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Reportages
Compte-rendu de concerts, dossiers...

Dominique A + Chapelier Fou - Rennes - 24/10/09.
Fredo Viola - Rennes - le 01/10/09
Mintzkov + The Bishops en concert - Paris - 20/10/2009
Felipecha en concert - Paris - 22/10/2009
Concert d'Albin de la Simone + Tante Hortense
Watine - La Maroquinerie - Paris
Les Fatals Picards + Asyl - 25/06/2009 - Saint Malo (35)
Piers Faccini - 25/05/2009 - Paris
Calvin Russell - 04/06/2009 - Saint Malo (35)
Grand Corps Malade + Ka Jazz - 28/05/09 - St Malo
Mathieu Boogaerts + Chat - 20/05/2009 - Rennes
Jean-Louis Murat - 1er mai - Festival Mythos - Rennes (35)
Peter Von Poehl + Fredo Viola - 09/03/09 - La Cigale - Paris (75)
Vincent Delerm + Abin de la Simone - 09/03/09 - La Cigale - Paris (75)
La Grande Sophie - L'Omnibus - 28/02/2009 - St Malo (35)
Ruby Throat + Nola’s Noise + Hugh Coltman - 27/02/2009 - Rennes (35)
Concert de Da Silva + Sarah Zeppillin - 30/10/08 - St Malo (35)
Concert de Pigalle + Le Pied de la pompe - Saint Malo (35)
Rage Against The Machine - POPB - Paris - 04/06/2008
Le Pied d’la Pompe- L'Omnibus - St Malo - 22/05/2008
Alain Bshung - Le Lieu Unique - Nantes - 16/05/2008
Daniel Darc + Berry + Philip - L'Omnibus - St Malo - 02/05/2008
La Phaze + Users - L'Omnibus - St Malo - 03/05/2008
Reportages Concerts

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Dominique A + Chapelier Fou en concert
Le 24 octobre 2009.
L’Antipode
Rennes (35)



La soirée s’est ouverte sur Chapelier Fou, jeune artiste qui remet au goût du jour le violon, sur une musique électronique. Un set exclusivement instrumental, dont les premiers morceaux flirtent avec un easy-listening de bon aloi. Assez planant et bien ficelé.

Sont-ce les nappes de violon – ce supplément d’âme à cordes - toujours est-il que l’on songe à Andrew Bird, la fantaisie en moins peut-être. Mais on pardonne volontiers cette rigidité : l’artiste au chapeau est seul sur scène au milieu de ses machines, absorbé par ce canevas de boucles répétitives, samples et rythmes programmés. Un moindre mal.
Il y a néanmoins une créativité certaine chez ce Chapelier Fou. Au fil du set, les sons électro se radicalisent avec quelques césures lorgnant du côté de Kraftwerk. Boîte à rythme, guitare, synthé et même joystick (!), le jeune homme jongle admirablement avec ses instruments. Le dernier titre sera assez dancefloor… Idéal pour conclure le set. Un Chapelier (pas si) Fou (que cela), assurément un artiste à suivre.

Après cette première partie, nouvelle configuration sur scène. Batterie, guitares et claviers confirment que Dominique A ne refera pas une Route du Rock bis : cet été, l’artiste avait courageusement joué en solo, faute d’un groupe suffisamment préparé.
Lorsqu’il débarque sur scène, Dominique A impressionne toujours autant. Un bloc de tension rentrée d’où émerge une gestuelle entre violence et caresses. Les symptômes ? Des claquements de doigts nerveux et un bras droit qui, lorsqu’il ne tient pas le manche de la guitare, s’évertue à tanguer et dessine dans l’air d’improbables figures. Assez hypnotique en tout cas.


