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Lectures

Jérôme Soligny - Writing on the Edge (25 ans d'écrits ROCK)
Weepers Circus – Le Grand Bazar du…
DESTINS TRAGIQUES DU ROCK – LA MALEDICTION DU CLUB DES 27 par Caroline Pastorelli
CHEDID, Une saga familiale
Grandeur et décadence du Rock par Brünhilde Jouannic
LED ZEPPELIN – Même les dragons ont une fin
MeLL - Lucky Looser
Michael Jackson – King par Richard Lecocq
Little Bob – La Story
Frederic Beigbeder - Windows on the world
Bonjour Paresse
Jack L’Eventreur : affaire classée
La conjuration des imbéciles

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Jérôme Soligny
Writing on the Edge (25 ans d'écrits ROCK)

1728 pages - 20 photos - 36.50 euros
Style : Chroniques parues dans Rock&Folk

Edition : La Table Ronde
Sortie : 14 novembre 2014



Note : 8/10

Quoi qu'écrivain, musicien ou encore compositeur (Souvenez vous de Duel au Soleil d'Etienne Daho par exemple), Jérôme Soligny est aussi, et avant tout, journaliste. Travaillant depuis 20 ans à Rock & Folk, il s'est attelé à réunir dans cet ouvrage, à travers 1728 pages, découpées en 51 chapitres, ses années passées, de rencontres en découvertes.

Chacun de ces chapitres est consacré à une figure amblématique du Rock et de la Pop. Cela va de Deep Purple à Blur, des Beatles à Suede, de Metallica à R.E.M. ou encore de Prince à U2 ! C'est l'occasion de revenir sur des chroniques, des interviews, des anecdotes, des déclarations exclusives d'artistes, qui sont parfois devenu pour Jérôme Soligny de tres bonnes connaissances, ou même des amis.

Le Personnal Jesus de Chris Martin (Coldplay) nous tient en haleine durant plus de 1700 pages. On regrettera sans doute l'absence de photos ou de jaquettes des albums mentionnés (la bio annoncent 20 photos, que je dois sans doute encore chercher à l'heure où vous me lisez...), cela aurait sans doute permis au lecteur de respirer en milieu de chapitres.

Qu'importe, Soligny en fait une bible, à la maniere du Dico du Rock de Michka ASSAYAS ou du pavé "Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie". En beaucoup plus fouillé, mis en perspective avec l'époque, avec les autres protagonistes du Rock...
Et dans un ultime effort, en bon écolier, Jérôme Soligny ouvre son exposé sur un avenir, dont les fondations ont déjà été posées. C'est au tour de TV on the Radio, The Kills, Portugal, Justice ou encore The Strokes d'être cités à travers de s retranscriptions de chroniques.

Writing on the Edge est un énorme pavé qui vous tiendra compagnie durant vos longues soirées d'hiver, comblant par la même occasion quelques unes de vos lacunes en matiere de Rock... Une belle écriture, une bonne connaissance du sujet. Un bon bouquin, donc !

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Mike S.


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Weepers Circus – Le Grand Bazar du…
2013 – Livre + CD 15 titres – 45’00
Style : Chanson pour enfant
Label : Baz Prod/ Gallimard Jeunesse

