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Chroniques CD Compil

Brain Damage - Short Cuts Live - St Etienne - 27/05/2009
Mademoiselle K - Live
Padam - Vieux, moche et jaloux
And Also The Trees - When The rains come
Hint - 93 - 99 (Best of)
Les Hurlements d'Léo - 13 ans de caravaning
Les Tit'Nassels - Pêle-mêle
Rhesus – The B-sides collection
Danielson - Trying Hartz
Lofofora – Le Coffret
Kebous - Concert
4 women no cry - vol.3
The Gun Club – Larger than live
Tous Ces mots terribles - Hommages A François Beranger
Kent - L'homme de Mars
The Married Monk - Elephant People
Monika Bärchen – Songs for Bruno, Knut & Tom
Minor Majority - Candy Store
Thomas Fersen – Gratte moi la puce (Best of de poche)
La France – chansons (BOF)
Vincent Delerm - Favourite songs
REM - Live
Tape That – vol. 1
Skalopard Prod en concert – Live à St Genies
Mono – Gone (A collection of EP’s 2000-2007)
Dominique A - Sur nos forces motrices
ARCHIVES 2005-2007
ARCHIVES 2000-2004

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Brain Damage - Short Cuts Live - St Etienne - 27/05/2009
2009 – 11 titres – 65’36
Style :
Trip Hop / Live
Label : Jarring Effects/Discograph


Note : 8.5/10

Il est à peu près de l’avis de tous – ceux qui les ont vus - que Brain Damage exprime le mieux son art sur scène, de par son Sound System Basse/Machine et le spectacle qu’il offre aux yeux et aux oreilles des spectateurs.
Logique donc que le groupe en arrive, après un nouvel album, Short cuts, sorti en 2008, à graver pour l’éternité un de ces moments forts issu de leur tournée 2008/2009.
C’est logiquement à St Etienne, fief du groupe, que Raphael Tallis et Martin Nathan ont branché les magnétos.
On se retrouve alors – sans les images malheureusement – plongé dans l’univers dub de Brain Damage. Un climat sombre, qui oscille entre le zen et le spleen. A commencer par le titre introductif Bok, présent sur leur dernier album en date, additionné de la voix de Lamija. Le rendu, aseptisé, étrange, n’est pas sans rappeler le travail d’artistes issus d’autres univers (Neubauten ou The Cranes).

Ensuite, on entre dans le vif du sujet, les machines prennent le dessus, les rythmes dub et mélancoliques s’élèvent au dessus de la mêlée, transformant la musique de Brain Damage en une terrible machine de guerre, d’une efficacité redoutable, capable de créer des climats aussi variés que le trip hop, le dub, la transe, le lounge… chaque fin de titre est comme une sortie de rêve, le plus souvent orchestré par les applaudissements des spectateurs qu’on devine très nombreux. Under the ground, milieu de concert, réveille les esprits et crée une nouvelle dimension, plus tribale, plus world, et encore plus grisante !
Ce live me rappelle un peu les concerts de Massiv Attack, par cette atmosphère si particulière et bien sûr ses rythmes exaltants.
Cet album confirme si nécessaire le talent de Brain Damage en live ! Avec les images, on imagine que le plaisir serait complet. A bon entendeur ;-)

Myspace / Site du label

Mike S.


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Mademoiselle K – Live
2009 – CD 16 titres – 72’20
+ DVD 17 titres + Fragments & Chuchotements
Style :
Rock - Live
Label :


Note : 9/10

Mademoiselle K est passé de l’état de curiosité à celui de feu de paille avant d’en arriver à celui de phénomène du Rock français. Apres deux albums aussi surprenants qu’efficace, le quatuor délivre en guise de 3e effort un CD + DVD Live enregistré sur trois jours, à savoir les 16, 17 et 18 mars 2009, à Paris, dans la salle L’Alhambra.
De ces trois jours, le groupe en a extrait toute la force et la tension qui s’en sont dégagées alors. Fatigué par deux longues tournées enchainées, imprévues, seulement dues au succès inattendu de titres tels que Maman XY, Jamais la paix, Jalouse, Ca me vexe… le groupe a su tirer de cette usure physique un moral d’acier et une énergie puisée dans l’adrénaline. Il en résulte des titres brutes, décharnés, des interprétations sur le fil du rasoir, écorchés vifs. Entre Rock et Blues, entre Doors, Gun Club et Janis Joplin, (à la française), Mademoiselle K nous livre le meilleur de lui-même en réunissant dans un son live, partagé avec un public fidèle et enthousiaste, des histoires sombres, dépressives, à fleur de peau.
Clairement, on s’en prend plein la g… Et on vient à se demander comment on a pu ignorer si longtemps un tel tempérament. Sans doute parce que Mademoiselle K est apparu au beau milieu de cette tendance Mods des BB Brunes, des Shades et autres Plasticines

Il y a quelques années, Paul Personne avait initié la voix du Blues Rock à la française avec plus ou moins de succès. Little Bob y a aussi gravé quelques belles pages ces 40 dernières années, sans jamais parvenir à passer sur le devant de la scène. Mademoiselle K semble donc réussir un véritable tour de force en rendant populaire un genre mineur.
Avec cette version live, en son comme en image, le quatuor parvient à graver dans le marbre ces moments si particuliers qui font de chaque concert de Mademoiselle K un moment unique et mémorable. Il donne l’occasion d’élargir encore un peu le cercle de fans qui devraient permettre au groupe d’exploser lors d’un troisième album studio qui ne devrait pas trop tarder si le groupe souhaite conserver ce niveau d'adrénaline qui les a déjà propulsé jusqu’ici !
Un concert à se mettre sur grand écran avec le meilleur systeme Dolby que vous avez. Attention à la claque !

Site officiel / Myspace

Mike S.


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Padam - Vieux, Moche et Jaloux
2009 – 19 titres – 60’49
Style : Titi'Oriantal

Label : L’autre distribution


Note : 8.5/10

A peine chroniqué – en retard - le précédent album, que revoici Padam avec une nouvelle galette. Et pour combler les fans, le premier titre annonce la couleur… Je perds la tête est un titre proposé en avant premiere d’un prochain album à sortir début 2010 ! Que demander de plus !
Eh, bien, pourquoi pas, la réédition d’un album passé inaperçu en 2003, pour cause de défaillance de leur précédent label ?
C’est précisément ce que propose Padam en proposant donc sur ce nouveau CD, deux parties : la seconde partie est en effet la réédition des 10 titres qui composaient A côté de la plaque, leur deuxième album (par ordre chronologique). On y retrouvait toutes les ambiances chaudes et épicées de la musique orientale de Padam. On y retrouvait aussi la voix et les mots plaintifs, dont le titre éponyme A côté de la plaque, touchant, à vous donner des frissons ! J’suis cool, sur l’album, etait à part, décalé, plus swing. Car l’esprit de cet album était moins festif que les autres de Padam. Avec Tu pleures ou Les Exilés par exemple, on n’était pas non plus à la fête. Leila nous invitait par contre dans des contrés encore inexplorées par le groupe, sur des rythmes africains. On pensait alors à Mano Solo et son titre Je taille la route, qui se voulait plus ouvert lui aussi à de nouveaux paysages et de nouvelles perspectives. Je conjuguais mon article au passé, mais c’est bien au présent que le groupe conjugue A coté de la plaque, à qui il veut redonner de la voix…

C'est pourquoi, pour accompagner et porter dignement cet album, en première partie, Padam y insère 9 titres, Je perds la tête (y a de quoi...) dont j’ai parlé en introduction, et huit autres titres, anciens, piqués ici et là dans la disco du groupe, revus et corrigés par Nader et ses musiciens. Le groupe choisit d’enregistrer des versions épurées. Je dis épurées, plus qu’acoustique, car le groupe n’est pas adepte des guitares électriques et des gros amplis habituellement.
Parmi ces titres, on retrouve ainsi tout naturellement A côté de la plaque, dans une version duo, Nader et Adam, voix et accordéon, en toute simplicité, donnant une force toute particulière aux mots, une couleur. En un mot, du caractère ! Du caractère, Les Rainures, qui suivent, n’en manquent pas non plus, par leurs rythmes orientaux tout à fait ensorcelants.
Vous l’aurez compris, Vieux, Moche et Jaloux est un album à tiroirs, dont vous pourrez sortir mille et un trésors, au gré de votre humeur. Un dégradé de couleurs et d’odeurs, en attendant la livraison déjà promise de Padam en 2010 !

Officiel / Myspace

Mike S.