Accompagné de trois musiciens, l’artiste commence par nous livrer Le sens, superbe chanson ouvrant La Musique, son dernier album ce soir très à l’honneur au côté de son jumeau La Matière. Les singles pleuvent (Revenir au monde, Hasta, Immortels, etc.) mais à l’horizon cependant, pas un titre de L’Horizon justement. Occulté l’avant dernier album. Il faut bien faire des choix.
Est-ce le fait que la soirée affiche complet, ou l’aura magnétique du personnage, toujours est-il qu’il fait chaud. Très chaud. « On se croirait à Manosque. Bienvenue au sauna » ironise l’artiste, coutumier des petites phrases éclairs qui font mouche. Et des explications dans le texte : « Nanortalik, au Groënland signifie « Là où vivent les ours polaires ». Comme ça c’est dit. » Merci pour l’info.
Question titres, il y a évidemment les incontournables. Parmi eux on s’étonne encore de la magie intacte du classique Commerce de l’eau. Moment fort, puissant et aérien, le morceau colle toujours la chair de poule, sublimé par les grosses gouttes de sueur perlant du crâne nu du chanteur.
Si ses textes intimistes cultivent une certaine noirceur, Dominique A aime beaucoup plaisanter, désamorçant par la même occasion le trop plein d’émotions. « On continue dans la série baloche » précède une heureuse surprise. Des accords chaloupés résonnent. Un temps de réaction et le public ouvre des yeux grands comme des billes : le rarissime Twenty-two bar refait surface ! Assez populaire depuis 1995, le single – jugé mal écrit par son auteur - a toujours été soigneusement évincé des playlists. Une entorse qui n’est pas sans déplaire à l’assistance, visiblement ravie. Comme quoi…
« Dans la série mes plus grands succès, la carte maîtresse » annonce Le courage des oiseaux. Une version techno-rock, définitive, dont l’esprit reste assez proche du morceau original de 1991. Le temps file parfois à une de ces vitesses…
Loin d’être une soirée Best of, le concert a aussi proposé du neuf, de l’inédit avec notamment Gisor et Manset, deux titres pour deux noms d’artistes. Si Manset n’est plus à présenter, l’obscur Gisor – alias Dominique Petit ( ?) – se voit sortir de l’anonymat à titre posthume : l’une de ses chansons, loin d’être un chef-d’œuvre dixit Dominique A, aurait beaucoup marqué notre artiste dans sa jeunesse. Au point d’en faire une chanson, c’est dire…
Le set se termine au bout de deux bonnes heures de concert. Petit clin d’œil de fin, avant de partir Dominique asperge les premiers rangs avec une bouteille d’eau. « Ça fait longtemps que je l’ai pas fait. Quoi, je me fais plaisir. » Et nous avec, forcément.

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Playlist

Le Sens - Les garçons perdus - Revenir au monde - Qui es-tu ? - Hasta (que el cuerpo aguante) - Le métier de faussaire - Immortels - La musique - Le commerce de l’eau - Sous la neige - Le bruit blanc de l’été - En secret - Bel animal - Je suis parti - La fin d’un monde - Manset - Nanortalik - L’entretemps
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J’aimerais voir - Le 22 bar - Le courage des oiseaux
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Dans l’air - Pour la peau

Remarque : à cette playlist « officielle » s’ajoutent trois titres non mentionnés mais interprétés ce soir là à l’Antipode : Valparaiso, Gisor et Hotel Congress.


 

Philippe V.


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Fredo Viola en concert
Le 1 octobre 2009
L’Ubu
Rennes (35)



Aller voir Fredo Viola en concert pour la première fois interroge, forcément. Limite appréhension. Rien de plus légitime, la question : comment va-t-il faire pour présenter ses enchevêtrements vocaux, si caractéristiques à sa musique ?
Son album The Turn est en effet un modèle d’architecture sonore dont les voix entrelacées – la clef de voûte de l’édifice - tiennent l’auditeur d’un bout à l’autre. Et s’il compte sur l’écho de la salle pour relayer sa voix, autant le dire c’est mal barré. Va-t-il alors opter pour la sacro-sainte pédale d’effet – omniprésente chez tous les zicos en ce moment – qui démultiplierait son timbre à l’infini ?

