| Brain Damage - Short Cuts Live - St Etienne - 27/05/2009 |
| Mademoiselle K - Live |
| Padam - Vieux, moche et jaloux |
| And Also The Trees - When The rains come |
| Hint - 93 - 99 (Best of) |
| Les Hurlements d'Léo - 13 ans de caravaning |
| Les Tit'Nassels - Pêle-mêle |
| Rhesus – The B-sides collection |
| Danielson - Trying Hartz |
| Lofofora – Le Coffret |
| Kebous - Concert |
| 4 women no cry - vol.3 |
| The Gun Club – Larger than live |
| Tous Ces mots terribles - Hommages A François Beranger |
| Kent - L'homme de Mars |
| The Married Monk - Elephant People |
| Monika Bärchen – Songs for Bruno, Knut & Tom |
| Minor Majority - Candy Store |
| Thomas Fersen – Gratte moi la puce (Best of de poche) |
| La France – chansons (BOF) |
| Vincent Delerm - Favourite songs |
| REM - Live |
| Tape That – vol. 1 |
| Skalopard Prod en concert – Live à St Genies |
| Mono – Gone (A collection of EP’s 2000-2007) |
| Dominique A - Sur nos forces motrices |
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Brain Damage - Short Cuts Live - St Etienne - 27/05/2009
2009 – 11 titres – 65’36
Style : Trip Hop / Live
Label : Jarring Effects/Discograph
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Note : 8.5/10 |
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Il est à peu
près de l’avis de tous – ceux qui les ont vus - que Brain
Damage exprime le mieux son art sur scène, de par son Sound System
Basse/Machine et le spectacle qu’il offre aux yeux et aux oreilles
des spectateurs.
Logique donc que le groupe en arrive, après un nouvel album, Short
cuts, sorti en 2008, à graver pour l’éternité un
de ces moments forts issu de leur tournée 2008/2009.
C’est logiquement à St Etienne, fief du groupe, que Raphael
Tallis et Martin Nathan ont branché les magnétos.
On se retrouve alors – sans les images malheureusement – plongé dans
l’univers dub de Brain Damage. Un climat sombre, qui oscille entre
le zen et le spleen. A commencer par le titre introductif Bok, présent
sur leur dernier album en date, additionné de la voix de Lamija.
Le rendu, aseptisé, étrange, n’est pas sans rappeler
le travail d’artistes issus d’autres univers (Neubauten ou The
Cranes).
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Ensuite,
on entre dans le vif du sujet, les machines prennent le dessus,
les rythmes dub et mélancoliques s’élèvent
au dessus de la mêlée, transformant la musique de Brain Damage
en une terrible machine de guerre, d’une efficacité redoutable,
capable de créer des climats aussi variés que le trip hop,
le dub, la transe, le lounge… chaque fin de titre est comme une
sortie de rêve, le plus souvent orchestré par les applaudissements
des spectateurs qu’on devine très nombreux. Under the
ground, milieu
de concert, réveille les esprits et crée une nouvelle dimension,
plus tribale, plus world, et encore plus grisante !
Ce live me rappelle un peu les concerts de Massiv Attack, par cette atmosphère
si particulière et bien sûr ses rythmes exaltants.
Cet album confirme si nécessaire le talent de Brain Damage en live
! Avec
les images, on imagine que le plaisir serait complet. A bon entendeur ;-)
Myspace /
Site du label |
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Mike S.
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Mademoiselle K – Live
2009 – CD 16 titres – 72’20
+ DVD 17 titres + Fragments & Chuchotements
Style : Rock - Live
Label :
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Note : 9/10 |
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Mademoiselle
K est passé de l’état de curiosité à celui
de feu de paille avant d’en arriver à celui de phénomène
du Rock français. Apres deux albums aussi surprenants qu’efficace,
le quatuor délivre en guise de 3e effort un CD + DVD Live enregistré sur
trois jours, à savoir les 16, 17 et 18 mars 2009, à Paris,
dans la salle L’Alhambra.
De ces trois jours, le groupe en a extrait toute la force et la
tension qui s’en sont dégagées alors. Fatigué par
deux longues tournées enchainées, imprévues, seulement
dues au succès inattendu de titres tels que Maman XY, Jamais la
paix, Jalouse, Ca me vexe… le groupe a su tirer de cette
usure physique un moral d’acier et une énergie puisée
dans l’adrénaline.
Il en résulte des titres brutes, décharnés, des interprétations
sur le fil du rasoir, écorchés vifs. Entre Rock et Blues,
entre Doors, Gun Club et Janis Joplin, (à la française), Mademoiselle
K nous livre
le meilleur de lui-même en réunissant dans un son live, partagé avec
un public fidèle et enthousiaste, des histoires sombres, dépressives, à fleur
de peau.
Clairement,
on s’en prend plein la g… Et on vient à se demander
comment on a pu ignorer si longtemps un tel tempérament. Sans doute
parce que Mademoiselle K est apparu au beau milieu de cette tendance
Mods des BB Brunes, des Shades et autres Plasticines…
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Il y a quelques années, Paul
Personne avait initié la voix du Blues
Rock à la française avec plus ou moins de succès. Little
Bob y a aussi gravé quelques belles pages ces 40 dernières années,
sans jamais parvenir à passer sur le devant de la scène. Mademoiselle
K semble donc réussir un véritable tour de force en rendant populaire
un genre mineur.
Avec cette version live, en son comme en image, le quatuor parvient à graver
dans le marbre ces moments si particuliers qui font de chaque concert de Mademoiselle
K un moment unique et mémorable. Il donne l’occasion d’élargir
encore un peu le cercle de fans qui devraient permettre au groupe d’exploser
lors d’un troisième album studio qui ne devrait pas trop tarder
si le groupe souhaite conserver ce niveau d'adrénaline qui les
a
déjà propulsé jusqu’ici
!
Un concert à se mettre sur grand écran avec le meilleur systeme
Dolby que vous avez. Attention à la claque !
Site
officiel / Myspace |
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Mike S.
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Padam - Vieux, Moche et Jaloux
2009 – 19 titres – 60’49
Style : Titi'Oriantal
Label : L’autre distribution
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Note : 8.5/10 |
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A peine
chroniqué – en retard - le précédent album,
que revoici Padam avec une nouvelle galette. Et pour combler les fans,
le premier titre annonce la couleur… Je perds la tête est
un titre proposé en avant premiere d’un prochain album à sortir
début 2010 ! Que demander de plus !
Eh, bien, pourquoi pas, la réédition d’un album passé inaperçu
en 2003, pour cause de défaillance de leur précédent
label ?
C’est précisément ce que propose Padam en proposant
donc sur ce nouveau CD, deux parties : la seconde partie est en
effet la réédition des 10 titres qui composaient A côté de
la plaque, leur deuxième album (par ordre chronologique).
On y retrouvait toutes les ambiances chaudes et épicées de
la musique orientale de Padam. On y retrouvait aussi la voix et
les mots plaintifs, dont le titre éponyme
A côté de la plaque, touchant, à vous donner
des frissons ! J’suis cool, sur l’album, etait à part,
décalé,
plus swing. Car l’esprit de cet album était moins festif que
les autres de Padam. Avec Tu pleures ou Les Exilés par
exemple, on n’était pas non plus à la fête. Leila nous
invitait par contre dans des contrés encore inexplorées par
le groupe, sur des rythmes africains. On pensait alors à Mano
Solo et son titre Je taille la route, qui se voulait plus ouvert
lui aussi à de
nouveaux paysages et de nouvelles perspectives. Je conjuguais mon
article au passé, mais c’est bien au présent que le
groupe conjugue A coté de la plaque, à qui il veut redonner
de la voix…
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C'est pourquoi,
pour accompagner et porter dignement cet album, en première partie,
Padam y insère 9 titres, Je perds la tête (y a de
quoi...) dont j’ai
parlé en introduction, et huit autres titres, anciens, piqués
ici et là dans la disco du groupe, revus et corrigés par
Nader et ses musiciens. Le groupe choisit d’enregistrer des versions épurées.
Je dis épurées, plus qu’acoustique, car le groupe
n’est pas adepte des guitares électriques et des gros amplis
habituellement.
