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Chroniques CD Etranger



Deerhoof – Friend opportunity
2007 – 10 titres – 36'

Style : pop passée au mixeur
Label : Tomlab / Nocturne

Note : 8/10

Depuis ses débuts, Deerhoof est toujours comparé à Blonde Redhead. Sans doute car le groupe est emmené par Satomi Matzusaki, une Japonaise à la voix ingénue ; que le quatuor s’est réduit à un trio, après le départ de son deuxième guitariste, Chris Cohen, et surtout car Deerhoof propose une musique ultra originale qui télescope les genres et les ambiances. Le rapprochement s’arrête là, les Deerhoof de San Francisco distillant une folie solaire alors que les New Yorkais de Blonde Redhead favorisent des ambiances sombres et angoissantes. Il faut dire que même dans les moments plus recueillis, la voix de petite fille de Satomi vient mettre son petit grain de fantaisie manga (The Galaxist). Deerhoof joue surtout les super-actifs, s’amusant à rendre hommage aux morceaux qu’ils ont aimés, à travers l’usage massif de samples. Friend opportunity, dans sa profusion de son et d’ingrédients hétéroclites, a des allures d’album-collage (Kidz are son small), moins jusqu’au-boutiste néanmoins que chez Avalanches. Il faut dire qu’un amour prononcé aux années 70 unifie l’album et arrive à contenir un tant soi peu l’enthousiasme débordant du trio. La musique de Deerhoof se rapproche ainsi de celle Viva Voce, Grandaddy, Yo la Tengo.
Mais chez les Deerhoof, l’excès de substance illicite (j’imagine) aboutit à de vraies élucubrations. Juste un exemple avec +81 : une salve de trompettes, un riff Led Zeppien, un clavier tout droit sorti de Who’s next et un refrain acidulé qui fait – j’essaye de le retranscrire au plus juste - « tchou tchou bi bi ». Vous avouerez que l’on n’entend pas ça tous les jours ! Chaque morceau est imprévisible et peut voir l’arrivée inopinée d’un clavier bizarre (Believe ESP) et d’un sample que l’on n’imaginait pas forcément là. En vérité, Deerhoof malaxe le matériel pop et rock pour en faire quelque chose de totalement nouveau. Ils le font avec un naturel enfantin, par jeu pourrait-on dire et nullement par une quelconque réflexion intellectuelle, du moins en apparence. Car, le groupe est aussi capable de conceptualiser : le groupe s’octroie un final grandiose de près de 12’. Look away long instrumental sans filet, entre noise sur le fil du rasoir et ambiance torve de film noir, nous démontre – si on ne l’avait pas compris - que le Deerhoof est un groupe qui réfléchit consciemment sa musique. Rétroactivement, on mesure à quel point le trio Californien a été humble en n’aspirant qu’à nous divertir et nous épargnant ainsi un pesant pensum. Objectif réussi. C’est tellement agréable de passer un bon moment avec une musique originale.
Denis Z.
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