Accueil
 News
 Reportages
 Festivals
 Interviews
 Chroniques CD
    France
    Autoprod'
    Etranger
    Compils
    Oldies
 Agenda Concerts
 DicoNomy
 Ciné/DVD
 Lectures
 MP3/REAL/CLIP
 
Nos Partenaires

ANGEL
CANAL B 94.0
ADGN
IDFM 98.0
RADIO RCF ALPHA
Chroniques CD Oldies

The Smashing Pumpkins - Mellon Collie and the Infinite Sadness
Little Bob (Story) –
The Lucy Show - Mania
Lunatic Age – Sous X
Nick Cave - Henry's Dream
Tori Amos – Little Earthquakes
The Clash – London calling
Kas Product - Try out / By pass
Cathy Berberian - Beatles aria
For against - Echelons
Discotheque idéale

Haut

The Smashing Pumpkins - Mellon Collie and the Infinite Sadness
1995 – 28 titres – 57’55 + 63’56

Style : Rock
Label : Virgin

Note : 10/10

Il y a 12 ans, les Smashing Pumpkins passaient de l’ombre à la lumière, en un clin d’œil et un double album (triple vinyls). Mellon Collie and the Infinite Sadness apportait à Billy Corgan tout ce qu’il attendait depuis toujours, argent et reconnaissance mondiale de son talent.
Papillon éphémère, comète incandescente, la renommée est retombée comme un soufflée. Ni Zwan, ni son album solo, ne sont parvenus à entretenir la médiatisation de la plume la plus géniale et la plus active du Rock américain des 20 dernières années. Pas étonnant alors que la tête d’œuf de Billy Corgan ai eu l’idée de faire renaître son phoenix sacrifié il y a 7 ans.
Pourtant, à l’heure d’un retour partiel, inespéré (et inutile ?) du groupe, Mellon Collie and the Infinite Sadness reste et demeure le legs le plus précieux du quatuor de Chicago à l’Histoire du Rock !
Au-delà d’avoir été, et d’être toujours, le double album de rock le plus vendu au monde, Mellon Collie continue à exercer une attraction inexorable dans la discothèque de chacun, lui attribuant le titre honorifique de « CLASSIQUE » !
L’album, un peu arbitrairement découpé en deux parties (en 6 sur la version vinyle) montre malgré tout une certaine opposition de traitement :
Dawn to Dusk : Un titre éponyme à l’album s’introduit au piano et présage (promet) toujours des foudres électriques, qui tardent à arriver. L’ambiance est lourde, oppressante. La pop brillante de Tonight, Tonight, nargue l’auditeur de sa mélodie et de ses arrangements divins. Et puis, Jellybelly plante le décor d’un Métal Rock auxquels personne n’avaient jamais pensé un seul instant. Zero, le mal nommé, s’enchaîne et catapulte les Smashing au rang de géant du Rock. Comme sur une montagne russe, on redescend avec Here is not Why, avant de reprendre de l’altitude et quelques G d’émotion grâce au désormais tube planétaire, Bullet with butterfly wings introduit par ces mots aujourd’hui célèbre, « the world is a Vampire » et au refrain entêtant « Despite all my rage Im still just a rat in a cage ».
Et encore l’alternance immuable Caresse/Claque, avec To forgive et An ode to one… Puis le délire exquis Love, la ballade prikosnovéniaque Cupid de Locke, l’ascendante Galopogos etc… jusqu’à laisser retomber la pression en fin de course avec le sublime Take me down, interprété par James Iha (impensable quand on sait la personnalité de Billy Corgan).
S’ils s’étaient arrêtés là, les Smashing Pumpkins auraient déjà remporté sans nulle doute une reconnaissance infinie. Mais en Napoléon fou, en Alexandre grandiloquant, en Guillaume conquistador, Billy Corgan conduisit ses troupes vers un combat ultime et sans reddition de tout adversaire éventuel.
Twilight to Starlight : C’est avec un titre rêche et racé que les SP reprennent alors l’offensive : Where boys fear to tread. Bodies, le titre suivant, est très certainement le single oublié du groupe, avec son entêtant refrain « Love is Suicide ». Mais l’album en comptait déjà 7, une prouesse !
Et on repart sur ces montagnes russes virvoltantes !
En parlant de single, 1979 a très certainement fait le tour de la planète. Sans être le meilleur single, il en restera le plus connu et le plus populaire. C’est peut-être pour cela, que le groupe avait choisi une fois encore de casser le rythme, en collant une claque derrière cette douceur (Tales of a Scorched Earth), peut-être le plus enragé d’ailleurs de tous les titres des Smashing Pumpkins, adossé au plus sucré. Thru the Eyes of Ruby, poursuit sa route avec un cortège de guitares énervées, une voix de vilain petit canard (ou de Caliméro c’est au choix) étiré sur 7 longues mais intenses minutes. S’y ajoutent même rage et puissance, sur X.Y.U, autre titre de bravoure de cet album interminable mais remarquable.
Et puis, comme pour célébrer une victoire et accorder le repos du guerrier, l’album s’achève sur 5 ballades, plus touchantes les unes que les autres, sorte de message révélateur des jours prochains, qu’Eva Adore empruntera fièrement. A noter, en bout de course, Farewell and Goodnight, chanté en choeur par les 4 Smashing Pumkins. Une pièce unique dans la carrière du groupe.
Bilan : 28 titres (30 sur le vinyl), 29 b-sides, 7 singles, 10 millions d’albums vendus, Mellon Collie and the infinite sadness, restera longtemps comme un événement à part de l’Histoire du Rock. Un album qui aura fait l’unanimité de l’année 1995, recevant le titre de meilleur album de l’année par Time Magazine. Seuls les Grammy Awards passeront à côté de l’événement en lui attribuant sur les 8 nominations, le seul titre de concert « hard rock » de l’année… On n’était alors qu’en 1995…
Producteurs : Flood, Alan Moulder et Billy Corgan