Sortie : 19 avril 2013



Note : 8/10

Sorti en avril 2013, Le Grand Bazar fait, depuis un an, et encore au moins pour une autre année, l’objet d’une immense tournée de Weepers Circus. Il s’agit d’un livre disque, dans lequel le groupe mélange des classiques de la chanson pour enfant (Il était un petit navire, Pirouette cacahuète…) et des chansons originales. Le livre est agrémenté de belles illustrations de Clotilde Perrin, après que les Weepers Circus ait utilisé le talent de Tomi Ungerer sur leur précédent album pour enfant (Weepers Circus à la récré).
Alors, allez savoir pourquoi, mais depuis quelques années, la chanson française et en particulier la Chanson Rock s’est emparé de ce registre, pour enfant, et s’est employé à sortir des livres-disques et à écrire des spectacles, tous plus magnifique ou plus drôles les uns que les autres, pour le plus grand plaisir « des enfants de 4 à 84 ans »… Peut-être cela fait il partie d’une stratégie marketing, comme dans les années 60’s, avec les cigarettes en chocolat… Quoi qu’il en soit, Pigalle, Manu Chao, Les Ogres de Barback, Vincent Delerm, Aldebert, Pascal Parisot se sont tous lancés à l’assaut de ce « marché ».
Leur point commun, étant très certainement leurs talents de composition et d’orchestration, souvent dignes d’un illustre ancêtre, Pierre et le Loup (Prokofiev en 1936). A l’époque déjà, le but de la démarche était de familiariser le jeune public à la musique (classque en l’occurrence). Et comme souvent maintenant, le groupe ne se suffit pas à lui-même et s’entoure de quelques amis, musiciens, ayant gardé leurs âmes d’enfant. Cet album n’échappent pas à cette règle. On y découvre la voix enfantine de Babet sur Le petit garçon qui ne veut pas dormir, celle amusant de François Morel sur Le voleur de mélodie, celle de crooner de Dick Rivers sur Super-hérosw ou encore des Ogres de Barback ou Aldebert.
Si vous n’avez pas encore craqué, allez vous faire une idée lors du passage des Strasbourgeois dans votre ville ! Il y a des chances que vous y trouviez le prochain cadeau d’anniversaire idéal de votre petit bout d’choux. Un Grand Bazar mais surtout un magnifique objet et un disque idéal pour toute la famille, à écouter en voiture, par exemple, pendant les prochains vacances.
Site official des Weepers Circus / Site official de Clotilde Perrin
Mike S.


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DESTINS TRAGIQUES DU ROCK – LA MALEDICTION DU CLUB DES 27 Par Caroline Pastorelli
185 pages
Style : Enquête
Editeur : Editions Grimal
Photographies : Editions Grimal Sortie : 3 mars 2012


Note : 7/10

Apres les révélations croustillantes de Brünhilde Jouannic, en fin d’année 2011, dans son ouvrage GRANDEUR ET DECADENCE DU ROCK, on passe cette fois à la rubrique nécrologique, avec DESTINS TRAGIQUES DU ROCK – LA MALEDICTION DU CLUB DES 27, un livre écrit par Caroline Pastorelli. L’auteur s’attarde, en effet, dans ce livre de 190 pages, sur ce chiffre tristement mythique des 27 printemps, constitutifs d’un point commun de bon nombre d’artistes, ayant choisi – ou pas – de passer l’arme à gauche !

Tout au long de cet ouvrage, Caroline Pastorelli s’applique, chapitre apres chapitre, à enquête sur les chroniques de morts, plus ou moins annoncées. Elle revient sur les dernières heures des artistes, et parfois plus loin encore, pour essayer d’établir l’élément déclencheur. Pour plusieurs d’entre eux, comme Kurt Cobain, Janis Joplin ou encore la petite dernière invitée du club, Amy Winehouse, il est évident qu’un profond mal-être les a accompagné tout au long de leur courte, mais toujours terriblement riche carriere. Incapable de gêrer leur soudaine notoriété, ou en difficulté à trouver l’inspiration ailleurs que dans l’alcool et les paradis artificiels, chacun s’est finalement illustré dans les colonnes people et faits divers, en affichant leur lente mais certaines descente en enfer. Ironie du sort, ce sont sans doute ces mêmes frasques et cette même irrésistible déchéance qui ont participé au mythe de chacun, né bien souvent apres leur décès.
Malgré un sujet un peu pesant, Caroline Pastorelli parvient à nous captiver par son analyse et sa recherche de sens. Le dernier chapitre consacré au dernier drame, celui d’Amy Winehouse attirera bien entendu plus l’attention, puisqu’il apportera un regard différent de celui qu’on avait trop l’habitude d’avoir sur cette artiste plus connue des tabloïds que des scènes de concert ou des studios d’enregistrement. Notons aussi l’ajout d’Ottis Redding à la liste, quoi que décédé à 26 ans, et non 27… Mais son talent et son départ bien trop tot lui apporte une déragation méritée, et confirme une fois encore que le malheur des uns fait le bonheur des autres, son tube, (Sittin' On) The Dock of the Bay, ayant été enregistré quelques jours avant sa mort, a été propulsé à la première place des charts quelques semaines plus tard… et je ne vous parle pas de la quinzaine d’albums posthumes sortis depuis 1967…

D’ailleurs, Caroline Pastorelli vous parlera bien mieux que moi de tous ces petits détails étonnants qui entourent cette douzaine de figures emblématiques de la musique et de quelques autres encore… Rendez vous maintenant sur vos plateformes préférées ou chez votre libraire pour y demander le dit-ouvrage. …

Mike S.