 

Première surprise, Fredo débarque avec pas moins de quatre musiciens : trois membres du groupe de Manchester, I Am Your Autopilot et le frenchy Scalde, originaire de Lyon. Un batteur, un bassiste et deux guitaristes multi-instrumentistes. Pas de synthé à première vue, tiens, tiens.
Deuxième surprise, dès l’introduction de Moon After Berceuse, pas de machines à photocopier la voix. Ce sont bien deux être humains qui vocaliseront auprès de Fredo Viola. Un superbe écrin de Scalde et de Ben Evans, le guitariste d’I am Your Autopilot. Bref, trois timbres quasi-identiques pour un résultat bluffant d’harmonie. Quant à la section rythmique, elle apporte indéniablement le petit plus acoustique.
Durant le concert, l’auteur de The Turn s’étonnera même de cette alchimie parfaite : « Nous nous sommes encore fait la remarque aujourd’hui. Vous savez, nous ne nous connaissons seulement que depuis six mois. Et pourtant, on a l’impression d’être ensemble depuis cinq ans. C’est fou, non ? » Oui, c’est assez fou.
Un Fredo Viola en forme donc, petit chapeau sur la tête, veste laissant apparaître un tee-shirt arty du plus bel effet : une sorte de Mickey tête de mort. Derrière lui se projettent des images en forme de rosaces. Du spleen, des morceaux atmosphériques mais aussi du moins sérieux. Car l’artiste sait plaisanter, n’hésitant pas à faire circuler régulièrement un petit spray pour la voix chez ses musiciens. Dans l’assistance, une courageuse se portera d’ailleurs volontaire pour une pulvérisation effectuée par le sieur Viola himself. Décalé.
Flûte traversière, cloche, violon indien, synthé de poche ou accordéon. Les instruments et accessoires jouent aux chaises musicales, bien souvent sortis du tablier de l’étonnant Scalde. Red States, Death of a Son ou encore la poignante The Sad Song, écrite après la mort de son
père, l’ambiance des titres de Fredo Viola reste fidèle à un album lumineux. Plus étonnant, une fidèle reprise de Pétula Clark, Downtown. Au final, une excellente soirée surprise. A revivre sans modération.

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Playlist :
Moon After Berceuse - Revolutionary Son - Red States - The Turn - Little Guy - The Original Man - All In Our Hands - Death of a Son - Puss - Robinson Crusoe - Umbrellas - The Sad Song
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Adventure Song - Our Lips Are Sealed - Downtown
(+ une chanson dont je n’ai pu retrouver le titre, elle devrait figurer sur le prochain album)

 

Philippe V.


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Mintzkov + The Bishops en concert
20 octobre 2009
Le Nouveau Casino
Paris 11e (75)



Le Nouveau Casino proposait ce soir un concert sans véritable tête d’affiche, mais au contraire, avec deux groupes, The Bishops et Mintzkov, en pleine ascension, tous deux prêts à montrer ce dont ils étaient capables à un public parisien toujours avide de découvertes et de belles surprises !
Près de deux cents personnes étaient donc venus assister à ce rendez-vous... dont une belle partie était invitée au vu du nombre de listes noires de noms à l'entrée…
Malgré cela, le public n'avait rien de blasé, au contraire, il est vite entré dans le concert, mettant du même coup une bien belle ambiance sur les compo’ de The Bishops !

C’est en effet eux, bien qu'un peu plus médiatisés, qui ont ouvert le feu ce soir. Le trio composé de Mike et Pete Bishop, deux freres jumeaux et de Chris McConville, présente dès le début du concert une énergie débordante ! Influencé par le Rock anglais des années 50 et 60, le groupe propose des titres aux mélodies et aux refrains entêtants, des compositions aux arrangements simple, voir simpliste, mais efficace ! La bonne humeur qu’il s’en dégage est tres vite communicative. A tel point qu’un petit groupe d’une dizaine de personnes se forme tres vite sur le devant de la scene, vivant au rythme des titres et reprenant en cœur les chorus et même les couplets de certains titres ! Higher Now, In the Night, City lights ou encore If you leave today mettent définitivement le public sur orbite !

Bien que personnellement pas vraiment convaincu par les compositions juvéniles du trio, je dois bien avouer que The Bishops savent mettre l’ambiance, choisir gestes et mimiques, et attiser le feu tout au long du concert… Une belle démonstration d’un jeune groupe qui compte pourtant déjà plus de 500 concerts à son actif à travers le monde ! Reste à apprendre quelques mots de français pour encore mieux échanger avec un public qui ne demande que cela !