The Smashing PumpkinsBodies

Mike S.


Haut

Little Bob (Story) –
Ringolevio - 1987 – 14 titres – 51’36
Rendez-vous in Angel City - 1989 – 12 titres – 48’47
Alive or nothing - 1991 – 14 titres – 68’46

Style : Blues / Rock'n roll
Label : Full radical Product / Musidisc
Note : 7/10

La discographie de Little Bob et Little Bob Story, c’est 20 albums au bas mot. Elle a commencé en 1976 (High Time), et en 2006, Little Bob n’a pas envie de s’arreter là, vu les concerts dont il nous a gratifié tout au long de l’année. Mieux, cette discographie revit une seconde jeunesse, puisqu’elle va bénéficier d’une réédition partielle.
Au programme, aujourd’hui, deux albums et un live. On y retrouve tous les ingrédients de la musique du havrais : du Rock, du Blues, de la Country aussi parfois et une patine qui donne ce qu’il faut de nostalgique, sans tomber dans les travers ringards, si chers à Dick et à Johnny !
Ringolevio, tout d’abord, sorti en 1987, était en total décallage avec la New Wave qui sévissait alors. Un Rock puissant, rapide, plus rarement bluesy. Aujourd’hui encore, un tel album fait figure d’ovni dans le paysage français. Petite extravagance, la présence de Lemmy de Motorhead en guest sur cet album. Sans doute un des moments les plus fort de la discographie de Roberto Piazza.

Rendez-vous in Angel City, ensuite, sorti deux ans plus tard, change de décors et de couleurs musicale.
Réduisant le tempo, il devient plus Blues, et même carrément Gospel. Avec grand renfort de choristes, cet album renforce la carte de visite du roi francais du Rock n’Roll. On y croise entre autre, une cover très réussie de Keep on running.
Quoi de plus logique alors, que de retrouver 2 ans plus tard encore, un enregistrement live, Alive or nothing ! C’est en effet la meilleure façon de compiler des chansons venant des diverses périodes du Bob, mieux qu’un simple best of. Ce live est un concentré de sueur, d’énergie, de lunettes noires et de santiags… Et surtout un savant mélange de tout les univers explorés au court des 15 premières années d’une carrière deux fois plus longue aujourd’hui !
Alive or nothing donc !!!
www.littlebob.fr


A lire aussi sur La Magicbox :


Little Bob - Live in the Docklands
Dillinger girl & Baby Face Nelson - Bang
Little Bob + Queen Adreena - Rennes
Mike S.


