La Nouvelle Vague - St Malo
Accueil
 News
 Reportages
 Festivals
 Interviews
 Chroniques CD
    France
    Autoprod'
    Etranger
    Compils
    Oldies
 Agenda Concerts
 DicoNomy
 Ciné/DVD
 Lectures
 MP3/REAL/CLIP

rubrique photos

Nos Partenaires
Salle de Concert :
LA NOUVELLE VAGUE
La Nouvelle Vague - Saint Malo
Librairies :
BOOK IN EAST
Librairie Book in East - expédition gratuite dans le monde entier
DAVID LONG 68
Librairie David Long 68 - expédition gratuite dans le monde entier
Evénementiel :
ARTLIGHTS
Artlights : Sonorisation eclairage Lasershow, ...
Les Radios :
CANAL B 94.0
Radio Canal B
IDFM 98.0
Radio IDFM
RADIO RCF ALPHA
Radio RCF
Référencement :
REF. GOOGLE
 
Chroniques CD Etranger



Mimes of Wine – Apocalypse sets in
2009 – 10 titres + 1 – 53’27’

Style : Folk de chambre
Label : Midfinger / Audioglobe

Note : 9/10

Cela tient parfois à peu de choses. Un ami qui griffonne un dessin et vous donne envie d’écrire une musique autour et de prendre le nom du dessin : Mimes of wine. Laura décide donc de franchir le pas par une froide nuit d’hiver de 2004. En écoutant cet album qui arrive aujourd’hui, on imaginait plutôt son auteure étreinte par une envie de composer de la musique depuis le plus jeune age, tant ce disque paraît être l’œuvre d’une passionnée. Laura Loriga est pianiste dès son plus jeune age et tout son bagage classique est bel et bien présent dans cet album à l’esthétique « musique de chambre » d’un sombre assumé. Un piano omniprésent mais aussi une trompette, un violon, un violoncelle, une contrebasse et aussi une voix et quelle voix qui fait de Laura, l’équivalent féminin de Jeff Buckley. La comparaison avec le chanteur américain disparue ne s’arrête pas là, l’esprit est somme toute assez proche, Apocalypse sets in touché par la grâce. Mais voilà, l’univers de Laura Loriga est bel et bien essentiellement acoustique, ce qui la différencie quelque peu de Buckley. Il y a certes Oberkampf où une guitare électrique résonnante joue à cache-cache avec le piano. Il y a aussi le troublant Long lifting road où des arpèges viennent tisser un filtre dramatique sur une musique abyssale. L’album n’est pas toujours facile d’accès, Julius en ouverture s’apparente presque à de la musique contemporaine.
Si Mimes of Wine arrive à trouver un thème au piano qui vous transcende et une ligne de chant qui vous touche en plein cœur, le déroulement du morceau n’est pas toujours aisé et prend des détours un peu difficiles ( K ). Seul, Moth, plus lyrique et plus pathos, propose un plaisir sensuel immédiat. Chez Mimes of Wine, pas d’ornementations racoleuses, pas de mondes oniriques mais une vraie émotion à fleur de peau qui vous touche de manière épidermique. Il ne faudra pas se tromper et essayer de rapprocher Laura Loriga de ses consoeurs pianistes comme Kate Bush, Tori Amos ou Regina Spektor. Ou de My Brightest Diamond, à moins que ce n’en soit là la quintessence. Mimes of Wine touche à la même vérité nue de Buckley ou de PJ Harvey, mais comme vous l’avez compris dans une instrumentation totalement différente. C’est d’ailleurs le paradoxe et le miracle de cet album, d’affleurer les rives du jazz (surtout par cette trompette nocturne et cette voix jazz vocal), ceux affectés du cabaret, sans pourtant donner l’image d’un décorum, d’une musique factice faîte de faux semblants. Laura ne joue pas les poétesses crépusculaires mais nous donnent l’illusion persistante de l’être vraiment, en profondeur. Tout ceci n’est que de la musique c’est sûr et une fois le disque terminé, on relativise. Mais au moment de l’écoute de Apocalypse sets in, votre vie entière semble dépendre de Mimes of Wine. Immense disque.
Site
Denis Z.
Retour


 
 Playlists
    CANAL B
    RCF ALPHA
    NEXT
 Archives
 Les Photos
 Liens
 Recherche
 



Suivez nous :

Facebook LaMagicBox Twitter Lamagicbox