Parmi ces titres, on retrouve ainsi tout naturellement
A côté de
la plaque, dans une version duo, Nader et Adam, voix et accordéon,
en toute simplicité, donnant une force toute particulière
aux mots, une couleur. En un mot, du caractère ! Du caractère,
Les Rainures, qui suivent, n’en manquent pas non plus,
par leurs rythmes orientaux tout à fait ensorcelants.
Vous l’aurez compris, Vieux, Moche et Jaloux est un album à tiroirs,
dont vous pourrez sortir mille et un trésors, au gré de votre humeur.
Un dégradé de couleurs et d’odeurs, en attendant la livraison
déjà promise de Padam en 2010 !
Officiel / Myspace |
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Mike S.
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And Also The Trees – When the rains come
2009 – 14 titres – 67’
Style : Cold wave Dandy acoustique
Label : AATT recordings / Differ-ant
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Note : 7/10
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And Also The trees est un groupe qui aime de temps en temps s’arrêter de composer de nouveaux titres et se pencher sur son histoire. Quatre best of , deux live et même un coffret de singles ont émaillé la carrière du groupe. Avec When The rain comes, le groupe anglais propose une nouvelle façon de revenir sur le passé : And Also The Trees réinterprète en acoustique 14 titres d’un répertoire éminemment électrique. Pour la peine, on a presque affaire à un nouvel album tant ses nouvelles versions ont parfois peu à voir avec les originaux. Virus Meadow donne le ton avec un son de mélodica s’élevant là où jaillissait une guitare électrique. Le groupe ne se contente pas de débrancher mais réfléchit à une nouvelle façon de mettre en scène ces morceaux. C’est vrai que cet apparat acoustique pouvait naturellement convenir à la cold wave rurale d’And Also The Trees et à la présence Dandy de son chanteur Simon-Huw Jones. |
Les titres du groupe apparaissent pour ce qu’ils sont dans leur essence : comme des classiques d’un folk maniéré et touchant qui a pu servir d’influence à Tindersticks. On se demande presque pourquoi ils n’y ont pas pensé avant. When The rain comes permet de retrouver quelques standards intemporels du groupe comme Mermen of the Lea, a Room lives in Lucy. Le groupe a su être exhaustif proposant des morceaux écrits entre 1985 et 2007. On aurait bien aimé réentendre ainsi traité Shantell (le premier single du groupe) ou Slow Pulse Boy, un des morceaux du répertoire mais ce genre d’exercice, on le sait, ne peut que nous laisser en partie insatisfait. Plus embêtant, des titres comme Virus Meadow ou Vincent Craine jouant initialement sur des soubresauts et de violentes sautes d’humeur perdent ici de fait une partie de leur intensité et donc un peu de leur raison d’être. Dommage : les parfois bonnes idées ne fonctionnent pas toujours à l’usage. L'ensemble reste quand même de qualité. My space
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And Also The trees – (listen for) the Rag and bone man
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November
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And Also The Trees - Further from the Truth
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Denis Z.
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| Haut |
Hint - 93 - 99 (Best of)
2009 – 2 cd - 14 + 18 titres – 71’54 +
Style : Electro Dub
Label : Jarring Effects / Discograph
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Note : 8.5/10 |
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Peut-etre
trop occupé par les tournées impressionnantes de La Phaze,
Arnaud Fournier avait mis en sommeil son autre groupe, Hint, pendant près
de 8 années. En 2009, il retrouve Hervé Thomas, lui aussi
parti sur d’autres projets (Fragile, Urawa, Dead Hollywood Stars),
et fait revivre Hint en proposant une nouvelle tournée française,
en compagnie d’ailleurs, d’un autre mastodonte du milieu electro,
Ez3kiel.
C’est donc histoire de nous remémorer les meilleurs productions
du groupe que Hint a décidé de rassembler sur un best of,
baptisé 93-99, près de 6 années d’enregistrements
studio et live.
Au programme, deux CD distincts. Le premier propose, de façon tres
conventionnelle, d’entremêler des titres provenant des albums
100% White Puzzle, Dys-, Wu Woi ainsi que du split CD sorti
avec My
own en 1999. On y retrouve justement en introduction l’hypnotique
titre éponyme
de l’album 100% White Puzzle, un long titre hybride de 11 minutes
qui associe electro, free jazz et ambiant, un titre sombre et inquiétant,
qui ouvre à merveille
ce travail récapitulatif
! Un vrai bijou ressorti de la malle aux trésors. Les titres suivants
nous rappelle combien Hint, dans les années
90, avait un train d’avance. |
La musique
n’a pas vieilli, elle conserve
la même fraicheur, la même impression d’urgence, de
puissance, d’énergie qu’à ses débuts
! On voit d’ailleurs combien des groupes comme NIN ont abandonné la
violence de premieres productions pour se laisser entrainer dans des compositions
plus tendues dans les années 2000, parvenant à des univers
proches finalement de ce que faisait Hint 10 ans auparavant…
Pour le second CD, Hint continue son travail d’assemblage mais a procèdé aussi à une
recherche méticuleuse, un vrai travail d’archéologue, en
allant dépoussiérer des titres ici et là. Les plus évidents
ont été repris à des projets communs avec Portobello
Bones ou Unsane. Mais on y retrouve aussi quelques perles disséminées
jusqu’ici sur des compilations, des samples, ainsi que quelques démos
(Hermetism, Vandal-X ou un version live de Second Hand).
De quoi donc s’imprégner du travail ample et excellent d’un
groupe trop souvent resté dans la confidence, et profiter de cette seconde
chance de voir ce duo multi instrumentiste étonnant sur scène !
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Mike S.
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Les Hurlements d'Léo - 13 ans de caravaning
1996 – 2009
2009 – 29 titres – 2 CD
Style : Chanson Rock
Label : Irfan (le label) |
Note : 7.5/10 |
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| La
vie est dure, dit-on, pour les artistes en ce moment. Les disques ne se
vendent plus, les concerts ne se remplissent plus autant qu’avant… Les
Hurlements d'Léo ne se posent pas de question, et continuent le
chemin entamé il y a 13 ans. Leur petit entreprise artisanale s’est
développée ces dernières années, multipliant
les projets. Apres le travail solo touchant de Kebous, leur chanteur,
et d’autres moins médiatisés de ses comparses, le
groupe se réunit à nouveau et prépare une tournée.
Pour l’annoncer, quoi de mieux qu’un Best Of, une occasion
de rappeler les airs d’accordéons, les histoires pas banales,
les atmosphères humides d’un répertoire riche de 13
ans d’errance ?
Sur ce double CD, le groupe ne réunit pas moins de 29 titres, pour
la plupart déjà connus par les fans. Mais très certainement
la meilleure clé d’entrée pour ceux qui ne connaitraient
pas encore.
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Et puis, pour les aficionados,
le groupe a pioché dans le sac à dos, pour en ressortir
des perles, des versions live, des duos introuvables, en compagnie de
quelques-uns de leur compagnons de route, Hippies, Romain Humeau, L'Enfance
Rouge ou les Ogres de Barback, avec qui le groupe organise une véritable
feria musical sur La de cren. Puissant et vivifiant !
13 ans de caravaning, c’est un peu comme quand on se retrouve à un
tournant de sa vie, avec le résumé de celle-ci, dans deux petites
valises. Un brin de nostalgie, mais le regard déjà tourné vers
demain…
Apres un live et
ce best of, c’est d’ailleurs, ce que l’on
peut attendre de mieux des HDL ! Un lendemain ! Avec de nouvelles chansons, de
nouvelles histoires ! de nouvelles aventures !
www.hurlements.com
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Mike S.
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Les Tit'Nassels - Pêle-mêle
2009 – 17 titres – 60’32
Style : Chanson
Label : Athome/Wagram |
Note : 7/10 |
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| Les
Tit’Nassels ont construit leur histoire et leur notoriété sur
les routes de France et de Navarre. De concerts en festivals, le duo a
livré ses chansons, directement du producteur au consommateur,
sans pratiquement aucun intermédiaire, dans une ambiance familiale.
Résultat, dix années se sont écoulées, six albums
ont vu le jour, passant ainsi de l’autoproduction à la signature
chez Athome, s’essayant aussi au trio en compagnie d’un autre
routard de la chanson française, Kent.