Haut

The Lucy Show - Mania
1986/2005 – 17 titres – 57'48

Style : Rock New wave
Label : Words on music
Les gens du label Words on Music basé à Mineapolis sont de gros pervers. Ils font semblant de vous faire plaisir en vous envoyant directement chez vous leurs nouvelles sorties mais en fait c'est tout simplement dans un but vil. Après For against, obscur groupe réédité et déjà encensé ici, c'est au tour de Lucy Show, tout aussi méconnu sous nos latitudes, de voir la ressortie de ce qu'on espère être le meilleur album du groupe Mania. Pervers les Words on music !! vous ne voyez toujours pas pourquoi ? Non seulement, leurs albums sont en import (donc difficile à trouver), nous seulement ils nous remettent un peu à notre place (quoi moi, journaleux, imbattable sur le sujet je ne connaissais pas Lucy Show, tout comme For against), mais ils nous font aussi parfois relativiser sur la nouvelle génération, franchement branchée 80's, hype du moment souvent moins bon que ces obscurs groupes 80's. Lucy Show donc, soit Mark Bandola et Rob Vandeven, deux Canadiens émigrés en Angleterre à la fin des années 70. Lucy Show a croisé le chemin de New order, Aztec Camera, Dream Syndicate, Love and Rockets, mais aussi de REM. Le duo mélange parfaitement le son du groupe d'Athens avec l'esprit de cette Angleterre New Wave des années 80. Imaginez Michael Stipe chez The Cure ou signé chez 4AD !! Ce qui à la base pourrait apparaître comme un folk-rock plutôt enjoué et grand public est bizarrement peuplé de quelques fantômes new wave … Produit par John Leckie (qui n'avait pas encore croisé la route de Radiohead) et emmené par un single aux accents de Out of Mind (mais 5 avant l'album de REM), Mania a eu son petit succès, pas suffisant pour emmener le nom du groupe jusqu'à nous, trop pour que The Lucy Show ne devienne culte. La production a un peu vieilli mais un conseil, en passant, aux jeunes groupes en panne d'inspiration : reprenez New message à la sauce d'aujourd'hui, ce titre a une mélodie irrésistible, le genre de morceau qui vous laisse le sourire aux lèvres : carton assuré !!!
Le site du label
MP3 de The land and the life

L'album contient en plus des inédits studios, live et un vidéo de Million Things…Des pervers, je vous dis
Denis Z.


Haut
Lunatic Age – Sous X
1998 – (Reactiv music)

Dès les 1ères notes de musique, le décor est planté : un pur concentré d’adrénaline et une grosse claque en perspective. Après la bête de cirque qui donne le ton à l’album, le groupe explore avec beaucoup de pudeur et de réalisme des sujets hautement tabous et polémiques, à savoir l’inceste avec mourir une vie et l’accouchement sous X avec sous X . On replonge dans le milieu du cirque et de la voltige avec Aérienne qui fait référence aux aléas du chassé-croisé amoureux , jeux de l’amour et du hasard que l’on retrouve dans Le poème où il ne suffit pas d’apprendre son rôle par cœur et de rejouer la scène pour triompher. L’Auréole bleue nous ramène brutalement à la réalité en mettant en relief la noirceur de la nature humaine, déchirée entre son côté pile et son côté face ; dans le même état d’esprit, Beau de nuit fait allusion au milieu des travestis et autres oiseaux de nuit dont l’existence n’est souvent que dégoût, dépravation et aliénation. On continue dans le registre du réalisme et des prises de conscience parfois brutales avec All that glitters is not gold et I’m not your fan, où l’homme hurle de rage et se révolte contre sa condition. Un peu plus de légèreté avec Tonka, petite parenthèse positive au sein de cet album qui apparaît relativement sombre si on considère la nature des sujets traités, mais aussi la fougue et la rage dont Lunatic Age fait preuve pour porter les textes à leur firmament. L’ensemble se termine sur une note plutôt pessimiste avec Sans états d’armes qui évoque la souffrance d’un homme sur le point de se suicider pour se libérer une bonne fois pour toutes . Bref un 1er album bourré d’énergie que l’on ne se lasse pas d’écouter et qui vaut le détour.
Kyra N.


