|
|
 |
Festivals
|
| The Dark Mills Festival 2009 |
| ROCK EN SEINE 2009 |
| La Route du Rock - Collection Eté 2009 - 1er et 2e jour |
| Les Moissons Rock 2009 - Juvigny (51) |
| Le JDM Festival 2009 - Bulligny (54) |
| Les Ody'sessions - 9 et 10 avril 2009 - Dol de Bretagne (35) |
| Eclectik Rock Festival 2008 |
| Festival de la Route du Rock - 14 aout 2008 - Saint Malo (35) |
| Festival de la Route du Rock - 15 aout 2008 - Saint Malo (35) |
| Festival de la Route du Rock - 16 aout 2008 - Saint Malo (35) |
| Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 4 juillet 2008 |
| Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 5 juillet 2008 |
| Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 6 juillet 2008 |
|
| Haut |
 |
THE DARK MILLS FESTIVAL
Merton Abbey Mills, Londres, Grande-Bretagne,
5 Septembre 2009 |
Il est encore trop tôt pour connaître le sort réservé à ce
tout nouveau festival: évènement culte ou juste une tentative
avortée dès la première édition. Quoi qu’il
en soit, l’idée de monter un festival de culture alternative mêlant
musique live (gratuite et tous genres!), art, performances théâtrales
et cabaret était très ambitieuse en elle-même. On pouvait
prévoir quelques accidents de parcours, et il y en a eu. Mais vraiment,
je crois que l’on ne peut pas faire autrement que de souhaiter aux organisateurs
un peu de courage et de détermination pour nous offrir une deuxième édition
l’année prochaine ...
Merton Abbey Mills est une délicieuse oasis de bâtiments anciens
et historiques abritant un marché artisanal, au milieu d’une banlieue
bétonnée et grise. Un endroit inhabituel pour un festival! (Plus
d’infos: www.mertonabbeymills.org.uk)
Les
premiers groupes de la journée ont malheureusement souffert d’un
ordre préfectoral de réduction de bruit dû à la
plainte d’un résident rabat-joie… Pour les cinq groupes
que j’ai raté, reportez-vous à la liste apparaissant en
fin d’article.
Menés par le Brésilien Luciano et comprenant des membres
tels un guitariste portant masque et perruque de style Marie-Antoinette, ainsi
que
des choristes portant corsets et jupes froufroutantes, Calatrilloz mélange
des morceaux de rock accrocheur avec des courants jazz et psychédéliques,
le tout administré avec un certain panache théâtral. Malheureusement,
le son était trop bas pour que nous puissions apprécier l’ampleur
de la fougue du groupe. Rendez-vous pris pour une prochaine date! (Myspace /
Site du groupe)

La représentation éthérée et lancinante de Imprint a également fait les frais du manque de volume sonore. La chanteuse
Sin, masquée et mystérieuse, laisse flotter sa voix sur les vagues électroniques
produites par son comparse Martin Bowes. A noter que Sin et Martin sont en
fait les membres actuels du très respecté groupe électronique
Attrition.
(Site du groupe)

Et voici qu’entre en scène la française Jensara Swann, couronnée
de sa crinière rouge, sans doute la chanteuse de métal
la plus sexy du circuit. The Veil est le premier groupe qui bénéficie
de la levée de la restriction de volume, et en effet, le son monte,
sans pourtant pouvoir atteindre le niveau requis que leur aurait permis une
salle bien équipée. Le son est métal-indu bien solide,
la voix est claire et pleine de confiance. Jensara est une chanteuse au charisme
et à la séduction extraordinaires… The Veil va faire des
ravages! (Myspace)
Et puis ce fut au tour de Muse … Ah, pardon, non, c’est Until
I Wake. Un set super énergétique devant un groupe de copains bien
chauffés ne pouvait pas dissimuler le fait qu’il s’agissait
bien là d’un autre groupe de «stadium rock» qui avait
réussi à garder les pieds dans deux mondes différents:
le rock «FM» et la scène alternative … Bonne chance à eux …
(Myspace)

Mademoiselle Simona Martini était, comme à son habitude, absolument
renversante, et s’est emparé de l’espace scène d’un
regard, dans un tourbillon de cheveux emmêlés, de look «poupée
de chiffon abandonnée» à la peau laiteuse et aux bottes
fétiches vertigineuses. Tout le monde a accouru pour observer l’étrange
spectacle. Mademoiselle n’a exécuté aucun des mouvements
de ballet auxquelles elle nous avait habitués lors de ses précédents
spectacles, mais a continué à se mouvoir autour de la scène
d’une manière fluide, à la fois séduisante et prête à nous
dévorer tous crus. Je n’arrive toujours pas à saisir Maleficent,
qui, sur papier, nous offre un concept original mêlant art, ballet, métal,
classique, beauté et horreur, mais le tout souvent sonne un peu faux
et apprêté. Trop de détails et d’efforts étant
investis dans l’image, la musique en pâtit, surtout en concert;
et spécialement en ce jour où le micro du chanteur masculin Mortimer
Cain (dont la voix n’a jamais été un grand atout) décide
de ne pas marcher du tout, ce qui est quand même gênant quand tu
fais une reprise du duo Nick Cave/Kylie Minogue, Where the Wild Roses Grow.
Je pense tout de même que la majorité des personnes présentes
se rappelleront de Maleficent…
(Myspace)

Quand ce fut le tour de Global Citizen, le retard sur le programme initial
commençait à prendre des proportions inquiétantes: qu’allait-il
advenir des 45 minutes (déjà en elles-mêmes pas vraiment
débordantes de générosité) accordées à The
Eden House ?
Global Citizen, donc… le trio fait dans l’électro sombre
et boudeuse, encombrée de grosses louches de synthés et d’une
identité visuelle plutôt «bondage». Alors que le chanteur
Rich, avec sa belle tunique noire, ressemble à un croisement entre un
combattant tout droit sorti des contes japonais traditionnels et un Jedi, il
a la voix de son héro, Gary Numan. Le groupe couvre même le morceau
de Numan, Metal. Mais moi, j’avais déjà un peu décroché,
le groupe m’ayant plongée dans une vraie léthargie hypnotique.
Mon attention s’est également trouvée détournée
par les efforts désespérés des organisateurs (ils essayaient
de raccourcir le temps de passage mais ont été dûment ignorés
par GC). Il n’y avait plus une minute à perdre, et les cracheuses
de feu furent envoyées au devant de la scène pendant que le groupe
finissait son set.
(Myspace)

Et le retard a continué alors que la soirée s’est avancée…
Les deux membres du duo Berlinois d’électro-rock Noblesse Oblige ont enfin reçu le signal leur permettant d’emmener leur batterie
d’instruments sur scène. Sebastian et Valérie sont deux
artistes accomplis dont les carrières respectives les ont menés
du théâtre à l’industrie cinématographique
en passant par la performance et bien entendu la musique. Après avoir
vécu à Londres où les deux artistes s’étaient
produits de nombreuses fois et avaient même lancé un club au succès
confirmé, Noblesse Oblige avait rejoint le tourbillon créatif
de Berlin. Au sein du fameux dynamisme de la ville allemande, sans doute se
sentent-ils enfin chez eux. Le groupe s’est lancé dans une prestation énergétique
et énergisante. La dichotomie de personnalités entre les deux
multi instrumentistes a fait des étincelles. Sebastian, le grand crooner à la
voix douce et à la dégaine aristocratique, n’avait jamais été aussi
sinistre que quand il a chanté le morceau controversé Daddy
(Don’t
Touch Me There). Quant à Valérie, c’est une vraie dynamo
humaine, au visage super expressif et à la voix pleine de surprises.
Ces deux-là sont des pros: harmonie de rythme et de temps, communication
permanente, confiance totale. Leur show est une collision de genres: chanson
française, électro-clash, guitare indie-pop et percussions africaines.
Pas question de nous faire une ennemie de Valérie après des morceaux
tels que Jalouse et Bitch! Mais toutes les bonnes choses ont une fin (et cette
fois-ci, la fin vient vraiment trop vite), le groupe devant raccourcir leur
temps de passage malgré la bonne humeur générale!
(Site offciel /
Myspace)
Malgré cela, il est bien trop tard pour les têtes d’affiche,
alors que les aiguilles de l’horloge se rapprochent dangereusement de
l’heure fatidique de 22 heures…
Espérons que les organisateurs ont présenté leurs excuses à The
Eden House. Le groupe avait tout de même fait l’effort de rassembler
un line-up presque complet, pour jouer en fin de journée et cela gratuitement
(tout comme tous les groupes du festival d’ailleurs), à la première édition
d’un festival encore inconnu. Il y avait un certain degré de risque
attaché à l’aventure, mais ils l’avait accepté de
bonne grâce.

Qui plus est, la plupart des individus présents (dont je faisais partie)
avaient été convaincus de faire le voyage au sud de Londres surtout
parce que The Eden House allait être de la partie. Leur concert à la
Scala de Londres en juillet avait été un événement
magique et mémorable. Ce soir, pourtant, les visages étaient
tendus et inquiets, alors que chaque membre du groupe était conscient
de ce couvre-feu décrété pour 22 heures qui se rapprochait
irrévocablement. Tous les musiciens qui avaient été présents à la
Scala étaient là (Simon Rippin, Stephen Carey, Tony Pettitt,
Andy Jackson, Evi Vine et Amandine Ferrari) à part l’excellent
violoniste Bob Loveday, dont la présence joviale et le violon avaient
apporté un plus certain à la prestation. Le groupe n’a
eu le temps de ne jouer que quatre morceaux seulement (si ma mémoire
est bonne et pas dans l’ordre: God’s Pride, Iron in the Soul et The
Dark Half). Puis, malgré la déception, The Eden House nous
offre leur splendide version du Play Dead de Björk.
(Myspace)
Une conclusion au goût un peu amer pour une journée intéressante… Rendez-vous
l’année prochaine?