C’est au travers de ces différentes productions, et pour marquer
un anniversaire et une étape de leur vie, que les Tit’Nassels ont eu l’idée fort conventionnelle de sortir un best. Et histoire
de ne pas en rester à l’exercice de style des plus banal, le
groupe a choisi d’y adjoindre 3 nouveaux titres, Reprends le cordon,
Rayon Fille et Petite figure locale, enregistrées spécialement
pour l’occasion, et non pas sorti des cartons, les fonds de tiroirs
ayant déjà l’objet d’un album en 2005 ;-)
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Ce travail de compilation
est l’occasion de rassembler, comme il se doit, les meilleurs moments
d’une carrière déjà bien riche, parmi lesquels
on retrouvera avec bonheur Emmenez-moi ou Soixante millions
de… nananana
nananana…
Pour ceux qui aiment aller à l’essentiel, ou ceux qui veulent découvrir
en route le duo roannais, Pêle-mêle est sans doute
la meilleure occasion de découvrir l’univers minimaliste et personnel des Tit’Nassels,
quitte à reprendre le train pour la seconde partie du voyage, qui devrait
bien vite repartir sur les routes.
Une rétrospective de premier classe pour un groupe bien trop souvent relégué en
seconde !
www.myspace.com/titnassels
www.lestitnassels.com
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Mike S.
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Rhesus – The B-sides collection
2008 – 29 titres – 71’57
Style : Rock
Label : Hors commerce
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Note : 7/10 |
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| Apres un second album sorti en 2007 (The
Fortune Teller Said), Rhesus se
donne un peu d’air, le temps de souffier entre une tournée
européenne et une nouvelle séance d’enregistrement.
L’occasion, sans doute, pour le groupe de réécouter
les bandes, les chutes de studios, et peut-etre d’y redécouvrir
quelques perles, qui n’avaient pas forcément leur place dans
les deux albums du groupe. Le groupe s’était en effet donnée
une certaine exigence lors de leur précédent album, « Ne
gardons pas les prises parfaites, gardons celles qui racontent quelque chose ».
Une règle de fonctionnement qui a donné naissance à cet étonnant
The Fortune Teller Said et qui a confirmé le groupe dans sa position
d’OVNI du rock français.
Aujourd’hui, la démarche est différente, et le groupe
entend bien laisser vivre les « prises parfaites » mais sans
les intégrer vraiment à leur discographie, sans en faire un
tapage médiatique, sans même le sortir officiellement dans
le commerce, sans le proposer à leur label Pias.
C’est donc sous la forme d’un CD promo, édité à 300
exemplaires, que le groupe édite, sous le patronyme, The B-sides
Collection, un recueil de 29 titres, soit plus d’une heure de bonus à destination
des fans, les plus assidus.
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Loin d’être
anecdotique, cette anthologie des cartons, ce florilège des archives,
de véritables chansons, aux mélodies attractives, aux refrains
entêtants, au même titre que ce que l’on connaissait
déjà à travers le petit répertoire du groupe
(Epic, SongCan’t you see). Le groupe a d’ailleurs la bonne
idée, en plus, de parsemer, tel des petits cailloux blancs, tout
au long de cet album, des titres anciens, dans diverses versions, certaines
plus brutes, d’autres remixées donnant un aspect familier,
puis répétitif, ou même concept album, à ce
qui n’aurait été une simple compilation sans cela
(Talk Talk, Talk, The Actress).
Pour finir
dignement cet album, le groupe conclut avec Deconstructed memories, un
instrumental/monologue qui rappellent certains travaux de Placebo ou Radiohead.
Une véritable derniere petite perle noire, qui donne une ultime
touche à l’étonnante collection.
Sans le savoir, ou sans vouloir l’admettre, Rhesus vient en fait de réaliser
son premier best of ;-)
Un Rhesus tres positif ! Mais le nouvel album, c’est pour quand ???
Myspace.com/rhesusmusic
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Mike S.
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Danielson - Trying Hartz(94-04)
2009 – 14 + 14 titres – 43' + 42'
Style : Country folk débridé
Label : Secretly Canadian / Differ-ant
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Note : 7,5/10
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La famille Smith a un pet' au casque et cela fait 15 ans que ça dure. Et en plus, ils sont nombreux, Daniel Smith (guitare, chant, composition), Rachel Smith (claviers, flûte, chœurs), Megan Smith (xylophone, cloches, chœurs), David Smith (batterie) et Andrew Smith (batterie). Avant eux, il y avait déjà le père, devenu l'icone incontournable d'une famille ne vivant que pour la musique, comme en témoigne le fervent et religieux (Runnin' to brother) ou le hippie baba (A Na Na). Avec eux, nous rentrons dans un monde de Redneck du fin fond de la campagne - en l'occurrence Clarksboro - mais dans une version déglinguée et loufoque. Ont-ils un peu trop abusé de la gnole distillée par le grand père ? Ont-ils rencontré John Waters ? Nous sommes en tout cas dans un univers certes traditionnel américain mais qui largué les amarres depuis longtemps. En plus, de tout l'attirail acoustique du groupe, il y a aussi un ami invité à jouer de l'orgue et du farfisa, donnant une touche spatiale à des musiques terriennes.
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La voix de Daniel ressemble à du Franck Black en voix de tête, haut perchée et parfois hystérique. Les Pixies ne sont d'ailleurs pas loin ( A meeting with you markers), les deux groupes ayant le point commun de casser les codes d'un genre. Rock pour les Pixies, country folk pour Danielson. Alors, ça change d'humeur, ça pétarade, ça change de rythme comme de chemises à carreaux, ça joue tous ensemble dans un joyeux bordel. On croirait de l'Art Brut version musique. Ou être tombé dans une crèche avec une bande d'enfants en train de jouer avec des crayons, de la pate à modeler et plus si affinités. Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est vivant. Et cela peut-être être même beau ( darling will tune you), la joyeuse famille ayant des ressources insoupçonnées. Vous étiez passés à côté de Danielson ? Alors profitez de cette double compilation qui, entre autres cadeaux, vous proposent 8 titres live car la vivacité sans limites des Américains se dégustent encore mieux en public. Site
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Denis Z.
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Lofofora – Le Coffret
2008 – 5 albums
Style : Métal Fusion
Label : Athome/Wagram
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Note : 8/10 |
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Je
ne sais pas si la musique de Lofofora aurait pu suggerer quelque chose à Proust,
mais en réécoutant les 5 skeuds percutants, répertoriant
allégrement 20 ans de carrière du groupe le plus impression
de l’Hexagone, Lofofora nous invite à déguster quelques
madelaines.
Du premier EP, inoubliable, édité à 2800 exemplaires,
sur lequel on retrouvait L’œuf et No Facho, deux
hymnes à la
tolérance, signes d’une époque qui rimait avec Manif
anti-FN, ou Zobi la Mouche, reprise tres perso d’un groupe – Les
Negresses Vertes – qui a disparu après nous avoir fait danser
ou ouverts les yeux et les esprits sur les différences culturelles.
On retrouvera certains titres l’année suivant sur le premier
album éponyme, qui nous fera découvrir l’équipe
du Sriracha Sauce, nous faisant avaler une nouvelle bouchée
de madelaine, à l’écoute
de titres, qui associaient les Oneyed Jack, Dirty District, Human Spirit...
L’occasion
de se reprendre une claque, à grand coup d’Holiday in France ou de Justice
pour tous ! Les mots sont directs, sans figures de style
ni allégorie, à l’image d’un époque difficile
et sans poésie.
Bizarrement, le voyage temporel oublie les années 1996 et 1999, l'époque
de Peuh! et Dur Comme Fer, qui pourtant, nous
aurait rappeler d’autres
moments fort d’une époque pas si formidable que ça, des
années Hostile sans doute...
| Qu’importe,
le coffret continue de réveler ses trésors, et exhume de
l’année 2001, ce Double, qui devient un simple
- et oublie le live – mais nous ressort 7 reprises étonnantes
dont, inoubliables, La chanson du forçat (Gainsbourg) ou Madame
rêve (Bashung),
sans doute le titre le plus calme de la discographie de Lofofora.
Reno nous surprend
une fois de plus, dans ce nouveau rôle, de crooner matalleux, et
les mots de Bashung prennent une nouvelle dimension.