Haut

Nick Cave & the Bad Seeds – Henry's Dream
1992 – 9 titres – 41'34

Style : Rock
Label : Mute

C'est avec cet album que j'ai découvert Nick Cave. Il n'est jamais trop tard me direz-vous ?
Effectivement, Nick Cave sort des albums depuis 1978, au sein de The Boys next door , depuis 1980 avec Birthday Party et depuis 1984, en compagnie de ses mauvaises graines .
Henry's Dream était déjà le septième album sous son nom. Mais non des moindres…
Peu de titres de cet album restent dans les setlists de concert aujourd'hui, et pourtant, chaque chanson reste un grand moment de la discographie de l'Australien. Des très classiques et alternatifs Papa Won't Leave You, Henry ou I have a dream, Joe aux mystiques Christina the Astonishing ou The Loom of the Land . L'inquiétant Jack The Ripper, à la fois, ferme l'album et ouvre la voie vers le Murder Ballads encore en gestation alors.

Straight to you en est le single et sans doute le titre le moins fort de cet ensemble. C'est aussi avec cet album qu'on apprécie le plus le travail des Bad Seeds, de la production de Mick Harvey à l'orchestration très indus de Blexa Bargeld (qui fête en 2005 les 25 ans de ses Einstürzende Neubauten)
Depuis Henry's Dream, 13 années se sont écoulées, et l'album n'a pas pris une ride et reste certainement l'un des préférés des fans. Et le miens de toute évidence !


Mike S.


Haut

Tori Amos – Little Earthquakes
1992 – 12 titres – 57'11

Style : Songwriter
Label : Atlantic

En 1992, Tori Amos donne une suite plus soft à Y Kant Tori Read , son premier album, passé quelque peu inaperçu (1988). Ellen Myra Amos de son vrai nom, née en 1963 à Newton (USA), a déménagé à Londres. Est-ce le fait d'avoir été choriste de Bryan Ferry ? Tori oublie le rock métal de ses premières amours, pour se lancer un projet plus introspectif, piano-voix.
Le résultat, c'est ce Little Earthquakes , un album inspiré par le film Thelma et Louise . Me and a gun , douloureuse et autobiographique chanson sera alors le premier essai de la nouvelle Tori ! Crucify , le second single, est un véritable tremblement de Terre à Londres. Certains crient au plagia de Kate Bush, pendant que d'autres parlent de génie !

Sa reprise de Smell like Ten Spirit et les ventes de Crucify mettront sans doute tout le monde d'accord. Tori Amos est un artiste complet et bourré de talent !
13 ans apres sa sortie, force est de constater que l'album reste dans les esprits inchangé, magnifique, émouvant. Certainement un des meilleurs albums de la décennie.
A classer entre le Hounds of Love (1985) de Kate Bush et To bring you my love (1995) de PJ Harvey.

Visitez www.toriamos.com et découvrez le nouvel album Beekeeper

Mike S.


Haut

The Clash - London Calling
1979 – 19 titres – 65'49

Style : Rock
Label : Columbia
Décidément, les anciens n’ont pas fini de nous surprendre.
London Calling a fêté ses 25 ans en 2004, et n’a pas perdu un riff. C’était en 1979 le 3e album du groupe, l’album de la consécration. Un album ambitieux. Double vinyles. Un album qui s’éloignait déjà du punk et de sa fureur médiatique, pour s’essayer au Rock, à la Pop, au Ska, au Rockabilly… Et d’un seul coup, c’est devenu pour tout le monde évident. Le Clash était bien le meilleur groupe du monde ! Et London Calling leur meilleure carte de visite. De quoi passer alors les décennies allègrement, sans perdre de sa superbe, sans voir le son se ternir, la pochette jaunir, le vernis se décoller. La pochette est d’ailleurs sans doute une des plus belle et plus célèbre au monde…
Un quart de siècle plus tard, on y trouve encore Londong Calling, LE tube, et on y découvre encore quelques perles inexploitées telle que Spanish Bombs, Lost in the supermarket ou Death of Glory. On redécouvre à l’occasion le talent de songwriting de la paire Joe Strummer et Mick Jones. C’est sans doute ce qui fait la différence avec de nombreux autres groupes de la même époque. Et de The Strokes à Franz Ferdinand, ils sont encore nombreux aujourd’hui à se nourrir de ce patrimoine mondial, qui devrait être classé par l’Unesco ! Si vous ne le connaissez pas encore, c’est l’occasion. Et si vous avez encore une platine à galette noire, rien de mieux que de réécouter les craquements qui font partie intégrante du son 70’s. London Calling est comme le bon vin…
Décidément, les anciens n’ont pas fini de nous surprendre.
Mike S.