*Étant arrivée un peu après trois heures, j’ai bien
entendu raté cinq groupes. Voici la liste des leurs sites web, allez
y jeter un coup d’œil!
In The Black (Myspace)
Six Toes (Myspace);
Kommand+Kontrol (Myspace);
Dr Jones (drjonesmusic.co.uk);
Psideralica (Myspace).
Et bien entendu le festival: www.darkmillsfestival.com
© Photos: Fabienne T
English version of the Review
|
Fabienne T.
|
|
| Haut |
 | ROCK EN SEINE 2009 Les 28, 29 et 30 août Parc de St Cloud | Cette 7ème édition de Rock en Seine aura rassemblé 97 000 personnes et aura vu la mort du groupe OASIS. Malgré cette annulation (qui nous aura tout de même un peu frustré et énervé !), nous avons pu voir de bonnes choses, et notamment les prestations des Yeah Yeah Yeahs, de Madness, de Bloc Party et de Vampire Weekend le premier jour.  Vendredi 28 août 2009 : KEANE Notre premier concert du week-end fut celui de KEANE et s'est résumé à un bref passage devant la Scène de la Cascade. Les auteurs de « Somewhere Only We Know » nous ont livré une prestation plutôt moyenne et quelque peu soporifique. Un vrai set pour midinettes. Notre seule envie était de passer à autre chose.  YEAH YEAH YEAHS Les festivités commencèrent réellement avec les Yeah Yeah Yeahs, et Karen O sa chanteuse au charisme sulfureux. Fidèles à ce que nous avions déjà pu voir lors de la Route du Rock il y a quelques années, les Yeah Yeah Yeahs nous ont livré un concert électrique et puissant. Des guitares cinglantes et quelques chansons furieuses. Mélange de punk, de dance et d'électo-pop, ce set fut une vraie claque et le premier vrai concert de la journée !  AMY MACDONALD Un passage rapide devant la Grande Scène pour y écouter quelques titres d'Amy Macdonald. Cette jeune Ecossaise à la voix rauque nous a présenté les morceaux de son album « This Is The Life ». Sympa, mais avec modération.  MADNESS Tels les « Men In Black », les MADNESS sont arrivés revêtus de leurs beaux costumes noirs et leurs plus belles lunettes noires. Attaquant d'entrée de jeu avec « One Step Beyond », le public est chauffé à blanc ! Les 10 bonhommes sur scène nous ont mis l'ambiance avec leur mélange de ska et de reggae. « Our House » (In The Middle Of Our Street) a mis définitivement le feu. Et pour ceux qui avaient râté la prestation de l'après midi : session de rattrapage pour remplacer Oasis sur la grande scène...  VAMPIRE WEEK END Avec un mélange de pop, de reggae, de ska et de rock, Vampire Weekend nous a servi des morceaux relativement tranquilles. Petite pause auditive avant d'enchaîner avec Bloc Party.  BLOC PARTY Devant un public acquis par avance, les anglais de Bloc Party ont attaqué directement les premiers accords de "Halo", enchaînant ensuite avec "Modern Love", pour arriver assez rapidement au fameux « Banquet ». Le public bascule sur "Hunting For Witches", "Song For Clay" et "Helicopter". Le chanteur vient même au contact de la foule en descendant dans la fosse. L'ambiance est bien installée avec un son plutôt électro. Puis survient une apparition sur scène : un homme nous indique dans un français difficile à comprendre : « Oasis ne marche pas ». Mais que voulait-il bien dire ? Les gens partis avant la fin pour bien se placer pour Oasis ont vite compris...  Samedi 29 août 2009 : KITTY, DAISY AND LEWIS Le premier concert de la journée fut celui de Kitty, Daisy And Lewis. Arrivant sur scène avec leur look rétro, cela avait de quoi surprendre. Le show était plutôt rythmé. Ca swingue, ça change d'instrument. Du rock des années 60. Réellement une bonne surprise pour débuter la journée et vraiment original. NOISETTES Belle plante cette chanteuse de NOISETTES ! Le trio londonien nous a servi un mélange de pop, de soul, et de disco. Une vraie débauche d'énergie sur scène. Shingaï comble bien l'espace en évoluant aux quatre coins de la scène. N'hésite pas à nous montrer ses talents de gymnaste et à chanter en prenant des poses périlleuses.  THE ASTEROIDS GALAXY TOUR Les Danois de The Asteroids Galaxy Tour nous ont fait un mix de funk et de pop. Dans leur univers quelque peu psychédélique, le groupe ne propose pas grand chose à voir sur scène. Même le single nous a semblé plutôt fade.  EBONY BONES Dans un show que l'on peut qualifier de coloré, Ebony Bones nous a livré un véritable numéro de cirque où le seul intérêt résidait dans les costumes présents sur scène : collier à boules, cubes en mousse, choucroutes en guise de chevelure, maquillage blanc des paupières... A noter tout de même une reprise de "Another Brick In The Wall"... Allez, au suivant !  DANANANANAYKROYD Ce groupe au nom imprononçable évolue sur scène avec 2 batteries, 2 guitares, 1 bass et 2 chanteurs en alternance. Du punk avec une bonne présence sur scène, jouant avec le public, répétant à plusieurs reprises leur nom afin qu'on l'imprime bien... Dynamiques les gars ! BILLY TALENT Les Canadiens de Billy Talent nous ont balancé leurs nouveaux morceaux sur scène. Le quatuor nous a servi du punk rock diablement efficace. Les riffs percutants, des chansons rythmées, la rage dans la voix. Une belle énergie sur scène et nous avons passé un bon moment.  THE HORRORS Ils étaient prévus à la Route du Rock et avaient fait « faux bond ». Nous avons enfin eu l'occasion de les voir et le show a semble t-il laissé perplexe le public venu nombreux au départ. Surpris par le côté sombre de leur musique ? Peut-être aurait-il fallu les programmer plus tard dans la soirée ? Avec quelques morceaux au son post-punk garage, le chanteur crie, lance son poing comme pour frapper le sol, lève les bras, fixe le vide. Pas un mot au public. Pas de couplet, pas de refrain. Le public est déconcerté. Vraiment bizarre ce concert...  THE OFFSPRING Le public est chaud comme la braise. Et l'entrée en matière est plutôt efficace : le concert s'ouvre sur le dernier tube du groupe actuellement en boucle sur les radios. Les tubes s'enchaînent, et il y en a à foison. Le public se déchaîne et il n'y a plus qu'un nuage de poussière tellement ça remue. Les chaussures volent, ça slamme, pogotte. Les californiens sont là pour se faire plaisir. Et quand commence "Come Out And Play", on ne s'en lasse pas et les membres de OFFSPRING non plus a priori quand on voit le plaisir qu'ils prennent à jouer ce morceau. Le concert s'achève sur «Self Esteem», et c'est bien dommage que ce soit déjà terminé.  FAITH NO MORE Après 11 ans d'absence les FAITH NO MORE sont de retour. Et la même équipe qu'en 1997 semble t-il. Sur scène : un rideau rouge pour toile de fond. Le groupe revêt de jolis costards pastels, une rose à la pochette. La moustache de Patton est fine et le cheveu gominé en arrière. Tous les fans attendent les morceaux de l' Album of the Year . Après une introduction plutôt soul, Patton enchaîne des titres plus hargneux. Jouant leur métal alternatif, les morceaux s'enchainent : "Epic", "We Care A Lot", "Midlife Crisis" ou encore la reprise des Commodores "Easy"... . Patton tourne en rond sur scène tel un félin. Alternance de morceaux tranquilles et énervés. Le crooner reprend parfois le dessus laissant de côté ses précédents rugissements. Le public en redemande. Vraiment un grand moment de ce festival.  Dimanche 30 août 2009 : METRIC Troisième jour de festival. Metric entre en scène, ouvrant ainsi les festivités de cette dernière journée. Vétue d'une courte robe blanche, Emily Haines, la chanteuse du groupe canadien à la plastique avantageuse, donne le tempo. Accrochée au manche de son micro, elle donne de la voix et des riffs. Elle empoigne tour à tour guitare et clavier. Les parties instrumentales s'intensifient. Dommage que le set ait été court.  BAABA MAAL Petit passage vite fait par la Grande Scène avec Baaba Maal et sa world music. EAGLES OF DEATH METAL Les californiens déjantés nous ont joué leur glam rock, comme d'habitude, sans se prendre au sérieux. Des refrains accrocheurs, un peu de blues, le chanteur à la lèvre velue se dandine. Les changements de rythmes embrasent l'assistance. L'attitude est nonchalante. Josh Homme apparaît même en guest star, histoire de bien nous préparer pour les petits pois.  LES PETITS POIS Les organisateurs du festival ont voulu garder le secret jusqu'au bout. Les Petits Pois sont en fait Them Crooked Vultures : John Paul Jones (bassiste de Led Zeppelin), David Grohl (batteur de Nirvana et leader des Foo Figthers) et Josh Homme (guitariste et chanteur des Queen of The Stone Age). Un casting impressionnant. Le groupe de rock idéal. Dave Grohl prend alors un malin plaisir à défoncer la batterie sur le surpuissant "Gunman". Bien que leur répertoire commun ne soit connu que par une minorité, la foule apprécie la qualité de la prestation. « Ils touchent » comme on dit chez nous. Le set se termine avec "Nobody Loves Me Neither Do I" et c'est sans aucun doute le meilleur concert de ce festival.  MGMT Issu de Brooklin, le duo MGMT nous a servi ses rythmes un peu déments et ses refrains euphorisants. La prestation semble tout de même un peu fade, et MGMT nous laisse vraiment sur notre faim par cette copie conforme de leur disque sur scène. KLAXONS Le quatuor déjanté nous a fait un mélange audacieux de styles soutenus par une énorme énergie rock. Le prestation fut correcte nous emmenant tout doucement au dernier concert de ce festival. PRODIGY Avec son chanteur punk (Keith Flint) et son black MC (Maxim Reality), The Prodigy ont clôturé le festival avec rage et férocité. Ambiance rave party pour ce dernier concert, bruyant et brutal. Avec cette énergie et des lumières épileptiques, le public est en transe. Sur scène, ça bondit nerveusement. Les morceaux défilent : "Voodoo People", "Poison", "Breathe", "Smack My Bitch Up"... Puis soudain c'est le vide, et la fin de cette 7ème édition.  |
Master
|
|
| Haut |
 |
14.
15. 16 AOUT 2009
LA ROUTE DU ROCK - ST MALO (35)
A Place To Bury Strangers (USA), My Bloody Valentine
(IRL), Tortoise (USA), Deerhunter (USA), Crystal Stilts (USA), Marissa
Nadler (USA), Four Tet (GB), Peaches (with Sweet Machine) (CA), The Kills
(USA & GB ), Camera Obscura (GB – SC), Papercuts (USA), Forest Fire (USA),
Simian Mobile Disco (live) (GB), Grizzly Bear (USA), Dominique A (F), Andrew
Bird (USA), Bill Callahan (USA), Gang Gang Dance (USA),Telepathe (USA).
Delano Orchestra (F)... |
Brèves...
- Pour des raisons de santé, The Horrors ont
annulé leur
concert au festival le vendredi 14 août. Snowman, quatuor londonnien,
les remplace (Album "The Horse, The Rat and The Swan" récent
dans la lignée des Bad Seeds ou des Liars.
- On a croisé Arman Méliès parmi les spectateurs, venu assister à la journée Folk du Festival, entendre Bill Callahan, Andrew Bird et autre Dominique A. Il faudra attendre 2010 pour un nouvel album, nous a-t-il confié...
- Le concert de My Bloody Valantine a, semble-t-il, coûté cher au Festival, puisque la prestation supra hyper extra sonique de 15 minutes montre en main a détruit quelques amplis et enceintes, que l'on chiffre autour de 35.000 euros, rien que ça... Peut-être faut il en passer par là pour être et rester "rock n'Roll" !!!
- Le concert de Snowman, remplaçant des Horrors, a bien failli ne pas avoir lieu, lui aussi. Le groupe, retardé dans les transports, est arrivé à peine 30 minutes avant le début du concert...
Reportages / Photos
VENDREDI 14 AOUT
Rendez vous sur la plage pour cette journée d'ouverture,
où l'on retrouve
The Delano Orchestra, un des rares
groupe français présents dans la programmation du Festival. Le groupe
y présente son nouvel album, Will Anyone Else Leave Me, dans un climat intime, bousculé par quelques tensions électriques.
Un vent arizonien souffle même parfois sur la plage de Bon secours, soufflé par une trompette fort bienvenue... 
Arrivée dans le Fort... On regrette déjà de ne pas avoir
mis nos basket d'une certaine marque, qui sponsorise le festival et qui
permet une entrée privilégiée à tous leur porteurs... Et déjà, les Crystal
Stilts montent sur scène avec leur grosse guitare et leur air sombre. En
les programmant, le Festival a sans doute voulu réitérer l'effet Interpol,
qui avait provoqué un tolé d'applaudissement il y a quelques années avec
leur son froid tout droit inspiré par la cold wave des Joy Division. En
cette fin d'apres-midi, l'ambiance est similaire, mais les compositions
quelques peu ennuyeuses, nous poussent tres vite vers les stands....

Heureusement, la relève se fait avec Deerhunter, un groupe originaire
d'Atlanta, que beaucoup associe au mouvement shoegazing, mais dont la prestation
ce soir rapprocherait plus de la pop psychédélique de Mercury Rev. En tout
cas, la présentation des titres extraits de Microcastle et des quelques
nouveaux morceaux, a fait son petit effet dans l'enceinte du Fort. Ce fut
pour la Magic Box une tres belle surprise.
A suivre de près : Myspace.com/deerhunter

Apres cela, la musique free jazz de Tortoise aura raison de nous. Difficile
d'entrer dans cette musique si éloignée du Post-Rock, dont le groupe était
aux origines il y a pres de 15 ans. On le dit novateur, influent, un pionnier
dans son genre. L'expérience à laquelle le groupe nous faire participer
ce soir à quelque chose de véritablement avant-gardiste et totalement décalé
avec l'ambiance générale du festival. On préferera, plus tard dans la soirée
les sons dissonnant de My Bloody Valentine ou de A place to bury Strangers.