Travail difficile derrière, pour les Mintzkov, d’enchainer un concert aussi débordant d’énergie ! Mais ce serait compter sans le charisme de son chanteur ! Formé sur la base d’un quintette, le groupe propose un son bien plus dense que les Bishops. Guitares multiples, claviers envoutants, chœurs enchanteurs… Souvent rapproché de ses compatriotes dEus, originaire d’Anvers aussi, les Mintzkov évoquent tant et tant la musique des précurseurs du Rock Belge, aussi bien par le timbre de voix similaire à celui de Tom Barman, que par le processus de composition, faisant des chansons, plus que de simples chansons : ce sont de véritables pieces musicales, riches d’atmosphères variées, de sonorités multiples, d’idées nouvelles, d’arrangements excellents.

Et ce qu’il y a de plus fort, c’est que le groupe parviennent à restituer sur scene tout ce qui avait fait la magie de leur musique sur disque, des nappes de guitares envoutantes aux lignes de basse percutantes. One Equals A Lot, 360°, Ruby Red, Let's Talk Things Over, tout l'album y passe, en force, en toute puissance. A l'inverse des Bishops, pas de gestuelles de guitare heros, et pas de mouvement de foules... Non, juste la musique. Et le résultat est tout simplement parfait ! Le public ne s'y est pas trompé, et applaudit avec enthousiasme.

Deux découvertes donc ce soir. Et un concert vraiment excellent ! Juste envie de recommencer. Et en attendant, passage par la boutique du groupe, pour découvrir sur disque les titres entendu ce soir, du premier album, au temps où le groupe se baptisait encore Mintzkov Luna !

 

La video de Ruby Red

Ruby Red en live
 

 

Mike S.


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Felipecha en concert
22 octobre 2009
Le Nouveau Casino
Paris 11e (75)



Félipecha Duo composé de Felipe et Charlotte : un nom facile à trouver tout en donnant un avant goût poétique. Chacun participe aux textes et à la mélodie, chante et fait les choeurs.
Ce soir c’est la dernière date de leur tournée qui a pour support leur album De fil en aiguille sorti il y a un an (chez Athome). Ils sont accompagnés de leurs fidèles amis musiciens.
Le rythme est pop folk, mais ce que j’apprécie ce sont les textes ciselés à la perfection, le choix des mots, les thèmes abordés.
Ils commencent donc à nous égrener les titres de cet album avec Café du matin tout à fait dans l’esprit d’un début de concert pour faire monter le rythme. On continue sur J’aime dormir et oui nous sommes encore un peu dans une ambiance ensommeillée. La voix de Charlotte est sublime, fidèle aux enregistrements.
Ils enchaînent avec une reprise de Noir Désir, Le vent nous portera, sur un rythme qui leur est propre, cette version est parfaite, envoûtante.
Retour à leur album avec Quelque part, le public est sollicité pour le refrain : « et ici est ailleurs » on se sent transportés.
Suit La victoire de Samocrathe, juste en guitare - voix pour laisser passer toute l’émotion du texte.
Puis De fil en aiguille, titre de l’album mais qui n’est pas une de leur composition.
Et peut-être prochain single si les internautes le choisissent, si vous voulez participer, n’hésitez pas : (Myspace)
Nous avons le plaisir d’écouter de longues plages musicales mettant en avant le talent des musiciens présents ce soir.
Vient la plébiscitée Juanitita malgré le texte en espagnol le public la connaît à fond, un rythme plus entraînant qui fait bouger le public.

Nous arrivons au premier rappel avec Je pars, a priori un titre qu’ils jouent peu et donc quelques loupés à la guitare. Puis un grand final sur leur titre diffusé en radio Un petit peu d’air et hop c’est terminé la lumière est rallumée, une fin un peu rapide surtout pour une dernière date.

J’ai bien aimé ce concert mais j’étais déjà fan de l’album et j’ai donc été un peu déçue de retrouver une play-list très similaire, je ne suis pas montée d’un cran dans l’émotion de les voir sur Scène même si Felipe a de toute évidence un physique de tombeur ! Il n’y a pas eu de surprise c’était fidèle au disque. Une ambiance bon enfant tout de même avec les montées inopinées sur scène de leurs familles et amis pour danser et les soutenir de leur présence.
Alors je vais attendre avec impatience la sortie de leur prochain album.

FELIPECHA : Quelque part - Taratata
TARATATA N° 283 (France 4 Diff. le 29/10/08)

 

Stephanie M.