Haut

Kas Product - Try out
1981 (réédité) - 16 titres - 49'38

Kas Product - By pass
1983 (réédité) - 14 titres - 47'42
Label : Disques du soleil et de l'acier / Chronowax


Style : Electro dark wave

Il est assez rageant de voir que Kas Product soit à ce point tombé dans l'oubli, devenant culte pour certains. Le duo composé de Spatsz (Electronics) et de Mona Soyoc (chant-guitare) fondent donc Kas Product à Nancy en 1980. L'époque est encore sous le choc de Throbbing Gristle et de Suicide. Les deux entités auront prouvé que le rock pouvait se marier avec le bruitisme et avec les machines. La leçon est ainsi retenue par nos deux Nancéens qui s'inscrivent aussi dans la même filiation new wave / goth que Sister of Mercy et Siouxsie and the Banshees. Mais plus encore, avec le recul, Kas Product est à rapprocher des Creatures, le groupe bis de Siouxsie Sioux et de Budgie. Même composition à deux, même minimalisme de façade, même radicalité où la tribalité née des machines. Mona Soyac possède surtout la même palette de prêtresse païenne que l'Anglaise, un charisme exemplaire lui permettant même de faire ressurgir le cabaret allemand à la Kurt Weill derrière les textures synthétiques et les boites à rythme (Minded and Tangled). Mona Soyoc est une chanteuse incroyable rappelée aux affaires par le fan Zend Avesta 20 ans plus tard. De 1980 à 1984 (date du troisième album, Ego Eye), Kas Product a marqué son époque : compagnon de route de Marquis de Sade, un deuxième album enregistré à New York dans un studio qui a vu passer Sonic Youth et Laurie Anderson. Kas Product aura même fait un Olympia avec le chaman Alan Vega. Une époque bénie où un tel groupe était signé par RCA pour une distribution en Allemagne, en Angleterre et au Japon. Passons…
Pour ses vingt ans d'activisme au sein des Disques du soleil et de l'Acier, Gérard N'Guyen ,producteur de Kas Product et grand acteur de cette histoire, réédite en digipack les deux premiers albums du duo. Il ne fait pas les choses à moitié garnissant de titres bonus chacun des albums. Cela tombe bien pour les fêtes (plus ambiance sacrifice rituel d'animaux que Noël mais bon…) car si les arrangements sont témoins d'une époque, les chansons n'ont absolument pas perdu de leur force.
Denis Z.


Haut
Cathy Berberian - Beatles aria
1967 (réédité en 2004) — 16 titres — 36'53
Style : Barock'n roll
Label : Telescopic / Discograph
A quoi reconnaît-on le génie des Beatles ? Au fait que l'on peut mettre leur musique à toutes les sauces. Cathy Berberian, épouse de Luciano Berio, compositeur contemporain phare des années 60, et elle-même prima donna, l'aura compris dès 1967.Mue par la volonté de faire découvrir la beauté et la grandeur des Beatles à un public par avance réfractaire (allergique à la pop et à la coupe au bol), Cathy Berberian eut l'idée d'adapter quelques-uns des standards de Liverpuldiens à la mode baroque et Elisabethaine. La dame était excentrique (les photos sur le complet livret l'attestent) mais talentueuse : cette réédition de tous les enregistrements studio connus de cette expérience musicale_ bonifiée d'un court récital et d'une interview radiodiffusée de la dame, aura le triple avantage de faire sourire, de permettre de redécouvrir des chansons connues de tous et de plaire tout simplement. Les versions de Help, Yesterday, Ticket to ride ou Yellow submarine ont forcément un côté kistch d,û au saugrenu de la démarche (les rires du public sur le récital sont légions) mais cela n'en est que plus touchant. Cathy Berberian s'en est allée en 1984 mais elle aura réussi son pari : faire aimer les Beatles à la frange la plus fermée du public classique.
Denis Z.