C'est d'ailleurs, là, le moment de voir surgir sur scene
le groupe que tout le monde attend sur la Route du Rock cette année. Apres
cela, on se demande un peu qui va pouvoir tenir en haleine les spectateurs
venus par milliers ce soir. My Bloody Valentine, longtemps attendus; espérés,
fantasmés, sont finalement présents, ce soir en chair et en os, ou devrais-je
dire en guitares et larsens, véritable base de la religion Valentine. Au
programme de ce soir, Kévin Shields et ses collegues nous assomment avec
un mur de Décibel qui oblige le public à se munir de boules quies et même
de reculer de quelques mètres, pour les plus prudents. MAlgré tout, dans
ce brouhaha sonique, My Bloody Valentine exhume
les morceaux qui ont créé le mythe il y a de cela bientot deux décennies.
Only Shallow, Sometimes
et quelques autres issues de Loveless vont servir de colonnes
vertébrales à ce set qui promet déjà de rester dans les mémoires par sa
puissance de feu. Le concert, assez court, se terminera dans un déluge de larsens, qui
replace les prestations de Mogwaii, Sonic Youth ou encore Liars loin derriere
dans le classement des prestations les plus bruyantes de la Route Du Rock,
toutes années confondues... 
Et comme si cela ne suffisait pas, A
place to bury Strangers va en rajouter une couche.
Le groupe qui a tourné en 2008 avec Nine
Inch Nails et qui est souvent comparé à My Bloody
Valentine, est aussi considéré
comme le plus bruitiste de la scene New-Yorkaise. Et le groupe se mettra
ce soir un point d'honneur à confirmer cette réputation. 
SAMEDI 15 AOUT
Le deuxieme jour de festival a tenu ses promesse et plus
encore...
Au Palais du Grand Large :
THE PRESENT
Les superlatifs ayant souvent fusé à la sortie des deux albums des new-yorkais, ils étaient plutot attendus de ce côté de l’Atlantique, pour voir et entendre ce dont les petits génies étaient capables de proposer sur scène ! Créateurs d’atmosphères tantôt aériennes, tantôt oppressantes, le groupe de Rusty Santos en propose ici une lecture plus intense, plus sonique aussi. Débutant sur un jeu vocal qui n’est pas sans rappeler quelques bonnes productions 90’s de chez 4AD, le groupe continue sur quelque de plus instrumental, les voix étant lointaines, fondues dans la musique, parfois inaudibles. Difficile d’ailleurs dans ce capharnaüm sonique d’identifier
les compositions originales.
En questionnant autour de moi, je me suis rendu compte que l’impact n’avait pas été le même sur les gens en fond d’auditorium que pour ceux qui ont subi sur le devant. On peut donc attribuer à la technique une partie du désenchantement… Et puis, après le mur du son dépassé par
plusieurs groupes la veille, la saturation avait peut-etre atteint son niveau
maximum…

www.myspace.com/thepresentnewyork
FOREST FIRE
La musique de Forest Fire arrive comme le messie. Enfin,
une musique audible, des mélodies parfaitement identifiable, et des compositions riches et subtilement élaborées…
Originaire aussi de New-York, le groupe nous propose d’entendre en version live l’ensemble
des titres issus de leur premier et excellent album Survival.
La Folk moderne du groupe prend ici une dimension plus vaste, plus aérienne : les titres s’étirent au maximum, le groupe introduit des sons nouveaux, qu’on identifie moins sur l’album. Slowmotion,
Gloves, I make Windows, To Be Honest…. Le groupe propose même nombres d’inédits
(Walking the dead, Steal me breakfast, Mountains, I met you in a room…)
dans la même lignée, ce qui laisse ainsi présager de la venue d’un nouvel album, que le groupe compte bien enregistrer sitôt la tournée terminée…
Forest Fire nous a offert un moment exceptionnel ce soir et il est le bienvenu
quand il veut en France ! On en redemande déjà !

www.myspace.com/fuckforestfire
Au Fort de St Père :
PAPERCUTS

ST VINCENT

CAMERA OBSCURA 
Dans la ligné pop de Belle & Sébastian, on est plutôt heureux d’accueillir un peu de douceur de ce festival de brutes… Le groupe partage d’ailleurs ses origines écossaises de Glasgow et sa chanteuse porte le même nom que l’ex-chanteuse des B&S, Isobel, à savoir Tracyanne Campbell… Apres le passage remarqué des uns en 2005 sur cette scène, les autres se devaient donc de faire aussi bien… Dur challenge !
Mais c’était sans compter sur les nouveaux titres du répertoire du groupe. Un nouvel album sorti en début d’année (My Maudlin Career) leur offre une flopée de titres hyper mélodiques et terriblement entêtants en ce début de soirée, avec le soleil qui descend doucement sur le Fort de St Père. A commencer par le titre éponyme de l’album qui ouvre le show, ou French Navy, le nouveau single et déjà un tube imparable. Le groupe n’en oublie pas non plus les titres qui les ont révélés, surtout lors de l’album précédent, tel que leur single hommage à Lloyd Cole, Lloyd, I'm Ready To Be Heartbroken ou encore l’excellent Tears for affairs. Un concert bien trop court (12 titres tout de même), surtout après les longueurs inutiles de My Bloody de début de Festival, mais un moment malgré tout très rafraichissant.
Petit bémol, tout de même, que l’on pourrait reprocher à plusieurs groupes ici, l’absence d’échange avec le public et le côté trop statique des musiciens, qui font leur show, en respectant la setlist sans surprises, sans extravagances. C’est pas du Peaches, quoi qu’il en soit ;-)
http://www.camera-obscura.net/
THE KILLS 

Déjà présents il y a 5 ans, la même année – exceptionnelle – où jouaient dEus, Air, Dionysos (sous une trombe d’eau), Phoenix ou la révélation TV on the Radio, les Kills nous ont présenté ce soir un show d’une qualité remarquable. Il faut dire que le nouvel album, Midnight Boom, sorti en 2008 donne une nouvelle dimension, plus facile d’accès, avec des refrains puissants et efficaces. Le show s’en ressent donc, d’autant, que le groupe est sur la route depuis un an avec ces nouvelles compos, et qu’il se sent donc super à l’aise. Alison Mosshart, sur scène, fait les cent pas, crache partout, on la croirait presque sous l’emprise de quelques substances illicites ! Bien qu’ayant arrondi les angles de leur garage rock, le duo continue de donner un son rèche, racés, et de sortir des sons terribles de ses guitares. Pas de surrencheres soniques comme la veille (et c’est tant mieux), juste de la puissance à l’état brut ! Impressionnant et quarrèrent ensorcelant !
PEACHES 
Contre toute attente, Peaches a su ce soir attirer toutes les attentions sur son spectacle. Déjà en Back Stage, la masse de journaliste avait afflué sous la tête de conférence de presse pour voir la bête curieuse, toujours exubérante, féministe, révoltée contre tout et rien, mais toujours en recherche d’inspirations nouvelles, pour un spectacle toujours plus impressionnant.
Reconnaissons tout de meme que la précédente venue de la star à la Route du Rock, il y a 5 ans (comme les Kills d’ailleurs), nous avait fait fuir, tres vite, tant le show n’avait rien de musical, et pas beaucoup d’artistique, juste quelques gode ceintures, de quoi choquer dans les chaumières, quelques lumieres stroboscopiques, et des rythmes articifiels surpuissants.
Ce soir, au contraire, Peaches a fait évoluer, et sa musique, et son show. Accompagnée de ses musiciens, la Sweet Machine, Peaches propose aussi une playlist digne d’un vrai concert, alternant Rock, Disco, Funk, Pop, agrémentée de péruque délirante, de guitariste sexy, et de mélodies tubesques.
Si la musique de Peaches n’a rien de révolutionnaire, elle a le don de servir au mieux le show et de nous faire passer un tres bon moment. Un spectacle d’une efficacité rare, qui revient de tres loin !

DIMANCHE 16 AOUT
Le troisième jour de festival nous a permis de reposer nos oreilles… Elles en avait bien besoin…
Au Palais du Grand Large :
Parfois il faut faire des choix sur ce Festival… En cette fin d’apres-midi, toujours aussi ensoleillée, ce qui relève du miracle, il faut en effet choisir entre la plage et le concert intimiste de That Summer ou s’enfermer au Palais et découvrir deux groupes aux tendances électro tres marquées. J’espère qu’on aura l’occasion de revoir That Summer, dont l’unique album, déjà ancien, nous avait passionnés alors.
GANG GANG DANCE
Plutôt sympa ce gang New-yorkais qui sévit sur les scènes du monde entier depuis 5 ans et qui pose ses valises pour la première fois à Saint Malo. Saint Dymphna, sorti chez Warp l’an passé, est au cœur du set de ce soir, proposant un rock électro hypnotisant par ses rythmes rapides et ses compositions mélodiques. Pourtant loin musicalement de la pop des Camera Obscura présents la veille, ces Gang Gang Dance ont su aussi cet apres-midi, dans la lumière artificielle du Palais du Grand Large, faire bouger un auditoire souvent endormis jusqu’alors dans ces sièges si confortables. Sans crier au génie comme le font souvent les fans de la scene new-yorkaise d’Animal Collective ou de Grizzly Bear, on peut malgré tout se dire que les Gang Gang Dance ont fait ce soir une belle démonstration de leur talent.
www.myspace.com/ganggangdance
www.ganggangdance.com
Photos à venir
TELEPATHE
Déjà difficile sur disque, et malgré le Sticker « produit par TV on the Radio »… , le Duo féminin Telepathe ne parvient pas vraiment à convaincre pendant l’heure de bidouillage électro, les yeux rivés sur leurs machines infernales, cachées par une lumière quasi aveuglante. A part un ou deux titres plutôt dansant (So fine, In Your line), qui rappellent quelques Ovni tels que Radio 4 ou Justice, la prestation scénique de Telepathe ne restera pas dans les annales de la Route du rock, qui compte aujourd’hui des dizaines de références qui les ont toutes surpassées…
www.myspace.com/telepathe
Photos à venir
Au Fort de St Père :
Reportage cette 3e journée au Fort - Philippe V.
Peut-être la plus belle soirée de cette édition été 2009.
En tout cas la plus calme.
Dès les premières notes, la voix grave et constante de Bill Callahan
a enveloppé le public. Un agréable brouillard musical, folk-rock
assez sombre, idéale pour entamer l’ultime soirée de cette
19e édition juste avant le crépuscule (et surtout après
deux jours de festival qui commencent à se faire ressentir dans les organismes).
Par son classicisme tranquille, ses mélodies tenaces tantôt accueillantes
tantôt menaçantes, l’ex chanteur de Smog détonne ainsi
dans une programmation qui a plutôt lorgné vers l’expérimentation
sonore. Et c’est tant mieux, on en redemande. Les cordes mélancoliques
(un duo violoncelle/violon) y étant pour beaucoup. Du grand, du beau,
de l’émotion simplement (et c’est déjà beaucoup).
Ouvrez, ouvrez la cage aux oiseaux ! Andrew Bird est un artiste mésestimé.
Vu le talent du bonhomme, on s’étonne de cette discrétion
médiatique. Sur scène, au milieu de solides musiciens, l’américain
a encore démontré sa grande maîtrise mélodique,
tout en ayant l’air des plus naturels. Bref, un talent fou à en
faire pâlir d’envie plus d’un. Plus fort que Rémi
Bricka, l’artiste voltige au milieu des notes, superpose avec bonheur
ses mélodies poétique-pop, passe aisément du violon à la
guitare, manie un xylophone tout en chantant et sifflant à la perfection.
Au final, des compositions élégantes, recherchées, dynamiques
et un timbre de voix à ce propos remarquable, capable de se déployer à la
manière de feu Jeff Buckley sans jamais toutefois tomber dans l’excès
vocal non plus. Chapeau M’sieur Bird.
On attendait Dominique A. Il est venu, presque nu musicalement. Avec comme
feuille de vigne instrumentale un synthé réglé sur un
son d’orgue austère, une boîte à rythme cheap et
une guitare brut de décoffrage. Point. Reste cette voix si caractéristique
(ah, ces trémolos en fin de phrases), heureuse marque de fabrique du
bonhomme. Un set minimaliste donc, emprunt cependant d’une certaine intensité.
Cet habillage musical assez léger (la mode d’été sans
doute) s’inscrit pourtant dans la logique de son dernier album « La
musique » où le Nantais revient à ses arrangements faussement
minimalistes. Petit bémol néanmoins, la durée de ce set âpre
et héroïque (j’aimerai vous y voir, passer en sandwich entre
Andrew Bird et les très attendus Grizzly Bear) : à peine plus
d’une demi-heure ! Un inédit a toutefois a retenu l’attention
des aficionados, le titre « Manset ». C’est déjà ça
de gagné.
Assurément LE concert pop du cru RDR 2009, les Grizzly Bear. Mélodiquement,
rien d’évident (à l’image de Veckatimest, leur dernier
album qui ravi les critiques) et pourtant l’alchimie tordue fonctionne
parfaitement. Jeu de (trois) voix bluffant, thèmes mélodiques
riches, ciselé de ruptures de rythme, la maîtrise du groupe sur
scène a été des plus impressionnantes. Alignés,
les quatre musiciens ont proposé un set enchanteur, céleste, à la
fois doux et monstrueux. Un rêve éveillé.
BILL CALLAHAN
Photos à venir
ANDREW BIRD
Photos à venir
DOMINIQUE A
Photos à venir
GRIZZLY BEAR
Photos à venir
SIMIAN MOBIL DISCO
Photos à venir
Pas moins de 15.000 spectateurs sont venus applaudir la sélection 2009 de la Route Du Rock. Souhaitons aux programmateurs de nous surprendre un plus l’an prochain pour fêter dignement le 20e anniversaire. Avec, qui sait, la venue d’une personnalité espérée de longue date ici, Mister Morrissey. En ce qui nous concerne, on espère tout du moins une programmation plus pop et moins expérimentales. Nos oreilles ne le supporteraient pas deux années de suite ;-)
|
| |
|
Mike S.
|
|
| Haut |
MOISSONS ROCK 2009
Les 20, 22 et 23 mai
JUVIGNY (51)
Encore une excellente récolte cette année pour les Moissons Rock. Pour cette 15ème édition, le festival affichait complet les 3 jours. Ouverture du bal avec LA CASA, DEBOUT SUR LE ZINC et BABYLON CIRCUS.
Mercredi 20 mai 2009 :
LA CASA
Originaire de Laval, LA CASA a su lancer les festivités. Dès les premières notes, le public s'est rassemblé devant la scène, a remué les épaules, pour finir en se déhanchant sur « Les Trucs Abimés », le single de l’album.
DEBOUT SUR LE ZINC
Distillant une ambiance festive, avec des textes profonds sur des musiques
rock, raï voire 70’s, DEBOUT SUR LE ZINC a enchaîné brillamment pour amener l’ambiance
au summum.
BABYLON CIRCUS
Pour clôturer cette soirée, Babylon Circus nous a joué ses morceaux ska-reggae-rock. Aujourd'hui composé de 9 musiciens, on peut dire que le groupe remplit bien la scène . Ils nous ont présenté leur nouvel album « Belle étoile » sorti
en mars dernier.

