complexité aux experts scientifiques et aux pouvoirs économiques et politiques ayant les moyens de manipuler les nouveaux concepts et les nouveaux produits. Bien pire, on aura tendance à se méfier de tout ce que ces sciences font apparaître ou permettent de faire. Il se développe aujourd’hui, tout au moins en occident, un très fort mouvement hostile aux sciences et technosciences de la complexité. C’est très grave car refuser de les pratiquer voudra dire s’exclure d’emblée d’un monde qui se fera de toutes façons, à l’initiative de sociétés moins pusillanimes et moins ignorantes. La philosophie politique à tirer des sciences de la complexité devrait être différente. Elle consisterait à affirmer que toute action compte, la plus insignifiante d’entre elles pouvant provoquer des réactions de grande ampleur imprévisibles et révolutionnaires. Il faudrait donc que chacun des humains qui veut faire usage de sa raison se mobilise, en ne laissant pas la parole aux seuls experts et moins encore évidemment aux prophètes de l’irrationalisme ou du désengagement. La première urgence sera d’essayer de comprendre le monde complexe, en allant directement aux sources, sans se laisser décourager par cette complexité. En même temps, il faudra ne pas hésiter à dire et faire ce que l’on pensera avoir à dire et à faire, sans se laisser arrêter par le bruit que des millions et des milliards de voix s’exprimant en parallèle pourront produire.
"Le nouveau pouvoir des internautes" de François-Xavier Hussherr, Cécile Hussherr et Marie-Estelle Carrasco se penche sur l'impact et les possibilités des nouvelles technologies. Et met la théorie en pratique. Le site du livre est un wiki afin d'améliorer son contenu de façon itérative.
Extrait : Les règles doivent être établies collectivement, non par une minorité éclairée mais par un nombre important de pairs.
Cela renvoie aux principes énoncés dans le peuple des connecteurs de Thierry Crouzet. Son blog est ici.. Par contre son livre n'est pas en accès libre sur le net. Dommage ! Il est pourtant très bien.
extrait de la préface : Ce monde nouveau entre en compétition avec le monde ancien, d’une façon qu’aucun esprit humain n’a la possibilité de vraiment comprendre et moins encore de maîtriser. Nous sommes en présence de ce que l’on appelle désormais une émergence, c’est-à-dire la naissance de systèmes complexes nés de la confrontation ou de la symbiose entre systèmes plus simples.
Mais comment ceci modifie-t-il les buts et les moyens de l’action politique ? La première réaction des citoyens sera de penser qu’il s’agit de questions difficiles, encore moins accessibles que celles faisant l’objet des sciences traditionnelles. Plus que jamais, on sera tenté de laisser les enjeux des sciences et des technologies de la complexité aux experts scientifiques et aux pouvoirs économiques et politiques ayant les moyens de manipuler les nouveaux concepts et les nouveaux produits. Bien pire, on aura tendance à se méfier de tout ce que ces sciences font apparaître ou permettent de faire. Il se développe aujourd’hui, tout au moins en occident, un très fort mouvement hostile aux sciences et technosciences de la complexité. C’est très grave car refuser de les pratiquer voudra dire s’exclure d’emblée d’un monde qui se fera de toutes façons, à l’initiative de sociétés moins pusillanimes et moins ignorantes. La philosophie politique à tirer des sciences de la complexité devrait être différente. Elle consisterait à affirmer que toute action compte, la plus insignifiante d’entre elles pouvant provoquer des réactions de grande ampleur imprévisibles et révolutionnaires. Il faudrait donc que chacun des humains qui veut faire usage de sa raison se mobilise, en ne laissant pas la parole aux seuls experts et moins encore évidemment aux prophètes de l’irrationalisme ou du désengagement. La première urgence sera d’essayer de comprendre le monde complexe, en allant directement aux sources, sans se laisser décourager par cette complexité. En même temps, il faudra ne pas hésiter à dire et faire ce que l’on pensera avoir à dire et à faire, sans se laisser arrêter par le bruit que des millions et des milliards de voix s’exprimant en parallèle pourront produire.
"Le nouveau pouvoir des internautes" de François-Xavier Hussherr, Cécile Hussherr et Marie-Estelle Carrasco se penche sur l'impact et les possibilités des nouvelles technologies. Et met la théorie en pratique. Le site du livre est un wiki afin d'améliorer son contenu de façon itérative.
Extrait : Les règles doivent être établies collectivement, non par une minorité éclairée mais par un nombre important de pairs.
Cela renvoie aux principes énoncés dans le peuple des connecteurs de Thierry Crouzet. Son blog est ici.. Par contre son livre n'est pas en accès libre sur le net. Dommage ! Il est pourtant très bien.
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