Haut
For against - Echelons
1986 / 2004 – 9 titres – 39'40

Style : Indie New wave
Label : Words on music / Import
Lors de sa chronique de Coalesced, le dernier album en date de For against, Mike émettait le souhait que tous les albums de ce groupe méconnu soient réédités. Le vœu commence à s'exaucer avec la ressortie du premier album du trio américain, un Echelons datant de 1986. Cette exhumation, si elle ne semble pouvoir intéressé au premier abord que les Historiens du rock, gagne rapidement en pertinence. A une époque où tout n'est que revival ou presque, il est à fortiori bon de réentendre une telle œuvre. En 1986, plus anglais qu'américain dans leurs références, For against pouvait être comparé à la new wave arty de Modern English ou Dif Juz, elle même marquée par Cure et la paire Joy Division/ New Order. On ne parlera pas d'Interpol pour ne pas provoquer une faille temporelle mais plutôt des Chameleons, modèle des premiers. Dans le genre, For against peut tenir la dragée haute à tous ses groupes et on se demande pourquoi à l'époque la vieille Europe n'avait ouvert le tapis rouge pour les Américains. Production brumeuse mais guitare claire, voix délicieusement naïve, rythmique tour à tour enlevée ou pur produit de la coldwave, bel esprit pop, Echelons est toujours un excellent album. Le bon sens commun connu en reprographie se vérifie "toujours préférer l'original à la copie".
Le site du label
Denis Z.


Haut

En attendant de vous proposer notre propre discothieque idéale, voici une discotheque tres anglosaxonne proposée par le magazine Rolling Stones....

1. Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, The Beatles
2. Pet Sounds, The Beach Boys
3. Revolver, The Beatles
4. Highway 61 Revisited, Bob Dylan
5. Rubber Soul, The Beatles
6. What's Going On, Marvin Gaye
7. Exile on Main Street, The Rolling Stones
8. London Calling, The Clash
9. Blonde on Blonde, Bob Dylan
10. The Beatles ("The White Album"), The Beatles
11. The Sun Sessions, Elvis Presley
12. Kind of Blue, Miles Davis
13. Velvet Underground and Nico, The Velvet Underground
14. Abbey Road, The Beatles
15. Are You Experienced?, The Jimi Hendrix Experience
16. Blood on the Tracks, Bob Dylan
17. Nevermind, Nirvana
18. Born to Run, Bruce Springsteen
19. Astral Weeks, Van Morrison
20. Thriller, Michael Jackson
21. The Great Twenty-Eight, Chuck Berry
22. Plastic Ono Band, John Lennon
23. Innervisions, Stevie Wonder
24. Live at the Apollo (1963), James Brown
25. Rumours, Fleetwood Mac
26. The Joshua Tree, U2
27. King of the Delta Blues Singers, Vol. 1, Robert Johnson
28. Who's Next, The Who
29. Led Zeppelin, Led Zeppelin
30. Blue, Joni Mitchell
31. Bringing It All Back Home, Bob Dylan
32. Let It Bleed, The Rolling Stones
33. Ramones, Ramones
34. Music From Big Pink, The Band
35. The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders From Mars, David Bowie
36. Tapestry, Carole King
37. Hotel California, The Eagles
38. The Anthology, 1947 - 1972, Muddy Waters
39. Please Please Me, The Beatles
40. Forever Changes, Love
41. Never Mind the Bollocks, Here's the Sex Pistols, The Sex Pistols
42. The Doors, The Doors
43. The Dark Side of the Moon, Pink Floyd
44. Horses, Patti Smith
45. The Band, The Band
46. Legend, Bob Marley and the Wailers
47. A Love Supreme, John Coltrane
48. It Takes a Nation of Millions to Hold Us Back, Public Enemy
49. At Fillmore East, The Allman Brothers Band
50. Here's Little Richard, Little Richard

De 51 à 500...

Mike S.


 
 Playlists
    CANAL B
    RCF ALPHA
    NEXT
 Archives
 Les Photos
 Liens
 Recherche
 Contacts

Ajoutez ce site

Newsletter