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Concert de Theo Hakola + Imbert Imbert - L'Ubu - Rennes - 10/11/07 - 2007-11-13 10:01:46

Concert de Theo Hakola + Imbert Imbert
10/11/2007
L’Ubu – Rennes

Voilà des années que Theo Hakola ne nous avait pas donné l’occasion de le voir sur scène. Avec la sortie d’un nouvel album, baptisé Drunk Women and Sexual Water, une nouvelle tournée a enfin vu le jour. Elle passait ce samedi par Rennes et l’incontournable salle, l’Ubu.
En ouverture, nous sommes invités à découvrir Imber Imber. Un chanteur esseulé accompagné de sa seule contrebasse. Une scène bien vide, qui va malgré tout se remplir peu à peu de la chaleur des cordes de son instrument et de l’humeur des textes de son auteur.

Imbert Imbert, c’est un peu la rencontre de Da Silva et de Renaud, chansonnier à la fois naïf, dépressif, révolté, amoureux. Ses chansons sont autant de tranches de vie, qui nous rappellent un peu la nôtre parfois, celle de son voisin, son ami, le clochard à la sortie du centre commercial. Alors, on s’amuse, on rigole franchement, et puis parfois, on a un petit pincement de cœur. Sur cette scène si vide, on en profite pour décrypter le personnage, et sa dégaine de punk en fin de jeunesse, cet anar’ du XXIe siècle. Et on revient aux mots. On repasse à l’ambiance, aux jeux de scène. Le spectacle est long. Trop ? Un peu, car c’est pas facile de tenir un public en haleine avec une seule contrebasse et quelques mots bien sentis soient ils !
Mais c’est bien là le seul reproche que l’on pourra faire à cet olibrius.

Du coup, le choc est violent quand nous arrivent Theo Hakola et ses 4 musiciens. Gros décalage entre le fanfaron de la première partie, et le dandy scandinave de la seconde. Musicalement, aussi, c’est le choc des cultures, entre la chanson franchouillarde, et le rock sudiste de Monsieur Hakola.
Une batterie, une basse, une guitare et un violon accompagnent ce soir, celui qui avait décidé en 1993 de continuer son chemin sans ses Passion Fodder des débuts. Depuis, les albums se compte sur les doigts d’une main. Ce n’est pas que l’homme soit fainéant, bien au contraire. Mais en touche à tout, il revient de façon de plus en plus espacée sur sa carrière musicale.

Le set que Theo nous propose ce soir nous rappelle combien sa carriere a été riche et passionnante. Il « ouvre le feu » avec Shoot me et Cherries, deux titres extraits de son précédent album studio, Overflow, en 1997. Tout cela n’est pas pour nous rajeunir… Mais tout nous revient, cette musique chaleureuse et lumineuse, véritablement hypnotique.
L’enchainement se fait sur Defeat et He said She said, deux nouveaux titres, qui nous indique que Theo Hakola n’a pas changé en 10 ans d’absence. Ses musiques et ses textes sont toujours aussi riches, ses rythmes chaloupés, les ambiances hypnogènes… 25 années de carrieres vont ensuite se dérouler sous nos yeux, avec une sorte de point de jonction autour de Hunger Burns, un vieux titre de 1988, repris sur Drunk Women... en 2007.
Pendant le concert, le public plutôt discret, finit par entrer dans la danse et par demander à corps et à cri, ce bon vieux titre de 1993, qui avait finalement initié la carriere solo de Theo. Chere Maman (je suis mort à Paris)… Au terme de quelques tergiversations, et apres And Bleed that river dry, autre vieux titre des Passion Fodder, Theo se lance dans une récitation incertaine du titre, que le public semble connaître mieux que lui… Scandale ;-)
Le groupe finira son set avec Heart hunters, un 3e et dernier titre de Passion Fodder, vieux de plus de 20 ans (Fat Tueday – 1986).
Il n’y avait pas grosse affluence ce soir dans l’enceinte de l’Ubu. Juste les fans étaient venus, et à la sortie, ils semblaient rassasiés de cette nouvelle « herbe de la passion » qui leur avait manqué depuis quelques années déjà…
Maintenant, on en redemande !

Setlist : Shoot me, Cherries, Defeat, He said She said, Priere profane, Ô Tendre jeunesse, Hunger burns, Liberate me from New Year’s Eve, Goddamn Song, From little wolf to hair of the dog, Struggle for love, Ballad of a thin man, And Bleed that river dry, (Chere Maman… ), Heart hunters.

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Mike S.


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