Watine est une passionnée. Par l'art en général, et par la musique en particulier. Musicienne classique de formation, depuis longtemps, elle voulait transformer en note, en ambiance et en mots ses propres émotions. Mais "Les choses arrivent quand elles doivent arriver !" nous dit-elle.
Apres avoir produit les autres (Waterbed et le projet electro Random Moods), Watine s'est finalement décidé à bosser pour son propre compte. Dermaphrodite, un néologisme qui donne le ton de sa musique : l'amour à fleur de peau ; il y sera question "de la relation à l’autre... avec des parcours de vie qui se brisent ou que l’on rêve... de l’humanité avec le désir d’harmonie, l’affirmation de notre libre-arbitre, et l’amour bien évidemment".
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Pour mettre en musique sa poésie, Watine s'inspire de nombreux (nombreuses ?) artistes issus du Trip Hop, de l'electro (Bjork), de la chanson jazzy (Rickie Lee Jones, Suzanne Vega).
Résultat : un album discret et pourtant riche, que l'on écoute d'abord d'une oreille distraite. Puis, au hasard d'une ligne de piano qui nous interpelle, une voix timide qui nous émeut, on entre peu à peu dans l'univers de Dermaphrodite. Avant que le piege se referme sur soi. Un piege bien agréable tout de même, douillet, feutré, relaxant.
Un album délicat et pénétrant qui rappelle, sans reproduire, les débuts de Portishead.
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