Les deux derniers albums du coffret font moins dans la nostalgie et la mélancolie,
mais ça fait du bien de redécouvrir encore, ces pièces d’artillerie
socio-médiatiques, ce Social Killer, ce Psaume CAC 40, ce Rock’n’Roll
Class Affair, ce Mondial paranoia… qui résonnent comme
jamais en
cette fin d’année 2008, au doux parfum de scandales financiers et
de crise économique sans précédent. Toutes Ces
choses
qui
nous
dérangent,
et
qui dérangent surtout l’ordre établi.
Le packaging aux allures vieillies de 33 tours usés donne aussi du charme à cette
anthologie musclée.
Vous l’aurez compris, les Lofo’, depuis près de 20 ans, dérangent,
et rappellent si nécessaire, qu’ils ne sont toujours pas Aveugle
et sourd, et encore moins muets !
www.lofofora.com
www.myspace.com/lofofora
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A lire aussi sur La Magicbox :
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Lofofora - Le fond et la forme
|
Mike S.
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Kebous - Concert
2008 - 16 titres - 71'32
Style : Rock
Label : Les deux singes/Pias
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Note : 5/10 |
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Laurent
Bousquet était – était ? - le chanteur et l’âme
des Hurlements d’Léo jusqu’en 2007. Et puis, après
plusieurs projets parallèles en collectif, début d’année
2008, il sort un album solo, Lupanar, sous le pseudo Kebous – Bousquet à l’envers… -
et part en tournée avec quelques musiciens. Apres 6 mois de tournée
et quelques 30 dates, il a déjà mis le son en boite et propose
un album live, sobrement baptisé Concert, comprenant
16 titres, enregistré dans
le vif, simplement, presqu’acoustique, reprenant dans sa totalité les
titres de Lupanar, et les agrémentant de trois titres
de son ancienne formation, HDL, à savoir Kaléidoscope,
La Malle en Mai et L’Addition.
Mais ici rien à voir le Rock urgent qu’il pouvait proposé sur
l’album Live des HDL en 2005, et pas non plus proche
de l’album
Live acoustique d’Un air de Famille. Non, on est ici dans un
monde à part,
un rock poético-acoustique, sorte de Blankass, en plus sobre,
en moins celte. Et peut-être pour apporter quelques indices à la
question des rélérences musicales, Kebous reprend sur
scène et
donc sur cet album, Lolita nie en bloc (Noir Desir) et Recouvrance (Miossec),
le second, dans un version assez personnelle, intense, habitée.
| Jacques
Brel n’aurait qu’à bien se tenir, s’il était
encore de ce monde ! Sans blaguer, et sans entrer dans le cliché,
Recouvrance est peut-être le titre le plus profond de l’album,
Kebous étant presqu’en transe sur ce titre sombre
et poétique, comme il aime à définir sa musique.
Il me semble en fait qu’on ait un peu de mal à retrouver véritablement
l’ambiance Concert, tel que Kebous avait sans doute voulu l’imaginer,
cet aspect à la fois intense et immédiat, instantané et
photographique d’un moment inoubliable – tout au moins pour lui et
sa bande. Je ne vois pas énormément de différence en réalité avec
l’album studio, si ce n’est les quelques titres supplémentaires
sus-cité.
Pour ceux qui étaient passé à côté de Lupanar,
ce live est effectivement une bonne occasion de se rattraper. Pour les autres,
l’album studio devrait suffire.
Un album live des plus conventionnel !
Myspace
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Mike S.
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| Haut |
4 women no cry – volume 3
2008 – 18 titres – 65’53
Style : Electro pop / Electro
Label : Monika / La Baleine
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Note : 7,5/10
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Avec ses compilations 4 women no cry (regroupant chaque fois 4 femmes électroniciennes), le label Monika et sa fondatrice Gudrun Gut nous démontrent à quel point la musique indé est aujourd’hui mondialisée : une mondialisation de moyens et de sensibilité qui font que nous retrouvons sur ce volume 3, une Colombienne, une Grecque, une Américaine et une Brésilienne. Dur de sentir une quelconque influence ethnique ou folklorique de leur pays d’origine. Au risque même de se tromper lourdement : certains titres de la Californienne Julia Holter, délicats comme des feuilles d’origami, pourront sonner japonisants. Les frontières n’existent plus et donc sans étonnement aucun, la Colombienne Lucrecia fait une musique sensuelle et hybride sur les traces d’une Tori Amos qui aurait enrichi son piano et ses guitares de d’avantage de machines. Lucrecia peut chanter en espagnol sur De vez en cuando, on s’en aperçoit à peine tant cette musique naturellement européenne vient caresser nos oreilles dans le sens d’un poil familier.
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Avec Manekinekod d’Athènes, changement d’ambiances : plus de chant mais des petites pièces de musique ambiante qui vous donne l’impression de visiter une exposition d’art contemporain sur un tapis roulant. De petits bruitages, quelques sons organiques, des souffles d’outre-tombe viennent nous rassurer (enfin c’est vite dit), il y a bien une âme derrière cette musique qui dérive. A quelques milliers de kilomètres de là, Liz Christine pousse encore plus loin l’expérimentation : un monde samples, sortes d’ arche de Noé sonore où des sons d’animaux, d’instruments zarbis et acoustiques prennent le large sur une mer électronique. Etrange et pénétrant . Site
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A lire aussi sur La Magicbox :
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4 womenno cry vol.2
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Denis Z.
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The Gun Club – Larger than live
2008 – 17 titres – 68’57
Style : Blues Punk
Label : Last Call / Wagram
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Note : 8.5/10 |
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Quoi de mieux qu’un best of ou un album live pour découvrir un groupe aussi mythique et aussi peu connu que le Gun Club. Cité à plus d’un tour par les plus prestigieux artistes de la scène Rock de ces 20 dernières années, à travers le monde, le groupe de Jeffrey Lee Pierse n’en demeure pas moins qu’une pièce de musée, à peine visitée ça et là, par une reprise de Fire Spirit ou par l’imprégnation de ce blues rock si personnel dans un titre, un album, une voix, une posture…
12 ans après la disparition de son chanteur, rattrapé par ses excès, le Gun Clubcontinue, en effet, à hanter quelques cœurs de rockers à travers le monde entier, avec cette poignée de chansons, qui ont redonnée au blues une nouvelle jeunesse, un esprit rebelle et déjanté.
Preuve en est, cet ultime ( ?) live, Larger than live, capté en 1992, quelques 4 années avant la mort de son leader !
Pris sur le vif - la même année que Ahmed's Wild Dream un autre live du groupe – l’album offre un large éventail de la discographie du groupe, dans des versions extrêmes, habitées, hantées. Jeffrey Lee Pierce y est phénoménal. Pour ceux qui ont déjà vu le Gun Club sur scene, ou en DVD, on ne peut s’empêcher de reproduire dans sa tête, les images d’un artiste aux expressions démesurées. Pour ceux qui ne l’ont jamais vu – il serait temps ! – pensez à Bertrand Cantat au début des années 90’s et vous n’en serez pas loin !
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Sur ce Larger than live, on y retrouve donc les plus grand titres du groupe, sublimes et inquiétants (Yellow Eyes, Sleeping in Blood City), urgents et passionnés (I hear your heart singing, Bad indian), ou même carrément blues (Emily's changed, Fire of love) ou tout à la fois (Fire spirit).
Cette année, Jeffrey Lee Pierce aurait eu 50 ans !
Larger than livele fait revivre pendant ces quelques 70 minutes de concert. Une bonne occasion pour faire redécouvrir une discographie d’à peine quelques disques, de Fire of Loveà Lucky Jim. Sous un prétexte, sans doute mercantile, Last Call tente ici d’immortaliser un des plus grands chanteurs que la planète ait pu créer. Une bonne initiative finalement ! |
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Mike S.
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Tous Ces mots terribles - Hommages A François Beranger
2008 – 17 titres – 67’33
Style : Divers
Label : Mesproductions
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Note : 8.5/10 |
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Les Tribute et les hommages sont de belles occasions pour faire revivre la musique d’un artiste oublié. Parfois, c’est l’occasion pour les plus jeunes générations de découvrir un artiste oublié et son répertoire.
C’est sans doute le cas ici, avec cet hommage à un chanteur maudit de la chanson française, mort en 2003. A l’instar de Thiefaine, présent dans cette compilation, ou de Gérard Manset, François Beranger n’a jamais eu vraiment les honneurs de la presse, de la radio et encore moins de la télévision.
