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Chroniques CD Etranger



Dick Annegarn – Folk Talk
2011 - 14 titres – 39’07
Style : Folk
Label : Tot ou Tard


Note : 8,5/10

Le plus européen des chanteurs néerlandais est de retour avec un album, ou plutôt une invitation au voyage. Un voyage spatio-temporel, à travers l’Amérique profonde des années 40 à 60. Et par la même occasion, Dick Annegarn fait une infidélité au français, dont il est tombé amoureux depuis bien longtemps, au point de vivre dans le sud de la France.
Pourtant, marqué par les bouleversements qui ont conduit l’Amérique à élire un président noir en 2009, Dick Annegarn s’est intéressé à l’héritage culturel de ce pays, à cette musique inscrite au patrimoine de l’humanité (ou qui pourrait bien l’être un jour…), qui a révolutionné l’industrie du disque tout au long du XXe siècle. Ce Folk Talk est donc un album de reprise, 14 chansons triées sur le volet, 14 chansons à la charge émotionnelle intacte, des classiques qui ont été chantés par des monstres morts pour la plupart d’entre eux. Voyez vous-même, avec Elvis Presley qui voit son Love me Tender revisité, de manière plus que jamais minimaliste, avec cet accent incomparable du Benedictus Albertus le bien nommé. Fever, immortalisé par le même Presley (entre autre), se voit entourer d’un halo blues des plus sobre, et de fait terriblement Roots. Le classique des classiques, repris mille fois, The House of Rising Sun, retrouve son esprit originel, celui du Bayou, sentant la sueur, la bière et les bars malfamés de la Nouvelle Orléans, la chanson plonge finalement ses racines humides dans le delta du Mississipi et reprend pour ainsi dire son prime nom (In New Orleans) des années 20 ou 30.

Poursuivant son travail de recherche historique à travers le patrimoine états-unien, Dick Annegarn nous propose une version personnelle de Georgia on my mind, un titre des années 30, mis en lumière par Ray Charles en 1960, et depuis, l’Hymne de l’Etat de Georgie. Comme quoi, l’Histoire avec un grand H s’inspire parfois de celle sans majuscule.
Je ne vais pas continuer à énumérer ainsi les 14 titres qui composent ce nouvel album de Dick Annegarn. Mais vous aurez compris, qu’il ne s’agit pas d’un album comme les autres, que Dick a laissé tomber un instant son amour pour la langue de Molière, une infidélité, impossible à lui reprocher, tant l’enregistrement de cet album a un cachet, une patine formidablement vintage, l’inscrivant ainsi dans un espace totalement intemporel, entre 1900 et 2000, celui-là même que Kurt Cobain a essayé d’explorer alors que le temps le pressait déjà vers la sortie.
Un album roots que l’on n’attendait vraiment pas de l’auteur de La Transformation, du Roi du métro, bien que le dernier Soleil du soir nous y avait déjà un peu préparé…
Un album intemporel mais déjà un grand millésime.

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Mike S.
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