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And Also The Trees – When the rains come
2009 – 14 titres – 67’

Style : Cold wave Dandy acoustique
Label : AATT recordings / Differ-ant

Note : 7/10

And Also The trees est un groupe qui aime de temps en temps s’arrêter de composer de nouveaux titres et se pencher sur son histoire. Quatre best of , deux live et même un coffret de singles ont émaillé la carrière du groupe. Avec When The rain comes, le groupe anglais propose une nouvelle façon de revenir sur le passé : And Also The Trees réinterprète en acoustique 14 titres d’un répertoire éminemment électrique. Pour la peine, on a presque affaire à un nouvel album tant ses nouvelles versions ont parfois peu à voir avec les originaux. Virus Meadow donne le ton avec un son de mélodica s’élevant là où jaillissait une guitare électrique. Le groupe ne se contente pas de débrancher mais réfléchit à une nouvelle façon de mettre en scène ces morceaux. C’est vrai que cet apparat acoustique pouvait naturellement convenir à la cold wave rurale d’And Also The Trees et à la présence Dandy de son chanteur Simon-Huw Jones.
Les titres du groupe apparaissent pour ce qu’ils sont dans leur essence : comme des classiques d’un folk maniéré et touchant qui a pu servir d’influence à Tindersticks. On se demande presque pourquoi ils n’y ont pas pensé avant. When The rain comes permet de retrouver quelques standards intemporels du groupe comme Mermen of the Lea, a Room lives in Lucy. Le groupe a su être exhaustif proposant des morceaux écrits entre 1985 et 2007. On aurait bien aimé réentendre ainsi traité Shantell (le premier single du groupe) ou Slow Pulse Boy, un des morceaux du répertoire mais ce genre d’exercice, on le sait, ne peut que nous laisser en partie insatisfait. Plus embêtant, des titres comme Virus Meadow ou Vincent Craine jouant initialement sur des soubresauts et de violentes sautes d’humeur perdent ici de fait une partie de leur intensité et donc un peu de leur raison d’être. Dommage : les parfois bonnes idées ne fonctionnent pas toujours à l’usage. L'ensemble reste quand même de qualité.
My space

A lire aussi sur La Magicbox :


And Also The trees – (listen for) the Rag and bone man
November
And Also The Trees - Further from the Truth
Denis Z.


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Hint - 93 - 99 (Best of)
2009 – 2 cd - 14 + 18 titres – 71’54 +
Style : Electro Dub

Label : Jarring Effects / Discograph


Note : 8.5/10

Peut-etre trop occupé par les tournées impressionnantes de La Phaze, Arnaud Fournier avait mis en sommeil son autre groupe, Hint, pendant près de 8 années. En 2009, il retrouve Hervé Thomas, lui aussi parti sur d’autres projets (Fragile, Urawa, Dead Hollywood Stars), et fait revivre Hint en proposant une nouvelle tournée française, en compagnie d’ailleurs, d’un autre mastodonte du milieu electro, Ez3kiel.
C’est donc histoire de nous remémorer les meilleurs productions du groupe que Hint a décidé de rassembler sur un best of, baptisé 93-99, près de 6 années d’enregistrements studio et live.
Au programme, deux CD distincts. Le premier propose, de façon tres conventionnelle, d’entremêler des titres provenant des albums 100% White Puzzle, Dys-, Wu Woi ainsi que du split CD sorti avec My own en 1999. On y retrouve justement en introduction l’hypnotique titre éponyme de l’album 100% White Puzzle, un long titre hybride de 11 minutes qui associe electro, free jazz et ambiant, un titre sombre et inquiétant, qui ouvre à merveille ce travail récapitulatif ! Un vrai bijou ressorti de la malle aux trésors. Les titres suivants nous rappelle combien Hint, dans les années 90, avait un train d’avance.

La musique n’a pas vieilli, elle conserve la même fraicheur, la même impression d’urgence, de puissance, d’énergie qu’à ses débuts ! On voit d’ailleurs combien des groupes comme NIN ont abandonné la violence de premieres productions pour se laisser entrainer dans des compositions plus tendues dans les années 2000, parvenant à des univers proches finalement de ce que faisait Hint 10 ans auparavant…
Pour le second CD, Hint continue son travail d’assemblage mais a procèdé aussi à une recherche méticuleuse, un vrai travail d’archéologue, en allant dépoussiérer des titres ici et là. Les plus évidents ont été repris à des projets communs avec Portobello Bones ou Unsane. Mais on y retrouve aussi quelques perles disséminées jusqu’ici sur des compilations, des samples, ainsi que quelques démos (Hermetism, Vandal-X ou un version live de Second Hand).
De quoi donc s’imprégner du travail ample et excellent d’un groupe trop souvent resté dans la confidence, et profiter de cette seconde chance de voir ce duo multi instrumentiste étonnant sur scène !

Mike S.


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Les Hurlements d'Léo - 13 ans de caravaning
1996 – 2009
2009 – 29 titres – 2 CD
Style : Chanson Rock
Label :
Irfan (le label)


Note : 7.5/10

La vie est dure, dit-on, pour les artistes en ce moment. Les disques ne se vendent plus, les concerts ne se remplissent plus autant qu’avant… Les Hurlements d'Léo ne se posent pas de question, et continuent le chemin entamé il y a 13 ans. Leur petit entreprise artisanale s’est développée ces dernières années, multipliant les projets. Apres le travail solo touchant de Kebous, leur chanteur, et d’autres moins médiatisés de ses comparses, le groupe se réunit à nouveau et prépare une tournée. Pour l’annoncer, quoi de mieux qu’un Best Of, une occasion de rappeler les airs d’accordéons, les histoires pas banales, les atmosphères humides d’un répertoire riche de 13 ans d’errance ?
Sur ce double CD, le groupe ne réunit pas moins de 29 titres, pour la plupart déjà connus par les fans. Mais très certainement la meilleure clé d’entrée pour ceux qui ne connaitraient pas encore.

Et puis, pour les aficionados, le groupe a pioché dans le sac à dos, pour en ressortir des perles, des versions live, des duos introuvables, en compagnie de quelques-uns de leur compagnons de route, Hippies, Romain Humeau, L'Enfance Rouge ou les Ogres de Barback, avec qui le groupe organise une véritable feria musical sur La de cren. Puissant et vivifiant !
13 ans de caravaning, c’est un peu comme quand on se retrouve à un tournant de sa vie, avec le résumé de celle-ci, dans deux petites valises. Un brin de nostalgie, mais le regard déjà tourné vers demain…
Apres un live et ce best of, c’est d’ailleurs, ce que l’on peut attendre de mieux des HDL ! Un lendemain ! Avec de nouvelles chansons, de nouvelles histoires ! de nouvelles aventures !
www.hurlements.com

Mike S.


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Les Tit'Nassels - Pêle-mêle
2009 – 17 titres – 60’32
Style : Chanson
Label :
Athome/Wagram


Note : 7/10

Les Tit’Nassels ont construit leur histoire et leur notoriété sur les routes de France et de Navarre. De concerts en festivals, le duo a livré ses chansons, directement du producteur au consommateur, sans pratiquement aucun intermédiaire, dans une ambiance familiale.
Résultat, dix années se sont écoulées, six albums ont vu le jour, passant ainsi de l’autoproduction à la signature chez Athome, s’essayant aussi au trio en compagnie d’un autre routard de la chanson française, Kent.
C’est au travers de ces différentes productions, et pour marquer un anniversaire et une étape de leur vie, que les Tit’Nassels ont eu l’idée fort conventionnelle de sortir un best. Et histoire de ne pas en rester à l’exercice de style des plus banal, le groupe a choisi d’y adjoindre 3 nouveaux titres, Reprends le cordon, Rayon Fille et Petite figure locale, enregistrées spécialement pour l’occasion, et non pas sorti des cartons, les fonds de tiroirs ayant déjà l’objet d’un album en 2005 ;-)


Ce travail de compilation est l’occasion de rassembler, comme il se doit, les meilleurs moments d’une carrière déjà bien riche, parmi lesquels on retrouvera avec bonheur Emmenez-moi ou Soixante millions de… nananana nananana…
Pour ceux qui aiment aller à l’essentiel, ou ceux qui veulent découvrir en route le duo roannais, Pêle-mêle est sans doute la meilleure occasion de découvrir l’univers minimaliste et personnel des Tit’Nassels, quitte à reprendre le train pour la seconde partie du voyage, qui devrait bien vite repartir sur les routes.
Une rétrospective de premier classe pour un groupe bien trop souvent relégué en seconde !
www.myspace.com/titnassels
www.lestitnassels.com

Mike S.


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Rhesus – The B-sides collection
2008 – 29 titres – 71’57
Style : Rock
Label :
Hors commerce


Note : 7/10

Apres un second album sorti en 2007 (The Fortune Teller Said), Rhesus se donne un peu d’air, le temps de souffier entre une tournée européenne et une nouvelle séance d’enregistrement. L’occasion, sans doute, pour le groupe de réécouter les bandes, les chutes de studios, et peut-etre d’y redécouvrir quelques perles, qui n’avaient pas forcément leur place dans les deux albums du groupe. Le groupe s’était en effet donnée une certaine exigence lors de leur précédent album, « Ne gardons pas les prises parfaites, gardons celles qui racontent quelque chose ». Une règle de fonctionnement qui a donné naissance à cet étonnant The Fortune Teller Said et qui a confirmé le groupe dans sa position d’OVNI du rock français.
Aujourd’hui, la démarche est différente, et le groupe entend bien laisser vivre les « prises parfaites » mais sans les intégrer vraiment à leur discographie, sans en faire un tapage médiatique, sans même le sortir officiellement dans le commerce, sans le proposer à leur label Pias.
C’est donc sous la forme d’un CD promo, édité à 300 exemplaires, que le groupe édite, sous le patronyme, The B-sides Collection, un recueil de 29 titres, soit plus d’une heure de bonus à destination des fans, les plus assidus.