Pas étonnant que l’on écoute ces titres comme on découvrirait un trésor enfoui depuis 1000 ans !
Tous Ces Mots Terribles révèlent un répertoire riche et impertinent, un témoignage d’une histoire qui n’en finit pas de se répéter. De Mamadou m’a dit, parfaitement (ré-)interprété par Raoul Petite, et qui revient sur une période peu glorieuse de notre république colonialiste (« on a pressé le citron, on peut jeter la peau ! ») à Magouilles Blues, reprise par Marcel et son Orchestre, qui nous donne un gout amer de la politique démago, qui a été, est et sera ! (« Ils n’ont jamais autant de cœur, Que quand il leur faut beaucoup d’électeurs… Les autres grands qui s’opposent Viennent tous du même clan… Travail Famille Patrie ça va changer Le père la pudeur veut nous réformer »). Ca fait froid dans le dos, non ?
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Parmi les autres invités de cette compilation, on notera en particulier Jeanne Cheral et cette Rachel inquiétante, Thiefaine et cette (auto ?-)biographique Tranche de vie d’un français pas bien né (déjà reprise par Trévidy et Thomas Pitiot), Sanseverino et son carnet de voyage, Brésils, ou pour finir, un revenant, et son accordéon, qui a l’honneur de reprendre le titre éponyme de la compilation. En fin de compilation, Emmanuelle Béranger, fille du poète impertinent, reprend sans prétention et avec beaucoup d’émotion, Dure Mère.
Plus qu’un simple hommage, plus qu’un dépoussiérage de carton, Tous Ces Mots Terribles replacent les mots de Béranger dans notre temps, et nous donne l’envie de revenir dans le sien, pour y (re-)découvrir cet univers souxiantehuitard, qui n’a pas vraiment changer la France (…), et qui fait toujours réver depuis 40 ans ! Manquerait presque Renaud dans cette compil, non ?
Mieux qu’un livre d’histoire ! . . |
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Mike S.
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Kent - L'homme de Mars
2008 – 17 titres – 49’14
Style : Pop
Label : AZ/Universal
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Note : 7.5/10 |
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Pas souvent l’occasion de citer l’ex-leader des Starshooters dans nos pages. Et pour cause, ses chansonnettes campagnardes n’ont pas toujours un écho favorable sur nos platines.
L’arrivée de L'homme de Mars dans notre boite à lettre nous a pourtant d’abord interpelé d’abord sur le papier. Au-delà d’un nouvel album, L'homme de Mars est avant tout un concept associant une BD et sa musique, comme une bande son indissociable de l’ensemble.
Et puis, l’écoute de cet album, bien différent des précédentes productions, nous a fait revenir sur les à priori que nous entretenions autour de son compositeur.
En fait, Kent semble avoir découvert qu’il y avait quelque chose entre la variété et la musique indépendante, à savoir la Chanson, avec un grand C et surtout avec des textes recherchés, des mélodies, une interprétation personnelle et une orchestration riche et originale.
Ce que Brel et Greco ont passé des années à construire, la StarAc l’a détruit en quelques saisons.
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Avec L'homme de Mars, Kent nous arrive comme un allié inattendu dans cette bataille qui oppose le bon goût à la chanson jetable. Un thème commun à ses chansons, mêlant Science Fiction et Exploration humaine. Un style musical originale : une pop moderne, so british, façon Neils Hannon (Divine Comedy) ou Morrissey. Une interprétation plus sobre, plus retenue qu’à l’accoutumée. Des histoires dans chaque chansons. Et pour vous livrer le tout, dans son papier brillant, une orchestration riche et chaleureuse, des cuivres, des cordes, tout un orchestre pour lui tout seul, mais que Kent partage avec tous ceux qui souhaiteront partager ce voyage interplanétaire. A l’exemple de Welcome to my paradise, le premier single de l’album, les 15 chansons de cet album sont autant d’invitation au voyage et à la rêverie.
L'homme de Mars est une belle surprise de la part d’un chanteur dont on attendait rien. |
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Mike S.
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The Married Monk – Elephant People
2008 – 13 titres – 45’20
Style : DiscoRock
Label : Ici d’ailleurs / Discograph
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Note : 6/10 |
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Les productions des Married Monk nous arrivent au compte-goutte, jamais quand on les attend, jamais là où on les attend.
Ainsi, en 2008, Christian Quermalet et sa bande est de retour, avec son rock funky sur la base d’une Bande originale de Spectacle : Elephant People, une pièce de Daniel Keene mise en scène par Renaud Cojo de la Compagnie Ouvre le Chien.
Le Spectacle est un mélange de comédiens, de vidéos et donc de musique, autour d’un thème, les monstres, sous toutes leur forme, et principalement ceux que l’on devait observer au XIXe dans les foires. Ceci n’est pas sans rappeler le célèbre film Freaks, la Monstrueuse parade de Tod Browning (1932) et le non moins célèbre Eléphant man de David Lynch (1980).
Les compositions qui accompagnent donc ce spectacle monstrueux est un ensemble de ballade rock, pop, un brin funky, un brin disco, totalement en corrélation avec l’univers habituel des Married Monk. Seules les interprétations sont plus narratives et rappellent bizarrement (Spiel, Merrick's meditations ) un album de Pulp, qui s’intitulait justement Freaks… Coïncidence ?
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Par ailleurs, certains morceaux sont plutôt instrumentaux. Logique en regard avec le projet auquel il s’attache. Après l’écoute de l’album de Zombie Zombie, on ressent la patte délirante d’Etienne Jaumet, membre des deux formations, et très attiré par l’univers des films d’horreur des années 70’s remplis d’hémoglobine et de synthé devenus à la fois kitsch et vintage.
Pour autant, les chansons ont un format pop, voir populaires, à l’image ce Hail 2 the Hound Man, que Neil Hannon () ne renierait en rien.
Vraiment, cette livraison 2008 mérite plus que d’y jeter une oreille. Elle provoque des émotions et des impressions différentes à chaque passage. Assez surprenant. Mais vraiment pas désagréable.
Elephant People place définitivement les Married Monk, sous une étiquette de groupe hors norme, hors du temps, hors des modes, et c’est un bonheur d’avoir de leur nouvelles épisodiquement.
Une bande très originale.
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The Married Monk - The Belgian Kick
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The Married Monk - Rocky
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Mike S.
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Monika Bärchen – Songs for Bruno, Knut & Tom
2008 – 15 titres – 55’40
Style : Electro-pop/Electro minimale
Label : Monika / La Baleine
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Note : 7/10
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On n'espère pas qu'avec le temps Monika atteigne un jour l'âge de raison. Le label Allemand a pourtant 10 ans et une belle santé qui fait de la petite structure un modèle d'impertinence et de malice et un oasis de créativité. Pépinières de talent (ne serait-ce qu'avec les compilations 4 women no cry), féministe mais avec humour et légèreté (rappelons-nous The Burka Band electro-pop afghane chantant avec le sourire la joie de ne plus en porter), Monika fête son anniversaire avec une petite compilation. Comme souvent, les artistes de Monika aiment les oeuvres collectives. Les ténors du label ont tous tenu à être là, y compris Michaela Melian ne proposant qu'une version edit d'un titre déjà sorti.
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Un peu paresseuse Michaela à la différence des autres qui n'ont pas été avares en inédit. L'ensemble est forcément inégal mais résume les deux tendances du label : électro minimaliste et électro-pop sensuelle. Au rayon des réussites, Masha Qrella faisant sienne avec ses guitares le Goodnight lovers de Depeche Mode. La voix d'alien d' Iris pour un fever fiévreux entre Bjork et Bel Canto. Le vaporeux Streichlen morceau impressionniste à l'empreinte sonore durable rappelle que Milenasong est une artiste incontournable. Peu d'hommes mais un Robert Lippok égal à lui-même dans une techno qui allie tribalisme et sonorités métalliques. et surtout une belle découverte Max Punktezahl, dont l'instrumental Dashes nous emmène dans une belle balade via une guitare au milieu d'un champs de machines. Myspace
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Denis Z.