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Concert d'Albin de la Simone + Tante Hortense
Lieu :
La Java - Paris (75)
Style :
Chanson
Date :
3 septembre 2009


Cette soirée se déroule à La Java dans le quartier de Belleville, une petite salle parisienne très agréable avec ses trompe l’œil des vues typiques de Paris, ses lumières rouges, une petite ambiance années 30, son bar et ses tables pour être installés confortablement en attendant le concert.
Oui car nous avons attendu ce soir, début du concert 21h50...
En première partie : Tante Hortense, le groupe composé de cinq personnes s’installe sur cette toute petite scène. Un chanteur avec un petit look baba cool bien soigné entame le premier titre Bus 531 tiré du nouvel album sorti en mai (Plus cher), puis enchaine avec La liste.
La choriste M JO qui va sortir son album solo nous régale tout du long de divers instruments venus d’on ne sais où , "Home maid" certainement.
Le style ressemble à de la poésie musicale, selon les titres on a la sensation qu’il déclame ses textes, dans un rythme lent et un peu déprimant.
Il faudra attendre le dernier titre pour retrouver le style du début et voir les artistes danser sur la scène.

Fin de première partie, on nous annonce 20 minutes d’attente... C’est donc à 23 heures qu’Albin de la Simone s’avance seul sur scène avec son clavier pour Non Merci. Son public l’a attendu sagement assis au sol et lui fait une ovation. Il dégage tout de suite une formidable énergie on le sent content d’être là ce soir, il fait son show.
Les musiciens le rejoignent pour continuer le spectacle avec Ce pull.

La soirée est émaillée de problèmes de sono, un détail pour ce public vraiment attentif.
Albin nous joue de la guitare avec une petite cuillère…
Il nous raconte une histoire arrivée aux Etats-Unis, une rencontre avec 2 sœurs Rose et Barbara Barnes qui se lancent dans la musique et vont le rejoindre sur scène pour faire les chœurs sur Catastrophe. Puis apparaissent des 2 cotés, des marionnettes type Muppet show avec leur animatrice, un moment agréable et décalé qui cadre exactement au style d’Albin.
Il nous fait une reprise de Vertige de l’amour de Bashung sur un rythme très lent, on (re)découvre les paroles formidables.
Puis enchaîne tous ses titres - C’est moi qu’elle aime, De bonne humeur - dans une ambiance sereine, complice et pleine d’humour grâce à ses mimiques.
Malheureusement il est déjà minuit et je suis obligée de reprendre contact avec les réalités techniques malgré mon envie de continuer à profiter de cette ambiance sympathique, mon carrosse m’attend sous la forme d’une rame de métro bruyante, mais je ne doute pas que la fin de ce concert était encore plus agréable.

 

Photobucket

Stephanie M.


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Concert de Watine + Televox
La Scène Bastille
Paris (75)
12/06/2009

 

Ce soir, à la Scène, petite salle située dans la rue des Thaillandier, Catherine WATINE présente son nouvel - et second - album, sorti le 30 janvier dernier : B-side Life, des textes ciselés en anglais sur des musiques hypnotiques.
Sur scène, Watine propose une prestation très féminine, agrémentée d'un joli bouquet de roses en avant-scène. Le décor est planté en un clin d'oeil !
Pour l'accompagner, Watine s'entoure ce soir de quatre musiciens qui vont s'échanger à tour de rôle, tous les instruments, du piano à la trompette, en passant par la batterie... Une belle diversité musicale, et des talents évidents. Watine est vraiment bien entourée ce soir !
Et parfois, lorsqu'elle se retrouve seule sur scène, elle s'accompagne au piano, et interprête des tittres plus épurés, et plus touchants aussi, tels que Face to face, sur un rythme léger. Comme sur l'album, l'artiste parvient à envouter une bonne partie du public venu ce soir !
Comme pour rappeler sa discographie (trop courte encore), elle interprète également des titres de son précédent album Dermaphrodite, un peu plus électro peut-etre parfois. On passe un vrai moment agréable à écouter cette musique assez inclassable et mélancolique.

Elle nous a annoncé en fin de set, une date à la Maroquinerie le 28 septembre prochain, n’hésitez donc pas à aller la découvrir.