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CHEDID : UNE SAGA FAMILIALE
Par Anne-Claire Duchossoy
185 pages
Style : Biographie
Editeur : Le goûteur chauve
Photographies : Editions Grimal Sortie : Décembre 2011


Note : 7/10

Dans la famille CHEDID, je voudrais… Le père, Louis, non, plutôt la Grand-Mère, Andrée. Et puis, non, tiens, le fils Matthieu -M- pour les intimes, ou moins médiatisé, mais tout aussi talentueux, Anna, Emilie (les clips de M), Joseph (le groupe Chat)… En fait, beaucoup le savent, certains l’ignorent encore, la famille Chédid est une famille d’artistes.

La fibre artistique serait elle dans les gênes ou y a-t-il une forme d’éducation favorable au développement d’une forme d’intérêt pour l’art en général ? Ce nouveau livre d’Anne-Claire Duchossoy ne répondra pas à la question ! Cette question a souvent semé le doute avec des familles Souchon, Depardieu, Halliday, Dutronc, Sardou… faisant plus ressembler le Gotha français à une sorte d’Ar(t)istocratie, sans lien aucun avec le talent, qui monopolise le PAF depuis 40 ans…

Mais ce que Anne-Claire Duchossoy parvient à faire ici, c’est de présenter en toute simplicité la richesse de 3 vies, chapitre par chapitre, celles d’Andrée, Louis et Mathieu, et de trouver dans un quatrième chapitre, le lien fédérateur de la famille dans sa globalité et des amitiés multiples.
On part de 1920, quelque part en Egypte, où Andrée, voit le jour, au sein d’une famille d’origine libanaise. On découvre alors son parcours, celui d’une femme, et celui d’une écrivaine, de la recherche de soi, de ses racines, de la reconstruction de noyau familial jusqu’à l’écriture de la chanson Je dis « Aime », qui fait ce lien générationnel en lançant la carrière de -M-.
On poursuit avec Louis, de son premier tube, T’as Beau pas etre Beau en 1978, une analyse fouillée de sa discographie, avant d’arriver au Soldat Rose, nouveau lien intergénérationnel avec le fils prodigue.
On termine le caractère biographique de l’ouvrage avec Matthieu, le dernier de la lignée, musicien multi instrumentiste, troubadour moderne, qui a, tres jeune été confronté à l’univers musical de sa famille et des amis de la famille (Souchon, Voulzy, McNeil), lui faisant découvrir la guitare à douze ans. Là encore, grosse recherche sur le travail studio (studieux ?) de Matthieu et ses collaborations familiales et extra-familiales. On découvre le travail d’Emilie, déjà sa clipeuse, sur le projet Labo-M. celui d’Anna, son autre sœur, choriste, sa mère Marianne, sa muse, son modèle. Seul, Joseph est un peu oublié de cette liste à la Prévert, décrit en une phrase comme débutant sa carrière. Ses tournées, comme musicien de Chat, ont pourtant déjà beaucoup fait parler de lui…

Voilà donc, pour les fans, mais pas que, un ouvrage référence sur une famille d’artiste hors du commun, mais décrit comme la famille de Monsieur Tout le monde… C’est aussi ça l’originalité du livre d’Anne-Claire Duchossoy.

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Mike S.


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GRANDEUR ET DECADENCE DU ROCK Par Brünhilde Jouannic
189 pages
Style : Abécédaire Trash du Rock
Editeur : Grimal
Sortie : 28 octobre 2011


Note : 7/10

Sexe, drogue et Rock n Roll, voici donc les 3 thèmes abordés dans ce nouvel ouvrage de Brünhilde Jouannic. Historienne, Brünhilde Jouannic aborde l’histoire du Rock avec un grand et un petit H, et nous dévoile ainsi les petites histoires en marge de la grande. Nous découvrons ainsi au fil des pages, combien nos idoles n’ont pas toujours été à la hauteur du culte qu’on a pu leur voué. Si vous avez peur d’être déçus, passez vite votre chemin. Par contre, si les péripéties de Dominique et Nafissatou vous ont fait vibrer tout l’été, si les frasques de Frank et Zahia vous ont tenu en haleine, les mille et unes histoires contés par Brünhilde Jouannic vont vous garder éveiller pendant des nuits !

