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Yodelice - Like a Million Dreams
La Maison Tellier – Beauté partout
Blankass - Je me souviens de tout
Gérard Manset - Un oiseau s'est posé
Prohom - Live 29-11-2013 - Le Poche
Coutin - Babylon Panic - Live
Mutazione – Italian Electronic & New Wave underground (80-89)
Christophe - Paradis Retrouvé
Suzanne Vega - Close-Up: Vol.4, Songs of Family
Planet of The Tapes – vol 1
Little Bob – Wild and Deep – Best of 1989 - 2009
Didier Super - Le moins pire de...
The Witches – A Haunted person's guide to propose
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Yodelice - Like a Million Dreams
2014 – 14 titres
Style : Rock & Folk
Label : Spookland / Mercury
Sortie : 22/09/2014


Note : 7.5/10

Il est loin le temps où les artistes français vendaient des centaines de milliers d'albums, voir des millions ! Et malgré la notoriété montante de Yodelice ces dernieres années, son succès ne se reflete pas toujours dans ses ventes de disques (50.000 pour le dernier, Square Eyes, pourtant l'album le plus réussi de sa carrière, sans conteste !).
Non, c'est la tournée quasi Sold Out qui en est le vrai reflet. Pas étonnant donc que Yodelice ait choisi de sortir un album live, à ce moment de sa carriere, apres dix ans à rechercher son style et son public.
Like a Million Dreams est donc son premier album live. Il vient ponctuer une année qui l'a amené aux quatre coins de la France, de salles de 500 personnes en Festival de 20.000. Pour l'avoir vu, dans les deux formats, à St Malo (La Nouvelle Vague) et à Caen (Festival Beauregard), j'y ai vu un artiste, capable de tenir en haleine une foule, qu'elle soit déjà totalement conquise, ou qu'elle soit venue en curieuse. A grand renfort de décors et de jeux de scène, de lasers multicolores, d'anecdotes liées à l'enregistrement de l'album, des hauts et des bas de sa carriere ou encore pour meubler quand un ampli vintage choisit de rendre l'âme en plein milieu d'un titre.
C'est peut-être cela qui manque à cet album live pour lui donner un peu plus d'âme, plus de personnalité. Car on retrouve bien toute l'énergie et l'émotion des titres du dernier album (Fade Away, Time, Familiar Fire...), on retrouve aussi l'esprit Folk de titres plus anciens (Free, Sunday with a flu, Talk To me).

Yodelice nous offre même quelques beaux moments de blues, avec de bons vieux solos de guitares bien roots (Wake me up). Mais, ce qui avait vraiment rythmé ses concerts ne s'y retrouve pas, quasiment aucune intervention entre les titres. Gloups ! L'album n'a d'ailleurs pas été enregistré en une prise, lors d'une soirée en particulier, mais il est résultat des meilleures captations sur une dizaine de dates (Paris, Bordeaux, Bruxelles, Clermont-Ferrand...), laissant à Olivier Lude le travail de mixer l'ensemble pour donner une certaine cohérence.
Pour clore ce live en beauté, tout de même, Yodelice ajoute un inédit, Lady in Black, écrit avec sa parolière attitré, l'actrice, Marianne Groves. Le titre est une complainte Folk, habillée de plusieurs guitares acoustiques, la voix de Maxim venant compléter la parure de ce petit bijou folk.
Certains avaient déjà gouté au EP 4 titres (Live Pilot) sorti en 2011, qui contenait le somptueux morceau Experience (oublié dans ce live). D'autres avaient pris un grand plaisir à voir et entendre Yodelice en concert au cours de la tournée 2014. Pour tout ce petit monde, ce LP 14 titres devrait être leur madeleine de Proust, pour retrouver un peu de la magie des concerts de Yodelice !
Et pour ceux enfin, qui avaient raté tout ça, Like a Million Dreams est un peu un Best Of du groupe, et une bonne occasion pour découvrir l'artiste, au sommet de son art !

Site officiel


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Mike S.


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La Maison Tellier – Beauté partout
2014 – 10 titres
Style : Chanson Folk Country
Label : At(h)ome
Sortie : 27/10/2014


Note : 10/10

Apres 4 albums studio, et surtout l’excellent Beauté pour tous sorti en octobre 2013, La Maison Tellier s’essaie à l’album Live, de la meilleure façon qu’il soit ! Le groupe choisit simplement de rejouer les meilleurs moments de son dernier album dans une version publique, enregistré du côté de La Rochelle, cet été 2014.
En seulement 10 petits titres, le groupe partage la setlist entre les chansons du dernier album, dont évidemment les singles qui vous ont accompagné à la radio cette année (Sur le Volcan, Un bon francais), le tube du précédent (La peste), et des inédits (Nos cheres disparues, A rebours, Barbe Bleue).
Perfectionnistes s'apparentant à Bashung, en studio, les 5 membres du groupe restituent fidèlement lors de ce live, arrangements et atmosphères.
Si le groupe conserve des influences Western, trahies par un banjo et quelques mots d'anglais (A rebours), une guitare country (La Peste) ou encore une trompette marriachi (Nos chères disparues)...

il se rapproche irrémédiablement de la Chanson Française, avec des majuscules à chaque mot ! Trompette, clavier vintage et contrebasse donnant douceur et chaleur à chaque temps fort de ce live même sur des textes durs. Quant aux mots, justement, ils sont toujours plus en lien avec le Vieux Continent (L'exposition Universelle, Les beaux quartiers, Un bon français...), du siècle de Maupassant jus'au nôtre.
Le seul reproche que l'on pourra faire à La Maison Tellier, c'est d'avoir réduit leur live à 10 titres, on aurait tant aimé que la magie dure un peu plus longtemps. Peut-être est-ce pour conserver un peu de matiere pour un futur DVD ??

Qu'importe, voici un album de toute beauté... partout et pour tous !

Site officiel


Notez que Beauté pour tous est également réédité en édition deluxe 2 cd (Studio + Live) et pour les amoureux du vinyle, en 2 LP + 2 cd...

 

Mike S.