Loin d’être anecdotique, cette anthologie des cartons, ce florilège des archives, de véritables chansons, aux mélodies attractives, aux refrains entêtants, au même titre que ce que l’on connaissait déjà à travers le petit répertoire du groupe (Epic, SongCan’t you see). Le groupe a d’ailleurs la bonne idée, en plus, de parsemer, tel des petits cailloux blancs, tout au long de cet album, des titres anciens, dans diverses versions, certaines plus brutes, d’autres remixées donnant un aspect familier, puis répétitif, ou même concept album, à ce qui n’aurait été une simple compilation sans cela (Talk Talk, Talk, The Actress).
Pour finir dignement cet album, le groupe conclut avec Deconstructed memories, un instrumental/monologue qui rappellent certains travaux de Placebo ou Radiohead. Une véritable derniere petite perle noire, qui donne une ultime touche à l’étonnante collection.
Sans le savoir, ou sans vouloir l’admettre, Rhesus vient en fait de réaliser son premier best of ;-)
Un Rhesus tres positif ! Mais le nouvel album, c’est pour quand ???
Myspace.com/rhesusmusic


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Rhésus - Octobre 2005
Rhésus - Sad Disco
Rhésus - Meanwhile (at) the party
Rhesus - Mars 2004
Rhesus - Janvier 2003
Rhesus - E.P
Mike S.


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Danielson - Trying Hartz(94-04)
2009 – 14 + 14 titres – 43' + 42'

Style : Country folk débridé
Label : Secretly Canadian / Differ-ant

Note : 7,5/10

La famille Smith a un pet' au casque et cela fait 15 ans que ça dure. Et en plus, ils sont nombreux, Daniel Smith (guitare, chant, composition), Rachel Smith (claviers, flûte, chœurs), Megan Smith (xylophone, cloches, chœurs), David Smith (batterie) et Andrew Smith (batterie). Avant eux, il y avait déjà le père, devenu l'icone incontournable d'une famille ne vivant que pour la musique, comme en témoigne le fervent et religieux (Runnin' to brother) ou le hippie baba (A Na Na). Avec eux, nous rentrons dans un monde de Redneck du fin fond de la campagne - en l'occurrence Clarksboro - mais dans une version déglinguée et loufoque. Ont-ils un peu trop abusé de la gnole distillée par le grand père ? Ont-ils rencontré John Waters ? Nous sommes en tout cas dans un univers certes traditionnel américain mais qui largué les amarres depuis longtemps. En plus, de tout l'attirail acoustique du groupe, il y a aussi un ami invité à jouer de l'orgue et du farfisa, donnant une touche spatiale à des musiques terriennes.
La voix de Daniel ressemble à du Franck Black en voix de tête, haut perchée et parfois hystérique. Les Pixies ne sont d'ailleurs pas loin (A meeting with you markers), les deux groupes ayant le point commun de casser les codes d'un genre. Rock pour les Pixies, country folk pour Danielson. Alors, ça change d'humeur, ça pétarade, ça change de rythme comme de chemises à carreaux, ça joue tous ensemble dans un joyeux bordel. On croirait de l'Art Brut version musique. Ou être tombé dans une crèche avec une bande d'enfants en train de jouer avec des crayons, de la pate à modeler et plus si affinités. Le moins que l'on puisse dire c'est que c'est vivant. Et cela peut-être être même beau (darling will tune you), la joyeuse famille ayant des ressources insoupçonnées. Vous étiez passés à côté de Danielson ? Alors profitez de cette double compilation qui, entre autres cadeaux, vous proposent 8 titres live car la vivacité sans limites des Américains se dégustent encore mieux en public.
Site
Denis Z.


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Lofofora – Le Coffret
2008 – 5 albums
Style : Métal Fusion
Label : Athome/Wagram


Note : 8/10

Je ne sais pas si la musique de Lofofora aurait pu suggerer quelque chose à Proust, mais en réécoutant les 5 skeuds percutants, répertoriant allégrement 20 ans de carrière du groupe le plus impression de l’Hexagone, Lofofora nous invite à déguster quelques madelaines.
Du premier EP, inoubliable, édité à 2800 exemplaires, sur lequel on retrouvait L’œuf et No Facho, deux hymnes à la tolérance, signes d’une époque qui rimait avec Manif anti-FN, ou Zobi la Mouche, reprise tres perso d’un groupe – Les Negresses Vertes – qui a disparu après nous avoir fait danser ou ouverts les yeux et les esprits sur les différences culturelles. On retrouvera certains titres l’année suivant sur le premier album éponyme, qui nous fera découvrir l’équipe du Sriracha Sauce, nous faisant avaler une nouvelle bouchée de madelaine, à l’écoute de titres, qui associaient les Oneyed Jack, Dirty District, Human Spirit... L’occasion de se reprendre une claque, à grand coup d’Holiday in France ou de Justice pour tous ! Les mots sont directs, sans figures de style ni allégorie, à l’image d’un époque difficile et sans poésie.
Bizarrement, le voyage temporel oublie les années 1996 et 1999, l'époque de Peuh! et Dur Comme Fer, qui pourtant, nous aurait rappeler d’autres moments fort d’une époque pas si formidable que ça, des années Hostile sans doute...

Qu’importe, le coffret continue de réveler ses trésors, et exhume de l’année 2001, ce Double, qui devient un simple - et oublie le live – mais nous ressort 7 reprises étonnantes dont, inoubliables, La chanson du forçat (Gainsbourg) ou Madame rêve (Bashung), sans doute le titre le plus calme de la discographie de Lofofora. Reno nous surprend une fois de plus, dans ce nouveau rôle, de crooner matalleux, et les mots de Bashung prennent une nouvelle dimension.
Les deux derniers albums du coffret font moins dans la nostalgie et la mélancolie, mais ça fait du bien de redécouvrir encore, ces pièces d’artillerie socio-médiatiques, ce Social Killer, ce Psaume CAC 40, ce Rock’n’Roll Class Affair, ce Mondial paranoia… qui résonnent comme jamais en cette fin d’année 2008, au doux parfum de scandales financiers et de crise économique sans précédent. Toutes Ces choses qui nous dérangent, et qui dérangent surtout l’ordre établi.
Le packaging aux allures vieillies de 33 tours usés donne aussi du charme à cette anthologie musclée.
Vous l’aurez compris, les Lofo’, depuis près de 20 ans, dérangent, et rappellent si nécessaire, qu’ils ne sont toujours pas Aveugle et sourd, et encore moins muets !
www.lofofora.com
www.myspace.com/lofofora


A lire aussi sur La Magicbox :


Lofofora - Le fond et la forme
Mike S.


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Kebous - Concert
2008 - 16 titres - 71'32
Style : Rock
Label : Les deux singes/Pias


Note : 5/10

Laurent Bousquet était – était ? - le chanteur et l’âme des Hurlements d’Léo jusqu’en 2007. Et puis, après plusieurs projets parallèles en collectif, début d’année 2008, il sort un album solo, Lupanar, sous le pseudo Kebous – Bousquet à l’envers… - et part en tournée avec quelques musiciens. Apres 6 mois de tournée et quelques 30 dates, il a déjà mis le son en boite et propose un album live, sobrement baptisé Concert, comprenant 16 titres, enregistré dans le vif, simplement, presqu’acoustique, reprenant dans sa totalité les titres de Lupanar, et les agrémentant de trois titres de son ancienne formation, HDL, à savoir Kaléidoscope, La Malle en Mai et L’Addition. Mais ici rien à voir le Rock urgent qu’il pouvait proposé sur l’album Live des HDL en 2005, et pas non plus proche de l’album Live acoustique d’Un air de Famille. Non, on est ici dans un monde à part, un rock poético-acoustique, sorte de Blankass, en plus sobre, en moins celte. Et peut-être pour apporter quelques indices à la question des rélérences musicales, Kebous reprend sur scène et donc sur cet album, Lolita nie en bloc (Noir Desir) et Recouvrance (Miossec), le second, dans un version assez personnelle, intense, habitée.

 

Jacques Brel n’aurait qu’à bien se tenir, s’il était encore de ce monde ! Sans blaguer, et sans entrer dans le cliché, Recouvrance est peut-être le titre le plus profond de l’album,
Kebous étant presqu’en transe sur ce titre sombre et poétique, comme il aime à définir sa musique.
Il me semble en fait qu’on ait un peu de mal à retrouver véritablement l’ambiance Concert, tel que Kebous avait sans doute voulu l’imaginer, cet aspect à la fois intense et immédiat, instantané et photographique d’un moment inoubliable – tout au moins pour lui et sa bande. Je ne vois pas énormément de différence en réalité avec l’album studio, si ce n’est les quelques titres supplémentaires sus-cité.
Pour ceux qui étaient passé à côté de Lupanar, ce live est effectivement une bonne occasion de se rattraper. Pour les autres, l’album studio devrait suffire.
Un album live des plus conventionnel !
Myspace

Mike S.


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4 women no cry – volume 3
2008 – 18 titres – 65’53

Style : Electro pop / Electro
Label : Monika / La Baleine

Note : 7,5/10

Avec ses compilations 4 women no cry (regroupant chaque fois 4 femmes électroniciennes), le label Monika et sa fondatrice Gudrun Gut nous démontrent à quel point la musique indé est aujourd’hui mondialisée : une mondialisation de moyens et de sensibilité qui font que nous retrouvons sur ce volume 3, une Colombienne, une Grecque, une Américaine et une Brésilienne. Dur de sentir une quelconque influence ethnique ou folklorique de leur pays d’origine. Au risque même de se tromper lourdement : certains titres de la Californienne Julia Holter, délicats comme des feuilles d’origami, pourront sonner japonisants. Les frontières n’existent plus et donc sans étonnement aucun, la Colombienne Lucrecia fait une musique sensuelle et hybride sur les traces d’une Tori Amos qui aurait enrichi son piano et ses guitares de d’avantage de machines. Lucrecia peut chanter en espagnol sur De vez en cuando, on s’en aperçoit à peine tant cette musique naturellement européenne vient caresser nos oreilles dans le sens d’un poil familier.
Avec Manekinekod d’Athènes, changement d’ambiances : plus de chant mais des petites pièces de musique ambiante qui vous donne l’impression de visiter une exposition d’art contemporain sur un tapis roulant. De petits bruitages, quelques sons organiques, des souffles d’outre-tombe viennent nous rassurer (enfin c’est vite dit), il y a bien une âme derrière cette musique qui dérive. A quelques milliers de kilomètres de là, Liz Christine pousse encore plus loin l’expérimentation : un monde samples, sortes d’ arche de Noé sonore où des sons d’animaux, d’instruments zarbis et acoustiques prennent le large sur une mer électronique. Etrange et pénétrant .
Site

A lire aussi sur La Magicbox :


4 womenno cry vol.2
Denis Z.