Dès les pionniers du Rock, Elvis Presley, Jerry Lee Lewis, Chuck Berry, tous, sans exception, ont brulés la vie par les deux bouts, et leurs comportements ne seraient sans doute pas plus tolérés aujourd’hui qu’à l’époque. A l’époque, l’esprit puritain guidait les consciences de Monsieur Tout le monde. Aujourd’hui, la Morale et les lois rythment nos comportements et nos consciences, et la vie des personnalités demeurent en décalage avec l’ensemble de ces règles.
Orgies, drogues à gogo, violence, tout est dévoilé, sans ménagement dans les pages de cet ouvrage, qui se découpe en 10 chapitres, depuis la Naissance du Rock jusqu’à aujourd’hui, passant en revue les années baba cool, punk, grunge… Ainsi, à chaque époque son mode de vie, ses abus, sa recherche de dépassement. Comme le disait Gainsbourg : « Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà… ». C’est un refrain qui a du trotter dans les têtes de Jim Morrisson, Janis Joplin, Jimmy Hendrix ou plus prêt de nous, Amy Winehouse, tous membres du club des 27… mais aussi Syd Vicious, Ian Curtis, Michael Hutchence, Jeffrey Lee Pierce, Elliott Smith… Il faut reconnaitre à ces artistes un talent d’originalité quant à leur mode de destruction, de la corde au LSD, du couteau au fusil de chasse, de l’alcool aux maladies sexuellement transmissibles… J’allais oublier les accidents de voiture et d’avions, non volontaires bien sûr, mais trop courants pour être dû au hasard, non ? Pas étonnant que Brünhilde Jouannic parvienne à nous tenir en haleine tout au long de cet ouvrage tant les anecdotes sont croustillantes et les chutes palpitantes. Je ne vais pas vous dévoiler la fin, mais malgré tout, j’avoue y être resté (sur ma faim…) tant la fin du livre est expédié, décrivant les 15 dernieres années comme plus sages, et oubliant ainsi les disparitions de Jeff Buckley, Elliott Smith, Amy Winehouse ou les frasques de Pete Doherty et consorts… Les années 2000 ne sont pas si pop, pop, pop qu’on veut bien nous le faire croire… Et il n’y a pas qu’Oasis qui a défraillé la chronique du NME ces 10 dernieres années !

En conclusion, je donnerai un 10/10 sur la recherche documentaire des débuts du Rock n’Roll, mais la conclusion laisse à désirer… ;-) Malgré tout, il y a vraiment de quoi compléter les blancs de votre éduction sulfureuse dans cet ouvrage de référence…

Mike S.


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LED ZEPPELIN – Même les dragons ont une fin. Par Jean-Michel Oullion
273 pages
Style : Biographie
Editeur : Les Carnets de l’info
Sortie : Octobre 2011


Note : 9/10

Jean-Michel Oullion était déjà l’auteur, entre autre, d’une biographie de Pink Floyd. Il s’attèle, cette fois, à conter l’histoire d’un animal fabuleux et indomptable, né à la fin des années 60, à la grande époque du Rock et de la naissance du Hard Rock, qui donnera lui-même naissance à une multitude d’autres courants.
A la même époque, où allaient émerger Deep Purple, Queen, Black Sabbath… Il était une fois… LED ZEPPELIN.

A l’origine, il y avait Robert Plant, Jimmy Page, John Bonham et John Paul Jones<. L’histoire a surtout retenu les noms des deux premiers et une poignée d’albums, le plus souvent éponyme du groupe, et distingués par des numéros.
De Whole Lotta Love à No Quarter, de Kashmir à Stairway to heaven, on se rappelle des mélodies incroyables, des arrangements fabuleux, des changements de rythme typiques, des riffs incontournables…
… A travers ces 300 pages, Jean-Michel Oullion va se charger de combler les vides, remplir les cases, supprimer les moindres ombres que pouvait encore laisser planer le groupe au Dirigeable… Ainsi, on découvre (ou redécouvre) le travail de formation du groupe, bâti de toute pièce par Robert Plant sur les cendres encore chaudes des Yardbirds. On y apprend la genèse de chaque album, les réflexions faites autour des titres des albums, avant et après leurs sorties, leur contexte respectif. L’auteur nous replonge ainsi totalement dans l’époque, synonyme d’amour et de paix, de sexe et de drogue, nous redonnant ainsi la température du moment, celle des fans abasourdis, celle de la presse circonspecte. Notre regard, 40 ans après, passe de l’étonnement au respect, page après page. On a vraiment l’impression de lire un livre d’Histoire, comme si on nous parlait de la genèse du débarquement en Normandie. La naissance et la vie de Led Zeppelin a vraiment quelque chose d’historique, pour ne pas dire mystique.