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Blankass - Best of - Je me souviens de tout
2014 – 2 CD 27 titres
Style : Rock
Label : Athome

Sortie : 14 avril 2014



Note : 7/10

Formé en 1990 par les Frères Ledoux sur les braises de leur ancien groupe, Zero de conduite, qui avait déjà fait parlé de lui, notamment en ouverture de concerts tel que le Gun Club ou les Clash, Blankass marque une première étape dans sa carrière, en sortant cette année, un double Best Of baptisé Je me souviens de tout.
Punk dans l’âme, les Frangins ont toujours conservé cet esprit réfractaire aux injustices en tout genre durant ces 20 années de carrieres. Cela les mènera à soutenir plusieurs causes (Le Tibet libre, la défense des sans papier…) et à donner une orientation nettement revendicative aux textes de leurs chansons.
Je me souviens de tout porte bien son nom, en effectuant un grand tour d’horizon sur la discographie du groupe de 1996 à 2012. Le groupe puise ainsi dans les 5 albums studio, pour en extraire leurs singles bien entendus, avec, en tête, La Couleur des blés, que le groupe s’est employé à retravailler dans une version plus moderne, enrichie de cordes, de guitares et de réverb’.
Le groupe s’essaie aussi à un genre plus pop, avec, en ouverture, un single inédit En paranorama.
Pas vraiment convainquant, le groupe se rapproche ici de groupes moins fréquentables, tels que Kyo… Il y a le feu dans la boutique là ! Heureusement que les classiques du groupe font oublier ce travers. On prend un nouveau plaisir à réécouter des titres comme Pas des chiens ou La Croisée, qu’on avait peut-être trop écoutés à l’époque.
D’autres inédits ou versions inédits parsèment encore les deux disques de ce best of. On apprécie tout particulierement Changing of the guard, un duo en compagnie de Mike Scott, le chanteur des mythiques écossais The Waterboys… enregistrés en 2011. Mais aussi Janvier, un 3e inédit, à l’origine offert aux internautes en janvier 2012, orchestré comme un chant de Noël, sur font d’événements palestiniens.
A découvrir ou à redécouvrir, Blankass se compile donc en deux CD pour mieux poursuivre leur carrière, avec certainement, un enregistrement live, dans les prochains mois. Après ça, vous aussi, vous pourrez dire Je me souviens de tout.
Site officiel
Mike S.


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Gérard Manset - Un oiseau s'est posé
2014 – 2 disques - 18 pistes - 1:38:06
Style : Chanson, Rock
Label : Warner

Sortie : 28 avril 2014



Note : 4/10

Je croyais Gérard Manset perfectionniste... et pas mercantile pour un sous ! Là, je suis tombé de haut !
Né en 1945, le voici arrivé à l'aube de ses 70 ans. Apres 40 ans passés chez EMI, le voici chez Warner. Et voilà qu'il se met, d'une à regarder dans le rétroviseur. Deux à réviser ses compositions anciennes. Et trois, à les partager avec quelques musiciens. Sur le principe, l'ajout de guitares électriques ou de cornemuses, ou même de vrais cordes (un rêve oublié depuis 1970), des duos improbables avec Deus ou Mark Lanegan pouvaient sembler séduisants (plus qu’avec Raphael ou Axel Bauer...)
Malheureusement, l'ancien perd sa voix, sa mémoire et son honneur dans ce disque inutile ! Les chansons sont hachées menus, les textes sont parfois coupés, mangés, au point d'en devenir inaudibles, pour qui connait l'originale.

Sur les chansons les plus anciennes et les plus vives, la voix n'y est plus, parfois fausse. Voilà de quoi vous faire mal aux oreilles.
Quelques rares réussites, la version Animal on est mal, avec Deus. Même si là encore, on se souviendra plus facilement de la version de Brigitte Fontaine, par exemple. Et des surprises aussi, avec Manteau jaune, qu'on retrouve originellement sur un album de Raphael, avec la musique du titre Obok. Et seul véritable inédit de l'album, Un oiseau s'est posé.
Dernier bémol, pas de version vinyle de ce double album. Alors même que ses premiers disques n'existent pas en CD... le vieux fous ayant décidé un jour de bruler les masters. Par contre, un 45 tours, deux titres, hors de prix, sans inédit particulier ... Une opération marketing rondement menée ! Mais l'art, lui, n'a rien gagné dans cette aventure !
Site officiel

Mike S.


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Prohom - Live 29-11-2013 - Le Poche
2014– 9titres
Style : Rock / Chanson
Label : L'autre distribution

Sortie : 14 avril 2014



Note : 6.5/10

Il aura fallu attendre 4 albums studio pour que Philippe Prohom et ses musiciens se décident à graver sur disque l'énergie et la force de leurs concerts. Parti sur des sonorités Electro et des rythmes Rock jusqu'à l'aube de son troisieme album, Prohom a carrément ralenti le rythme à partir de 2010 avec son 4e album, La vie sans. A mon grand désarroi. Pour autant, ses concerts ont conservé rythmes et bidouillages electro. Allez comprendre.
Un live était donc l'occasion de remettre les pandules à l'heure, et retrouver l'énergie brute et le beat electro qui enflamment les salles de concerts, partout où Prohom s'est produit ? Et c'est effectivement le cas avec ce premier live enregistré à Béthune au Poche le 29 novembre dernier.
Dans une version tres compact, avec 9 titres et moins de 40 minutes de son, le concert restitue l'ambiance et l'énergie du groupe, débutant avec le titre introductif du dernier album, Comment lutter, et finissant avec Georges, le titre amblématique du groupe qui l'a fait connaitre en 2002. Entre les deux, un concert excellent, avec des échanges entre le chanteur et le public, avec des petites coquilles conservées pour donner encore plus de spontanéité à cet instant gravé pour l'éternité.

Mais tout de même, 9 titres, c'est un peu court, on reste sur sa faim. D'autant qu'on avait eu l'occasion de voir d'autres titres sur Youtube de ce concert.
Et surtout, le groupe oublie des titres phares comme Ca oublie d'aimer, De face, Compte pas sur moi. Chez les fous... Des titres qu'on pourrait retrouver sur un DVD l'année prochaine ??
Un peu frustrant tout cela, mais Prohom a sans doute voulu placer ce live dans son actualité discographique en faisant la part belle à son dernier album Un monde pour soir, puisqu'on y retrouve en fait 7 titres sur les 9 retenus dans le live.
C'est un peu dommage, même cela ne nous enlèvera pas l'envie de retourner le voir sur scène au plus vite. Vous pouvez à ce titre, votez pour faire venir Prohom par chez vous... ici. Alors pourquoi pas à St Malo, vous n'êtes jamais venu ?

Site officiel / Video du Teaser du Live
+ Bonus : une video surprenante d'une chorale reprenant Ca oublie d'aimer.


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Mike S.


