La Nouvelle Vague - St Malo
Accueil
 News
 Reportages
 Festivals
 Interviews
 Chroniques CD
    France
    Autoprod'
    Etranger
    Compils
    Oldies
 Agenda Concerts
 DicoNomy
 Ciné/DVD
 Lectures
 MP3/REAL/CLIP

rubrique photos

Nos Partenaires
Salle de Concert :
LA NOUVELLE VAGUE
La Nouvelle Vague - Saint Malo
Librairies :
BOOK IN EAST
Librairie Book in East - expédition gratuite dans le monde entier
DAVID LONG 68
Librairie David Long 68 - expédition gratuite dans le monde entier
Evénementiel :
ARTLIGHTS
Artlights : Sonorisation eclairage Lasershow, ...
Les Radios :
CANAL B 94.0
Radio Canal B
IDFM 98.0
Radio IDFM
RADIO RCF ALPHA
Radio RCF
Référencement :
REF. GOOGLE
 
Chroniques CD Autoprod'



Jordan Reyne – The Annihilation Sequence
2013 – 8 titres + 4 bonus tracks (remixes) – 62mn
Style : dark electro/folk
Label : self-released

/


Note : 9/10

Jordan Reyne est une artiste aux talents multiples et à l’univers intrigant, complexe et original. Artiste férocement indépendante, elle fait tout elle-même et utilise la technologie mise à la disposition des musiciens pour créer ses albums dans son studio à domicile ; elle partage généreusement ses trucs et son expérience sur son blog et ses bulletins d’information. Jordan est avant tout une musicienne expérimentale, et son œuvre embrasse plusieurs genres : folk ‘noir’, musique celtique, indu, électronique et steampunk ; mais ses influences vont au-delà de cette liste.
On peut détecter l’âme d’un écrivain derrière la musique : le travail de narration est solide, alimenté par l’imagination, la recherche et l’observation. Les albums de Jordan Reyne sont occupés par des lieux, des personnages et des ‘sons trouvés’ qui se combinent pour raconter des histoires dont le thème principal est l’expérience et la condition humaines, une approche à la fois anthropologique et philosophique.
Ses deux albums les plus récents s’intéressaient au passé et à l’histoire : le thème de How The Dead Live était la vie de ces femmes pionnières ayant débarqué en Nouvelle-Zélande au 19ème, et Children of a Factory Nation s’intéressait au destin d’une famille pendant la Révolution Industrielle en Grande-Bretagne.
Pour The Annihilation Sequence, Jordan est de retour dans le présent et a tourné ses yeux et ses oreilles vers Londres, une ville quasi-monstrueuse qui suscite un mélange complexe de fascination et révulsion. Nous n’entrons pas pour autant sur le territoire de la psychogéographie ; cet album capture les expériences individuelles et traite de la manière avec laquelle le monde de la métropole peut avoir un effet dévastateur sur les relations humaines et exacerber les faiblesses de chacun, ainsi que le désir de reconnaissance qui sommeille en nous. Des sons électroniques sombres et alambiqués ont remplacé les échos mécaniques des machines qui hantaient les albums précédents.

La voix de Jordan est un élément incontournable de la fabrique des morceaux : expressive et polyvalente, pleine de ressources, elle est porteuse de l’atmosphère de chaque chanson, tour à tour sinistre et dangereuse, rassurante et séductrice, blessée et défensive.
Le premier morceau, The Annihilation Sequence a une batterie au caractère martial et un sample de la voix du Premier ministre anglais David Cameron. Le ton de l’album est ainsi annoncé : tout est politique et dans la vie, nous sommes soit l’exploitant, soit l’exploité. Puis nous rencontrons une série de personnages sans nom représentant un concept ou une facette de l’Homme : Les trois premiers sont acteurs sur la scène urbaine londonienne. The Cab Driver (chauffeur de taxi), lui, nous conduit autour d’un West End évocateur. Il représente l’homme moyen qui est témoin des actions de ses clients au glamour lisse, vide et superficiel qui jouent au jeu de la vie. Pourtant lucide, il ne peut pas non plus s’empêcher de devenir voyeur. Les paroles dures et l’électronique torturée de The Player expriment une accumulation de tension et d’agressivité refoulée ; le troublant The Narcissus est tout simplement splendide, dégoulinant de malaise sexuel. La fidèle guitare acoustique de Jordan fait son apparition sur The Gentleman (un beau morceau qui nous présente un personnage aristocratique aux airs de Marquis de Sade) et sur l’hypnotique Pieces of Me.
Bite (The Hand that feeds) est écrit comme un conte dans lequel les humains, perdus, interpellent leur dieu absent dans une prière traditionnelle ; The Wall évoque un destin plus historique ; ses sons synthétiques fluides et ses chants éthérés rappellent certains morceaux de Björk.
The Annihilation Sequence est un album au pouvoir à la fois enchanteur et terrifiant vers lequel vous retournerez encore et encore.

Plus d’infos

La vidéo pour The Annihilation Sequence créée par Chris Baker (artiste visuel renommé qui a travaillé avec de nombreux réalisateurs, entre autres Stanley Kubrick et Tim Burton) :
Fabienne T.
Retour


 
 Playlists
    CANAL B
    RCF ALPHA
    NEXT
 Archives
 Les Photos
 Liens
 Recherche
 



Suivez nous :

Facebook LaMagicBox Twitter Lamagicbox