Vendredi 22 mai 2009 :
DEMAGO
La seconde journée a débuté avec Demago qui pratique un son pop rock aux paroles assez sombres, traitant des maux de notre société.
OAI STAR
Marseillais issus du Massilia Sound System, Oai Star nous a servi un set explosif,
sur fond de grosses guitares. Du rock et du groove au programme avec quelques
virées punk-rock. Le public était à la fin chaud comme la braise et prêt à accueillir
les Wampas.
LES WAMPAS
Figure du rock alternatif français, se réclamant plus précisément du mouvement yéyé-punk, Les Wampas ont été formé il y a une bonne vingtaine d’années. Le groupe repose essentiellement sur le chanteur Didier Wampas qui communique son énergie débridée, n'hésitant pas à monter sur une chaise portée par le public, et à faire monter les filles sur scène.
Samedi 23 mai 2009 :
ABSINTHE MINDED
Issu d'influences diverses, mélange subtil des Beatles, de Led Zep ou bien de Zappa, Absinthe Minded a débuté la soirée avec une pop rock aux accents parfois jazzy.
ARNO
Connu pour sa voix brisée et ses textes touchants, Arno a été, comme d’habitude, excellent ! Chantant en anglais, en néerlandais et en français, sa musique reste un vaste mélange, l'accordéon y côtoyant la guitare électrique. Il a su envoûter la salle et a terminé son show par « Les filles du bord de mer ».
ASTONVILLA
Pour clôturer le festival, Astonvilla, qui avait déjà participé à la 2ème édition, était là devant un public conquis d’avance. Né à Paris au milieu des années 90, Astonvilla nous a une nouvelle fois montré son authenticité avec un mélange de poésie torturée et de rythmiques plombées.

Encore une fois, toutes nos félicitations aux organisateurs pour ce très très bon festival. Les groupes y sont superbement bien accueillis. Du grand confort et une très grande qualité ! A l’année prochaine pour les MOISSONS 2010 !
|
Master
|
|
| Haut |
JDM 2009
Les 7, 8 et 9 mai
BULLIGNY (54) |
Plus de 18 000 personnes
ont répondu présent cette année
! Toujours prévu sur 3 jours avec 27 concerts, le JDM - 5ème édition -
aura comblé les amateurs de rap, de reggae, de hip hop, de slam.
Un peu
de rock et de musique actuelle également au programme. |
La petite scène aura vu une nouvelle fois se produire des groupes régionaux.
Si le climat a été clément le premier jour, avec un soleil radieux, les festivaliers ont subi les caprices du temps les jours suivants. Mais il en fallait plus pour atteindre la motivation et l’ardeur
des festivaliers.
Voici un petit aperçu des groupes que nous avons pu voir cette année :
Jeudi 7 mai 2009 :
ASIAN DUB FOUNDATION
Energique, le collectif britannique d’origine indienne nous a livré un son mélant gros rythmes ragga-jungle, lignes de basse indo-dub et nappes de sitars brûlantes. Faisant participer le public et faisant l'effort de s'exprimer en français, Asian Dub Foundation a ravi les amateurs de musique électronique avec leur électro rock, des percussions et des morceaux uniquement musicaux.
IAM
IAM est de retour et a fait un passage remarqué sur la scène du JDM. Le groupe mythique de hip hop français a présenté ses nouveaux morceaux ainsi que les classiques (« Petit Frère », « Je danse le Mia » version funky). Un show avec des sabres lasers à la STAR WARS. Et en bouquet final, la présence de quelques joueurs de l’ASNL sur la scène du JDM.
DUB INCORPORATION
Ce groupe stéphanois qui officie depuis 1997 – avec 2 chanteurs - a mis l'ambiance au JDM avec son univers reggae, ska, et ses sonorités africaines. Une belle débauche d'énergie à Bulligny.
Vendredi 8 mai 2009 :
ABD AL MALIK
Le charismatique slammeur strasbourgeois a débarqué à Bulligny pour apporter une touche de poésie à une manifestation plutôt festive. Il nous a chanté les morceaux de son nouvel album « Dante », et bien évidemment des titres plus anciens dont ceux de son 1er opus « Gibraltar ».
Le public a vraisemblablement apprécié son flow et ses textes. S'il n'est pas à proprement parler un showman, son charisme lui permet de rester intimiste sans jamais perdre l'attention du public.
ARNO
ARNO a mis le feu sur la scène du JDM Festival. Avec sa personnalité toujours aussi décalée, nonchalante et provocatrice, il nous a proposé un spectacle rock’n’roll déchaîné. Avec des textes multilingues, la rage qu’il transmet à travers sa voix grave va de pair avec les musiciens qui l’accompagnent.
Il n’hésite pas à prendre pour témoin le public en affirmant que « Nous sommes tous moches, mais on s’en amuse bien ». Propos auxquels les festivaliers réagissent par des levées
de bras enthousiastes...
Le concert Rock de cette édition du JDM !
EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA
Incroyables sur scène, ce groupe est une véritable incitation à la fête !
Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra a conquis les festivaliers. Un spectacle étourdissant avec des musiciens déjantés. Nelle Karalijic arborait une tenue digne de Batman pour motiver une foule toute acquise à sa cause. Quelques spectateurs furent autorisés à venir participer au spectacle. Une mise en scène rythmée par la prestance acrobatique du chanteur, qui accompagné par guitare, accordéon, basse, violon, tuba, batterie, percussions, saxophones ou encore clavier, donne du génie à l’ensemble.
Festif et explosif !
CARAVAN PALACE
Ce collectif français oeuvre dans un style mettant en avant des sons électro, jazz et swing.
Avec une contrebasse, une guitare et un violon, ils développent une musique jubilatoire, très dancefloor et très mélodique. Caravan Palace sera sans doute une des révélations de cette année
2009 !
Samedi 9 mai 2009 :
DEBOUT SUR LE ZINC
Debout Sur Le Zinc dégage une ambiance festive avec des textes profonds et des musiques rock, raï, et voire même 70's.
De la chaleur et de la sueur ! Voilà de quoi satisfaire le public du JDM.
ANIS
ANIS nous a présenté son 2ème album «Rodeo Boulevard». Il nous a enchanté avec un son world et métissé.
MASSILIA SOUND SYSTEM
Massilia Sound System secoue le paysage marseillais depuis 1984, avec un franc-parler
retentissant. Ces artistes ont l’ambition démesurée de remettre les échanges culturels debout, en faisant du métissage de leur ville une force qui rendrait Marseille capitale de la tolérance et de la joie de vivre. Réveiller les foules, réunir toutes les générations… tel
est leur credo !
DJ ZEBRA
Que ce soit sous les noms de DJ Zebra ou Zebramix, il a construit depuis plusieurs
années un univers unique à base de bootlegs (ou mash-up) et d’énergie rock. Son parcours, mené sans concessions hors de l’industrie du disque, l’a imposé comme un acteur majeur du paysage musical français.
Son but est de sans cesse dépasser les limites d’un genre devenu populaire auprès de la génération i-pod, et qu’il amène
sur de nouveaux chemins.
Le JDM a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses.
A l’année prochaine pour une nouvelle édition !
|
Master
|
|
| Haut |
Les Ody'sessions
9 et 10 avril 2009
L’Odyssée
Dol de Bretagne (35)
Bliss + Histoire d'un soir, L'Ecole de la Lycorne, Satirev & Klana,
Acaustic, A.D., Out of Control et The Stormers.
|
|
Le 9 avril
dernier, L’Odyssée sentait encore l’odeur du neuf.
Cette nouvelle salle de spectacle proposait ses premières
dates depuis quelques mois déjà. Mais c’était
la premiere fois qu’elle accueillait un concert de Rock. Et pour
l’occasion,
la Mairie avait eu l’idée d’inviter les talents locaux à concourir,
dans la bonne humeur, et faire découvrir aux visiteurs les talents cachés
de la commune.

7 groupes participaient à ce Tremplin :
Histoire
d'un soir, L'Ecole de la Lycorne, Satirev & Klana, Acaustic, A.D.,
Out of Control et The Stormers.
Prix de la soirée : En dehors de bon d'achat de matériels de musique,
le gagnant remportait des heures de studio d'enregistrement et un ticket
pour participer le lendemain, au concert, en premiere partie
de Bliss,
autre
groupe de Rock,
mais auteur déjà d’un
premier CD autoproduit, dont la date de sortie, était justement
prévue
le soir du concert. Comme les choses sont bien faites !
Pour ce premier soir, près de 250 personnes étaient venues
soutenir les groupes. Parmi les 7 groupes, nombres de tendances étaient
représentées, entre acoustique et électrique, pop
et rock. Mais à chaque instant, la bonne humeur était au
rendez-vous.

Et puis, il fallut pourtant départager
tout ce petit monde. Pas évident,
car seulement 3 chansons pour se faire une idée. Autant dire que
le jury n’était pas à la fête !
Alors, la sentence fut annoncée : A.D., L’Ecole
de la Lycorne et Acouastic. Ce fut le tiercé gagnant.
Et n'oublions pas la guitare acoustique, la grande gagnante de la soirée,
il faut bien l’admettre.
A.D., gagnant de ce Tremplin, put
donc participer au concert du lendemain. Quoi que n’ayant pas
eu le temps de répéter beaucoup
de chansons avec son groupe, A.D. proposait ce second soir une prestation,
petite dans sa durée, mais déjà excellente dans son
style et son niveau d’interprétation. Quelque part entre De
Palmas et Renan Luce. Le groupe nous a donné envie de suivre l’affaire
pour en entendre plus dans les prochains concert. Rendez-vous pris !