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Coutin - Babylon Panic - Live
2014 – 10 titres
Style : Rock Blues
Label : Louise Music
Sortie : 01/2014


Note : 7/10

En 2012, à 60 ans, (Patrick) Coutin nous rappelait que J’aime regarder les filles n’était pas un poisson perdu dans les vagues de l’océan des années 80, mais un titre majeur dans une discographie déjà dense. Il nous rappelait ainsi qu’il avait enregistré 8 albums, au milieu de diverses réalisations pour d’autres artistes, et qu’un 9e album, tout chaud sorti des presses portait le patronyme Babylon Panic… Plus Blues que Rock, ce nouvel album portait toujours les stigmates des origines avec ses riffs acérées et ses textes ciselés, inspirés du monde actuel.
Aujourd’hui, en 2014, Coutin sort le deuxieme live de sa carriere (le précédent date de 1991). Poursuivant ainsi sur la promotion de l’album studio, ce live s’appelle Babylon Panic - Live, en toute simplicité… Entouré de musiciens (et sans doute amis de longues dates) hors pairs (Gilles Michel, Francois Bodin, Eric Lafont et Fabien Halmovici), Patrick Coutin a enregistré ces titres live, au cours de plusieurs concerts, entre 2011 et 2013, ne gardant pour ainsi dire que le meilleur du meilleur. Il n’en conserve pas moins ce son brut, presque garage.
Édulcoré, il est composé seulement d’une dizaine de chansons, les meilleures sans doute encore,

revenant de fait avec parcimonie sur les titres qui ont marqué sa discographie de 1981 à 2001 (Louise, Un étranger dans la ville, Danse, Trace d’amour) leur projetant une nouvelle lumière, plus Blues que jamais.
Du dernier album studio, Babylon Panic, il en reprend fidèlement trois (Le rat des villes, Babylone Panic, Princesse) et ajoute Justice, extrait du précédent Bleu (2010). Difficile bien sûr de faire un concert sans l’incontournable J'aime regarder les filles, sorti il y a 30 ans, mais qui demeure indémodable en 2014. Très attendu dans ses concerts, le titre a gardé en live ce son Rock si particulier, cette atmosphère froide, ce début nonchalant et cette fin sous haute tension. Le live se clôture sur Danse, un titre exhumé, lui aussi, du début des années 80's, et révisé, je crois, sur le dernier album studio.
Quelque part, entre HF Thiefaine, Alain Bashung et Paul Personne, ce live de Coutin remet l’artiste à sa place de chef de file de chanteurs à texte, sur une scène française en recherche perpétuelle de racines et de références. Mais toujours en quête d’une vraie reconnaissance !
Site officiel.

Mike S.


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Mutazione – Italian Electronic & New Wave underground (80-89)
2013 – 26 titres

Style : New Wave / Electro-wave
Label : Strut / !K7

Note : 6/10

Un bon moyen de briller en société et d’annoncer fièrement : « Moi, j’écoute de la New wave et de la musique électronique underground italienne des années 80« . Ce qui n’est pas le cas de tout le monde… cette compilation le permet dorénavant. Mutazione est à placer aux côtés de So Young and so cold, l’équivalente compilation française proposée par Tigersushi records, il y a quelques années, avec en commun cette même volonté d’exhumation de patrimoine oublié. L’heure est alors à la fièvre froide, à l’incantation glacée et au minimalisme synthétique. Certains groupes ne sont pas sans rappeler notre Kas Product national (Neon, Rats).
Si tout n’est pas essentiel (26 titres au total, cela fait beaucoup), quelques-uns émergent sensiblement du lot. Winter Light nous fait danser dans une lumière étrange de fin de siècle, Giovanotti Mondani Mecanici restitue le même trouble que Wolfgang Press et The Stranglers. Victrola pourrait bien être l’ancêtre de Poni Hoax, dandy, dansant, décadent. Suicide Dada propose une version latine de la new wave pour le moins intéressante. Ou encore la Bambola del Dr Caligari qui porte vraiment bien son nom. Une dernière question : que vient faire Die Form, bel et bien français, au milieu de tous ces artistes italiens ? Mystère et boule de gomme.
Denis Z.


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Christophe - Paradis Retrouvé
2013 - 13 titres
Sortie : 18 Mars 2013
Style : Electro Pop / Chanson
Label : Motors/BMG


Note :8.5/10

Je crois n’avoir jamais eu l’occasion de chroniquer un album de Christophe. Ce n’était pas l’envie qui manquait pourtant… Le hasard veut que cela se fasse, non pas sur un album, mais sur une compilation de fond de tiroirs… Autre fait du hasard, ou simple coïncidence, cette chronique arrive juste apres avoir écouté le nouvel album d’Arman Melies. Et là, on découvre un son quasiment similaire… En fait, il se trouve que AM s’est réveillé un matin en voulant mettre de coté sa guitare, pour tenter la composition à l’aide de vieux claviers vintage. Et il se trouve que cette compilation de Christophe révèle un compositeur travaillant de la même façon. Et comme si les coincidences ne suffisaient pas, les tiroirs dont on a fouillé les fonds, contenaient des matériaux des années 70-80.
Arrêtons là les comparaisons pour découvrir ce disque. Contre toute attente, cet assemblage improbable de titres issus de différentes années, de différentes sessions d’enregistrements et différents projets à proprement parlé, montre une cohérence tout à fait inattendue. Etant souvent que de simples ébauches, ces titres dégagent une émotion (Fairlight, Take a night, Night Welcome…) et une force de caractère que l’on connaissait déjà chez Christophe. Mais comment pouvions-nous imaginer que cela pourrait transparaitre, dans la trame même d’une composition, avant tout arrangement, avant mixage. On dit souvent que la force d’une chanson se révèle dans son traitement acoustique. Mais là, c’est dans de simples nappes synthétiques, aidées parfois par la voix authentique de Christophe, que l’on surprend tout le talent de l’auteur, dont la réputation n’est plus à faire.

Seul le mythe reste peut-etre à construire. Quoi que… Mais une chose est sûr, cet album aux allures anecdotiques pourrait bien y parvenir. Peut-etre que les aficionado préféreront tous les Les Paradis Perdus (écrit avec JM Jarre, si, si !) à ce seul Paradis Retrouvé. Mais il me semble qu’ils auront tord. Le grand écart entre un titre écorché vif comme L’italiano et l’avant gardiste Carrie montre en effet tout le panel des possibilités du compositeur. Et au final, l’aspect kitch et vintage de l’ensemble des titres participe à l’uniformité de l’album, comme s’il s’agissait un album (tres) original de Christophe. Le 14e album studio de sa carriere, et sans doute le plus audacieux de l’artiste depuis Le Beau Bizarre en 1978…
50 ans après la sortie de son tout premier 45 tours (Reviens Sophie), force est de constater que Christophe surprend toujours son public. Les puristes préféreront peut-etre attendre la suite de Aimer ce que nous sommes, ne soyez pas comme eux !

Site de Christophe /

Mike S.