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The Gun Club – Larger than live
2008 – 17 titres – 68’57

Style : Blues Punk
Label : Last Call / Wagram

Note : 8.5/10

Quoi de mieux qu’un best of ou un album live pour découvrir un groupe aussi mythique et aussi peu connu que le Gun Club. Cité à plus d’un tour par les plus prestigieux artistes de la scène Rock de ces 20 dernières années, à travers le monde, le groupe de Jeffrey Lee Pierse n’en demeure pas moins qu’une pièce de musée, à peine visitée ça et là, par une reprise de Fire Spirit ou par l’imprégnation de ce blues rock si personnel dans un titre, un album, une voix, une posture…
12 ans après la disparition de son chanteur, rattrapé par ses excès, le Gun Clubcontinue, en effet, à hanter quelques cœurs de rockers à travers le monde entier, avec cette poignée de chansons, qui ont redonnée au blues une nouvelle jeunesse, un esprit rebelle et déjanté.
Preuve en est, cet ultime ( ?) live, Larger than live, capté en 1992, quelques 4 années avant la mort de son leader ! Pris sur le vif - la même année que Ahmed's Wild Dream un autre live du groupe – l’album offre un large éventail de la discographie du groupe, dans des versions extrêmes, habitées, hantées. Jeffrey Lee Pierce y est phénoménal. Pour ceux qui ont déjà vu le Gun Club sur scene, ou en DVD, on ne peut s’empêcher de reproduire dans sa tête, les images d’un artiste aux expressions démesurées. Pour ceux qui ne l’ont jamais vu – il serait temps ! – pensez à Bertrand Cantat au début des années 90’s et vous n’en serez pas loin !
Sur ce Larger than live, on y retrouve donc les plus grand titres du groupe, sublimes et inquiétants (Yellow Eyes, Sleeping in Blood City), urgents et passionnés (I hear your heart singing, Bad indian), ou même carrément blues (Emily's changed, Fire of love) ou tout à la fois (Fire spirit).
Cette année, Jeffrey Lee Pierce aurait eu 50 ans !
Larger than livele fait revivre pendant ces quelques 70 minutes de concert. Une bonne occasion pour faire redécouvrir une discographie d’à peine quelques disques, de Fire of Loveà Lucky Jim. Sous un prétexte, sans doute mercantile, Last Call tente ici d’immortaliser un des plus grands chanteurs que la planète ait pu créer. Une bonne initiative finalement !
Mike S.


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Tous Ces mots terribles - Hommages A François Beranger
2008 – 17 titres – 67’33

Style : Divers
Label : Mesproductions

Note : 8.5/10

Les Tribute et les hommages sont de belles occasions pour faire revivre la musique d’un artiste oublié. Parfois, c’est l’occasion pour les plus jeunes générations de découvrir un artiste oublié et son répertoire.
C’est sans doute le cas ici, avec cet hommage à un chanteur maudit de la chanson française, mort en 2003. A l’instar de Thiefaine, présent dans cette compilation, ou de Gérard Manset, François Beranger n’a jamais eu vraiment les honneurs de la presse, de la radio et encore moins de la télévision.
Pas étonnant que l’on écoute ces titres comme on découvrirait un trésor enfoui depuis 1000 ans !
Tous Ces Mots Terribles révèlent un répertoire riche et impertinent, un témoignage d’une histoire qui n’en finit pas de se répéter. De Mamadou m’a dit, parfaitement (ré-)interprété par Raoul Petite, et qui revient sur une période peu glorieuse de notre république colonialiste (« on a pressé le citron, on peut jeter la peau ! ») à Magouilles Blues, reprise par Marcel et son Orchestre, qui nous donne un gout amer de la politique démago, qui a été, est et sera ! (« Ils n’ont jamais autant de cœur, Que quand il leur faut beaucoup d’électeurs… Les autres grands qui s’opposent Viennent tous du même clan… Travail Famille Patrie ça va changer Le père la pudeur veut nous réformer »). Ca fait froid dans le dos, non ?
Parmi les autres invités de cette compilation, on notera en particulier Jeanne Cheral et cette Rachel inquiétante, Thiefaine et cette (auto ?-)biographique Tranche de vie d’un français pas bien né (déjà reprise par Trévidy et Thomas Pitiot), Sanseverino et son carnet de voyage, Brésils, ou pour finir, un revenant, et son accordéon, qui a l’honneur de reprendre le titre éponyme de la compilation. En fin de compilation, Emmanuelle Béranger, fille du poète impertinent, reprend sans prétention et avec beaucoup d’émotion, Dure Mère.
Plus qu’un simple hommage, plus qu’un dépoussiérage de carton, Tous Ces Mots Terribles replacent les mots de Béranger dans notre temps, et nous donne l’envie de revenir dans le sien, pour y (re-)découvrir cet univers souxiantehuitard, qui n’a pas vraiment changer la France (…), et qui fait toujours réver depuis 40 ans ! Manquerait presque Renaud dans cette compil, non ?
Mieux qu’un livre d’histoire ! . .
Mike S.


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Kent - L'homme de Mars
2008 – 17 titres – 49’14

Style : Pop
Label : AZ/Universal

Note : 7.5/10

Pas souvent l’occasion de citer l’ex-leader des Starshooters dans nos pages. Et pour cause, ses chansonnettes campagnardes n’ont pas toujours un écho favorable sur nos platines.
L’arrivée de L'homme de Mars dans notre boite à lettre nous a pourtant d’abord interpelé d’abord sur le papier. Au-delà d’un nouvel album, L'homme de Mars est avant tout un concept associant une BD et sa musique, comme une bande son indissociable de l’ensemble.
Et puis, l’écoute de cet album, bien différent des précédentes productions, nous a fait revenir sur les à priori que nous entretenions autour de son compositeur.
En fait, Kent semble avoir découvert qu’il y avait quelque chose entre la variété et la musique indépendante, à savoir la Chanson, avec un grand C et surtout avec des textes recherchés, des mélodies, une interprétation personnelle et une orchestration riche et originale.
Ce que Brel et Greco ont passé des années à construire, la StarAc l’a détruit en quelques saisons.
Avec L'homme de Mars, Kent nous arrive comme un allié inattendu dans cette bataille qui oppose le bon goût à la chanson jetable. Un thème commun à ses chansons, mêlant Science Fiction et Exploration humaine. Un style musical originale : une pop moderne, so british, façon Neils Hannon (Divine Comedy) ou Morrissey. Une interprétation plus sobre, plus retenue qu’à l’accoutumée. Des histoires dans chaque chansons. Et pour vous livrer le tout, dans son papier brillant, une orchestration riche et chaleureuse, des cuivres, des cordes, tout un orchestre pour lui tout seul, mais que Kent partage avec tous ceux qui souhaiteront partager ce voyage interplanétaire. A l’exemple de Welcome to my paradise, le premier single de l’album, les 15 chansons de cet album sont autant d’invitation au voyage et à la rêverie.
L'homme de Mars est une belle surprise de la part d’un chanteur dont on attendait rien.
Mike S.


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The Married Monk – Elephant People
2008 – 13 titres – 45’20

Style : DiscoRock
Label : Ici d’ailleurs / Discograph

Note : 6/10

Les productions des Married Monk nous arrivent au compte-goutte, jamais quand on les attend, jamais là où on les attend. Ainsi, en 2008, Christian Quermalet et sa bande est de retour, avec son rock funky sur la base d’une Bande originale de Spectacle : Elephant People, une pièce de Daniel Keene mise en scène par Renaud Cojo de la Compagnie Ouvre le Chien.
Le Spectacle est un mélange de comédiens, de vidéos et donc de musique, autour d’un thème, les monstres, sous toutes leur forme, et principalement ceux que l’on devait observer au XIXe dans les foires. Ceci n’est pas sans rappeler le célèbre film Freaks, la Monstrueuse parade de Tod Browning (1932) et le non moins célèbre Eléphant man de David Lynch (1980).
Les compositions qui accompagnent donc ce spectacle monstrueux est un ensemble de ballade rock, pop, un brin funky, un brin disco, totalement en corrélation avec l’univers habituel des Married Monk. Seules les interprétations sont plus narratives et rappellent bizarrement (Spiel, Merrick's meditations ) un album de Pulp, qui s’intitulait justement Freaks… Coïncidence ?
Par ailleurs, certains morceaux sont plutôt instrumentaux. Logique en regard avec le projet auquel il s’attache. Après l’écoute de l’album de Zombie Zombie, on ressent la patte délirante d’Etienne Jaumet, membre des deux formations, et très attiré par l’univers des films d’horreur des années 70’s remplis d’hémoglobine et de synthé devenus à la fois kitsch et vintage.
Pour autant, les chansons ont un format pop, voir populaires, à l’image ce Hail 2 the Hound Man, que Neil Hannon () ne renierait en rien. Vraiment, cette livraison 2008 mérite plus que d’y jeter une oreille. Elle provoque des émotions et des impressions différentes à chaque passage. Assez surprenant. Mais vraiment pas désagréable.
Elephant People place définitivement les Married Monk, sous une étiquette de groupe hors norme, hors du temps, hors des modes, et c’est un bonheur d’avoir de leur nouvelles épisodiquement.
Une bande très originale.

