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Frederic Beigbeder - Windows on the world
Bonjour Paresse
Jack L’Eventreur : affaire classée
La conjuration des imbéciles

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WINDOWS ON THE WORLD
de Frédéric Beigbeder
( Ecrivain, journaliste, chroniqueur, publicitaire et critique littéraire, auteur de 99 francs, Nouvelles sous ecstasy)
Prix Interralié 2003
Ed. Grasset
2003

Quatrième de couverture : « Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est que tous ses personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres ? »
Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer.
Frédéric Beigbeder.

Vraisemblablement marqué (qui ne l'est pas ?) par les événements du 11 septembre, Frédéric Beigbeder nous propose dans ce Windows on the world un double récit : l'un complètement fictif - si ce n'est la finalité – où il met en scène des clients coincés au milieu du chaos américain ; l'autre plutôt autobiographique du haut du Ciel de Paris , le restaurant de la Tour Montparnasse d'où il écrit les premières lignes de cet opus.
En alternant ces deux discours, il prend le parti d'osciller entre le rire et les larmes, l'émotion et le cynisme, le faux et le vrai. Certes, l'auteur de « 99 Francs » et de « Nouvelles sous ecstasy » nous avait déjà habitué à ce ton impudent, devenu sa marque de fabrique. Mais c'est bien là la première fois que le personnage haut en couleurs Beigbeder s'ouvre autant et fait part de son ressenti face à cette tragédie.
Quant à l'histoire de ce père et ses deux enfants bloqués dans les locaux du Windows on the world , l'auteur la retrace tellement naturellement, aidé de son compte à rebours 8h30 / 10h29, qu'on en vient presque à oublier qu'il s'agit d'une fiction.
Le dandy parisien signe une fois de plus un roman excellent et prouve qu'il n'est pas qu'un noceur médiatique.

Celine D.


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BONJOUR PARESSE de Corinne Maier
De l'art et la nécessité d'en faire le moins possible en entreprise
Ed. Michalon
2004
Genre : Essai-Pamphlet
Quatrième de couverture
Le travail, c'est pas la fête. Contre le raffarinesque « La France doit se remettre au travail », Corinne Maier pousse son cri du 1er mai : Vive la paresse, un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique

Amis cadres, compatriotes employés, vous vous sentez spoliés par votre Entreprise, abusés par votre Manager, oubliés par le puissant DRH ? Ce livre est fait pour vous. Non, il ne s'agit pas des 10 commandements de Lutte Ouvrière , mais de Bonjour Paresse , un ephlet (essai-pamphlet) qui fait couler beaucoup d'encre depuis que les patrons de l'auteur ont tenté de lui barrer la route.
Corinne Maier dresse ici un bilan réaliste de l'Entreprise empreinte d'un pathétisme décourageant et malsain, que l'on constate tous un tant soi peu chez notre vénéré Employeur. Des mots anglicisés pour faire-bien-même-si-on-ne-les-comprend-pas aux discours serinés sur la culture d'entreprise, l'évolution personnelle, la cohésion inter-services (barrez la mention inutile… ou pas !), l'auteur dénonce à coup de mots percutants un quotidien qui est à s'y méprendre le nôtre.

Economiste et psychanalyste, Corinne Maier se fait alors avocat des diables (nous, pauvres salariés loin des Grandes Sphères et des Petits Papiers) en prodiguant dans ce brûlot quelques conseils privilégiant l'individualité et le jemenfoutisme face à la Direction. Quitte à faire sa petite révolution, autant la faire dans le sacro-saint lieu qui fait de nous de pauvres bougres taylorisés.

Celine D.


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Jack L’Eventreur : affaire classée
de Patricia Cornwell

Edition : Le livre de poche
Genre : Policier, espionage
Le pitch : Portrait d’un des criminels les plus mythiques de tous les temps, le maléfique Jack l’Eventreur.
Patricia Cornwell délaisse ici son héroïne Kay Scarpetta et ses romans policiers pour se consacrer à l’un des plus grands mystères jamais résolus : les assassinats de prostituées, tous plus sanglants les uns que les autres dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle.
Une fois encore, l’écrivain fait preuve de son incroyable talent de documentaliste. Ce n’est pas simplement le portrait d’un quartier ravagé par la pauvreté, de crimes abominables, ou de policiers dépassés par les événements. Il s’agit là d’un véritable voyage dans le temps et surtout une démonstration logique - à coup de regroupements d’informations, de déclarations et de lettres - de la réelle identité de Jack L’Eventreur, Walter Sickert, un pseudo aristo-artiste égocentrique et intolérant.
Un docu-réalité qui ravira les passionnés de thrillers. Seul bémol : l’élitisme des termes scientifiques et les détails sanglants peuvent en dérouter plus d’un.
Celine D.


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La conjuration des imbéciles
de John Kennedy Toole
Edition : poche - domaine étranger (10/18)
Genre : Roman épique
Le pitch : une secrétaire sénile, une mère alcoolique, un policier benêt, un malfrat black, un patron déprimé… telle est la faune qui gravite autour d’Ignatius Reilly, un obèse anarchiste, emmerdeur et vantard. Rien que ça.
Bijou d’humour cynique, ce portrait au vitriol d’une dizaine de personnages de la Nouvelle-Orléans a pourtant failli ne jamais voir le jour. Ecrit dans les années 60 (qui verront l’auteur se suicider), La conjuration des imbéciles ne fut qu’éditée en 1980 pour se voir couronné, un an plus tard, du prestigieux prix Pulitzer.
Comment ne pas aimer et haïr à la fois Ignatius Reilly ? Parfois pitoyable, souvent détestable, il ne laisse pas indifférent… comme si à chacune de ses interventions dans le récit, de la rédaction de ses Chroniques à sa recherche d’emploi, il interprétait tour à tour ce qu’on a pu ressentir à un moment ou à un autre de notre existence. La causticité des situations, le caractère des personnages – tous plus excentriques les uns que les autres – la prose de Toole font de ce roman un incontournable de la littérature.
La phrase : « Décidé à ne fréquenter que mes égaux, je ne fréquente bien évidemment personne puisque je suis sans égal ».
Celine D.


 
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