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Suzanne Vega - Close-Up: Vol.4, Songs of Family
2012 - 14 titres
Sortie : 24/09/2012
Style : Folk
Label : Cooking Vinyl


Note : 9/10

En 2010, apres avoir fêté ses 50 ans, Suzanne Vega a entrepris de revisiter son répertoire. Sans doute avant de repartir vers de nouvelles aventures ensuite. Quoi qu’il en soit, 4 albums sont nés de cette entreprise, dont le dernier volume, sorti en septembre dernier. Le projet est de sélectionner des titres par thematique et de les réinterpréter de façon le plus épuré possible. Pas toujours aisé quand on sait combien Suzanne Vega s’est orienté ces dernieres années vers un travail toujours plus acoustique, accompagnée le plus souvent de sa seule guitare sèche. Qu’importe, cette relecture nous permet d’abord d’écouter avec une autre oreille les textes de Suzanne Vega. Et ce dernier album a sans doute l’intérêt d’être le plus intime et le plus proche de l’image que donne souvent la chanteuse.
Elle aborde le theme de la famille et nous fait replonger dans les moments de sa vie les plus personnels, son enfance, son adolescence, sa vie de femme mariée, de mère, de femme divorcée… des moments emprunts d’une grande nostalgie.

On se plonge vite dans le livret pour explorer les textes, que l’on prend au pied de la lettre, comme s’il s’agissait d’un journal intime, ouvert à tous, bien que parfois Suzanne ait choisi la 3e personne du singulier pour compter ces histoires. Quoi qu’il en soit, les chansons trouvent naturellement une forme d’unité bien que sorties de leur album d’origine. C’est tres certainement aussi grâce à leur interprétation à la guitare sèche, adjointe de quelques cordes de violon.
Une petite lettre de Suzanne Vega dans le livret précise, entre autre, que le 4e volume est certainement le plus folk des quatre. Charge à vous d’aller découvrir par vous-même les 3 autres volumes. Car, bien qu’étant que d’anciennes chansons, ce travail de réinterprétation permet de les (re)découvrir. Pas vraiment inutile dans un monde aussi concurrentiel ou habitué au zapping en tout genre.
Je ne sais pas vous, mais moi, j’étais fan dans les années 80 et 90’s. Et je crois que cette madeleine de Proust a joué son rôle à la perfection. J’en redemande déjà !

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Mike S.


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Planet of The Tapes – vol 1
2011 – 24 titres – 78’

Style : Rock / Electro / Pop / Folk / Garage
Label : Un Dimanche

Note : 7/10

En ces temps où le CD se vend mal, certains reviennent aux vinyles. Le label Un Dimanche, un peu tapé il faut l’avouer, revient lui carrément à la K7 pour une compilation fleuve regroupant 24 groupes et presque autant d’inédit. La colonie Grenobloise est ici largement représentée et certains d’entre eux ont déjà fait parler d’eux (Apple Jelly, Câlin, Jose and The Wastemen en tête). Mais pas seulement, on retrouve ainsi la délicieuse Mai pour un inédit sur les traces d’une Kate Bush folk ou les Parisiennes de The Barettes, réponse française aux Pipettes. La compilation pêche sans doute par sa trop grande diversité de style dans laquelle on trouve néanmoins pas mal de rock garage/hard 70′s/ stoner qui ne font pas vraiment dans la finesse et que le non-amateur de riffs gras trouvera donc dispensables…
Mais il y a là quelques excellentes découvertes comme le rock à billy western de The Rockandys, la pop inventive de Kinda Weird Fishes (entre Arcade Fire et Grizzly Bear), Modern Folks (comme son nom l’indique), l’électronica psychédélique et bluffante de Mount Analogue, le rock libéré d’Owen Temple Quartet (sur les traces de Tuxedomoon) ou l’électro-punk garage des New Yorkais de Aluminium Babe, peut-être un futur next big thing. Ceux-ci valent vraiment le détour et obligent à l’achat de cette jolie K7 rouge. Au fait, si vous n’êtes plus équipés de l’appareil idoine pour écouter ledit objet, sachez qu’à l’intérieur se trouve un coupon de téléchargement. Une entorse à la modernité dans une démarche à rebrousse-poil.
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Denis Z.


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Little Bob – Wild and Deep – Best of 1989 - 2009
2011 - 16 + 16 titres

Style : Rock français
Label : DIXIEFROG / EMI


Note : 7.5/10

66 ans et toujours sur la route (…), Roberto Piazza propose en cette fin d’année de compiler une bonne partie de sa carrière, celle de la période Little Bob, de 1989 (Rendez vous in Angel City) à 2009 (Time to blast). Cela se traduit par un double album, digipack, reprenant 32 titres parmi les 7 albums studio et les 2 lives de la période.
Le « Best of » reprend méthodiquement et chronologiquement des titres de chaque album, se concentrant un peu plus sur les albums Lost territories et Blue stories. Et ne conservant au final qu’un seul titre, The Phone Call, de son dernier album Time To Blast, pourtant, un des plus abouti, au niveau de la production et des mélodies… Surprenant !
Autre particularité de ce « Best Of » est qu’il se divise en deux CD, l’un, au son et aux compositions plus rock n’roll, plus sauvages (…), baptisé Wild Kicks et l’autre, Deep Songs, retenant des compositions plus blues, pleines d’émotion ou de tension, plus profondes, donc !

C’est toujours autour de ces deux axes que Roberto Piazza a fait évoluer sa musique, allant jusqu'à orienter ses prochaines années vers un son plus Blues que jamais, sous le pseudo Little Bob Blues Bastards. Il était donc logique qu’il marque à travers cette rétrospective cette même ambivalence musicale… Pour ma part, dans cette compilation, ce sera la seconde partie que j’affectionne le plus, tant le CD met en évidence un travail de songwriter, pas assez reconnu malgré ces 30 années de carrière !
Les fans de la premiere heure déploreront peut-etre l’absence de titres de la période Little Bob Story… Mais on peut faire confiance à l’industrie du disque pour nous sortir un autre Best Of, distinct, qui saura reprendre ces titres issus de sa prime jeunesse ! One Story Volume 1 et 2 étaient déjà venus exhumer des titres rares de la dite période…
Affaire à suivre, et album à avoir, pour voir Little Bob sous une lumière nouvelle, ou plutôt deux ! Wild or Deep, à vous de choisir, ou pas !

Site officiel

Mike S.


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Didier Super - Le moins pire de...
2010 - 34 titres – 74’48
Style : Délire Rock
Label : Label Maison / PIAS