Bliss, juste
derriere, avait la lourde tâche de fêter dignement
le premier concert officiel de rock de l’Odyssée ! Là encore,
le pari fut réussi. C’est encore plus de 250 personnes qui
s’étaient
déplacées pour applaudir le groupe et leurs toutes premieres
chansons, réuni sur le CD, Resurrection !
Bliss, c’est un petit mélange entre un Rock tres musclé,
au frontiere du Métal et une Pop inventive, qui lorgne largement
sur les travaux de groupes tels que Placebo ou Muse. Sur
scene, le quatuor nous en a mis plein la vue. Le groupe a la particularité d’avoir
deux chanteurs. C’est une aubaine, car cela donne une variété dans
le style tout au long du concert. On découvre des titres majoritairement
en anglais (Blended, Apocalyptic waves, Change everything…).
Et un titre en Français (Pourquoi ?). Ce qui est sûr,
c’est
que l’influence anglo-saxonne est importante pour Bliss. Le
son, surpuissant, rappelle aussi parfois, pour le son de ses guitares,
et le rythme lourd, les ex-chevelus de Metallica !
Ce qui est certains
aussi, qu’on a
passé là encore
un bon moment dans l’enceinte
de l’Odyssée à découvrir le répertoire
du groupe, qui maitrise parfaitement la technique, joue parfaitement ensemble.
On sent que le groupe a des heures de répétitions et de transpiration
derriere lui, le samedi après-midi, dans les studios de l’Omnibus, à Saint
Malo… Mais il faut au moins ça, pour réussir à se
faire remarquer dans la quantité phénoménale de groupes
qui émergent chaque jour des quatre coin de l’Hexagone !

Ces deux soirées, outre nous avoir tenu
en haleine, ont permis à des
groupes de se rencontrer, de jouer ensemble et de prévoir de se
revoir à d’autres occasions dans les différents événements
locaux. Une bonne dynamique initiée par la Mairie de Dol. Et une
tres belle salle qui ne demande qu'à être rempli à nouveau pour de tels
événements ! Rendez-vous, on l'espère déjà, l'année prochaie !

http://bliss-rock.com
|
|
Mike S.
|
|
| Haut |
|
ECLECTIK ROCK
FESTIVAL
Les 14 et 15 novembre 2008
ST DIZIER (52) |
Pour cette 3ème édition qui a
eu lieu les vendredi 14 et samedi 15 novembre 2008, nous avons pu assister à une
petite innovation dans le déroulement du festival.
La première soirée était consacrée à des groupes régionaux qui se sont produits
dans les bars les plus branchés de St Dizier.
Le deuxième soir s’est déroulé, comme les années précédentes, à la Salle Aragon
avec 2 groupes régionaux (TAWA et EMCITY), ainsi que DEADLINE et MADEMOISELLE
K qui parrainait cette édition.
Vendredi 14 novembre 2008 :
La première soirée a donc accueilli la scène locale et régionale avec des concerts gratuits à travers la ville, et a permis d’offrir un moment unique et privilégié de
rencontres entre les groupes et le public.
LOWTECH & THE TWIN FLOWERS
Les festivités ont débuté au Pub Garden dès 20 heures. Lowtech & The Twin Flowers nous a proposé des mélodies pop et des riffs de guitare acérés. Avec une formation basse-batterie, nous avons eu droit à des compositions qui leur sont propres mais également des reprises des Pixies, de Muse... La plus grande force du groupe réside dans la puissance qu'il arrive à dégager sur scène. Les musiciens explosent, sautent, dansent, se laissent complètement aller aux aléas des mélodies tout en servant sa pop-rock au accents british.
www.myspace.com/lowtechandthetwinflowers
CASIUS BELLI
La suite de la soirée s’est déroulée à L’Ambassy où Casius Belli s’est produit de 21 heures à 22 heures. Ce groupe de pop qui s’est créé en 2005, composé de musiciens aux influences variées, s’est forgé une identité musicale mais aussi une identité scénique. Au final : un résultat
original avec pour objectif de prendre et de donner du plaisir avec ses influences
les plus diverses.
www.myspace.com/casiusbellimusik
BACK FROM THE DUST
Cette fois, c’est au Cambronne que cela se passait - entre 22 heures à 23 heures. Ce groupe à tendance punk hardcore, originaire de la Haute Marne, nous a servi un plateau explosif composé de quelques unes de leurs compositions et de reprises de Sick Of It All, Knucledust, Walls Of Jerico ou encore Verse. Ces 5 gaillards, fans de hardcore et de rock’n’roll, ont pu présenter les morceaux que l’on retrouvera prochainement sur leur première démo.
Du pur et dur !
www.myspace.com/backfromthedust
TOURNELUNE
Pour clôturer cette première soirée, Tournelune était à L’Ile au Jazz de 23 heures à minuit. Avec des textes toujours en français, ils nous ont présenté leur nouvel album (SUPER©JESUS) avec une musique qui oscille entre de rares moments de plénitude et de purs moments rock. Créé en 2000, Tournelune, composé de 4 membres, a déjà assuré les premières parties de Tryo, Charlélie Couture, Bénabar. Après s’être produit dans de nombreux bars et festivals, la formation a pu nous impressionner à l’Ile
au Jazz avec de purs moments de rock.
www.myspace.com/tournelune
Samedi 15 novembre 2008 :
Retour à la Salle Aragon pour cette deuxième soirée. Et il aura fallu être patient pour pouvoir accéder à la salle… Tant et si bien que nous n’avons
pu assister au premier concert…
TAWA
Au programme : batterie lourde, puissante et synchronisée, basse jouant tantôt rythmique ou tantôt mélodique. Le tout entendu depuis la file d’attente… Dommage !
www.myspace.com/tawarock
EMCITY
Notre premier et véritable concert de la soirée fut donc Emcity. Originaire de Chaumont, le groupe est né en 2004 et puise son originalité dans la réunion de musiciens provenant d’horizons musicaux et artistiques totalement différents. Emcity nous a proposé un trip-hop mêlé de rock, d’électro,
de fusion et de dub.
www.myspace.com/emcitymusik
DEADLINE
La claque de la soirée fut sans aucun doute Deadline. La foule présente pour ce magnifique concert en témoigne. Emmené par la chanteuse Liz Rose, le groupe punk rock a explosé sur la scène punk anglaise en 2001. Depuis, Deadline ne cesse d’accroître sa réputation au cours de multiples tournées. Ce soir, ils se sont arrêtés à St Dizier. Reconnus pour ses prestations scéniques, ils ont enchaînés des morceaux extraits de leurs 5 albums et des quelques compilations à leur actif. Plein d’énergie et à la fois mélodique. Le public était
vraiment venu pour eux !
www.myspace.com/deadlineuk
www.deadline-uk.com
MADEMOISELLE K
C’était au tour de la marraine du festival clôturant cette 3ème édition du festival. Emmené par Katerine Gierak, le groupe a construit sa réputation de bête de scène grâce aux différentes tournées et à une longue série de concerts. Entre volupté et rock’n’roll, Mademoiselle K, tout de cuir vétue - à la limite excitante - nous a livré son vécu sans vraiment l’embellir. Tantôt calme, tantôt énervée, entre cris et murmures, elle rugit, chante, hurle. Une prestation avec une diversité de ses lignes mélodiques, énergique et enflammée. Autant de bons moments entrecoupés par quelques longueurs ont fait que la salle s’est vidée petit à petit, terminant ainsi cette 3ème édition de l’Eclectik Rock Festival.
www.myspace.com/01mademoisellek
www.mademoisellek.fr

|
Master
|
|
| Haut |
 |
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION ETE 2008
JEUDI 14 AOUT 2008
Programme : The Dodos - Nina Nastasia - Fuck Buttons - The War on Drugs
- The DØ - Tindersticks - The Breeders - Cold War Kids - Foals |
16H00 THE DODOS
Démarrage dans des conditions idéales pour cette nouvelle édition
du plus rock des Festivals d’été. Assis dans un fauteuil
moelleux au premier rang du palais du grand large pour y découvrir sur
scene de drôles d’oiseaux qui hantent ma platine depuis quelques
semaines. The Dodos – à ne pas confondre avec le post punk français
The Dodoz - nous viennent de Californie et nous offre dans une ambiance tamisée
une élégant mélange de rock, de blues et de pop. Son guitariste
chanteur et ses cheveux mi long décoloré lui donne un petit air
de Kurt Cobain. C’est d’ailleurs peut-etre dans cette voie que
ce dernier se serait orienté s’il en avait eu l’occasion.
Le quatuor nous offre en tout un son assez brut, des rythmes marqués,
qui ne sont pas sans rappelé les Clinic (présent au Festival
Hiver 2007).

17H00 NINA NASTASIA
Histoire de s’aérer et découvrir les plages malouines en
périodes estivale, nous nous rendons de l’autre coté des
remparts pour y entendre et voir Nina Nastasia, assise face à la mer
(Face… à la Mer…), une guitare acoustique entre les mains,
et un micro pour nous livrer quelques unes de ses ballades folk. Le rendu est
plutot sobre, dépouillé, nous encourageant plus à la méditation
qu’à l’écoute attentive.
17H25 FUCK BUTTONS
Mais la pause est de courte durée puisque déjà les Fuck
Buttons ont du débuter leur set à l’intérieur du
Palais. Malheureusement, leur réputation les a déjà précédé et
le Palais est complet à notre arrivé. Juste le temps d’y
jeter un œil et une oreille, les deux bidouilleurs sont au fond de la
scène, penchés sur leurs machines infernales, et couvre la salle
d’une grisante chape de larsen. A revoir donc… peut-etre…
19H15 THE WAR ON DRUGS
On reprend la voiture – c’est un inconvénient du Festival – et
on se tape 30 minutes sous les premières gouttes de pluie – le
second inconvéniant récurrent – pour se rendre au fort
de St Père et apercevoir The War on Drugs en début de soirée.
Le ciel est gris, menaçant. Les lumieres seraient presque déjà de
mise à cette heure de la journée. Flippant !
Le groupe débarque de Philadelphie et est imprégné par
la culture folk US des 60’s à aujourd’hui. Dans la voix
de son chanteur, on semble y percevoir le timbre nasillard de Bob Dylan, dans
les mélodies, originales, c’est Springsteen qui vous frappe au
premier accord. Malgré cela, le groupe a sa propre identité,
son propre son, aidé par des synthé qui modernisent la musique.
Inconnu au début de ce Festival, le groupe s’offre le prix de
la découverte de la journée, nous donnant bien envie d’aller
en savoir un peu plus sur les versions studios de leur ballades.

20H30 THE DØ
Les groupes français sont toujours assez rares sur ce Festival – si
ce n’est dans le domaine de l’électro – et, quand à la
présence d’une fille dans le groupe, cela devient presque inexistant.
La parité n’y est pas… Pour contourner le probleme, The
Do est allé cherché sa chanteuse en Finlande… résultat,
un accent sympathique sur des mélodies simple et entrainantes. C’est
tout le secret de The Do qui n’en finit plus de faire tourner les platines
du monde entier avec son single On My Shoulders. La chanteuse et le guitariste
sont omniprésents sur scène. Le batteur en fond de scene se cache
dans une étrange cage de métal qui laisse pendre une multitude
d’ustensiles prêts à sortir des sons plus originaux les
uns que les autres. Päs de surprise dans ce set très carré,
l’album est passé en revue de bout en bout, mais une belle énergie
qui fait plaisir à voir. Pas toujours besoins de se torturer les méninges
pour assurer une prestations digne et offrir une heure de bonne humeur aux
festivaliers.

22H00 TINDERSTICKS
C’est comme si on entrait dans le vif du sujet avec l’arrivée
des Tindersticks sur la scene du Fort. Son chanteur, Stuart avait déjà été à l’affiche
de la route du rock, mais il s’agissait alors de sa carriere solo et
d’une ambiance wattée au Palais du Grand Large. Ici, en plein
air, c’est pas la même affaire, et il faut redoubler d’ingéniositer
pour remplir cette grande scène ouverte. Le groupe a pour cela inviter
une douzaine de musiciens à corde et à vent. Il n’en faut
pas plus pour impressionner l’auditoire. La musique des Tindersticks
a quelque chose de sacrée et d’envoutant. Et les violonistes vont
donner à leur composition une forme encore plus noble, une richesse,
une chaleur, en contrepied avec la froide, ténébreuse et monocorde
voix de Stuart.
Le groupe aborde pendant le set d’anciens titres – oubliant pourtant
No More Affairs - et y incorpore le nouvel album The hungry saw, livrant le
déjà classique Yesterday Tomorows ou la belle ballade The Flicker
Of A Little Girl, déjà bien orchestrée dans sa version
studio. Sans être la tête d’affiche de la soirée,
les Tindersticks montre ce soir leur grand retour et offre une prestation tres
remarquée.

