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Chroniques CD Etranger



The Marigold - Erotomania
2008 –10 titres – 44’02

Style : Pornography
Label : Deambula records / De bruit et de Silence

Note : 6/10

Un peu malgré lui, The Marigold est un groupe qui change le cours de l’histoire. Le début des années 80, Cure sort son album le plus emblématique et le plus nihiliste : Pornography. Le trio d’alors pousse sa musique à bout et après le départ de Simon Gallup, risque l’implosion en plein vol de corbeaux. Smith décide de tourner le dos à sa période noire et sort coup sur coup trois singles pop à l’extrême, histoire de compenser la noirceur d’antan. Toute cette digression pour se poser la question : que se serait-il passé si le groupe Anglais avait continué dans sa voie la plus sombre ? Eh bien 25 ans plus tard, dans la pourtant lumineuse Italie (pays marqué néanmoins par la new wave – les premiers Litfiba , les excellents TV Lumière), The Marigold vous en donne la réponse. L’album est produit par Amaury Cambuzat qui lui même avec Ulan Bator son propre groupe, a fini petit à petit par délaisser l’abstraction post-rock pour revenir à l’essence de sa musique, la cold wave vous l’aurez compris. Le Français semble avoir trouvé dans le groupe Italien le parfait vecteur pour revivre son spleen destructeur adolescent. Un titre a beau s’appeler orgy, on ne pense ici qu’à Pornography. Ambiance lourde, son claustrophobique rythmé par une batterie martiale, guitare touffue, tout y est même la voix un peu apeurée de Robert Smith. Un autre s’intitule Voices
mais on ne pense qu’à Other voices sur Faith l’album précédent des Anglais. Là, l’atmosphère est plus larvée et les guitares s’essayent à la reptitude. Marigold poursuit l’œuvre au noir de Cure et change la trilogie (en premier, il y avait Seventeen seconds) en tétralogie. C’est faire un petit procès d’intention à Marigold que d’analyser sa musique, titre par titre, par le prisme Curiste. On peut même pousser l’injustice jusqu’à comparer Erotomania, la chanson-titre explosant le format en une déambulation de près de 10’, avec Carnage visors, la BO instrumentale de Cure datant de 1981. Certes, les Italiens s’ouvrent sur autre chose, tout en restant dans la même famille. Un petit air Gothic à la Mission sur Mongolia ; un sentiment plus léger sur Dogma. Mais là encore le badinage apparent évoque plus un désordre psychologique que l' esprit de la pop. En étant un peu dur avec nos pauvres Marigold, on peut dire qu’il est difficile d’occulter le poids de l’influence Cure dans tout le disque - on n’est plus près du plagiat que du simple hommage – et cela gache un peu le plaisir. Mais il est possible aussi d’apprécier Erotomania, délesté de tout ce poids de référence, et de voir dans leur musique torturée, une œuvre forte et entière, à rebours de la mode actuelle. Bref, il y a de quoi perdre son latin, ce qui est sans doute normal pour un groupe Italien.
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Denis Z.
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