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Minor Majority - Candy Store
2008 – 16 + 11 titres
Style : Folk
Label : Vicious Circle
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Note : 7/10 |
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Un best of
pour Minor Majority ? Oui… et non ! Un nouvel album alors ? Oui… Mais
non !
Alors quoi donc ?
Pål Angelskår et ses compères, aux noms tout aussi évocateurs
de leur Norvège natale, sont de retour avec leurs chansons pop folk
envoutantes.
Obligée de répondre aux impératifs commerciaux en
sortant un best of de 16 titres extraits de leurs 4 premiers albums sortis
entre 2001 et 2006, le quintette n’en oublie pas moins d’apporter
leur production de leur longues soirées du dernier hiver devant
la cheminée.
Résultat : 11 nouvelles chansons (ou inédites tout au moins)
qui rendent finalement ce best indispensables aussi bien aux fans qui devront
remettre la main à la poche, qu’aux petits nouveaux qui pourront
ainsi découvrir 28 chansons d’un coup pour le modique prix
d’un double album. On retrouve les mélodies folk country qui ont fait leur notoriété aux
quatre coins du monde (This Time, Wish You'd Hold That Smile, Come
Back to Me) et quelques chansons pop aux accents celtes, aux chœurs
parfois trop formatés (et indigestes ;-).
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C’est bien dans la folk
qu’ils sont les meilleurs ; si quelqu’un en doutait encore,
ce best of nous le livre au grand jour.
Les titres inédits, d’ailleurs, se fondent parfaitement dans la
discographe, avec des guitares folk acoustiques, des chœurs féminins
ensorcelants, des mélodies impeccables, et la voix de Pål Angelskår
sereine, chaleureuse, un brin nasale.
Ce Candy Store porte merveilleusement son nom, tant les friandises musicales
proposées sont attirantes, douces, sucrés, acidulées. Le
seul avantage, c’est que celles-ci, vous pourrez en abuser sans avoir à passer
une séance chez le dentiste apres !! Attention tout de même à la
crise de foie ! ;-)
Ce nouveau Candy est maintenant dans tous les Stores. A découvrir ou à redécouvrir
absolument !
www.minormajority.no |
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Mike S.
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Thomas Fersen – Gratte moi la puce (Best of de poche)
2007 – 20 titres – 70’50
Style : Chanson
Label : Tôt ou Tard / Warner
Note : 5/10
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Le ukulélé est dans l’air du temps. Je ne parle même pas de Herman Düne racontant ces petites histoires drolatiques armées de ce seul petit instrument mais de Julien Doré jouant de son regard de biche et faisant de cette « mini-guitare » son arme de séduction massive. On n’avait pas vu autant de charme depuis Marilyn. Thomas Fersen a donc l’idée sympathique (on peut lui rendre grâce de ne pas avoir subi l’influence de Doré) de sortir un best of ré-orchestré par deux ukulélé (plus flute et mandoline). Bonne idée me direz-vous pour consentir à l’obligation du best of tout en proposant autre chose. Effectivement. |
Sauf que retranscrites sous les bons auspices de ce minimalisme instrumental, la musique des chansons de Fersen apparaissent souvent pour ce qu’elles sont : comme un seul pauvre accompagnement tout dévoué au texte. Pour un bon les papillons, combien d’autres titres ont la richesse harmonique d’une comptine pour enfants ou une chanson paillarde. Les textes sont toujours bien vus mais pour ceux qui aiment la musique c’est un peu Waterloo morne plaine. En plus, cela dure 70' interminables. Bref, on a l’impression que Fersen s’est un peu tiré une balle dans le pied. Sauf pour les fans hardcore qui vont se dire qu’il est trop sympa Fersen. Ce qui est le cas d’ailleurs. Mais bon…
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Thomas Fersen - Trois petits tours
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Denis Z.
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La France – chansons (BOF)
2007 – 13 titres – 41’
Style : Pop 67
Label : Third Side / Discograph
Note : 6/10
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La BOF de La France est à l’image du film : gonflée, originale, décalée, conceptuelle. Un film sur la guerre de 14-18 avec des musiques de ou inspirées de 1967, vous avouerez que cela n’est pas banal et cela rivalise avec la Marie-Antoinette se goinfrant de macarons sur du New Order. Pour la France, la musique est un élément annexe et connexe du film. Certaines chansons font totalement parties du récit et sont chantées par les acteurs (dont Sylvie Testud) sur des instruments de fortune (pour être cohérent avec l’Histoire et à ces poilus qui faisaient de la musique à partir de matériaux de récupération). D’autres sont extérieures à l’histoire (la Diègese, si l’on veut parler lettré) mais pas au film puisqu’elles sont utilisées comme bande-son. Là aussi, elles se divisent en morceaux exhumées des années 1967 et alentour et en créations originales de Fugu et de Benjamin Esdraffo. Bref, on croit avoir affaire à une simple compilation de chansons regroupées sur une BO et on découvre une œuvre conceptuelle à plusieurs entrées. Serge Bozon, le réalisateur, est un féru de musique, à la culture visiblement encyclopédique et sa démarche globale sur la musique de son film mérite quelques explications. |
1967 marque à bien des égards le début de la pop musique moderne avec deux courants distincts qui se dessinent : la « pop-sike » anglaise et la « sunshine pop » californienne. Bozon voulait remettre en perspective cette fourche historico-musicale, tout en réhabilitant des musiciens oubliés, comme John Pantry, trônant selon Bozon « au sommet de la Pop-sike » et pouvant apparaître pour tout un chacun comme un (excellent) suiveur, psyché et visionnaire, des Beatles. La BO lui rend donc, au passage, hommage, comme un nouveau parti pris fortement assumé du cinéaste. Côté Sunshine Pop, Peter and The Wolves démontrera à ceux qui en doutaient que les Beach Boys n’était pas le seul groupe à éclairer la côte Californienne. L’ensemble est donc homogène par son côté monomaniaque et son caractère obsessionnel. Mais il est aussi hétéroclites, ne serait-ce dans la prise de son le lo-fi des chansons en phase avec le récit, le vintage des titres exhumés et le titre studio composé par Fugu (sur un texte de Bozon), au son hi-fi où la voix en français et haut perchée du Nancéen séduira ou agacera. Le concept est peut-être plus fort que le résultat n’est bon. Mais cette BO, hors normes, mérite le respect. my space
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Denis Z.
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Vincent Delerm - Favourite songs
2007 � 16 titres � 66�13
Style : Chanson
Label : T�t ou tard
Note : 6.5/10
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Qui l�eut cru ? Le bogue de l�An 2000 ? il a bien eu lieu ? mais pas l� o� on l�attendait ! Ce sont les industries du disque qui se le sont pris en pleine poire !
Reste aujourd�hui � multiplier d�ing�niosit�s pour trouver de quoi s�duire l�auditeur.
Vincent Delerm et son petit label T�t ou Tard, n�en sont pas moins atteints par la crise, et en cette fin d�ann�e 2007 ont trouv� une parade, entre deux albums, en marge d�un live classique ou d�un Best of pr�matur�.
Ce fut d�abord d�organiser une s�rie de concert � l�Olympia, pendant lesquels Vincent Delerm avait fait appel � divers artistes, tr�s diff�rents, pour lui donner la r�plique le temps d�une interpr�tation originale d�une chanson du Sieur Delerm, ou de l�invit� du soir, ou simplement d�une chanson ind�modable d�un gout commun aux deux artistes.
Au final, ce n�est pas moins de 16 chansons qui furent alors interpr�t� et bien s�r enregistr�es le temps de ces concerts.
Rassembl�es sur un CD, ces 16 titres montrent une �tonnante unit� dans le rythme, l�esprit et la simplicit�. Delerm s�est fait plaisir. Les invit�s aussi. Le public �tait aux anges. Et il n�est pas � douter que les milliers de spectateurs seront heureux de retrouver la version qu�ils ont entendue le soir de leur venue � l�Olympia et d�couvrir toutes celles qu�ils ont manqu�
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Pour ceux qui n�ont pas pu venir jusqu�� l�Olympia, ce CD est aussi une maniere de rapprocher un instant l�Olympia de tous les points cardinaux de l�Hexagone.
