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Chroniques CD Etranger



Marilyn Manson – Eat Me, Drink Me
2007 - 11 titres - 61’56

Style : Gothique
Label : Interscope

Note : 6/10

Oubliez le cirque médiatique. Ignorez la provoc’ à outrance, le mariage, le divorce, l’alcool et les drogues. Enlevez une à une les couches de maquillage. Devant vous se tiendra alors un artiste génial victime de son propre succès.
En 2007, le brilliamment intelligent Brian Warner semble avoir perdu pied et sacrifié son esprit visionnaire aiguisé sur l’autel du ridicule. Vrais ou faux, ces interminables récits de désastre domestique et de dépression profonde n’ont aucun intérêt pour quiconque a toujours vu en Manson autre chose qu’un clown grotesque constamment montré du doigt.
Chroniquer cet album ne fut pas une tâche aisée. Il a d’abord fallu accepter que Manson ait pris la direction opposée de celle de son album précédent, le flamboyant “The Golden Age of Grotesque”, inspiré par le monde du Cabaret et du Burlesque.
Une fois sa réputation fermement établie au milieu des années 90 avec le terrifiant “Antichrist Superstar”, Manson ne s’est jamais arrêté et chaque sortie a révélé toujours plus de son extraordinaire talent de musicien mais aussi d’artiste visuel. Chaque album brille par sa propre identité tout en gardant la touche Manson.
Eat Me, Drink Me est surprenant, tout d’abord parce qu’il s’agit de l’album de Manson le plus accessible. Sur la couverture, l’Américain nous toise pensivement. La pause est calme, réservée. “Me voici.” Semble-t-il nous dire. “Pas d’artifice, pas d’horreur, seulement moi, oui, MOI!” Certains diront que ça fait un peu désespéré…
Manson a toujours eu un faible pour la musique pop, mais jamais il n’en a été si proche. La musique est sobre, contrôlée. Ceci est une intriguante contradiction: Eat Me, Drink Me est supposé avoir été écrit et enregistré pendant une période d’intense souffrance physique et mentale. Aussi, l’abum est sensé avoir été inspiré par “Alice au Pays des Merveilles” de Lewis Carroll; on était en droit de s’attendre à une entêtante orgie de sons et d’histoires démentiels et psychédéliques.
Malheureusement, Eat Me… ne nous entraîne pas dans un univers magique mais nous ouvre grandes les portes de l’âme d’un Manson plongé dans une profonde introspection, questionnant ses relations passées et présentes.

Il a toujours été une plume affutée et poétique, ici la trempant dans une encre sombre et gothique (dans le sense littéraire du terme). Il y ajoute un scandaleux et intriguant parfum de sexualité à la sensualité troublante.
C’est musicalement que les choses se gâtent. La première écoute m’avait déçue. Maintenant, après une demie-douzaine d’écoutes, l’album a doucement commencé son travail de conquête… Mais moi, ce que je voulais, c’était d’être immédiatement éblouie, conquise, vaincue par la force de la musique…
On a l’impression que Manson et Tim Sköld (ex-KMFDM) ont cherché à plaire à la masse “emo”, empilant les références à un rock plus classique des années 80 (allant jusqu’à coller quelques solos de guitares, franchement, là, NON!). certains morceaux sont carrément indignes de Manson (Putting Holes in Happiness, They Say That Hell’s not Hot…); certains autres sont tellement insipides qu’on peut les oublier immédiatement. MAIS (Et avec Manson, il y a toujours un “mais”), Eat Me… nous prouve que le génie est toujours là, jamais trop loin de la surface. Trois titres se distinguent par leur étrangeté: le morceau ouvrant l’album, If I was your Vampire est un conte gothique renversant, sombre et angoissant, d’une beauté cruelle qui vous fera frémir. Heart-shaped Glasses est acide, sucré, innocent et sexy tout à la fois, et révèle un Manson au sommet de sa maîtrise de l’art pop. Finalement, You and Me and the Devil makes 3 retourne aux racines industrielles de l’artiste (On dit merci à Sköld ?): les guitares saturées, les percussions puissantes et cet indéfinissable parfum de danger et d’agression sont vraiment les bienvenus, débarquant non annoncés dans un album généralement trop mid-tempo.
Le monde a besoin d’êtres exceptionnels et Marilyn Manson est l’un d’eux.
Si Brian Warner réussit à faire sa paix avec Marilyn Manson, le génie de l’homme et de l’artiste aura été sauvé de l’abysse…

www.marilynmanson.com


English version - version anglaise

Fabienne T.
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