L’ouvrage se divise en deux parties distinctes. Si la première se charge donc de revenir sur le contexte qui les a réunis et de conter un groupe en marche vers la gloire, façon Story de Georges Lang, avec ses petites anecdotes et ses grands tourments ; la seconde partie, sur plus de 100 pages, va analyser méthodiquement et exhaustivement la discographie du groupe. Là encore, on va apprendre quantité de chose sur les albums du 1er groupe de Hard Rock, unanimement reconnu. Mieux, on découvre une discographie abondante réalisée postérieurement à la fin du groupe, et bien au-delà des années 70. Et si les expériences de Page et Plant avaient fait grand bruit (parfois pour rien), ce sont les productions des deux autres membres qui attirent l’attention dans ce livre, tant l’auteur s’ingénue à les critiquer honnêtement, sans substantifs exagérés, sans calomnie abusive.
Le biographe va même au-delà en consacrant un petit chapitre, à ce qu’il appelle la Constellation Led Zeppelin, c’est à dire, aux groupes ayant collaborés ou ayant été directement influencés par le groupe. Le rappeur Puff Daddy y côtoie Dread Zeppelin, Jeff Beck et autres Black Crowes.
Jean-Michel Oullion termine son ouvrage par deux paragraphes sur des hommes ayant eu une importance nette sur le groupe, leur producteur Peter Grant et Aleister Crowley, sombre auteur anglais du début du XXe siecle, dont Robert Plant voua un véritable culte, Richard Cole, tour manager du groupe, connu pour ses mêmes activités avec Black Sabbath, Eric Clapton
Si vous voulez que Led Zeppelin n’ait plus aucun secret pour vous… Ce livre a été écrit pour vous, sans conteste. Et sans abuser moi non plus avec les substantifs, je dirai simplement que ce livre est un incontournable du genre !

Blog de Jean-Michel Oullion

Mike S.


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Lucky Looser Par MeLL
68 pages
Style : Roadmovie poétique
Editeur : Le goûteur chauve
Photographies : Emma Picks
Sortie : Mai 2011


Note : 8/10

Certains d’entre vous connaissent la chanteuse, plus rares sont ceux qui connaissance l’auteur. Pourtant MeLL sort ici son troisième ouvrage, quelques semaines à peine, après la sortie de son quatrième album baptisé Western Spaghetti.
Si son dernier album est riche et coloré, avec sa pop à l’esprit punk, ses mots, épurés de la musique, posé sobrement sur papier blanc, ne révèle une seule couleur, le Noir.

Recueil de textes et de poèmes, tantôt en prose, tantôt en vers, son auteur ne s’occupe guère de la forme, du nombre de pied, des rîmes riches ou pauvres. Les textes se suivent, liés ou détachés les uns des autres, dans une sorte d’écriture thérapeutique, spontanée. « La canicule est bien loin, les caniveaux sont biens pleins, la ville est bien vide… »
Au fur et à mesure de cette lecture, on dessine les contours d’un personnage, un homme, seul, souffrant de cette solitude, un zonard perdu dans le tourbillon de la vie, embarqué dans une fuite en avant, avec pour seule destination, le néant, la mort certaine, inéluctable. Mais qui continue d’espérer la main tendue, le repêchage de derniere minute.
Court, trop court, on relit des pages, des passages, on recherche un indice qu’on aurait manqué, caché entre les lignes, entre deux jeux de mots, plus ou moins drôles, parfois grinçants, entre deux souvenirs d’enfance, aussi déprimants les uns que les autres… Ce Lucky Looser n’a vraiment rien de joyeux. Ah oui, un lieu, Ostende, des voix, flamande, des couleurs, moins noires, grises alors, un petit espoir, des pieds calés dans des startings block, mais pas de coup de feu, pas de départ vraiment. Des jeux de maux de Bashung et de Cantat, et toujours des questions sans réponse. Le personnage planté par MeLL a tout du boxeur, sonné dès le premier round ! KO debout !
On ne ressort pas comme on est entré dans l’univers de MeLL. Too blues or not too blues…
Ce sombre univers vaut le détour... Sans parler des photos qui participent à l'atmosphère générale.