Note : 1(0)/10

…. Pourquoi un best of de Didier Super ?? C’est assez présomptueux au vu des albums plus absurdes les uns que les autres. Les chansons qui les composent sont affreuses, pénibles, pernicieuses, méchantes, racistes, cruelles, affligeantes, déplacées, injurieuses, outrageantes, grossières, abjectes, inconvenantes, obscènes, mufles, vulgaires, ordurières, triviales, méprisantes, arrogantes, condescendantes, familières, impolies, impertinentes, cassantes….
Quoi ? on me glisse dans l’oreillette qu’il s’agit de second degré ? Voir de vingt-deuxième degré ? Ah, Ok, Didier Super est un type qui ne se prend pas au sérieux ? Vraiment ? en vrai, il sait chanter ? il saurait même composer des « vraies » chansons sérieuses ? Mais il s’y refuse catégoriquement tant qu’il n’y aura pas des médias assez convenables pour les diffuser ? Et il va jusqu’à sortir son Best of uniquement en version double vinyle pour éviter que les beaufs et les radins puissent le télécharger et donc l’écouter sans avoir à débourser un centime pour cet infâme ramassis de pamphlets nauséabonds ?!?
Alors là, chapeau bas, je me serais vraiment fait avoir ! Donc, plus aucun doute maintenant, Didier Super a définitivement le sens de l’humour ! A vous maintenant de l’avoir aussi, en n’allant pas l’acheter ! Mais de toute façon, ce serait absurde de l’acheter, puisque cela fait 30 ans que vous avez mis votre platine vinyle à la déchetterie, voire même certains d’entre vous ne savent même pas de quoi je parle… Mais si, vous savez, des 33T ! Et les petits s’appelaient les 45T ! et même que Marc Toesca présentait le classement des 50 meilleurs dans le TOP du même nom, dans les années 80… Mais si, c’était des galettes noires, rondes, avec des pochettes plus sympa les unes que les autres ! Encore un point commun que Didier Super n’a pas dans sa discographie, en fait ?
Hein, quoi, c’est qui Marc Tosca ??

Bon allez, d’accord, j’arrête d’enfoncer le (p’tit) clou, et je vous invite à vous replonger dans la discographie indigeste de Olivier Didier Haudegond - et oui, t’arrête de t’la pèter, là, hein ?? - à travers ces 34 titres réunis sur un seul disque (ou plutôt deux…), revenant sur des titres comme Y’en a marre des pauvres, Y'en a des biens, Petit caniche, peluche pour vieux, Petit anarchiste, dans leur version standard ou réorchestrées.
Et pour couronner le tout, merci Didier, l’album est sorti le 22 novembre 2010 dernier, pile poil pour mes 40 ans ! Franchement, fallait pas ! Du coup, pas le choix, je m’en suis pris une demi-douzaine. Oui, c’est moi ! ça fait un moment que tu te demandais qui avait pu en acheter un ? Mais, bon, c’est mon coté collectionneur, on ne sait jamais, en édition limitée, ça pourrait prendre de la valeur… ? Didier Super, Prendre de la valeur, oui, je sais, ça vous parait aussi absurde à le lire, que pour moi à l’écrire ! ;-) Mais, mine de rien, Didier Super a vendu 40.000 copies de son premier albums et sans doute trois ou quatre fois plus téléchargés ! Et il a enquillé les concerts et les festivals à la vitesse d’une pervenche en fin d’année pour atteindre leurs objectifs de PV. Pas de doute, Didier Super mets de la gaieté dans la grisaille du quotidien ! Et rien pour ça, son best of mérite d’exister !

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Didier Super - La merde des autres
Didier Super - Vaut mieux en rire que de s'en foutre 2
Mike S.


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The Witches – A Haunted person's guide to propose
2011 – 12 titres – 36’50

Style : Rock
Label : Alive Natural Sound / Differ-ant

Note : 6,5/10

Troy Gregory est un drôle de gars. D'abord bassiste des thrasheurs de Flotsam & Jetsam puis de Prong, il part former en 1996, The Witches un groupe de rock à la sauce rétro. Sorte de proto Velvet Underground ou d'Afghan Whigs remis dans le bain des années 60, le quatuor pratique une pop garage, parfois Spector-ienne dans son écriture mais rendue rocailleuse par un son brut, une voix qui déraille (proche justement du timbre Greg Dully d'Afghan Whigs), des guitares électriques qui débordent du cadre et un effet flanger qui "noisifie" le tout. Et puis, il y a l'esprit général qui troque costards et chaussures vernies pour une tenue plus débraillée. En mauvais sorcier, The Witches dévergonde une pop proprette et accole l'adjectif "alternatif" à sa musique.
Le groupe est aussi influencé par le Rythm and Blues (Why do you make me feel like that), le blues (The Haunted regulars, Attack ov the misfits toys) et la psychédélisme avec force orgue et farfisa (sleepin' on a demons trees). A Haunted person's guide to propose de revenir sur quelques titres-phares des quatre albums du groupe. Cela s'appelle une compilation, qui de bien entendu propose quelques inédits dont un Spirit World Rising enregistré à la maison sur un 4-pistes (un détail pour vous mais qui veut dire beaucoup). Modeste dans son format (36 petites minutes), cette compilation est à l'image de son géniteur : un disque de série B qui fait bien le job.
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Denis Z.


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Tony Joe White – Live in Amsterdam
2010 - 11 titres – 77’17
Style : Blues
Label : Munich Records


Note : 8/10

Ambiance feutrée dans un théâtre néerlandais, décors minimaliste sur scène, trois musiciens, Jeff Hale à la batterie, Tyson Rogers aux claviers et Tony Joe White, sa voix, sa guitare et son harmonica. Il n’en faut pas plus pour faire passer un bon moment à quelques centaines de spectateurs amateurs de Swamp Blues, un genre porté depuis tant d’année par ce maitre de la Louisiane.
Un Blues sombre, minimaliste, terriblement mélancolique, c’est ainsi que l’on peut définir 40 années de discographie de Tony Joe White.
Quoi de mieux pour marquer une telle longévité qu’un CD live accompagné de son DVD, les images en plus . Si les deux supports ne contiennent au final que onze titres de la longue discographie de bluesman – une trentaine de disques – chapeau et lunettes de soleil vissés sur la tête, l’artiste a choisi de faire vivre chaque titre avec intensité, dont la plupart dépasse les 6 minutes au compteur, pour s’étirer jusque 10 minutes. De quoi apprécier quelques classiques de la première à la dernière note, laissant allégrement ronfler sa guitare électrique, et ponctué de quelques notes frissonnantes d’harmonica

Au programme de ce CD/DVD, on y retrouve quelques standard de Tony, dont Polk Salad Anne, repris dans les années 70 par Elvis Presley, le King en personne, The Guitare don't lie, chanté par Joe Dassin dans les 70’s, et qui a largement inspiré Chris Rea dans les années 2000, ou encore Rainy Night in Georgia, écrite initialement pour Brook Benton.
Celui qui est longtemps resté dans l'ombre médiatique en composant aussi bien pour Tina Turner que pour Johnny Halliday, mériterait vraiment de passer définitivement à la postérité avec ce mini live dans lequel on retrouve tout, la voix grave et accidentée, la guitare virtuose et les compositions exceptionnelles.
Une nouvelle pierre angulaire pour la Chapelle du Blues !

Site officiel/Myspace

Mike S.