23H40 THE BREEDERS
La nuit est déjà bien avancée, et la fraicheur tombe sur
le Fort quand les vétérantes du Rock US entrent dans la ronde.
Quelques années apres le passage de Frank Black, c’est au tour
de la seconde tête pensante des Pixies de fouler le sol du Fort, Kim
Deal, accompagnée de sa sœur Kelley. 3 nouveaux entourent les frangines.

Au programme de ce soir, un come back dans les années 90 avec un retour
sur le meilleur des titres du groupe. Je ne me souvenais plus combien la discographie
des Breeders avait pu s’imprégner en moi. Tous les titres semblent être
de vieilles connaissances, de vieux amis, que je suis heureux de retrouver,
les refrains s’entremêlent dans ma tête, pendant que le groupe
fait son show. Kelley Deal sort son violon, dégaine son micro, Kim,
enjouée, sort quelques blagues sur sa sœur. Tout ce petit monde
semble tres heureux d’être là et de l’accueil qui
leur est réservé. Autant dire que c’est réciproque
! Le groupe s’en va apres un rappel tonitruant, autour de Cannonball,
bien évidemment, qui restera dans tous les esprits !

01H20 COLD WAR KIDS
On aurait pu croire qu’il fut difficile de prendre place sur la scene
du Fort apres les Breeders, qui plus est, vers 1h30 du matin. Que neni ! Les
Cold War Kids en ont vu d’autres et possède la recette idéale
pour retourner une fausse à leur avantage ! En moins de deux titres,
et le temps pour le dire, le groupe s’est déjà mis le public
dans la poche ! Le quintete a pour cela des atouts imparables ; et d’abord
une omprésence sur la scène de l’ensemble de ses membres,
qui semble opérer un balai moderne, balayant la scène de leur
guitares virulante. Pas de leader dans ce groupe. Cela semble etre le maitre
mot. Pas de chanteur principal non plus, chacun semblant prendre une part égale
au jeu vocal. Et des titres, tels des missiles à têtes chercheuses
pour atteindre le centre névralgique de votre cortex et ancrer de façon
définitive leur emprunte musicale.
En somme, les Cold War Kids nous offrent la 3e tête d’affiche de
la soirée, semblant dire aux programmateur « Bordel, vous allez
faire quoi les deux jours suivant maintenant ! »

02H50 FOALS
La soirée se termine, sans nous, avec les pourtant tres remarqués
et tres attendus Foals… Dommage que ce soit à 3 heures du mat’ !
|
Mike S.
|
|
| Haut |
 |
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION ETE 2008
VENDREDI 15 AOUT 2008
Programme : Bowerbirds - Micah P. Hinson - No Age
- Why? - The Notwist - Sigur Ros - Pivot - Adam Kesher |
Une seconde journée qui inspire moins la Magic Box au premier abord.
Mais comme souvent, les programmateurs ont le talent dénicher quelques
jeunes groupes prometteurs.

Et c’est le cas semble t il au Palais du grand large avec BOWERBIRDS et MICAH P. HINSON,
le premier étant un trio post folk, à l’esprit
un peu new age, un brin écolo, tendance flower power. Quant au second,
Micah, jeunot de 23 ans, et déjà auteur de 3 albums folk émouvant,
porté par une voix ténébreuse, qui a bien du mal à coller
avec le bonhomme, un peu gringalet.

19H15 NO AGE
Dans le Fort, le challenge laissé par les groupes de la veille va etre
difficile à relever. On se doute que Sigur Ros va tirer son épingle
du jeu, mais pour les autres, nous restons dans l’interrogation et le
doute. Et pourtant No Age, simple duo, guitare batterie va relever le défit
et faire monter le son dans l’enceinte du Fort.

20H35 WHY?
Why ?, déjà présent l’an passé, va tenter
de confirmer l’émulation qu’il etait parvenu à créer
avec ce Hip Pop, qui connaît pas de pareil dans le paysage musical actuel.
Yoni Wolf, chevelu babacool, campé derriere son clavier profite des
rares rayons de soleil pour débuter son show devant une foule plus nombreuse
que l’on pouvait imaginer. Alopecia, le nouvel album, plus pop que le
précédent, est largement mis en avant ce soir. On sent cette
volonté du groupe à élargir le spectre de son public.
Une véritable opération marketing ! ou peut-etre une simple adaptation
au style du festival et des festivalier…
Quoi qu’il en soit, sur des ambiances presque Folk, le trio offre une
fois encore un concert étonnant, lumineux, joyeux aussi. De quoi nous
ammener jusqu’à la nuit et nous préparer aux concerts de
grands habitués de ce Festival !
22H00 THE NOTWIST
Il ne se passe pas une année sans voir Notwist, Lali Puna, Console ou
une autre entité issue de cette grande famille germanique, cette Scène
alternative post-rock allemande. Cette année, c’est au tour de
la racine mère de venir donner des nouvelles, en proposant une version
live de The Devil, You + Me, leur nouvel album. L’aspect plus électronique
ressenti sur l’album ne transparait pas vraiment sur scène, le
groupe propose un set assez rock, lorgnant parfois sur le travail de ses cousins
américains de Sonic Youth, en proposant des moments de larsen et de
brouhaha sonique.

A la différence des américains, Notwist travaille
plus dans la construction que dans la déconstruction, créant
des nappes sonores, capable d’envouter son auditoire, malgré les
conditions d’un festival en extérieur.
Pour ma part, je n’ai jamais été fan des petits allemands
devenus grands, mais je dois reconnaître que pour la première
fois, j’ai été impressionné par la puissance mêlée à l’émotion
du groupe, ainsi que sa grande dextérité. Je ne pensais pas dire ça
un jour ! Qui sait, l’année prochaine, je vais devenir fan de
Lali Puna, moi…

23H40 SIGUR RÓS
Les stars du jour ! Petite tête d’affiche en apparence sur le papier,
les Sigur Ros sont en réalité très attendus. Le groupe
a ses fans. Et ils sont venus en masse. Le marketing du groupe a placardé les
affiches du nouvel album partout dans le festival et continue à les
distribuer en début de concert.
Et pour répondre à cet enthousiame, le groupe n’est pas
venu seul, c’est une véritable marée humaine qui monte
sur la scène, une fanfare, des cordes, des chœurs entourent le
groupe. Il faut dire que le groupe vient de sortir ce nouvel album au titre
imprononçable, comme toujours (Með suð í eyrum við spilum
endalaust) et qu’il nous a fait la surprise d’augmenter le tempo,
d’inviter nombre de musiciens sur son disque. Il fallait donc bien ça
pour retranscrire sur scene l’atmosphère si particuliere de ce
groupe.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari est remporter
! Sigur Ros nous en a mis plein les mirettes et les oreilles pendant 90 minutes.
Des mélodies enchanteuses, des lumieres merveilleuses, des explosion
de confeties… On se serait cru à la cloture d’un Festival
de Werchter… Des souvenirs pleins la tête… Difficile à retranscrire
ici sur le papier électronique. Mieux qu’un long discours, les
images parlent déjà d’elles-mêmes, et l’idéal
pour vous serait vraiment que vous déplaciez lors de leur prochain passage
dans votre région ! A ne rater sous aucun pretexte !

Si la premiere journée avait été globalement d’un
grand niveau, celle-ci plus courte aura été marquée par
ce grand show qui ne trouve pas son pareil dans toute l’histoire de la
Route du rock, même Cure, même Muse n’avaient réussi
une telle prouesse audio-visuelle. Chapeau bas !!!

01H30 PIVOT
Apres un tel enchantement, il nous est paru impossible de continuer le festival
sans risquer de détériorer la terrible emprunte faite par les
Sigur Ros. Nous avons donc décidé de ne pas assister aux concerts
de Pivot et Adam Kesher, qui, j’en suis sûr auront pourtant réalisé de
bons concerts ! Une autre occasion peut-etre !
Autant vous dire que pour rentrer chez moi ce soir-là, j’avais
encore la tête dans les nuages et les ballons multicolores ! Heureusement,
la police faisant bien les choses avait prévu un after, agrémenté là encore
de ballons…

|
Mike S.
|
|
| Haut |
 |
Festival
de La Route du Rock
13.14 et 15 AOUTT 2008
18eme Edition
SAINT MALO / SAINT PERE (35)
|
16 AOUT 2008 - 3eme JOUR
DE FESTIVAL
THE FRENCH COWBOYS
Une fin de Festival, tout en images, marqué par
le retour des French Cowboy, sans Philippe Katerine, ni même la Dillinger
Girl....


GIRLS IN HAWAII
Des Belges qui, pour leur seconde venue au Festival, ont une
fois de plus impressionné par leur jeu et leur son épousouflant !


MENOMENA


PHOSPHORESCENT

THE TING TINGS
D'une efficacité déconcertante, qui dénotaient tout de même
de l'exigence relative demandée habituellement par la Route du Rock.Mais bon,
faut bien s'aérer l'esprit de temps à autre. Avec les Ting Tings, c'est fait.
Ce sera peut-etre Peaches ou Vive la Fête l'an prochain qui prendront le relais
?


WINDSOR FOR THE DERBY
Vraiment intéressant ces américains ! Let go ! Ca donne vraiment
envie d'aller découvrir - oups - leur nouvel album How we lost, sorti sur l'excellent
label ecretly Canadian !


Un dernier jou de reportage, un peu à la va-vite. Faut dire
que 3 jours de festival, ça épuise pas mal. Mais nous aurons l'occasion d'y
revenir à travers les émissions et les interviews que nous avons mis en boite
pendant les festivités !
|
Mike S.
|
|
| Haut |
 |
Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)
|
Bobital 2008 – Le Festival des Terres Neuvas a maintenu cette année
encore son cap ! Revival, Come Back ou Dépoussierage, selon que l’on était
content de retrouver ces monuments de la musique disparus depuis parfois 30 ans,
et qui réapparaissent sur l’une des deux scenes estivales les
plus courues .
Au programme de ces jours de festivités, du Kitch, du Roots, du Décalé… Mais
pas que ! Du Rock, de la Pop, de la Chanson, du Hip Hop, du Heavy Metal et
une pose de délire total !
Mais ne nous arrêtons pas aux généralités
et entrons dans le vif du sujet !
Vendredi 4 juillet 2008 - 1er JOUR
Un début d’apres-midi assez calme, tout au moins parmi le public
qui galère toujours autant à rejoindre les scenes apres avoir
garé leur voiture au bout du monde, planté leurs tentes au milieu
de rien. Mais ça fait partie du bonheur estival des Festivals, sans
la pluie qui tardera à venir cette année ! Les changements climatiques, ça
a du bon parfois ;-)
Sinik - Parsemé, le public assiste impassible au concert de Sinik, le rappeur
français n’est pas vraiment dans son élément. Difficile
de convertir un public éloigné du milieu Hip Hop, lui préférant
très certainement Cali, et patientant simplement jusque 21h, sans broncher.
Et les 500.000 albums vendus par Sinik ces dernieres années n’ont
pas fait de cet artiste LA star attendue du Festival ! C’est ainsi !

The Subways -
Dans la fosse que le calme
se maintient encore un peu, mais sur scene, les Subways ont déjà branché leur ampli pour nous balancer
leur rock, un brin racé, mais vachement efficace. Les spectateurs déjà présents
apprécient la prestation à sa hauteur. Reconnu pour ses prestations
scenique, le groupe avait étonné les spectateurs du Reading Festival,
4 années de suite, fait rare de cette programmation anglaise ! Et malgré un
public encore parsemé, le groupe ne fait pas de spectacle au rabais,
Charlotte Cooper, la jolie bassiste, ballaie sans cesse sa chevelure blonde
platine, d’avant en arrière, telle une métalleuse de la
première heure. Billy Lunn, le chanteur, avec son air de jeune rebelle
enragé, deverse son verbe, un peu à la maniere de Green Day,
il y a de ça au moins 10 ans maintenant J. Une bien belle ouverture
de Festival, bien loin des Monuments du Kitch, qui vont défiler au cours
de ces 3 jours !