Myspace de MeLL

Mike S.


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Michael Jackson – King 1979 – 2009 : L’œuvre Par Richard Lecocq
Biographie
328 pages
Style : Biographie Pop & Strass
Editeur : Publibook
Sortie : Mai 2011


Note : 10/10

Qu’on aime ou non Michael Jackson, ce dernier aura marqué de son emprunte l’univers de la Pop, tel le premier pas d’Amstrong sur la Lune en 1969 (tout juste 10 ans avant Off the Wall). Quoi de plus surprenant d’ailleurs quand on parle de l’inventeur du Moonwalk….
Qu’on aime ou non Michael Jackson, ce dernier aura aussi suscité la curiosité de tous, que ce soit avec ses albums aux notoriétés planétaires, ses clips-court métrages innovants et captivants, jusqu’à ses frasques médiatiques.
Ce sont d’ailleurs ces dernières qui ont occulté pendant tant d’années son talent d’auteur/compositeur/interprête reconnu pendant toute la décennie 1980 ! Ses procès retentissants, ses arrangements à l’amiable, son mariage surprenant, son mode de vie détonnant, ses opérations chirurgicales lui faisant ressembler de plus en plus à un monstre de Frankenstein qu’à tout autre être vivant de la planète… Tout cela a fait oublier les mélodies des débuts, les arrangements novateurs et les succès insensés à chaque sortie d’album…

Et tout cela pour vous dire que Michael Jackson, King de Richard Lecocq n’est pas une biographie ordinaire, qui vous révèlera si Michael Jackson dormait vraiment ou non dans un cercueil ou dans un caisson à oxygène, si Michael Jackson est le père biologique de ses enfants ou si sa mort est accidentelle ou crapuleuse… Non, Richard Lecocq revient sobrement et méthodique sur les 30 années de carrière discographique de l’artiste, reprenant les disques un par un, les resituant dans le temps, l’époque… Il en ressort toute une série de statistiques, plus impressionnantes les unes que les autres, autour des ventes d’albums, des entrées et des durées de squattage des Charts aux USA et dans des dizaines de pays dans le monde. L’auteur restitue ici jusqu’aux setlists des tournées mondiales de l’artiste. Il énumère et resitue dans leur contexte les nombreuses distinctions qui lui ont été décernée. Il rappelle l’investissement de Michael Jackson dans des œuvres caritatives comme We are The World, qu’il a transformé en événement planétaire…
Notons aussi que Richard Lecocq ne revient pas sur la première partie de la carrière de Michael Jackson. L’ouvrage débute seulement sur un Avant-propos justifiant l’écriture de cet ouvrage et une introduction rapide expliquant l’entrée de Michael Jackson dans une carrière solo, au moment même, en 1977, ou l’ancien King, Elvis, tire sa révérence… Hasard ou coïncidence, Michael Jackson obtient effectivement son premier rôle, dans Le Magicien d’Oz et entrouvre la porte de sa propre investiture… Le King of Rock était mort, vive le King of Pop, semble-t-on lire en filigrane dans cette introduction…

En résumé, on sent dans cet ouvrage, toute la passion de son auteur, qui a, tout en restant très objectif et tres complet, envie de redorer un peu le blason d’un artiste devenu au fil du temps l’égal de Paris Hilton ou Britney Spears… n’existant que par ses apparitions et ses potins dans les tabloïds…
L’ouvrage est par ailleurs d’une grande sobriété, sans trop de couleurs, sans trop de photos. Il n’est pas sans rappeler le temps où les Inrockuptibles était un magazine… vantant alors la citation de Tati « trop de couleurs distrait le spectateur » dans l’ours de chaque numéro !
Ayant déjà créé un site web sur Michael Jackson en 2002 et collaboré à un ouvrage officiel en 2008 sur les 25 ans du disque Thriller, Richard Lecocq s’offre – et nous offre - cette fois, en 328 pages, une véritable bible sur l’icône Michael Jackson ! Sous-titré 1979 – 2009 : L’œuvre, celle-ci aurait tres bien pu s’intitulé « L’Ultime biographie », tant son travail de fourmis semble complet et définitif !