Sur ce CD, on y retrouve 3 ou 4 g�n�rations de chanteurs, des plus anciens Moustaki, Chamfort, Souchon, Yves Simon, Renaud aux plus r�cents B�nabar, Cali, Benjamin Biolay, Mathieu Boogaerts, Jeanne Cheral� On y retrouve aussi Neil Hannon, chanteur de Divine Comedy, pour l�interpr�tation du titre Favourite song, pr�sent d�j� en duo, sur le dernier album de Delerm. Peter Van Poehl, producteur de ce dernier album studio est aussi invit� sur le titre Marine, un des plus beau titre de Vincent Delerm, � ce jour.
Un bel exercice de style en somme. Mais pas que �a ! Vincent Delerm nous invite par ce disque � d�couvrir d�autres artistes du Catalogue T�t ou tard, et � d�couvrir plus largement d�autres chanteurs que Delerm appr�cie et voudrait aider � faire sortir de l�ombre. Une personne comme Mathieu Boogaerts, m�riterait tant de faire d�couvrir son univers simple, na�f et tellement original !
Sans vendre son �me au diable, Vincent Delerm se transforme un peu en VRP. Et pourquoi pas, si c�est fait de fa�on aussi intelligente et int�ressante !
Reste le packaging � choisir (CD, DVD, Digipack� ). C�est selon vos moyens et vos envies !
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Amélie - The real nature of the fantastic ice cream car
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Novö - Je retiens ton souffle
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Rrose Tacet - I heard you looking
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Odran Trümmel - Mutants and loonies
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Justice - Cross
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Susan - sans fin
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Pest sound - 76 kilos laughing
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My Park
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Tehss - Underground
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Fabio Viscogliosi - Fenomeno
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Dominic Sonic - Phalanstere #7
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Pillow - Explicit no lyrics EP
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El Boy Die - How the way is long
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Sincabeza
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Uneven – U
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Jérôme Minière chez Herri Kopter
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Cocosuma – We were a trio
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Nosfell - Pomaïe Klokochazia balek
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Asyl – EP
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ARCHIVES 2006 - 2008
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Mike S.
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| Haut |
REM – Live
2007 – 22 titres + le DVD 22 titres
Style : Rock
Warner
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Note : 10/10
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Etonnant dans un monde musical où les groupes ont pris pour habitude de sortir un live à chaque fin de tournée, l’année suivant la sortie d’un album studio, tel un métronome bien réglé… REM se pointe comme une fleur avec son… premier album live en 25 ans de carrière !
A cette occasion, le trio originaire d’Athens – USA, propose un concert intégral de 22 titres enregistré en Irlande. Parmi ces titres, on retrouve des extraits du dernier album studio Around the Sun, le 13eme de leur carriere, six titres au total. Le groupe y adjoint des titres pêchés ici et là dans les 12 autres albums de leur discographie. Et bien entendu, leurs immenses tubes tels que Everybody Hurts ou Losing my religion.
Côté surprises (pour ceux qui n’ont pas assisté à un seul concert de la tournée), (Don’t Go Back) Rockville nous fait profiter de la voix suave (;-) de Mike Mills, bassiste du groupe. Et pour ceux qui ont assisté à la tournée, ils auront grand plaisir à retrouver l’inédit I'm Gonna DJ qui concluait le concert juste avant Man on the Moon.
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Notez d’ailleurs, que depuis pres de 15 ans, REM concluait ses concerts à l’aide du Single It’s the End of the World ! Quel bouleversement dans les habitudes du groupe ! ;-)En tout cas, je peux vous dire que l’écoute de ce live vous met le sourire aux lèvres et une bonne humeur pour toute la semaine. C’est précisément ce que confère généralement un live en vrai de ce même groupe. On retrouve tout le professionnalisme du groupe et une magie intacte, malgré le temps qui passe.
Pour l’avoir pratiqué 5 fois ces 10 dernieres années, je ne peux que vous conseiller d’en faire autant. Peu de groupes parviennent à entretenir une telle ambiance au fil des années et de leur discographie…
Le coffret comprend en plus un DVD avec les performences vidéo des mêmes 22 titres, que vous pourrez observer sous de multiples angles et dans un son digital 5.1. De quoi reconstituer sur votre Home Cinéma les ambiances du concert de Dublin, comme si vous y étiez !
C’est Noël avant la date cette année ! |
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Mike S.
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| Haut |
Tape That – vol. 1
2007 - 16 titres– 52'56
Style : Internationale Indie
Label : Third Side / Discograph
Note : 8/10
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Le label Third Side est dévenu incontournable en quelques années, affichant des succès critico-artistiques avec Coco Suma, Fugu, Steeple Remove et Syd Matters (et succès tout court pour ce dernier). Après quelques années d’existence, Third Side passe à la vitesse supérieure. Pas question de sortir 15 albums dans l’année, alors pourquoi pas sortir une compilation, réaffirmation d’un ton, d’un esprit pop ouvert et léger et d’une nouvelle ouverture internationale. Tape That vol.1 s’auto-proclame « compilation de 16 groupes inconnus et 16 futurs tubes ». Inconnus, c’est vite dit, reconnaissant dans le lot quelques artistes auteurs de quelques hauts faits d’armes. Flairs, bassiste aidant de sa basse toute une flopée d’artiste, ayant commis il y a quelques années un fendard Non PC Song ; The Rodeo, soit le côté Country-rock de Dorothée du groupe Hopper ; Adam Kesher, Bordelais sauvagement new wave ; The Beep seap backing band de Jim Noir pour une plongée dans l’univers coloré des sixties ; Belaire projet pop de deux membres de Voxtrot et last but not least, Tahiti Boy and the Palmtree family,
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projet où se croisent Syd Matters, Tanger, Poney Poney et Hopper, pour preuve que la scène indé peut allier franche camaraderie et talent jubilatoire. En ce qui concerne les tubes annoncés, nous ne sommes pas en restes car en plus des artistes sus-nommés de vrais inconnus (par moi, s’entend) donne le meilleur d’eux-mêmes. Les Américains de Holy Hail lancent une passerelle entre Tom Tom Club et Luscious Jackson. Les Danois de Oh No ono explorent le versant disco de la pop et devienne une alternative solaire à Justice. Les gamins de Kitty Daisy & Lewis montrent que Moriarty n’a pas le monopole pour revisiter le blues-folk des origines. Domingo sort de sa guitare acoustique une perle d’intimisme folk. Les Anglais de Thomas Tantrum font sonner des guitares tordues avec une Janis Joplin de poche, ceux de Popup viennent grossir les rangs des futurs icônes post-punk. Quant aux Londoniens de Sunny day sets fire, avec une pointe de nostalgie, ils distillent une pop enchanteresse et élégante. Une compilation joyeusement éclectique Site de Third Side
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Denis Z.
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Skalopard Prod en concert – Live à St
Genies
2007 – CD – 27 titres – 46’35
2007 – DVD
Style : Punk
Label : Skalopard Prod
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Note : 6.5/10
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Qui a dit un jour que le Rock était mort ? et le Punk dans tout ça
? je ne vous parle pas du punk college californien, qui a lui aussi ses
aficionados, mais qui ne joue pas dans la même cour, il faut bien
le reconnaître…
Non, je vous parle donc d’un punk racé, joué à l’arraché,
sans partition, sans métronome, sans bonne maniere, le Punk de base
quoi ! Celui là meme que les Sex Pistols ont imaginé un jour
et que les Ludvig, les Sheriff, les Parabellum, les Wampas ont entretenu
au prix de leur sueur depuis 30 ans. Déjà 30 ans que les
Pistols ont disparu !
Et en 2007, où en est on ? Eh, bien, il y a un petit label d’irréductibles.
Ils ne sont pas bretons mais ils ont trouvé leur potion magique
aussi pour avoir une p… d’énergie sur scene. En témoigne
ce CD et ce DVD, issus d’un concert enregistré et filmé le
6 octobre 2006 à St Genies de Malgoires (30) avec Guerilla Poubelles,
Les Vilains Clowns, Leptik Ficus, Blurp! et Radio Bistrot.
Leptik Ficus fait ici figure de tête d’affiche étant
les plus connus dans nos pages et ayant droit au dernier mot en fin
de CD, même si les Guerilla Poubelles ont depuis longtemps
mis le feu aux poudres dans dizaines de festivals francophones, avec
des souvenirs pleins les yeux et les oreilles pour les festivaliers aglutinés
à la scene.