Anken -
Auteur d’un premier album, Te Varvo (2007), Anken entend bien profiter
de cette occasion estivale, pour aggrandir son cercle d’adepte, et faire
découvrir un son, pour le moins original. Imaginez Alan Stivel se faisant
accompagner de Rammstein ! Les textes sont en bretons, la musique entre métal,
indus et goth. Si la prestation est des plus surprenante, la folie douce bretonne
ne parviendra pas à rassembler plus d’une poignée de Festivaliers.
Les chemins de traverse ne sont vraiment pas les plus glorieux !

Massilia Sound System -
Alors que Lux B,
membre du Massilia SS, est porté pale depuis quelque
temps (son décès sera annoncé quelques jours apres le
festival), le Massilia maintien le cap festif, et allume la mêche pour
mettre le feu au Festival. Avec leur accent marseillais, et leur langue d’oc,
le groupe nous fait ici une prestation remarquée. Plus de 20 ans d’existence,
et pas une ride, pour maintenir leur ligne, réveiller les foules, mélanger
les générations autour d’un spectacle plein de bonne humeur.
Le groupe communique sa bonne humeur, comme l’avait fait l’an passé Riké,
dans un registre assez proche.

Louis Bertignac - Changement d’ambiance,
mais la foule est maintenant bien présente.
Louis Bertignac, que l’on avait annoncé, peut-etre en compagnie
de ses compères de Téléphone, annonce quelques minutes
avant son concert, qu’il n’y a toujours rien de prévu à ce
sujet. Tout juste une envie de jouer, d’inviter l’ancien batteur
présent lui aussi sur le Festival (Kolinca est batteur de Cali), mais
cela ne se fera même pas. Par contre, entre les classiques des Visiteurs
(Ces idées là), les dernières chansons écrites
par Carla Bruni, une autre rendant un hommage doux amer à cette derniere
(conquete), Bertignac n’hésite pas à « revisiter » les
chansons de son ancien groupe, Cendrillon, Argent Trop cher, New York avec
toi et Un autre monde sont au programme d’un set au combien nostalgique,
qui verra d’ailleurs sa Cendrillon désoeuvrée se mêler
habillement au So Lonely de Police.

En dehors de tout aspect nostalgique, Bertignac nous montre une fois encore
son talent de guitariste. Dommage que ses nouvelles chansons restent encore
loin de celles écrites avec Jean-Louis Aubert. Qu’importe, on
a toujours plaisir à revoir l’un et l’autre sur scene !
Didier Super - Terrible dilemme ! Choisir
entre le concert de Didier Super, et le délire
collectif qu’il engendre, et le concert de Cali, et l’hystérie
collective qu’il produit !!! Ce sera finalement, pour nous, un passage éclair
dans l’univers
Super, de Didier le fou, qui nous permette tout de même de découvrir
une fois encore la folie sans borne du fou chantant du 3e millénaire.
Au programme, les déjà classiques de Didier (Petit Caniche, Y’en
a marre des cons, Y’en a des biens…) et quelques nouveaux titres,
autour des Catholiques, qui en prennent pour leur grades, Didier annonçant
sa volonté d’écrire un album complet sur ce sujet sensible.
Avis aux intégristes ! Entre chaque titre, beaucoup d’humour,
toujours et encore, (commençant une chanson, demandant si on la connaît,
et passant à une autre, vu qu’on a la connaît…) un
t-shrt serré laissant apparaît un ventre bien entretenu par la
Kro…

Cali - Et alors que Didier Super rassemble
tous les réfractaires de Cali,
une immense foule s’est malgré tout agglutinée autour de
la Scene Terre Neuvas, qui voit se pointer, en véritable tornade, mégaphone
au point, Cali, bourré d’énergie et de bonne humeur. Quand
vous avez vu un concert de Cali, vous les avez tous vu. Du coup, soit on adore
soit on deteste. Et quand on a pas du tout accroché aux textes niais
et aux mélodies simplistes de Cali, on a malgré tout un regard
curieux autour de ce drôle d’oiseau qui a réussi un tour
de force médiatique et populaire en si peu d’années. C’est
quand le bonheur, Je m’en vais, Menteur, Elle m’a dit, Qui se soucie
de moi… les désormais classiques du répertoire de Cali se
succèdent sur un rythme effréné ! Pas le temps de s’ennuyer
finalement ! En fond de scène, à la batterie, un habitué de Bobital, Richard
Kolinka, ex-Telephone, et toujours guitariste d'Aubert. Juste impatient de
voir Travis prendre l’assaut
de la Scene
Grand Banc !

Travis - 12 ans apres la création du groupe, Travis continue son bonhomme de
chemin à travers le monde et livre l’un apres l’autre les
joyaux pop de sa couronne. Fran Healy a retiré sa casquette depuis sa
derniere tournée et affiche une perte capilaire importante… Le
poids des années !
Abonné à la pop romantique, le groupe est revenu l’an
passé avec un nouvel album, apres 4 ans d’absence. Pas de surprise
sur l’album, la surprise sera donc pour la scene ! Le groupe maintient
le cap pop mais nous offre un concert plus rock que ses dernieres années,
revenant avec bonheur sur ses premieres amours : All I want to Do is Rock !!!
Sing ou Turn, leur plus gros cartons, sont bien présent, mais le groupe
nous révéle déjà quelques titres du prochain opus,
Ode to J. Smith, qui se veut bien plus Rock que ses prédécesseurs.
On verra d’ailleurs tout au long du concert, Fran, bondir du haut de
la grosse caisse et faire rugir sa voix endormie depuis bien longtemps ! C’est
comme ça qu’on aime les Festivals !

Scorpion - La Surprise tant attendue ?
C’est en tout cas ce que pensait nous offrir
les organisateurs du Festival 2008. Pour autant, les vétérans
du Heavy Metal, malgré leur prestation impeccable, ont un air un peu
Kitch, et un gout de déjà vu pour les habitués du Festival.
Résultat, un public pas tres présent, on circule bien dans les
rangs de la fausse des Terre Neuvas. Et on s’ennuie aussi un peu, laissant
Klaus, le chanteur s’époumoner et des guitaristes gesticuler sans
grand intérêt. Malgré tout, on retiendra un rappel au dessous
de la moyenne, avec de grands standards. Distillant avec une grande mesquinerie
les tubes du groupe pendant le show (Send Me an Angel), le groupe garde le
meilleur pour la fin, et enchaine Still Lovin You, Wind of Change et Rock you
like an Hurricane. Un déluge nostalgique !! Histoire de nous prouver
que le groupe est encore actif, il nous livre en fin de show, Humanity, leur
tout dernier single, et titre de leur 16e et nouvel album, produit par un certain
Desmond Child, producteur de Kiss, histoire de ne surtout pas se laisser tenté par
l’attrait d’une nouvelle ère ;-)

Hushpuppies - Le plus français des groupes de rock internationaux, Les Hushpuppies
avaient rendez-vous avec le public des Terres Neuvas, à une heure assez
indecente, (1h du mat’). Pour autant, la petite scène Cote D’Armor
vibrera sous le feu des guitares de toute la bande, et malgré Mattafix
sur la Grande Scene, au même moment, et un jambe cassée pour son
guitariste !
Le groupe nous livrera The Trap, et sa cohorte de tubes encore assez
confidentiels - malgré les 20.000 copies écoulées – et les déjà plus
médiatisés singles extraits de Silence is Golden. Tres bon concert,
et finalement en décallage totale avec l’esprit 2008 de ce Festival
Hors Normes !

|
Mike S.
|
|
| Haut |
 |
Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)
|
Samedi 5 juillet 2008
Le temps semble instable, mais un peu plus de monde que la veille s'est déplacé
pour ce second jour de Festival ! C’est
le WE et les programmateurs ont fait un pari audacieux…
The Rabeats - Déjà,
le premier pari, c’était de faire jouer des
sosies des Beatles sur la Scène Grand Banc. De quoi maintenir l’esprit
nostalgique du Festival… Mais bon, tout ceci a un gout un peu rance… Ce
n’est pas les premiers a le faire, et quel intérêt ? Juste
d’avoir l’impression de vivre « en vrai » un concert
des 4 garçons dans le vent ? Ouais, peut-etre. Pas convaincu. Vraiment
pas ! N’est pas Paul McCartney et John Lennon qui veut !!!
Vu la journée décallée qui nous attend, les programmateurs auraient mieux fait
d'aller chercher nos 4 bidochons nationaux dans le vent...

RFM Party 80 - Heureusement, le second
pari de la journée pour les organisateurs,
toujours dans la veine de la Nostalgie, c’est de prendre cette fois les
vrais et de faire revivre le temps d’un apres-midi, les années
80, en se faisant succéder sur la scene Terre Neuvas, ceux qui ont fait
dansé toute une génération sur leur 45 tours rayés,
usés à force de leurs passages excessifs ! Difficile d’imaginer
dans 20 ans pareil événement sur les artistes qui squattent les
radios actuellement… A bon entendeur…

En tout cas, même si les belles rimes et les grands accords n’étaient
pas au rendez-vous de ces tubes de la New Wave made in France, des noms comme
Desireless, Partenaire Particulier, Léopold Nord, Rose Laurence ou Jean-Pierre
Mader ont marqué une génération pour longtemps, et ont
créé un véritable mythe autour de Voyage Voyage, Macumba,
Africa, C’est l’Amour, Plus pres des etoiles, La p’tite lady…

Le show présent par Laurent Petit Guillaume, autre grand nom parmi
les présentateurs des années 80 et 90 tourne dans toute la France
depuis des mois, et s’offre pour la 1ere fois un Festival ! Chacun étaient
stressé de voir autant de monde avant de monter sur scene, mais le show,
plein de couleur et de mouvement, d’une durée totale de 2h30 passera à la
vitesse de l’éclair, faisant régresser le public jusque
dans sa tendre jeunesse, voir à l’état fœtal pour
certain. C’est dans une ambiance bonne enfant que l’on retrouve
Début de soirée, Vivien Savage, Murray Head ou dans le final
exceptionnel, Emile, chanteur de Gold et Image, pour nous rejouer Les démons
de Minuit !!!

Un peu de légèreté dans un monde de brute ! et Beaucoup
de souvenirs ! Pari gagné cette fois !!!
Fatal Bazooka - Si le sérieux n’est toujours pas de mise pour cette seconde journée
de festival, Michael « Bena » Youn et de ses Fatals Bazooka n’auront
pas été à la fête pour ce « concert » en
forme de règlement de compte. L’impertinence et la « bénêterie » du
comique tourne rapidement au vinaigre. Alternant ses succès délirant
(PAAM, Mauvaise foi nocturne…) et discours décapant, le comique
s’en prend aux bretons et à leur valeurs, le drapeau, le football,
l’alcool, allant jusqu’à indiquer qu’un certain Jean-Marie
Le Pen est aussi Breton… C’en est trop pour quelques spectateurs,
qui ne prennent plus la boutade que pour de l’argent comptant, et déguênent
bouteille de biere, calloux, cannettes, qui déferlent sur la scene,
et pas que là, blessant le pzseudo comique au nez. Pas tres content,
l’artiste continue malgré tout la prestation, et réduisant
le taux de dérision dans ses propos, en restant à ses classiques
Fous ta cagoule, J’aime ton boule… Tout le monde se souviendra
de ce concert en décallage total – un peu trop – avec l’esprit
bon enfant du Festival des Terre Neuvas ! C’est Pluskapoil… que
Michael Youn finira son concert !

Boy George - Les programmateurs
n’en ont pas fini avec leur Madeleine de Proust,
et nous offre maintenant, un retour dans les années 80’s, version
anglaise, avec ce rescapé des Culture Club – auquel Culture Pub
a très certainement emprunté le patronyme - , Boy George, chapeau
à tête de mort, tunique noire, un bon quintal à la pesée
aujourd’hui,
et toujours accros à son
ancien succès et aux chansons de son répertoire 80’s. Peu
de titres de Boy George au final, celui-ci préférant rester avec
ses vieux standards de Culture Club (Do you really want to hurt me, Karma
Cameleon, Victims). On retrouve malgré tout en fin de concert, Bow
Down Mister,
mais nous laissant sur notre fin en occultant, le récent et excellent You
Are My
Sister, chanté avec Anthony and the Johnsons.