Site de Richard Lecocq sur Michael Jackson

Mike S.


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Little Bob – La Story
Autobiographie
250 pages
Style : Autobiographie Rock n’Roll
Editeur Denël X-treme
2010


Note : 10/10

Cela ne commence pas par Il etait une fois… et pourtant…
Sortie chez Denoël X-treme, La Story vous contera l'histoire d'un Rocker comme on n'en fait plus, LITTLE BOB. Préfacée par Jean-Bernard Pouy, cette "autobiographie" - en collaboration avec Christian Eudeline - revient sur les 30 années de carrière du rocker le plus connu du Havre. Une véritable star internationale, auteur de dizaines d’albums à qui il ne manquait qu’une chose, un livre retraçant cette carrière épique et intransigeante.
Apres le Live in The Dockland, qui fêtait officiellement les 30 ans de carrière du petit King du French Rock n'Roll, et apres le dernier album, Time to Blast , le meilleur depuis quelques années, cet ouvrage multiplie, et les grandes, et les petites histoires de ce chanteur hors norme en 250 pages.

L’an passé encore, on en discutait avec un ami et collegue, Philippe V, qui avait été, comme moi, subjuggé par les interviews étonnantes de Roberto, intarissable sur son passé, ses concerts, ses tournées, ses enregistrements d’albums, ses compagnons de tournée… lors de ses différents passages en Bretagne, et on arait eu envie de faire ce travail de titan et répertorier cette story, façon Georges Lang… Et puis, voilà, en cette fin d’année 2010, l’objet est là, entre nos mains, dédicacé par Little Bob, himself, et certainement beaucoup mieux que ce qu’on aurait pu faire (si ce n’est pour les photos ;-).
. En tout cas, tout ce que vous aviez envie de savoir sur Little Bob est dans ce livre !

Site officiel

Mike S.


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WINDOWS ON THE WORLD
de Frédéric Beigbeder
( Ecrivain, journaliste, chroniqueur, publicitaire et critique littéraire, auteur de 99 francs, Nouvelles sous ecstasy)
Prix Interralié 2003
Ed. Grasset
2003

Quatrième de couverture : « Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à pas mal de gens, un jour ou l'autre. L'originalité de cette histoire, c'est que tous ses personnages vont mourir en même temps et au même endroit. Est-ce que la mort crée des liens entre les êtres ? »
Le seul moyen de savoir ce qui s'est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la tour nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c'est de l'inventer.
Frédéric Beigbeder.

Vraisemblablement marqué (qui ne l'est pas ?) par les événements du 11 septembre, Frédéric Beigbeder nous propose dans ce Windows on the world un double récit : l'un complètement fictif - si ce n'est la finalité – où il met en scène des clients coincés au milieu du chaos américain ; l'autre plutôt autobiographique du haut du Ciel de Paris , le restaurant de la Tour Montparnasse d'où il écrit les premières lignes de cet opus.
En alternant ces deux discours, il prend le parti d'osciller entre le rire et les larmes, l'émotion et le cynisme, le faux et le vrai. Certes, l'auteur de « 99 Francs » et de « Nouvelles sous ecstasy » nous avait déjà habitué à ce ton impudent, devenu sa marque de fabrique. Mais c'est bien là la première fois que le personnage haut en couleurs Beigbeder s'ouvre autant et fait part de son ressenti face à cette tragédie.
Quant à l'histoire de ce père et ses deux enfants bloqués dans les locaux du Windows on the world , l'auteur la retrace tellement naturellement, aidé de son compte à rebours 8h30 / 10h29, qu'on en vient presque à oublier qu'il s'agit d'une fiction.
Le dandy parisien signe une fois de plus un roman excellent et prouve qu'il n'est pas qu'un noceur médiatique.

Celine D.