A lire aussi sur La Magicbox :


The Married Monk - The Belgian Kick
The Married Monk - Rocky
Mike S.


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Monika Bärchen – Songs for Bruno, Knut & Tom
2008 – 15 titres – 55’40

Style : Electro-pop/Electro minimale
Label : Monika / La Baleine

Note : 7/10

On n'espère pas qu'avec le temps Monika atteigne un jour l'âge de raison. Le label Allemand a pourtant 10 ans et une belle santé qui fait de la petite structure un modèle d'impertinence et de malice et un oasis de créativité. Pépinières de talent (ne serait-ce qu'avec les compilations 4 women no cry), féministe mais avec humour et légèreté (rappelons-nous The Burka Band electro-pop afghane chantant avec le sourire la joie de ne plus en porter), Monika fête son anniversaire avec une petite compilation. Comme souvent, les artistes de Monika aiment les oeuvres collectives. Les ténors du label ont tous tenu à être là, y compris Michaela Melian ne proposant qu'une version edit d'un titre déjà sorti.
Un peu paresseuse Michaela à la différence des autres qui n'ont pas été avares en inédit. L'ensemble est forcément inégal mais résume les deux tendances du label : électro minimaliste et électro-pop sensuelle. Au rayon des réussites, Masha Qrella faisant sienne avec ses guitares le Goodnight lovers de Depeche Mode. La voix d'alien d' Iris pour un fever fiévreux entre Bjork et Bel Canto. Le vaporeux Streichlen morceau impressionniste à l'empreinte sonore durable rappelle que Milenasong est une artiste incontournable. Peu d'hommes mais un Robert Lippok égal à lui-même dans une techno qui allie tribalisme et sonorités métalliques. et surtout une belle découverte Max Punktezahl, dont l'instrumental Dashes nous emmène dans une belle balade via une guitare au milieu d'un champs de machines.
Myspace
Denis Z.


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Minor Majority - Candy Store
2008 – 16 + 11 titres
Style : Folk
Label : Vicious Circle

Note : 7/10

Un best of pour Minor Majority ? Oui… et non ! Un nouvel album alors ? Oui… Mais non ! Alors quoi donc ?
Pål Angelskår et ses compères, aux noms tout aussi évocateurs de leur Norvège natale, sont de retour avec leurs chansons pop folk envoutantes.
Obligée de répondre aux impératifs commerciaux en sortant un best of de 16 titres extraits de leurs 4 premiers albums sortis entre 2001 et 2006, le quintette n’en oublie pas moins d’apporter leur production de leur longues soirées du dernier hiver devant la cheminée.
Résultat : 11 nouvelles chansons (ou inédites tout au moins) qui rendent finalement ce best indispensables aussi bien aux fans qui devront remettre la main à la poche, qu’aux petits nouveaux qui pourront ainsi découvrir 28 chansons d’un coup pour le modique prix d’un double album.
On retrouve les mélodies folk country qui ont fait leur notoriété aux quatre coins du monde (This Time, Wish You'd Hold That Smile, Come Back to Me) et quelques chansons pop aux accents celtes, aux chœurs parfois trop formatés (et indigestes ;-).

C’est bien dans la folk qu’ils sont les meilleurs ; si quelqu’un en doutait encore, ce best of nous le livre au grand jour.
Les titres inédits, d’ailleurs, se fondent parfaitement dans la discographe, avec des guitares folk acoustiques, des chœurs féminins ensorcelants, des mélodies impeccables, et la voix de Pål Angelskår sereine, chaleureuse, un brin nasale.
Ce Candy Store porte merveilleusement son nom, tant les friandises musicales proposées sont attirantes, douces, sucrés, acidulées. Le seul avantage, c’est que celles-ci, vous pourrez en abuser sans avoir à passer une séance chez le dentiste apres !! Attention tout de même à la crise de foie ! ;-)
Ce nouveau Candy est maintenant dans tous les Stores. A découvrir ou à redécouvrir absolument !

www.minormajority.no

Mike S.


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Thomas Fersen – Gratte moi la puce (Best of de poche)
2007 – 20 titres – 70’50

Style : Chanson
Label : Tôt ou Tard / Warner

Note : 5/10

Le ukulélé est dans l’air du temps. Je ne parle même pas de Herman Düne racontant ces petites histoires drolatiques armées de ce seul petit instrument mais de Julien Doré jouant de son regard de biche et faisant de cette « mini-guitare » son arme de séduction massive. On n’avait pas vu autant de charme depuis Marilyn. Thomas Fersen a donc l’idée sympathique (on peut lui rendre grâce de ne pas avoir subi l’influence de Doré) de sortir un best of ré-orchestré par deux ukulélé (plus flute et mandoline). Bonne idée me direz-vous pour consentir à l’obligation du best of tout en proposant autre chose. Effectivement.
Sauf que retranscrites sous les bons auspices de ce minimalisme instrumental, la musique des chansons de Fersen apparaissent souvent pour ce qu’elles sont : comme un seul pauvre accompagnement tout dévoué au texte. Pour un bon les papillons, combien d’autres titres ont la richesse harmonique d’une comptine pour enfants ou une chanson paillarde. Les textes sont toujours bien vus mais pour ceux qui aiment la musique c’est un peu Waterloo morne plaine. En plus, cela dure 70' interminables. Bref, on a l’impression que Fersen s’est un peu tiré une balle dans le pied. Sauf pour les fans hardcore qui vont se dire qu’il est trop sympa Fersen. Ce qui est le cas d’ailleurs. Mais bon…

A lire aussi sur La Magicbox :


Thomas Fersen - Trois petits tours
Denis Z.


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La France – chansons (BOF)
2007 – 13 titres – 41’

Style : Pop 67
Label : Third Side / Discograph

Note : 6/10

La BOF de La France est à l’image du film : gonflée, originale, décalée, conceptuelle. Un film sur la guerre de 14-18 avec des musiques de ou inspirées de 1967, vous avouerez que cela n’est pas banal et cela rivalise avec la Marie-Antoinette se goinfrant de macarons sur du New Order. Pour la France, la musique est un élément annexe et connexe du film. Certaines chansons font totalement parties du récit et sont chantées par les acteurs (dont Sylvie Testud) sur des instruments de fortune (pour être cohérent avec l’Histoire et à ces poilus qui faisaient de la musique à partir de matériaux de récupération). D’autres sont extérieures à l’histoire (la Diègese, si l’on veut parler lettré) mais pas au film puisqu’elles sont utilisées comme bande-son. Là aussi, elles se divisent en morceaux exhumées des années 1967 et alentour et en créations originales de Fugu et de Benjamin Esdraffo. Bref, on croit avoir affaire à une simple compilation de chansons regroupées sur une BO et on découvre une œuvre conceptuelle à plusieurs entrées. Serge Bozon, le réalisateur, est un féru de musique, à la culture visiblement encyclopédique et sa démarche globale sur la musique de son film mérite quelques explications.
1967 marque à bien des égards le début de la pop musique moderne avec deux courants distincts qui se dessinent : la « pop-sike » anglaise et la « sunshine pop » californienne. Bozon voulait remettre en perspective cette fourche historico-musicale, tout en réhabilitant des musiciens oubliés, comme John Pantry, trônant selon Bozon « au sommet de la Pop-sike » et pouvant apparaître pour tout un chacun comme un (excellent) suiveur, psyché et visionnaire, des Beatles. La BO lui rend donc, au passage, hommage, comme un nouveau parti pris fortement assumé du cinéaste. Côté Sunshine Pop, Peter and The Wolves démontrera à ceux qui en doutaient que les Beach Boys n’était pas le seul groupe à éclairer la côte Californienne. L’ensemble est donc homogène par son côté monomaniaque et son caractère obsessionnel. Mais il est aussi hétéroclites, ne serait-ce dans la prise de son le lo-fi des chansons en phase avec le récit, le vintage des titres exhumés et le titre studio composé par Fugu (sur un texte de Bozon), au son hi-fi où la voix en français et haut perchée du Nancéen séduira ou agacera. Le concept est peut-être plus fort que le résultat n’est bon. Mais cette BO, hors normes, mérite le respect.
my space
Denis Z.