Spies in Limbo - Dans
la lignée d’Interpol et autre Radiohead, Spies in Limbo,
se veut la petite attraction de la Scene Cote D’Armor, tres peu peuplé depuis
le début du Festival. Et malgré une belle prestation, le quintet
londonien ne fait pas le plein. Qu’importe, le son est lourd, puissant,
nerveux, livrant d’un bloc, leur premier album Ten Years. Un groupe a
suivre de près et une belle découverte du Festival, comme il
en eut peut-etre trop peu cette année.

Myspace
The Pogues - Usé, fatigué, édenté, tremblant de tous ses membres,
et pourtant, avec sa bande de musiciens, tout droit sorti d’un pub irlandais,
Shane McGohan nous transporte au Pays de la Guiness qui coule à flot.
Une flute irlandaise et un violon ici, là un harmonica et une guitare
sèche, et bien sûr des voix graves, un peu fausse mais tellement
chaleureuse. C’est la patine du groupe, sa marque de fabrique depuis
plus de 20ans ! La Scene Terre Neuvas avait des allures d’un Café du
Port, 30000 personnes célébrant l’Irlande avec la biere
locale et les refrains enivrants (ou etait-ce l’inverse ?). Un concert
qui se solde sur quelques classiques, dont l’excellent, le sublime Dirty
Old Town !

Magique ! Mais un conseil, ne suivez pas de trop prêt la trace de Shane
McGohan, qui ne fait pas du tout ses 51 printemps, à moins qu’il
n’y ait que des automnes et des hivers en Irlande ! …
The Verve - Autre grand
retour annoncé de ce Festival, mais bien loin des Monstres
savants du Revival. Apres 10 ans d’absence pratiquement, Richard Ashcroft
a reconvoqué ses anciens compères, effacé l’ardoise
des grieffes du groupe, et relancé la machine à tubes interplanétaire.
Ce
soir, c’est comme si le groupe ne s’était jamais quittés.
Magistral, le groupe reprend ses marques facilement, et dans des lumieres somptueuses
nous ressert ses plus grands moments de l’épopée The Verve,
Bitter Sweet Symphony, The Drugs Don’t work, Lucky Man et Sonnet ! Quelques
heures avant la sortie de leur nouvel album, le groupe nous fait aussi découvrir
ses nouveaux titres, dont le tout dernier Love is Noise, totalement dans la
veine du groupe, et qui devrait remettre le groupe sur les rails, en moins
de temps qu’il ne faut pour l’écrire… Les fans de
la premiere heure retrouvent aussi au cours de ce set, un classique, This is
Music, interprété de main de maitre, faisant revivre du même
coup, la belle époque de la Noisy Pop !

Seul bémol de la prestation du groupe, Richard Ashcroft, tres éloigné de
son public, assez froid, et même Back Stage, totalement inaccessible,
sortant de scene protégé par une chaine de policiers et montant,
seul, dans une limousine, pendant que le reste du groupe se glissent ensemble
dans un minibus… Les blessures ne sont peut-etre pas toutes refermées,
et l’appat du gain a peut-etre été plus fort que tout !
I Am - Décidément, le Festival des Terre Neuvas est un vrai hopital
de campagne, qui accueille les désoeuvrés et les convalescents
!!! Le groupe I Am repart en campagne apres 5 ans de silence – dans cette
formation tout du moins - avec son 6e album, Saison 5 (oubliant ainsi le 1er
album autoproduit), et ses 17 titres sans concession Akhenaton et les autres
ont repris aussitot leurs marques, offrant au public ses classiques, allant
de la planete Mars, à l’Ecole du Micro d’Argent, laissant
un peu de coté Revoir au printemps. La saison 5 y prend toute sa place,
culminant le concert avec Une autre brique ou Ca vient de la rue… sans
parler de Je danse le Mia, qui reste le fer de lance de L’ombre est lumiere.
Un
concert tres sombre dans sa prestation scenique, qui concerve malgré tout
un public important malgré l’heure avancée.

|
Mike S.
|
|
| Haut |
 |
Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)
|
Dimanche 6 juillet 2008
Dernier jour de Festival. Et c’est déjà un peu l’heure
du Bilan. L’inquiétude gagne l’organisation. Le public semble
avoir déserté le Festival du dernier jour, et malgré un
nombre important la veille, le chiffre officiel d’entrée du Samedi
est assez alarmant…
Adamo - Qu’importe, les artistes sont bien présents pour ce dernier jour, à commencer,
par l’Aznavour du pauvre, le Pierre Bachelet des années 60, le
Jacques Brel italien, je veux parler de Salvatore Adamo,. A 60 ans passé,
le chanteur - belge d’adoption - n’en mène pas large devant
un public aussi important. Plus de 20.000 personnes pour l’accueillir
et écouter ses ritournelles d’hier mais aussi d’aujourd’hui.
Son dernier album La part de l’Ange, dont le duo avec Olivia Ruiz, a
relancé la carrière du chanteur, est au cœur de ce set,
laissant la part belle à Ce George… Mais c’est bien sûr
des titres comme Tombe la neige, Vous permettez Monsieur, Inch’Allah,
C’est ma vie, J’avais oublié que les roses sont roses, Les
filles du bord de mer… qui vont transformer l’auditoire en gamins
nostalgiques d’une époque qu’ils ont connus ou non. Un bien
beau concert, qui redore le blason d’un artiste sous estimé, et
qui cloe une attente de 4 ans, puisque son passage en 2004 avait été annulé pour
des problèmes de santé, qui suivent l’artiste depuis 20
ans et le force à se mettre à l’écart de la scène
régulièrement. Encore un choix étonnant des programmateurs
qui parviennent à toucher leur cible en plein cœur !

Les Wriggles - Changement de registre avec les Wriggles, qui nous livre, à trois dorénavant,
leur contines acidulées. Loin des théatres et des salles de concert,
où le trio a l’habitude de se produire, les Wriggles s’adaptent à ces
espaces ouverts, bondés de monde, sans changer, ou peu, leur répertoire.
Ils conservent aussi leur éternelle tenue de diablotin rouge, et entremêlent
les chansons musclées et révoltées du nouvel album (CRS,
La Major…) avec des titres moins sérieux et plus anciens, ou d’autres
bien sérieux mais habillement habillés de rimes poétiques.
Un bon moment de détente, subtillement placé entre le vintage
Adamo et l’intemporel Bashung.

Bashung - Alain Bashung, idole des années 80 devenu à force d’albums
déprimants - mais brillants - un monument incontournable de la Chanson.
On le disait malade avant le concert. C’est effectivement tres diminué que
l’on retrouve Bashung sur la scene de Bobital. Pourtant, chapeau noir
vissé sur sa tête blaffarde, Alain Bashung transforme son allure
en outil de scene, proposant un set plus nostalgique que jamais, préférant
les nouveaux titres extraits de Bleu Petrole (Je t’ai manqué,
Résident de la république, Hier à Sousse…) aux plus
anciens dont il ne garde que l’essentiel et le plus sombre(La nuit je
mens, Samuel Hall). En fin de set, il se laisse aller à une vague de
nostalgie avec un ensemble de classique des années 80 et 90, mais pas
autant que dans les concerts habituels. Je ne vous cacherai pas qu’il
règne une drôle d’ambiance dans l’assistance, presque
cérémonieuse, tout au moins respectueuse de ce qu’il est
en train de se jouer. Un dernier concert de Bashung peut-etre. Ce que je ne
lui souhaite vraiment pas. Mais difficile de ne pas y penser. C’est un
peu comme le concert de Nougaro au Parc Floral en 2002… Déprimant
? non, magnifique ! Et on souhaite bien du courage à Alain dans son épreuve
et on lui souhaite de le revoir tres vite et dans une forme olympique ! C’est
d’actualité d’ailleurs !

Les Sex Pistols - La nuit arrive dans le ciel de Bobital ! Et les plus attendus
parmi les Dinosaures de la programmation 2008 de Bobital se font attrendre
! Ca rappelle la longue
attente de Marilyn Manson en 2007, ou plus encore, le pitoyable stratagème
de Jerry Lee Lewis et Little Richard en 2006… Mais non, les Sex Pistols
sont bien là, ils tardent juste à remonter sur scène après
30 ans d’absence… Seule date française pour les revenants
du Punk anglais des années 70’s, le public n’est pas pour
autant présent en masse, leur seul nom n’aura pas suffit à rameuter
les foules ! Et pourtant !

Le groupe va dépasser ce soir sa réputation ! Auteurs d’un
seul véritable album en 1977, Never Mind The Bollocks, les 4 Pistols
d’origine - dont Glenn Matlock à la basse (sans Sid Vicious arrivé plus
tard) nous livre ce soir un concert plus que surprenant. Il faut dire que l’on
s’attendait à des fous furieux, chantant faux, jouant faux, détruisant à moitié la
scene. D’aout peut-etre leur programmation tardive dans le Festival.
Mais il n’en fut rien !!! Les Sex Pistols ont gagné en sagesse
pendant ces 30 années qui les ont écartées de la scène.
Et surtout en qualité de musiciens, de chanteur, et de showmen ! John
Lydon, voix emblématique de PIL, travesti en Johnny Rotten dans les
Pistols, se pose en pilier de cette formation, faisant à lui seul le
spectacle de ce soir. Les autres, peut-être encore un peu effrayés
par la foule, se concentre sur leur jeu, et enchaine professionnellement leur
set, figé devant l’affiche jaune criard, taguée d’une
moissonneuse batteuse, symbole de leur nouvelle tournée (Combine Harvester
Tour), qui ne compte alors qu’une dizaine de dates à travers le
monde depuis juin.

Le set des Pistols détonne donc avec la réputation sulfureuse
du groupe. Mais il impressionne par la maitrise, et attire par ses titres (Bodies,
Holidays, No Feelings, New York…), classiques parmi les classiques ponctués
par Anarchy in the UK et God Save the Queen.
Pour conserver malgré tout une part de sa réputation, John Lydon
nous montrera sa lune ! Mais c’est peut-etre sa seule extravagance durant
ce concert qui laissent quelques fans sceptiques ! Histoire de recoller au
21e siecle, les Sex Pistols ajoute à leur set dépoussiéré,
un nouveau titre, Baghdad Was A Blast, dans le respect de la tradition pistolienne.
Loin d’être le meilleur concert du Festival (The Verve, Bashung,
Travis…), il aura malgré tout su mettre une belle anarchie dans
la fausse, et fait versé une larme nostalgique dans la moitié des
quelques 20.000 spectateurs !
Pigalle - Apres un tel
concert, difficile de revenir au présent, même si
Pigalle n’a rien de jeunes premiers – créé en 1982
- disparu corps et âme en 2006, et revenus d’entre les morts depuis
quelques mois. François Hadji Lazaro, et quatre musiciens, multi instrumentistes
reviennent sur 8 ans de répertoire, compilé dans un nouvel album,
baptisé Neuf et occasion, dont les 6 nouveaux titres, joués sur
scene en grande partie, et qui nous annonce, sans doute, l’arrivée
d’un nouvel album en 2009 !
Le concert de ce soir nous livre comme toujours
un set impeccable, rempli de chaleur, de sons insensés, de mélodies terrible inspirées
de Frehel et de quelques autres. La couleur de la scene est sépia, sans
même ajouter de filtre à vos lunettes. Dans la tête, c’est
aussi sépia de nostalgie.

Mais il est déjà tard, et y a travail
demain. Tout le monde ne peut pas vivre de la musique ;-)
No One is innocent - On écourtera donc avec tristesse le set des Pigalle, et on manquera
avec encore plus de chagrin le show des No One is Innocent, dont les prestations
de Kemar nous ont toujours impressionné ! Ce sera donc pour une autre
fois, mais nul doute que le concert aura été à la hauteur
d’une réputation qui n’est plus à faire ! Armé de
son dernier album, Gazoline, le groupe aura sans doute dégainé son
dernier panflet La peur, qui essaie tant bien que mal de servir de garde fou à un
homme qui a déjà oublié son passé…

Renseignements pour 2009 ? www.festival-terre-neuvas.com
|
Mike S.
|
|
|
| |
|
 |
|