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Mathieu Boogarts – Mercredi à la Java !
2010 – 16 titres– 47’

Style : chanson impertinente
Label : Tôt ou Tard / Wagram

Note : 7,5 /10

Matthieu Boogaerts aime le live, il aime aussi varier les plaisirs. Il nous a habitué ainsi à changer ses morceaux et ceux des autres en concert (« tiens si on faisait un Billie Jean en bossa ? »). Il est spécialiste pour se produire dans des formules différentes seul ou en groupe voire à proposer un duo interactif avec Dick Annegarn où chacun emprunte le répertoire de l’autre. Bref, avec Boogaerts le live est le parfait terrain de jeu entre lui et son public. On ne sera donc pas étonné de le voir revenir avec un disque live ; un disque différent, un disque qui lui ressemble. Avant le disque, il y a eu donc le concert ou plutôt la série de concerts : Boogaerts se produisant chaque mercredi de juin 2010 dans la petite salle de la Java, accompagné du seul bassiste Zaf Zapha. Un endroit intimiste instaurant une atmosphère qui le sera tout autant et un principe de base, une vieille chanson du répertoire pour une nouvelle fraîchement écrite.
Sur cette base minimaliste et mécanique, Boogaerts fait un disque impertinent. La chanteur empoigne une guitare électrique ami idéal pour pratiquer des rythmiques malignes voire pour faire un peu de bruit (L’espace). La chanson version Boogaerts est colorée et groovy (le ciment, all I wanna do, Appelez les pompiers…), elle est radicalement exécutée, une beauté simple sans fard mais qui derrière la rudesse sonore, se révèle fine, parfois touchante (Bel et bien làà) et surtout ludique. Dès lors, la voix se met de la partie et Zaf Zapha à la basse ronde met son organe vocal aux profits de chœurs rythmiques qui swinguent. Avec Boogaerts, on s’amuse, on sourit mais cette bonne humeur ne cache pas un manque de maîtrise et de technicité. L’exercice est brillant même quand le petit chanteur (par la taille mais grand par le talent) reprend C’est lundi non sans malice. Avec Boogaerts, c’est tous les jours dimanche. Même le mercredi.
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Mathieu Boogaerts + The Hidden Words - 16 mars 2011 - Rennes (35)
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Denis Z.


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Teho Teardo – Soundtrack work 2004 - 2008
2010 – 25 titres – 70’

Style : Musique de films
Label : Expanding records / Differ-ant

Note : 8,5/10

Teho Teardo a dû ressentir une certaine émotion voire une fierté justifiée quand Ennio Morricone lui a remis le prix qui porte son nom pour récompenser sa musique sur le film « Il Divo ». Après deux nominations infructueuses, sa bande originale se vit ensuite honorée du David di Donatello (l’équivalent de notre César) de la meilleure musique de film. Teardo est désormais un compositeur reconnu de la musique de film, une référence du genre. Ce qui n’était pas évident sur le papier, lui qui au début de sa carrière jouait dans des groupes indus, lui qui a été le collaborateur de Scott Mc Loud sur le projet électro-rock Operator. Depuis, l’Italien a monté le duo électronica Modern Institute et a donc composé par moins de cinq bandes originales. Teardo est désormais un vrai compositeur de musique de films et cette compilation le démontre absolument. De part la force et la qualité du film (primé à Cannes en 2008) « Il Divo » aurait du passer comme le morceau de choix du disque. Mais en fait, non : tout est d’une qualité constante, même si les autres films mis en musique par Teardo sont malheureusement inédits chez nous.
La grande force du disque c’est justement qu’il existe par lui même, on oublie vite pourquoi ses musiques ont été faites et on les apprécie telles quelles. Les titres sont bons en soi et n’ont pas besoin de leur support visuel d’origine ni de l’émotion ou de la nostalgie née de la vision des images. Exclusivement instrumental, l’album est le point de convergences de toutes les facettes du talent de Teho Teardo : des programmations discrètes mais bel et bien présentes electronica, des moments de guitares à l’esthétique post-rock (Ti pare felice)et bien sûr l’exercice plus classique de musique de chambre (avec piano et cordes) dans lequel il se révèle être parfaitement à l’aise. On sent un patte Teardo où le classicisme et modernité se mélangent avec évidence. La musique de l’Italien a une force émotionnelle certaine, une profondeur insoupçonnée et même un souffle mélancolique proche de Morricone (justement) dans ses BO de films des années 70 (Ciuspi). Un grand disque, tout simplement.
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Operator - Welcome in the wonderful world
Denis Z.


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Barbara Morgenstern – Fan N°2
2010 – 13 + 10 titres – 54'04 + 30'03

Style : Electronica pop
Label : Monika Enterprise / La Baleine

Note : 8/10

Que demande-t-on a une bonne compilation ? De retracer la carrière d’un artiste, de proposer des morceaux rares ou dans des versions alternatives, d’offrir des inédits pour montrer que l’artiste en question a certes un passé mais aussi un avenir. Sur la foi de ces figures imposées, le contrat est d’ores et déjà rempli avec Fan n°2 de Barbara Morgenstern. Voici 10 ans, l’Allemande avait sorti un premier volet fait de remix. Tous les albums solos de Morgenstern sont représentés, à commencer par Ein Versuch issu de l’album du même nom et qui marque d’emblée le style Morgenstern : une musique hybride fait à partir de collage d’électronique avec de vrais instruments. Chaque titre pourrait être joué au piano – et c’est le cas de The Operator présenté ici dans une « piano version », mais ainsi arrangé, il mêle une précision presque pointilliste d’électronicien avec une certaine fantaisie féminine distillée avec élégance. Il y a une certaine émotion qui émane de cette musique comme en témoigne Juist issu de The Grass is always greener, peut-être le meilleur des albums de la jeune femme. Morgenstern manie l’art délicat de la programmation rythmant chaque morceau, sans en faire de vulgaires et faciles machines à danser.
Dans sa version Mix Expension, Der Augenblick remplit néanmoins cet office. Avec Barbara, l’électronica a le plus souvent une voix ; ce qui donne un côté pop à la musique. Parmi les trois inédits, elle reprend d’ailleurs Blackbird des Beatles ; le synthé remplace la guitare acoustique initiale mais l’esprit ballade reste le même. Au cours de sa carrière, Morgenstern a fait de belles rencontres comme Stefan Bekte de Pole qui a produit Nicht muss (représenté ici par deux titres). Mais surtout l’Allemande a eu la chance de faire un titre avec Robert Wyatt, un rêve qui s’est réalisé avec Camouflage. Le plus réjouissant de ce bon disque qui donnera envie aux néophytes de découvrir le reste de la discographie de Morgenstern, se situe au niveau des inédits. Outre la reprise des Beatles, deux autres titres qui pourraient apparaître comme des modèles de la belle mécanique musicale parfaitement agencée de l’Allemande : Mountainplace et surtout Wegbereiter, un des meilleurs titres à ce jour de la dame. Avec Barbara Morgenstern, l’avenir semble radieux.
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En Bonus, Enter the Partyzon, première cassette de l'Allemande datant de 1997, pour la première fois en CD. Le talent de Morgenstern est déjà là !