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Vincent Delerm - Favourite songs
2007 � 16 titres � 66�13

Style : Chanson
Label : T�t ou tard

Note : 6.5/10

Qui l�eut cru ? Le bogue de l�An 2000 ? il a bien eu lieu ? mais pas l� o� on l�attendait ! Ce sont les industries du disque qui se le sont pris en pleine poire !
Reste aujourd�hui � multiplier d�ing�niosit�s pour trouver de quoi s�duire l�auditeur.
Vincent Delerm et son petit label T�t ou Tard, n�en sont pas moins atteints par la crise, et en cette fin d�ann�e 2007 ont trouv� une parade, entre deux albums, en marge d�un live classique ou d�un Best of pr�matur�.
Ce fut d�abord d�organiser une s�rie de concert � l�Olympia, pendant lesquels Vincent Delerm avait fait appel � divers artistes, tr�s diff�rents, pour lui donner la r�plique le temps d�une interpr�tation originale d�une chanson du Sieur Delerm, ou de l�invit� du soir, ou simplement d�une chanson ind�modable d�un gout commun aux deux artistes.
Au final, ce n�est pas moins de 16 chansons qui furent alors interpr�t� et bien s�r enregistr�es le temps de ces concerts.
Rassembl�es sur un CD, ces 16 titres montrent une �tonnante unit� dans le rythme, l�esprit et la simplicit�. Delerm s�est fait plaisir. Les invit�s aussi. Le public �tait aux anges. Et il n�est pas � douter que les milliers de spectateurs seront heureux de retrouver la version qu�ils ont entendue le soir de leur venue � l�Olympia et d�couvrir toutes celles qu�ils ont manqu�
Pour ceux qui n�ont pas pu venir jusqu�� l�Olympia, ce CD est aussi une maniere de rapprocher un instant l�Olympia de tous les points cardinaux de l�Hexagone.
Sur ce CD, on y retrouve 3 ou 4 g�n�rations de chanteurs, des plus anciens Moustaki, Chamfort, Souchon, Yves Simon, Renaud aux plus r�cents B�nabar, Cali, Benjamin Biolay, Mathieu Boogaerts, Jeanne Cheral� On y retrouve aussi Neil Hannon, chanteur de Divine Comedy, pour l�interpr�tation du titre Favourite song, pr�sent d�j� en duo, sur le dernier album de Delerm. Peter Van Poehl, producteur de ce dernier album studio est aussi invit� sur le titre Marine, un des plus beau titre de Vincent Delerm, � ce jour.
Un bel exercice de style en somme. Mais pas que �a ! Vincent Delerm nous invite par ce disque � d�couvrir d�autres artistes du Catalogue T�t ou tard, et � d�couvrir plus largement d�autres chanteurs que Delerm appr�cie et voudrait aider � faire sortir de l�ombre. Une personne comme Mathieu Boogaerts, m�riterait tant de faire d�couvrir son univers simple, na�f et tellement original !
Sans vendre son �me au diable, Vincent Delerm se transforme un peu en VRP. Et pourquoi pas, si c�est fait de fa�on aussi intelligente et int�ressante ! Reste le packaging � choisir (CD, DVD, Digipack� ). C�est selon vos moyens et vos envies !

A lire aussi sur La Magicbox :


Vincent Delerm - 15 chansons
Vincent Delerm - Les piqûres d'araignée
Vincent Delerm – Kensingston Square
Le Coq - D’Arradon
Jean Pascal Boffo -la boite a musique
Anaïs - The love album
Steeple Remove - Electric suite
Papier Tigre - the beginning and end of now
Ludo Pin
The Artyfacts - Maybe everything that dies someday comes back
Tryo - Ce que l'on sème
Cvantez – Yvettela Musipontaine
Moran - Tabac
1=0 - Sec
Alex Beaupain - 33 tours
Liqueur Brune - éponyme
Françoiz Breut - A l'aveuglette
Mathieu Boogaerts - I Love You
Cornflakes heroes – Dear Mr Painkillers
Blackpool – French f**ckers
Nordine Le Nordec – Ca commence mal
Thierry Cordier - Mon intérieur
Go Go Charlton – Beaucoup schlager
Mechanism For People - The others turn to shadow
Les Vedettes - Disque N°1
Silt - Silt
Mina May
Saturnin
Fandor - L'enfance de l'art
Arcahuetas - A la Errol Flynn
Olive et moi - Fais moi une passe
Marianne Dissard - L'entre deux
Felipecha - De fil en aiguille
Apple Jelly - Nanana club
Guillaume Cantillon - Des ballons rouges
Hugh Coltman - Stories From The Safe House
Brooklyn - Clandestine
Neimo – Moderne incidental
Cortes
Mycelium – carnival daze
My Name is Nobody – At the wolf pit
Thomas Fersen - Trois petits tours
Manu - Rendez-vous
Carla Bruni - Comme si de rien n’était
Les Fragments de la Nuit - Musique du crépuscule
Immune – Not until morning
Depth Affect - Hero crisis
Julien Ribot - Vega
French cowboy + Lisa Li-Lund - share horses
Poni Hoax – Images of Sigrid
Joseph d’Anvers – Les jours sauvages
Mademoiselle K - Jamais la paix
Double U - The imaginary band
Adam Kesher - heading for the hills, feeling warm inside
Crocodiles inc. - Project white
Bandini – Diversion
Manusound – Nous sommes ce qui arrive
The Rodeo - My first EP
Daisybox - polyester
Laetitia Sheriff – Games over
HitchcockGoHome – You cannot be serious...
Tahiti Boy and the Palmtree family - Good children go to heaven
Imagho - Inside looking out
Bensé - album
Demago – Hôpital
Kebous - Lupanar
Salsedo - Wine & Pasta
Electric Mop - Pop
Helluvah - Emotion pills
Pollyanna -On concrete
Mr Lab ! - Post industrial ceremony
Bertrand Soulier - Discorama
Run to safety - We as monsters
La Phaze - Miracle
Damien Saez – Paris
Barbara Carlotti - L'idéal
Quidam - En eaux profondes
Remote - Dark enough
Broadway - Enter the Automaton
Prototypes – synthétique
Expérience - Nous (en) sommes encore là
Luke - Les Enfants de Saturne
Arman Méliès - Casino
Talia – Cockroach killer
Albin de la Simone - Bungalow
Les Vilains Clowns – Punk Model
Les Papillons - Klaxon
Clara Clara - AA
Acetate Zero – Civilize the satanists
SZ – Autumn leaves latin comes
H-Burns - How strange it is to be anything at all
Les France Cartigny - les meilleurs
L'Enfance Rouge - Trapani - Halq al waady
Vicky Vale – La vie après l’amour
Warehouse – Escape Plan Foiled
Nicholson – Les rastas et les punks
FM New Popular Music - A dream or two
The Shades – le meurtre de Venus
Henning Specht
Roland Tchakounté – Waka
Sébastien Tellier - sexuality
Hopper - Deergirl
Elephant Leaf – Emotional Power
Zôon - Filaments
Cocosuma - we'll drive home backwards
La Grande Sophie – Toute seule comme une grande en acoustique
Syd Matters - Ghost days
JMPZ - Sound Asylum
Coming Soon – New Grids
L-Dopa - Pachyderme garage
F.M. - A dream or Two
Shine – The common station
Claire Diterzi – Tableau de chasse
The Dø – a mouthful
Luis Francesco Arena - Porcelain tandem
Benjamin Biolay – trash yéyé
Perio – The great divide
Dead Sexy Inc - Kamikaze
Don Nino - Mentors Menteurs!
Principles of Geometry - Lazare
Les Blaireaux - Parades Pr�nuptiales
Toxic Kiss - Small-town faces
Tue-Loup - Le lac de fish
Mendelson - Personne ne le fera pour nous
Les Wriggles - Tant mieux tant pis
Olivier Brion - Hôtel Angleterre
The Axehead Journal - tabloïd rock
Juge Fulton - Universale douleur
Bo - Koma Stadium
French cowboy - Babyface Nelson was a French Cowboy
Tri Yann - Abysses
Calc - Dance of the nerve
Lofofora - M�moires de singe
Inlandsis - Premiers froids
Grisbi - Play time
Cocoon - My friends all died in a plane crash
Moriarty - Gee whiz but this is a lonesome town
Herman Dune - Giant
Jad Wio - Histoire de Lilith Von Sirius
Subway - L'intranquille
King Kong was a cat
Sukoï Fever - are you subversive ?
Orwell - le génie humaine
Fannytastic � Plusieurs
Zone Libre
Tender Forever - Wider
Guillaume Eluerd - The year of the dog
New Pretoria - The Backyard's legacy
eManuel B�mer - L'Occiput
Mon côté Punk - Anawah
Alexandre Varlet - Ciel de fête
Amélie - The real nature of the fantastic ice cream car
Novö - Je retiens ton souffle
Rrose Tacet - I heard you looking
Odran Trümmel - Mutants and loonies
Justice - Cross
Susan - sans fin
Pest sound - 76 kilos laughing
My Park
Tehss - Underground
Fabio Viscogliosi - Fenomeno
Dominic Sonic - Phalanstere #7
Pillow - Explicit no lyrics EP
El Boy Die - How the way is long
Delphine Dora and the Unexpected - we are all of this
We insist - Oh ! things are so corruptible
Alex Beaupain - les chansons d'amour (BOF)
Fruitkey - Chevaline
Axe Riverboy - Tutu to Tango
Jason Edwards - Ouest
Mad River – Lonely are the Braves
Black Stobe – Burn yourn own church
Georges Garage – Les yeux de Marie
Beautés Vulgaires - A part ça, tout va bien ...
Spy - Sur les lignes à haute tension
Hey Hey My My - Too much Space
Les Rita Mitsouko – Variéty
Arnaud Michniak – Poing perdu
Yan Caillasse – Un chien de ma chienne
Angil and the Hiddentracks - Oulipo saliva
My concubine - Les belles manières
Kim Novak - Luck and Accident
Arca – on ne distinguait plus les têtes
Wax Tailor - Hope & Sorrow
Sabo – 8 saisons à l’ombre
My broken frame - Chapel Hill
Lazhar – Animal 7
Matmatah - La Cerise
Doctor Flake – Paradis dirtyficiel
Classic and Troubles – Walk away
Anabase - Le Bonheur Flou
Da Silva - De beau jours a venir
Didier Super - Vaut mieux en rire que de s'en foutre 2
Austin Newcomers - Grand Opening
Svensson - Perdition
Landscape – with a little help from my friends
Crëvecoeur - #1
David Courtin – Célibataire
Dondolo - Dondolisme
Jil Caplan – Derriere la porte
Opium du peuple - Sex drugs and variété
Los Chicros - sour sick soul
Thee, Stranded Horse – Churning Strides
Mass Hysteria - Une somme de détails
Jean-Patrick Capdevielle - Hérétique
No One is Innocent - Gazoline
Collection d'Arnell Andrea - Exposition, eaux fortes et méandres
Digicay - m.e.s.c
Prohom - Allers/Retours
Babet – drôle d’oiseau
My Sister Klaus – Château Rouge
Superflu - La Chance
Carla Bruni – No promises
Gomm - 4
Ina Inch – éponyme
Roméo Praly – éponyme
Mélatonine - Décembre est un samedi
Papier Tigre
Jon Smith - les Oiseaux migrateurs
Dirge - Rebecca
Aaron – Artificial animals riding on Neverland
Melk – one hundred & twenty characters
Belone Quartet - les premisses de la béatitude naissent de l'amertume
King Size - The king is dead
Versari – jour après jour
Sleazy days –Evolution EP
Thousand and Bramier – the sway of beast
Cornflakes heroes – off with your heads
New Paulette Orchestra - #3
Agora Fidelio – le troisième choix
Looking for John G. - Rosse
Parker
The Konki Duet – mountain mouton
Goo Goo Blown (le bonhomme) – Devilish Fantaziah
Vis à Vies - Vis à Vies
Mediavolo - A secret sound
Jeanne Balibar – slalom dame
Bikini Machine – Daily music cookin’ with…
Minuscule Hey – Minuscule Hey
Abd Al Malik - Gibraltar
Gülcher – after nature
Charlélie Couture - New Yor Coeur
Guns of Brixton – in.dub.out
Prosperr – black museum
Steeple Remove – radio silence
Subsonic – Dark City
Austine - ouh la la la
The Dude - Devoted pleasure
Misstrip - Sibylline
Tara King Th – Acoustic recordings : a sigh of relief
Carp
Montgomery – Eponyme
Cecile Corbel - Songbook 1
Katel – Raide à la ville
La Blanche – Disque d’or
Miossec - L'étreinte
The John Venture
Nestor is Bianca – Out of the Nest
Amok – Tous superman
Gypsophile -assunta
The Sugar Plum Fairy Pr – éponyme
Darkel
Elli Medeiros
Kaolin - mélanger les couleurs
Ana - Que le temps passe
Venus del Rocco - A single room
Charlotte Gainsbourg - 5:55
Moonman - Necessary alibis
Pause - éponyme
Sentenza & the Holsters - Rock n'roll Freedom
Jullian Angel - Life was the answer
Tremore - cursed city
I Love UFO - Wish
Jean-Louis Murat – Taormina
Glasnost - Dead Stars
Sleep Talker
Mademoiselle K. – ça me vexe
Nihil - Figures & créatures
Cyann & Benn - sunny morning EP
Les Tit'Nassels - Crac !
Tender Forever - The soft and the hardcore
Yvan Hio
Bless
Simple as pop
The Howling - Desert song
Thomas Mery - A ship, like a ghost, like a cell
Asyl - Petits cauchemars entre amis
Dillinger girl & Baby Face Nelson - Bang
Un homme et une femme project - Alamera
Gâtechien - Trois
Headphone - Two stories high
H-Burns - Songs from the Electric sky
Idem - Out immer
Lazy - Rock against Rock
Kaligare - Galaxy Club
Arman meliès - Les tortures volontaires
Barbara Carlotti - les lys brisés
UnCommonMenFromMars - Scars are reminders
Nicholson – Moderne
Feverish - La mort du cygne
My name is nobody - I hope you're well, i am and i send you my fingers.
Dead Pop Club - Trailer Park
Flowers from the man who shot your coursin - Hapless
Laudanum - Your place & time will be mine
Vanessa and The O's - la ballade d'O
Barth - Under theTrampoline
Gérard Manset - Obok
Dominique A - L'Horizon
Transbeauce - holyhead
Diving with Andy
Moonman – Letters to the dearest
Flying Donuts - Renewed Attack
Frigo – Funambul
NFL3 trio - Music for Que viva Mexico !
Eon Megahertz - M.E.T.E.O.R.
Landscape - one
Austine - Rhume
Selam - Nowhere
Les Wampas - Rock n'Roll Part 9
Thirty Six Side - Electric Electric
The Bishop Invaders - Tide
Watine - Dermaphrodite
Holden - Chevrotine
Prototypes - Mutants médiatiques
Fred Vidalenc - Quelque chose dans l'ordre
This Melodramatic sauna - ...Et les fleurs éclosent à l'ombre
OMR - Superheroes crash
Jull - de la neige et des océans
Duet - The round dance of shadows
Sarazvati - Happy Kali Yugga
A red season shade - The Outcome fosters detachment
Odran Trümmel - Down Louishill
Expérience – Positiv Karaoke With a Gun
Audiopixel - memento rumori
Lunatic Age – Peau Neuve
Jack The Ripper - Ladies first
Jérôme Attal - Comme elle se donne
Don't look back - Brighter
Rhésus - Sad Disco
Le Coq - Tête de Gondole
Skim&Tone - Cosmose
Lunatic Age – Miranda
Les Blérots de R.A.VE.L. - Voleurs de dimanche
Bandini - L'heure qu'il nous reste à attendre
Luis Francesco Arena
Rinocérôse - Schizophonic
Kraken Oxen – Titan deceit
Firecrackers - She demon
Sincabeza
Zaboitzeff & Crew - La Missa Furiosa
Arman Méliès – San Andreas (2005)
Narcophony – Plays the Residents
Sleazy days - less is more
Uneven – U
Melodium – La tête qui flotte
Lima*Djari - Interhotel
Domotic - Ask for tiger
Jérôme Minière chez Herri Kopter
Cocosuma – We were a trio
Nosfell - Pomaïe Klokochazia balek
Asyl – EP
ARCHIVES 2006 - 2008
Mike S.


