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Chroniques CD Etranger



Lilium - Felt
2010 – 10 titres – 38’13

Style : Folk rock d’un désert bancal
Label : Glitterhouse / Differ-ant

Note : 8,5/10

Le terme Desert Sessions était déjà pris. Dommage pour Lilium, belle plante qui pousse dans le territoire aride du Colorado et qui refleurit rarement mais régulièrement. Le groupe est à géométrie variable derrière Pascal Humbert (ex 16 Horsepower et actuellement bassiste de Wovenhand). Pour ce troisième album, nous retrouvons un casting de choix avec Thomas Belhom, batteur d’Amor Belhom duo et de Tindersticks, Bruno Green de Santa Cruz et Hugo Wave ex Bad Seeds auprès de Nick Cave qui prête ici sa voix de vrai dur au cœur tendre. Au milieu de tous ces hommes, des vrais, la gracile Kal Cahoone et la torride Marta Collica viennent apporter leur sensibilité féminine à ce monde de poussière et de cactus. L’album s’appelle Felt, là encore il aurait pu s’appeler « Murder Ballads » si le nom n’avait pas déjà été pris. L’atmosphère est crépusculaire comme un duel au soleil couchant (right where you are), comme une balade sous un ciel électrique (Miracle), comme une ville abandonnée hantée de jolis fantômes (Mama Bird). Mais l’album va plus loin et s’agrippe à des détails sonores qui donnent des aspérités à ces vues d’ensemble sur Monument Valley.
A la batterie, le formidable Thomas Belhom participe beaucoup à faire entrer l’univers de Lilium dans un milieu de sables (é)mouvants et de recherche. Mais les autres ne sont pas en reste : comme une éolienne un peu voilée, tout ne tourne pas vraiment rond chez Lilium. Le groupe franco-américain dépasse les poncifs et les figures habituelles d’un folk de western et d’un rock pour vautour malingre. Tout est pourtant là : la guitare acoustique virtuose d’ailleurs, le pedal steel, le dobro et la trompette mariachi. En fait, cette musique américaine en diable semble jouée par des jazzmen amateurs d’ambiance un peu tordue, un peu dissonante. Il y a aussi un côté laborantin du son qui s’attache autant au fond qu’à la forme. Tel un nuage de poussière dans le lointain, des particules de bruitisme menacent d’envahir le pré carré d’un loup solitaire jouant de la guitare électrique sur du velours (one bear with me). Et, à l’envoûtant Lily Pool, chanté d’une voix de maîtresse par Kal Cahoone, fait suite un instrumental Amsterdam-Paris, vibration magnifique et scintillante pour trompette et fée électronique. L’Ouest sauvage et aride n’est plus ce qu’il était. Tant mieux. Grand disque.
Site
Denis Z.
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