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Barbara Morgenstern - The grass is always greener
Barbara Morgenstern / Robert Lippok - Tesri
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The Jon Spencer Blues explosion : Dirty Shirt Rock'n'Roll
2010 – 22 titres – 69'

Style : Blues-punk-Rock'n roll explosion
Label : Shout / Differ-ant

Note : 7,5/10

La compilation est sous-titrée : The first ten years, preuve que Jon Spencer Blues Explosion a bien l'intention de continuer à enflammer le rock de sa présence incendiaire. En attendant de donner un 8e album studio, JSBE revisite son passé et propose une compilation reprenant des titres compris entre son premier album éponyme (1992) et Plastic Fang (2002). Survolant ainsi une déjà longue carrière, ce genre de résumé permet de mieux comprendre l'alchimie du trio et de tordre le dos à certaines idées préconçues, la première d'entre elle étant liée à ce fameux "explosion". JSBE peut être alternatif et plus spécifiquement punk dans la démarche : des brulots comme Children dog ou History of sex vous sautent à la gorge avec violence. Mais indéniablement, la musique de JSBE trouve ses racines dans la musique d'avant Beatles dans ses influences, une musique d'avant la pop music. Blues, rock'n roll mais aussi soul et rythm and Blues, ce qui nous vaut d'ailleurs une nouvelle fois de revoir notre copie. Parfois turbulents et braillards, les New Yorkais peuvent avoir aussi une sacrée gueule, une certaine grâce quand ils font parler leur coeur black (Magical Colors). Connu pour faire une musique viscérale, JSBE peut faire jaillir de leur musique une sauvagerie virile mais aussi une sensualité de love machine.
Avec eux, le miracle vient aussi que cette musique d'un autre âge (le blues du Delta, le rock'n roll de bikers) restent toujours d'actualité : la présence de Jon Spencer lui même y est pour beaucoup entre Elvis Prestley, Little Richard et Johnny Rotten mais aussi ces fameuses guitares sauvages prêtes à renvoyer tous les petits apprentis rockeurs à leurs chères études. Et puis, ce qui saute ici aux yeux, c'est bel et bien la modernité d''un groupe dont les influences pouvaient laisser supposer le contraire. JSBE reprend aussi Dub Narcotic (Fuck shit up) et parfois propose un mélange étonnant et détonnant qui surpasse tous leurs genres de prédilection (Buscemi, Bell buttons). Dès lors, JSBE peut être vu comme un Beck garage et déchainé, les deux artistes ayant le point commun de mélanger toutes les musiques populaires américaines sur un mode alternatif. Ce genre de compilation permet de vérifier tout cela même si l'on peut regretter que certains titres soient présentés en version "edit" (comprenez bien qu'il faut tout faire entrer sur une seul CD). Elle permet aussi pour les néophytes des New Yorkais de découvrir un des groupes majeurs de ces 20 dernières années. Rendez-vous dans 10 ans pour la suite.
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Jon Spencer Blues Explosion - Now Got Worry /Controversial negro
Denis Z.


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Mono – Holy Ground : NYC Live (+ DVD)
2010 – 9 titres – 79’

Style : Post-rock symphonique
Label : Temporary residence / Differ-ant

Note : 6/10

Avec Hymn to the immortal wind, les Japonais ont eu envie de faire entrer un vent symphonique dans leur post-rock brut. Le résultat était pour le moins mitigé, le groupe perdant en tension ce qu’il ne gagnait pas en souffle. Ou plutôt celui-ci se trouvait un peu éventé par une surcharge de pathos et de grandiloquence. En même temps, le groupe se détachait de Mogwai, son encombrant cousin écossais, et trouvait un son qui lui était propre avec quelques accents de « japonitude ». Enregistré à New York lors d’un concert spécial avec the Worldless Music Orchestra pour fêter le dixième anniversaire du groupe, cet album est la suite logique de Hymn to the immortal wind, la version live de la plupart des morceaux de l’album. De ce côté, rien à signaler ou presque. Au pire, on pourra trouver que ces titres auraient tendance à faire doublon avec les versions studios. Au mieux, que les versions proposées sont plus séduisantes. Peut-être les envolées montent-elles plus haut, peut-être les passages bruitistes sont-ils plus bruyants, prise live oblige ? Et encore les différences sont ténues, Steve Albini, producteur de Hymn to the immortal wind étant adepte d’une prise de son naturaliste et sans effets. Mais Holy Ground contient aussi la transcription de certains anciens titres de Mono dans une version orchestrale
(avec bien sûr, les deux guitares, la basse et la batterie réglementaire des quatre Mono) ainsi qu’un inédit, 2 candles, 1 wish (petite parenthèse très musique de Noël plutôt sympathique). Il est étonnant de constater que c’est avec ces anciens titres relookés pour l’occasion que Mono trouve le juste équilibre entre ses aspirations cinématiques et l’essence même de sa musique faîte de violence contenue ou non et de plaines atmosphériques. Peut-être qu’à l’époque de Walking cloud and deep red sky (avec Alcyon) et de You’re there (pour Are you there), Mono avait apporté un soin particulier à l’écriture de ses morceaux, échafaudant deux belles montées au flambeau sans tout de suite penser à booster l’émotion – et donc à noyer un peu le poisson - avec une batterie de cordes. Celles-ci arrivent ici en complément d'une puissance déjà présente, comme un joli écrin servant à mettre en valeur la valeur d'un bijou. Mono est alors au meilleur de sa forme. Cet album live rend donc inutile l’achat de Hymn to the immortal wind puisqu’il le complète avec des meilleurs titres (d’autant plus que le CD est assorti du live intégral en DVD). Il donne aussi envie de se replonger dans toute la discographie du groupe japonais. Ce qui ne peut pas faire de mal.
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Mono – Hymn to the immortal wind
Mono – Gone (A collection of EP’s 2000-2007)
Mono - Walking cloud and deep red sky...
Denis Z.


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Thomas Dybdhal - Eponyme
2010 – 12 titres – 54’11

Style :
Folk Blues
Label :
Last Suppa



Note : 9/10

A peine remis du dernier album des King Of Convenience, que me voilà confronté à la douceur mélancolique d’un autre norvégien, Thomas Dybdhal. Ici, en France, ce nom ne dit rien à personne, si ce n’est aux fans inconditionnels du folk langoureux norvégien… Pourtant, l’artiste, profète en son pays, a reçu deux Grammy Awards (en Norvège) et quelques disques de platines pour ses précédentes productions. Le nombre des ventes n’est pas souvent synonyme de qualité par chez nous, il suffit d’aller regarder le classement des meilleurs ventes en ce moment même… Mais Thomas Dybdhal est sans doute l’exception qui confirme la règle, proposant, qui plus est, en 2010, à nos oreilles averties, un recueil de ses meilleures chansons, réunies dans un album éponyme, qui ne se vente pas un instant d’être une compilation, sans gros stickers, sans phrases chocs…
Non, rien de tout cela, juste un joli digipack aux couleurs verdoyantes, quelques photos 100% bio (signées une fois encore Jean-Baptiste Mondino), et un livret qui reprend les textes des 12 ballades qui retracent la carrière du chanteur, entre 2000 et 2006 !