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Qu'importe ! Chez Skalopard Prod , il n’y a pas de
premier de la classe, il y aurait même plutôt que des derniers,
assis au fond de la classe pres du radiateur en train d’attendre
que la cloche sonne pour aller (des-)accorder leurs guitares et balancer
les watts
et des tonnes d’adrénaline en pleine figures des politiques
mis au pilori de toutes les infamies de notre monde en décadence.
Mais bon, on est aussi là pour rigoler : Les vilains clowns se demandant
pourquoi ils passent pas a la radio (c’est pas vrai, ils passent sur
Canal B ;-) ou clamant qu’ils préferent Molodoi aux Berru (comment
est ce possible ?). Les Blurp nous content l’histoire débile du
géant vert… Quant à Leptik Ficus, ils prennent le large
et balance des titres bons à redonner la patate à Mère
Theresa et Jean Paul II réunis dans un pogo invraissemblable !
Il y a dans ces productions, comme dans les 70’s, ce petit côté improvisé,
amateur, pas sérieux, et c’est tout le charme de Skalopard Prod
concentré en son et en image. God save the Punk et sa bande de Skalopard…
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Mike S.
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| Haut |
Mono – Gone (A collection of EP’s 2000-2007)
2007 – 10 titres – 76’43
Style : Post-Rock
Label : Temporary residence / Differ-ant
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Note : 8,5/10
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Une rapide recherche sur le net vous montrera que Mono est un groupe qui touche tout le monde. Bon là, j’exagère un peu car à proprement parlée, la musique des Japonais n’est pas faîte pour toucher la majorité. Instrumentale avec des titres allant jusqu’à 15 minutes et quelques accès de violence qui effraieraient une bande de hooligans avinés, on a déjà vu plus grand public. Mais Mono est devenu avec le temps une référence pour différents groupes de fans de rock généralement opposés dans leur goût. Un peu comme Tool qui arrive à jouer les rassembleurs. Aiment donc Mono : les post-rockeurs (à la base la famille la plus évidente), les noiseux, les hardcores mais aussi les gothics et les métalleux, voire les fans de rock progressif s’ils avaient des webzines dédiés à leur genre chéri. Et dès lors, Mono est un groupe dont la sortie d’une compilation de raretés (ici une collection de EP’s entre 2000 et 2007) devient un petit événement. C’est vrai que la qualité d’un groupe se voit parfois dans ces morceaux bis, ne figurant pas sur des albums et qui s’avèrent dans le cas de groupes importants, indispensables.
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En mettant bout à bout des titres de 2000 à d’autres datant de 2005-2006, on s’aperçoit combien le groupe de Takaakira Goto a changé. Des débuts encore sous grande influence noise usant aussi de guitares réverbérées, à une halte plus métal avec Yearning (enregistré sur un split album avec Pelican avant de finir sur le décevant You are there). Puis les cordes font leur entrée à partir de memoria dal futuro et due foglio, una candela : il soffio del vento (deux titres originellement sortis sur un vinyle). Dès lors, à l’instar de Godspeed you black emperor, Mono a plus d’ambition et des velléités contemporaines et jusqu’à l’apothéose symphonique Gone sur l’EP The Phoenix tree en 2006. Une trajectoire révélée dans un seul disque qui montre que si le groupe a évolué, il a su rester lui-même, travaillant toujours avec Steve Albini (depuis 2004), restant toujours post-rock dans ces sons de guitare, dans ces longues plages d’observation ( Black rain et sa douce récitante) et ses expulsions violentes d’un trop plein d’émotion. Dès lors – et il faut le savoir - la mise en place du CD dans le lecteur vous oblige à écouter jusqu’au bout les 76’ d’une indispensable compilation. My Space
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Dominique A – Sur nos forces motrices
2007 – 15 titres – 73’41
Style : Chanson Pop
Label : Cinq 7)
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Note : 8.5/10
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1992/2007 – Voilà 15
ans que Dominique A hante nos têtes de mélodies troubles
et de mots troublants (ou l'inverse...).
En 2002, Dominique avait fêté ses 10 ans par un coffret – Le
détour – qui compilait titres phares et inédits introuvables.
En 2007, pour marquer les 15 ans d’une carriere ponctuée par
7 albums studio, il se décide – enfin – à mettre
sur CD, 15 titres enregistrés en live. Il baptise l’objet
Sur nos forces motrices, comme pour montrer l’acharnement que doit
avoir un artiste indépendant à le rester.
Et de l’acharnement,
Dominique A en a à revendre, ayant une fois de plus changé de
maison de disque pour présenter ce projet à l’amortissement
incertain. Qu’importe, la poignée de fan qui suit et poursuit
Dominique A depuis 15 ans, sans jamais (presque) lui avoir fait défaut,
devrait être satisfait de cet exercice de style, que Dominique craignait,
redoutait depuis tant d’année, au point de repousser le projet à de
nombreuses reprises.
Mais il a craqué !
Et il est là prêt à être entendu. A vous
de faire un effort et d’oser entrer dans un magasin de disque
(oui, je sais c’est sale, mais bon vous pouvez aussi choisi l’achat
en ligne si l’acte vous rebute à ce point…).
|
Vous ne le regretterez pas ! Le CD revient sur un ensemble de titres
qui marque la carrière de l’artiste. A l’exception
peut-etre du Twenty Two Bar… Mais on sait combien Dominique A rejette
son seul tube, qu’il juge moins bon que le reste de ses productions
! Mais là encore, c’est le choix d’un indépendant-iste
! Et c’est pour cela qu’on l’apprécie depuis
si longtemps !
Retrouver le courage des oiseaux, pour la peau, la mémoire neuve,
tout sera comme avant, l’horizon. Et cerise sur le gâteau,
Empty white blues, titre en anglais, inédit sur album (si ce n’est
sur le coffret, que seuls les plus riches d’entre vous possèdent).
Le live, enregistré à plusieurs endroits, de février à mars 2007 (La
Rochelle, Rosporden, Angoulême), restitue l’atmosphère
que Dominique cherche à intégrer
dans ses albums. Ce qui n’est pas toujours évident. Et en
plus, il assure une nouvelle vie aux titres, une nouvelle interprétation
plus vivante que jamais !!
Un album à ne pas manquer en tout cas. De quoi donner aux plus
réticents (s'il en reste) l’envie d’assister à un
concert de Dominique A.
www.commentcertainsvivent.com |
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Lambchop - The decline of country & western civilization 93-99
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Ketchup & Marmelade - vol.1
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1995-2005 : 10 years of Prohibited records
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Folks Pop in at the Waterhouse
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Rockets from Russia - an indie winter in Saint-Petersburg
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La tribu bouffe du Gotainer - Hommage à Richard Gotainer
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The Greenhornes - sewed soles
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The Waterboys - Karma to burn
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Whiskey Dancing - Twelve 80's hits revisited
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The Young Gods - XX Years 1985-2005
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John Vanderslice - Five years
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Cobra Killer & Kapajkos - das Mandolinorchester
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The Midnight Choir - All tomorrow 's tears (Best of)
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Bloc Party - Silent Alarm Remixed
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Les inédits de Novalis Impulse
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Fairy world 2
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The Young Gods – Live Noumatrouff 1997
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Tribute to Seven Hate – Last exit to Poitiers
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Dead Bees – Spring 2005
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Lali Puna - I thought I was over that
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Compilation RA n’ Bo Record – Collection 2005
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Beautés Vulgaires – Live, Vivant
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Clannad – Live in concert
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Septic V Compilation
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Septic V Compilation - VO
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Les Hurlements d'Léo – HDL
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Prefects - Amateur wankers
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One night with my pornstar
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Mike S.
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LES CHRONIQUES DES COMPIL DE 2000
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BEST OF - B.O.F - CONCERT - SPECTACLE...
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The Verve - This is music : The singles 92-98
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Delerium - Best Of
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Sarah Jane Morris – Live in Montréal
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Tompaulin - Everything was beautiful and nothing hurt
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Tahiti 80 – Extra Piece of Sunshine
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Polo - Live
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Eiffel - Les yeux fermés
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Future / Now - Urban action tune up
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Smashing Pumpkins - Rotten Apples
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The Man Who Cried - BOF de Sally POTTER
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Mike S.
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