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BONJOUR PARESSE de Corinne Maier
De l'art et la nécessité d'en faire le moins possible en entreprise
Ed. Michalon
2004
Genre : Essai-Pamphlet
Quatrième de couverture
Le travail, c'est pas la fête. Contre le raffarinesque « La France doit se remettre au travail », Corinne Maier pousse son cri du 1er mai : Vive la paresse, un ephlet (essai-pamphlet) spécial sinistrose, à usage thérapeutique

Amis cadres, compatriotes employés, vous vous sentez spoliés par votre Entreprise, abusés par votre Manager, oubliés par le puissant DRH ? Ce livre est fait pour vous. Non, il ne s'agit pas des 10 commandements de Lutte Ouvrière , mais de Bonjour Paresse , un ephlet (essai-pamphlet) qui fait couler beaucoup d'encre depuis que les patrons de l'auteur ont tenté de lui barrer la route.
Corinne Maier dresse ici un bilan réaliste de l'Entreprise empreinte d'un pathétisme décourageant et malsain, que l'on constate tous un tant soi peu chez notre vénéré Employeur. Des mots anglicisés pour faire-bien-même-si-on-ne-les-comprend-pas aux discours serinés sur la culture d'entreprise, l'évolution personnelle, la cohésion inter-services (barrez la mention inutile… ou pas !), l'auteur dénonce à coup de mots percutants un quotidien qui est à s'y méprendre le nôtre.

Economiste et psychanalyste, Corinne Maier se fait alors avocat des diables (nous, pauvres salariés loin des Grandes Sphères et des Petits Papiers) en prodiguant dans ce brûlot quelques conseils privilégiant l'individualité et le jemenfoutisme face à la Direction. Quitte à faire sa petite révolution, autant la faire dans le sacro-saint lieu qui fait de nous de pauvres bougres taylorisés.

Celine D.


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Jack L’Eventreur : affaire classée
de Patricia Cornwell

Edition : Le livre de poche
Genre : Policier, espionage
Le pitch : Portrait d’un des criminels les plus mythiques de tous les temps, le maléfique Jack l’Eventreur.
Patricia Cornwell délaisse ici son héroïne Kay Scarpetta et ses romans policiers pour se consacrer à l’un des plus grands mystères jamais résolus : les assassinats de prostituées, tous plus sanglants les uns que les autres dans l’Angleterre de la fin du XIXème siècle.
Une fois encore, l’écrivain fait preuve de son incroyable talent de documentaliste. Ce n’est pas simplement le portrait d’un quartier ravagé par la pauvreté, de crimes abominables, ou de policiers dépassés par les événements. Il s’agit là d’un véritable voyage dans le temps et surtout une démonstration logique - à coup de regroupements d’informations, de déclarations et de lettres - de la réelle identité de Jack L’Eventreur, Walter Sickert, un pseudo aristo-artiste égocentrique et intolérant.
Un docu-réalité qui ravira les passionnés de thrillers. Seul bémol : l’élitisme des termes scientifiques et les détails sanglants peuvent en dérouter plus d’un.
Celine D.


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La conjuration des imbéciles
de John Kennedy Toole
Edition : poche - domaine étranger (10/18)
Genre : Roman épique
Le pitch : une secrétaire sénile, une mère alcoolique, un policier benêt, un malfrat black, un patron déprimé… telle est la faune qui gravite autour d’Ignatius Reilly, un obèse anarchiste, emmerdeur et vantard. Rien que ça.
Bijou d’humour cynique, ce portrait au vitriol d’une dizaine de personnages de la Nouvelle-Orléans a pourtant failli ne jamais voir le jour. Ecrit dans les années 60 (qui verront l’auteur se suicider), La conjuration des imbéciles ne fut qu’éditée en 1980 pour se voir couronné, un an plus tard, du prestigieux prix Pulitzer.
Comment ne pas aimer et haïr à la fois Ignatius Reilly ? Parfois pitoyable, souvent détestable, il ne laisse pas indifférent… comme si à chacune de ses interventions dans le récit, de la rédaction de ses Chroniques à sa recherche d’emploi, il interprétait tour à tour ce qu’on a pu ressentir à un moment ou à un autre de notre existence. La causticité des situations, le caractère des personnages – tous plus excentriques les uns que les autres – la prose de Toole font de ce roman un incontournable de la littérature.
La phrase : « Décidé à ne fréquenter que mes égaux, je ne fréquente bien évidemment personne puisque je suis sans égal ».
Celine D.


 
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