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REM – Live
2007 – 22 titres + le DVD 22 titres

Style : Rock
Warner

Note : 10/10

Etonnant dans un monde musical où les groupes ont pris pour habitude de sortir un live à chaque fin de tournée, l’année suivant la sortie d’un album studio, tel un métronome bien réglé… REM se pointe comme une fleur avec son… premier album live en 25 ans de carrière !
A cette occasion, le trio originaire d’Athens – USA, propose un concert intégral de 22 titres enregistré en Irlande. Parmi ces titres, on retrouve des extraits du dernier album studio Around the Sun, le 13eme de leur carriere, six titres au total. Le groupe y adjoint des titres pêchés ici et là dans les 12 autres albums de leur discographie. Et bien entendu, leurs immenses tubes tels que Everybody Hurts ou Losing my religion.
Côté surprises (pour ceux qui n’ont pas assisté à un seul concert de la tournée), (Don’t Go Back) Rockville nous fait profiter de la voix suave (;-) de Mike Mills, bassiste du groupe. Et pour ceux qui ont assisté à la tournée, ils auront grand plaisir à retrouver l’inédit I'm Gonna DJ qui concluait le concert juste avant Man on the Moon.
Notez d’ailleurs, que depuis pres de 15 ans, REM concluait ses concerts à l’aide du Single It’s the End of the World ! Quel bouleversement dans les habitudes du groupe ! ;-)En tout cas, je peux vous dire que l’écoute de ce live vous met le sourire aux lèvres et une bonne humeur pour toute la semaine. C’est précisément ce que confère généralement un live en vrai de ce même groupe. On retrouve tout le professionnalisme du groupe et une magie intacte, malgré le temps qui passe.
Pour l’avoir pratiqué 5 fois ces 10 dernieres années, je ne peux que vous conseiller d’en faire autant. Peu de groupes parviennent à entretenir une telle ambiance au fil des années et de leur discographie…
Le coffret comprend en plus un DVD avec les performences vidéo des mêmes 22 titres, que vous pourrez observer sous de multiples angles et dans un son digital 5.1. De quoi reconstituer sur votre Home Cinéma les ambiances du concert de Dublin, comme si vous y étiez !
C’est Noël avant la date cette année !

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ARCHIVES 2000-2004
Mike S.