Pour les fans donc, rien de neuf. Pour les autres, cet album éponyme est l’occasion de reprendre le train en marche et de découvrir Cecilia, From Grace, Adelaide et quelques autres magnifiques folk songs que Thomas Dybdhal a déjà semées au cours de sa courte carrière. Ils y découvriront cette voix douce et attachante, aérienne, qui n’est pas sans rappeler d’autres artistes venus du froid (JJ Johanson, Eskobar, King of Convenience… tout style confondus). Ils y découvrirons une orchestration simple, une atmosphère feutrées, des refrains parfois enivrant. Sur d’autres titres (All’s not lost, Something real, That great october song), ils remarqueront que le producteur et arrangeur qu’est aussi Thomas Dybdahl parvient à ajouter de subtiles et vibrants violons tout en conservant la simplicité et la (re)tenue générale de l’album.
Si les choses sont bien faites, vous devriez en ressortir avec la sensation, le besoin à peine perceptible, tel un message subliminal, de racheter l’ensemble de la discographie de cet artiste, que vous classerez, comme moi, entre Tom McRae et Syd Matters dans votre CDthèque. Avec ce nouvel album, le soleil a rendez-vous avec la neige. Réchauffement climatique garanti !

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Mike S.


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Badly Drawn Boy - Is there nothing we could ?
2010 – 15 titres – 42’18

Style :
Pop
Label :
Discograph


Note : 8.5/10

10 ans se sont écoulés depuis Once around the block EP qui a véritablement lancé la carrière de ce bidouilleur de la pop made in England. A l’époque, on le comparait à Beck… Mais à la différence de celui-ci, Damon Gough, alias Badly Drawn Boy, restera plus confidentiel. D’ailleurs, sa musique, parallèlement, s’est affinée, laissant de côté les bidouillages studio pour lui préférer un habillage orchestral digne de Divine Comedy.
C’est peut-etre pour cela aussi que ses visites se font de plus en plus espacées, délivrant enfin, aujourd’hui, un album, pres de quatre années apres le précédent, Born in the UK !
Cette nouvelle livraison baptisée Is there nothing we could ? est aussi une nouvelle incursion de Damon Cough dans l’univers de la Bande Originale de Film, apres sa premiere expérience, avec Pour un garçon (2002). Is there nothing we could ? donne une couleurs pop et mélancolique à une comédie dramatique anglaise de David Blair, The Fattest Man in Britain.

Au delà de l’exercice même de donner une identité sonore, un climat, en lien avec les images et l’histoire d’un film, ce nouvel album de Badly Drawn Boy a sa raison d’être. Il propose une série de compositions douces et touchantes, écrites sur un thème qui revient tout au long de l’album. Comme à son habitude maintenant, Damon Gough apporte une orchestration riche, faisant appel à un quatuor à corde, The Heath Quatuor et quelques trompettes. Il y fond sa voix feutrée, mesurée, presque discrète. L’artiste joue sur l’atmosphère et le ressenti, bien plus que sur la mélodicité. C’est plutôt payant puisque l’album se révèle d’une belle unité et terriblement attachant, à force d’écoute. Un album à la fois simple et somptueux.

Site officel / Myspace


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Badly Drawn Boy - Born in the UK
Badly Drawn Boy - Have you fed the fish ?
Mike S.


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Manu Chao & Radio Bemba – Baionarena
2009 – CD + DVD 33 titres – 2h30

Style :
World - Live
Label : Because


Note : 9.5/10

A bientot 50 ans, Manu Chao ne prend pas une ride ! Bien au contraire, sa musique rajeunit à vue d’œil à chaque sortie d’album, multipliant les rythmes, les tempos, les ambiances mêmes, comme s’il se faisait un devoir de dépoussière de bout en bout la musique latine de ses origines.
Mieux, avec la complicité de son groupe Radio Bemba, il a remis un peu de Rock dans ses épinards en sortant La Radiolina.
Apres un premier live, Radio Bemba Sound System, sorti en 2002 et enregistré à Paris, où Manu Chao était encore attaché à quelques chansons de la Mano Negra (King Kong Five, Mala Vida), un second enregistré au Mexique en 2008, plus acoustique, voici que Manu chao enfonce le clou en proposant l’intégralité d’un spectacle enregistré à Bayonne, dans les Arènes, le 30 juillet 2008 devant quelques milliers de spectateurs !
Baionarena reflète alors une vision (son et images grâce au DVD) fidèle de ce qui se passe dans un concert de Manu Chao. C’est en effet 2h30 de concert, mais surtout de Fiesta, de lumières, de couleurs, de rythmes latino mêlés aux guitares électriques qui n’ont jamais quitté Manu Chao depuis la dissolution de la Mano. Car, même si sur les premiers albums solo, Clandestino et Próxima estación: Esperanza, Manu Chao s’était assagi en studio, ses concerts avaient toujours gardé la fougue de sa prime jeunesse !
Avec cette nouvelle livraison live, Manu Chao confirme sa passion à la fois pour la musique latine et pour le Rock, mais aussi pour la langue espagnol, ne proposant que peu de titres en français, bien qu’il ait enregistré en 2004, Sibéria m’était contée et quelques 23 titres dans la langue de Molière. On y découvre en bout de concert finalement Crève la vie et L’hiver est là, deux nouveaux titres, qui ont un petit quelque chose de la Mano, à grand renfort électrique en fin de Crève la vie. Et par ailleurs, de la Mano Negra, Manu Chao n’y fait qu’un clin d’œil cette fois, par l’intermédiaire de titre en Arabe, Sidi H’Bibi, sorti il y a bientôt 20 ans ! Une paye !
Le concert se termine sur Pinnochio, un titre festif, qui résume parfaitement ces 2h30 de concert ! Sur le DVD, en plus du concert, Manu Chao nous offres quelques bonus, clips, photos, reportages, de quoi vous amener jusque très tard dans la nuit… Un objet très complet en somme !
Bien qu’il soit sorti il y a quelques temps, il est arrivé sur mon lecteur DVD à point nommé, avec assez d’énergie pour faire fondre la glace à plusieurs kilomètre aux alentours ! D’ailleurs, c’est simple, depuis, la neige a disparu ! La musique de Manu Chao, c’est de la Magia Negra ! ;-)

Site officiel / Myspace

Mike S.


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LES CHRONIQUES DES COMPIL DE 2008 - 2010
BEST OF - B.O.F - CONCERT - SPECTACLE...

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Mike S.


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