| Festival des Terres Neuvas 2007
Vendredi 6 juillet 2007
Pour cette première journée, c’est avec la pop folk gentillette
de Sandy Thom que nous avons rendez-vous. Et contre toute (in)attente, la chanteuse
se révèle être mieux qu’une simple mise en bouche.
Le chaloupé hypnotique de Little Remedy, les harmonicas entêtants
de What if I’m wright et le déjà tubesque I Wish I Was
A
Punk Rocker (with Flowers In My Hair) encadrent brillamment un répertoire
riche et entrainant ! Une belle surprise qui nous rappelle, si cela était
nécessaire le Festival dans lequel nous avons posé le pied il y
a quelques minutes seulement ! (vous vous souvenez le seul mot d’ordre
du festival ?….)

Juste derrière, on aime, on déteste, mais on se doit de reconnaître
que Sinclair est une véritable machine de guerre quand il débarque
sur scène. Et la taille de la scène principale, baptisée
logiquement Terre Neuvas, n’aura pas raison de la voix et de l’aplomb
de l’homme aux cheveux rouges qui a bercé les années 90 de
sa funk musique de blanc bec… Sinclair et ses musiciens reviennent sur
un répertoire d’une richesse sous-estimée, n’h ésitant
pas à replonger dans son album Que justice soit faite, un bon cru 1993,
qui lui offrira son premier tube avec le single Votre image. Le concert de ces
Terres Neuvas 2007 propose donc de nous faire voyager à travers 14 ans
d’une discographie assez inégale, mais toujours aussi funky. Avec
surprise, les guitares rock ont repris le dessus depuis quelques temps, et le
concert n’en est que plus appréciable sur la longueur…

Pourtant
déjà, pendant que les BB Brunes s’agitent
sans bousculter les foules, pendant que Anis présente les chansons d’un premier
album somme toute terriblement éclectique, et étonnamment intéressant
(les singles n’étant pas des plus passionnant)… Pendant tout
cela donc, le public du jour, majoritairement féminin, et majoritairement âgé de
moins de 18 ans, s’agglutine sur les rambardes de la Grande Scene pour
y scander des prénoms (Bill, Georg, Tom et Gustav…) qui correspondent à ceux
de la nouvelle sensation germanique Tokio Hotel.
Déjà deux albums sortis dans toute l’Europe, les Tokio
Hotel affichent pourtant pas encore tous les 18 ans. Précoces, ces petits
jeunes rockeurs inspirés par une mode extrem japonaise, offrent déjà un
rock puissant et efficace. Ce rendez-vous des Terres Neuvas est une petite
exclusivité pour le Festival, et les fans n’auraient pas manqué cela
pour rien au monde. D’ailleurs, le spectacle semble être ce soir
aussi bien sur la salle que parmi les spectat…rices… qui portent élégamment
les couleurs de leur stars préférées, sous la forme de
t-shirts, drapeaux, affiches, jusqu’à meme la peau !

Pendant ce temps, Schrei, Mansun, Rette mich, Der letzte Tag... s’enchaînent
sans faiblir, Bill le chanteur se donne une attitude très Glam Rock
sur scène, pendant que son frere Tom se la joue Gangstar avec ses fringues
en 4XL… Le public, pendant ce temps ? Ils récitent par cœur
leur dernière leçon d’allemand "Ich muss
durch den Monsun, hinter die welt, ans ende der zeit bis kein regen mehr fällt,
gegen den sturm, am abgrund entlang..." De quoi
faire remonter les cour d’allemand désertés depuis quelques
années en France…
Pour la plus grandes tristesses des fans, le groupe ne restera sur la scene
que 1h15, déjà oubliés par les premieres notes de régionaux
de l’étapes, les Soldats Louis,
que l’on croyait retournés à l’usine
depuis longtemps, mais qui pourtant, continuent contre vents et marées à sortir
des albums, gardant fierement le cap et déversant leurs joyeuses ballades
de vieux loups de mer. On y retrouvera toutes les chansons qui l’a fait
connaître à la fin des années 80, en premiere partie de
Renaud. De la premiere bordée au Pavillon noir,
de C’est
un pays à Bienvenueà bord,
toute la discographie de Soldat Louis renait sous les doigts et les cordes
vocales de ces faiseurs de fête, de ces createurs d’ambiances chaleureuses.
Et même et surtout Sales Gosses, leur derniere Galette,
sortie dans l’indifférence
générale, sauf des organisateurs des Terres Neuvas, qui ont eu
ici, le nez creux, tantle public semble conquis par les anciens tubes Savannah ou Du
rhum des femmes ou le tout nouveau C’est quand les cons changent
de pays ! Bluffé !
www.soldatlouis.com

Il est déjà tard, mais on attendait avec impatience, ce drôle
de numero de Mr. Roux, qui s’amuse à se moquer de ses propres
fans en chantant par exemple Petit Rastas, devant un public de fumeurs de joints
qui reprennent en cœur « petit rasta deviendra grand et tout aussi
gland que ses parents ». Rock Reggae et humour ont donc rendez-vous avec
nous à la nuit tombées, pour la fin de cette déjà longue
journée de concerts. Excellent.

Ensuite, pourquoi, je ne sais pas pourquoi ni comment, je me suis retrouvé,
comme téléporté (enlevé par de vicieux martiens)
sur le devant de la Scene Terre Neuvas… J’étais devant un
concert de PASCAL OBISPOOO !!! Moi ? Oui,
oui, je confirme… Bon, en tout
cas n’en parlez à personne ! D’autant, que le début
fut des plus drôle avec un petit sketch video délant et tournant
en dérision tamagoshi et Obispo ! Et que la suite du concert me fit
me rendre compte à quel point j’étais connaisseur de son
répertoire. Pas une chanson que je connaisse pas, que ce soit les titres
de ses débuts, les plus récents, ses collaborations au Sidaction
jusqu’à sa reprise de son ami Pagny autour de ses petits problemes
avec le fisc…
Je me fait peur parfois ! Mais ce qui est certain, c’est qu’Obispo
est parvenu, depuis sa collaboration avec Michael Young à retourner
l’image ridicule qu’il véhiculait à son avantage
! Ah, Si Ségolène avait pu avoir le même conseiller en
Communication… ;-)

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