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Tape That – vol. 1
2007 - 16 titres– 52'56

Style : Internationale Indie
Label : Third Side / Discograph

Note : 8/10

Le label Third Side est dévenu incontournable en quelques années, affichant des succès critico-artistiques avec Coco Suma, Fugu, Steeple Remove et Syd Matters (et succès tout court pour ce dernier). Après quelques années d’existence, Third Side passe à la vitesse supérieure. Pas question de sortir 15 albums dans l’année, alors pourquoi pas sortir une compilation, réaffirmation d’un ton, d’un esprit pop ouvert et léger et d’une nouvelle ouverture internationale. Tape That vol.1 s’auto-proclame « compilation de 16 groupes inconnus et 16 futurs tubes ». Inconnus, c’est vite dit, reconnaissant dans le lot quelques artistes auteurs de quelques hauts faits d’armes. Flairs, bassiste aidant de sa basse toute une flopée d’artiste, ayant commis il y a quelques années un fendard Non PC Song ; The Rodeo, soit le côté Country-rock de Dorothée du groupe Hopper ; Adam Kesher, Bordelais sauvagement new wave ; The Beep seap backing band de Jim Noir pour une plongée dans l’univers coloré des sixties ; Belaire projet pop de deux membres de Voxtrot et last but not least, Tahiti Boy and the Palmtree family,
projet où se croisent Syd Matters, Tanger, Poney Poney et Hopper, pour preuve que la scène indé peut allier franche camaraderie et talent jubilatoire. En ce qui concerne les tubes annoncés, nous ne sommes pas en restes car en plus des artistes sus-nommés de vrais inconnus (par moi, s’entend) donne le meilleur d’eux-mêmes. Les Américains de Holy Hail lancent une passerelle entre Tom Tom Club et Luscious Jackson. Les Danois de Oh No ono explorent le versant disco de la pop et devienne une alternative solaire à Justice. Les gamins de Kitty Daisy & Lewis montrent que Moriarty n’a pas le monopole pour revisiter le blues-folk des origines. Domingo sort de sa guitare acoustique une perle d’intimisme folk. Les Anglais de Thomas Tantrum font sonner des guitares tordues avec une Janis Joplin de poche, ceux de Popup viennent grossir les rangs des futurs icônes post-punk. Quant aux Londoniens de Sunny day sets fire, avec une pointe de nostalgie, ils distillent une pop enchanteresse et élégante. Une compilation joyeusement éclectique
Site de Third Side
Denis Z.


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Skalopard Prod en concert – Live à St Genies
2007 – CD – 27 titres – 46’35

2007 – DVD
Style : Punk
Label : Skalopard Prod

Note : 6.5/10

Qui a dit un jour que le Rock était mort ? et le Punk dans tout ça ? je ne vous parle pas du punk college californien, qui a lui aussi ses aficionados, mais qui ne joue pas dans la même cour, il faut bien le reconnaître…
Non, je vous parle donc d’un punk racé, joué à l’arraché, sans partition, sans métronome, sans bonne maniere, le Punk de base quoi ! Celui là meme que les Sex Pistols ont imaginé un jour et que les Ludvig, les Sheriff, les Parabellum, les Wampas ont entretenu au prix de leur sueur depuis 30 ans. Déjà 30 ans que les Pistols ont disparu !
Et en 2007, où en est on ? Eh, bien, il y a un petit label d’irréductibles. Ils ne sont pas bretons mais ils ont trouvé leur potion magique aussi pour avoir une p… d’énergie sur scene. En témoigne ce CD et ce DVD, issus d’un concert enregistré et filmé le 6 octobre 2006 à St Genies de Malgoires (30) avec Guerilla Poubelles, Les Vilains Clowns, Leptik Ficus, Blurp! et Radio Bistrot.
Leptik Ficus fait ici figure de tête d’affiche étant les plus connus dans nos pages et ayant droit au dernier mot en fin de CD, même si les Guerilla Poubelles ont depuis longtemps mis le feu aux poudres dans dizaines de festivals francophones, avec des souvenirs pleins les yeux et les oreilles pour les festivaliers aglutinés à la scene.


Qu'importe ! Chez Skalopard Prod , il n’y a pas de premier de la classe, il y aurait même plutôt que des derniers, assis au fond de la classe pres du radiateur en train d’attendre que la cloche sonne pour aller (des-)accorder leurs guitares et balancer les watts et des tonnes d’adrénaline en pleine figures des politiques mis au pilori de toutes les infamies de notre monde en décadence.
Mais bon, on est aussi là pour rigoler : Les vilains clowns se demandant pourquoi ils passent pas a la radio (c’est pas vrai, ils passent sur Canal B ;-) ou clamant qu’ils préferent Molodoi aux Berru (comment est ce possible ?). Les Blurp nous content l’histoire débile du géant vert… Quant à Leptik Ficus, ils prennent le large et balance des titres bons à redonner la patate à Mère Theresa et Jean Paul II réunis dans un pogo invraissemblable !
Il y a dans ces productions, comme dans les 70’s, ce petit côté improvisé, amateur, pas sérieux, et c’est tout le charme de Skalopard Prod concentré en son et en image. God save the Punk et sa bande de Skalopard…

Mike S.


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Mono – Gone (A collection of EP’s 2000-2007)
2007 – 10 titres – 76’43

Style : Post-Rock
Label : Temporary residence / Differ-ant

Note : 8,5/10

Une rapide recherche sur le net vous montrera que Mono est un groupe qui touche tout le monde. Bon là, j’exagère un peu car à proprement parlée, la musique des Japonais n’est pas faîte pour toucher la majorité. Instrumentale avec des titres allant jusqu’à 15 minutes et quelques accès de violence qui effraieraient une bande de hooligans avinés, on a déjà vu plus grand public. Mais Mono est devenu avec le temps une référence pour différents groupes de fans de rock généralement opposés dans leur goût. Un peu comme Tool qui arrive à jouer les rassembleurs. Aiment donc Mono : les post-rockeurs (à la base la famille la plus évidente), les noiseux, les hardcores mais aussi les gothics et les métalleux, voire les fans de rock progressif s’ils avaient des webzines dédiés à leur genre chéri. Et dès lors, Mono est un groupe dont la sortie d’une compilation de raretés (ici une collection de EP’s entre 2000 et 2007) devient un petit événement. C’est vrai que la qualité d’un groupe se voit parfois dans ces morceaux bis, ne figurant pas sur des albums et qui s’avèrent dans le cas de groupes importants, indispensables.
En mettant bout à bout des titres de 2000 à d’autres datant de 2005-2006, on s’aperçoit combien le groupe de Takaakira Goto a changé. Des débuts encore sous grande influence noise usant aussi de guitares réverbérées, à une halte plus métal avec Yearning (enregistré sur un split album avec Pelican avant de finir sur le décevant You are there). Puis les cordes font leur entrée à partir de memoria dal futuro et due foglio, una candela : il soffio del vento (deux titres originellement sortis sur un vinyle). Dès lors, à l’instar de Godspeed you black emperor, Mono a plus d’ambition et des velléités contemporaines et jusqu’à l’apothéose symphonique Gone sur l’EP The Phoenix tree en 2006. Une trajectoire révélée dans un seul disque qui montre que si le groupe a évolué, il a su rester lui-même, travaillant toujours avec Steve Albini (depuis 2004), restant toujours post-rock dans ces sons de guitare, dans ces longues plages d’observation (Black rain et sa douce récitante) et ses expulsions violentes d’un trop plein d’émotion. Dès lors – et il faut le savoir - la mise en place du CD dans le lecteur vous oblige à écouter jusqu’au bout les 76’ d’une indispensable compilation.
My Space

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Denis Z.


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Dominique A – Sur nos forces motrices
2007 – 15 titres – 73’41

Style : Chanson Pop
Label : Cinq 7)

Note : 8.5/10

1992/2007 – Voilà 15 ans que Dominique A hante nos têtes de mélodies troubles et de mots troublants (ou l'inverse...).
En 2002, Dominique avait fêté ses 10 ans par un coffret – Le détour – qui compilait titres phares et inédits introuvables.
En 2007, pour marquer les 15 ans d’une carriere ponctuée par 7 albums studio, il se décide – enfin – à mettre sur CD, 15 titres enregistrés en live. Il baptise l’objet Sur nos forces motrices, comme pour montrer l’acharnement que doit avoir un artiste indépendant à le rester.
Et de l’acharnement, Dominique A en a à revendre, ayant une fois de plus changé de maison de disque pour présenter ce projet à l’amortissement incertain. Qu’importe, la poignée de fan qui suit et poursuit Dominique A depuis 15 ans, sans jamais (presque) lui avoir fait défaut, devrait être satisfait de cet exercice de style, que Dominique craignait, redoutait depuis tant d’année, au point de repousser le projet à de nombreuses reprises.
Mais il a craqué !
Et il est là prêt à être entendu. A vous de faire un effort et d’oser entrer dans un magasin de disque (oui, je sais c’est sale, mais bon vous pouvez aussi choisi l’achat en ligne si l’acte vous rebute à ce point…).

Vous ne le regretterez pas ! Le CD revient sur un ensemble de titres qui marque la carrière de l’artiste. A l’exception peut-etre du Twenty Two Bar… Mais on sait combien Dominique A rejette son seul tube, qu’il juge moins bon que le reste de ses productions ! Mais là encore, c’est le choix d’un indépendant-iste ! Et c’est pour cela qu’on l’apprécie depuis si longtemps !
Retrouver le courage des oiseaux, pour la peau, la mémoire neuve, tout sera comme avant, l’horizon. Et cerise sur le gâteau, Empty white blues, titre en anglais, inédit sur album (si ce n’est sur le coffret, que seuls les plus riches d’entre vous possèdent).
Le live, enregistré à plusieurs endroits, de février à mars 2007 (La Rochelle, Rosporden, Angoulême), restitue l’atmosphère que Dominique cherche à intégrer dans ses albums. Ce qui n’est pas toujours évident. Et en plus, il assure une nouvelle vie aux titres, une nouvelle interprétation plus vivante que jamais !!
Un album à ne pas manquer en tout cas. De quoi donner aux plus réticents (s'il en reste) l’envie d’assister à un concert de Dominique A.

www.commentcertainsvivent.com

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Mike S.


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