Myspace.com/watine2


TELEVOX lui succède sur scène, et soudain le charme se rompt ;-) Un groupe de trois jeunes musiciens au look un peu boys-band qui veut faire du rock. Une belle musicalité, il faut le reconnaitre, mais l’ambiance n’est jamais vraiment montée ce soir, apres la prestation de Watine et Cascadeur, plus tôt dans la soirée, leur prestation paraît un peu trop lisse pour des Rockers, des vrais !
Ils sont pourtant le 11 juillet à Manchester (ville d'attraction musiciale s'il en est, où le groupe semble s'être installé) pour débuter qui sait une carriere internationale. D'autant qu'ils ont déjà été repéré par une marque de Soda proposant une sélection des meilleurs groupes sans signature...! Découvrez Foreign Land sur leur myspace !
Au final, le concert quoi que varié, s'adressait peut-etre à des publics différents ! Mais c'est une autre façon de parvenir à remplir les salles ces derniers temps !
Et si c'est ce qu'il faut faire pour réussir à maintenir une programmation riche et variée, alors c'est ok, on reviendra !
Myspace.com/televoxmusic

Stephanie M.


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Concert des Fatals Picards + Asyl
L’Omnibus
Saint Malo (35)

Le 25/06/2009

C’est une façon assez sympa de finir la saison des concerts à l’Omnibus ce soir ! En effet, la salle malouinne propose un concert gratuit, sur invitation, à l’initiative de Virgin17, la petite chaine « musicale ». Depuis le 15 juin, la chaine a pris la route avec ses caméras dans le camion, et 36 artistes dans les malles, pour proposer des concerts gratuits dans 18 villes de France, à raison de deux artistes par soirée !
Et ce soir, donc, le Tour s’arrête à Saint Malo !
Plus de 500 personnes ont réussi à obtenir leur précieux sésame et s’agglutinent devant la scène. Il faut dire aussi qu’ils n’ont pas accès aux gradins ce soir ;-) Mais au moins, chacun pourra peut-être se voir à la télé lors de la retransmission du concert à la rentrée, à partir de septembre…Rendez-vous pris !

Deux groupes pour faire le show ce soir : les Fatals Picards et, suite au désistement de Housse de Racket, ayant préféré le soleil de Toulouse, Asyl les remplace au pied levé. Merci ! Pour des raisons techniques, nous a-t-on dit, ce sont Fatals Picards qui montent les premiers sur scene ! A cet instant, Asyl doit a avoir un petit pincement et regrette d’avoir accepté l’invitation…Mais bon, c'est le jeu mon pauvre Mathieu !

Le concert des Fatals Picards débute par le titre Française des Jeux, un titre extrait de Pamplemousse mécanique, leur précédent album. Concert promo oblige, Le sens de la gravité, leur album de 2009 va prendre une place beaucoup importante. On y retrouve au cours de la soirée, Le combat ordinaire, un hommage à peine dissimulé à Zebda, et à suivre, C'est l'histoire d'une meuf - leur dernier hit qui en met une bonne aux enfoirés et à leur charité bien ordonnée), Boum, Seul et célibataire 2. Et ce n’est pas fini, Canal Saint Martin suit le déroulé du concert, quoi que sur un ton plus grave. On ne peut pas rire de tout !

Entre chaque titre, Paul, le chanteur, cheveux attachés, barbe de plusieurs jours, ceinturon à tête de mort, explique, raconte les chansons et maintient la pression parmi le public déjà chauffé à blanc ! On se dit que le bonhomme connaît bien son affaire, et qu’il sait ce qu’il a à dire ou faire pour mettre le public en effervescence ! Si vous y ajouter les textes à mourir de rire de leur répertoire, vous êtes assuré de passer une soirée inoubliable, en compagnie des picards les plus célèbres de l'Ouest ! Et ce, malgré le départ regrettable d’Ivan Callot, en 2007, qui apportait la réplique en toute circonstance, lors des concerts, et donnait ainsi encore plus d’interactivité sur scène. Snif !

Pour en revenir à notre concert de ce soir, Mon père était tellement de gauche débarque dans sa version 2009, plus acoustique, et remet un peu les larmes aux yeux, avec ce titre qui oscille entre humour communiste et nostalgie socialiste (ou l'inverse). C’est d’ailleurs une grande force du groupe que de nous faire passer du rire aux larmes, juste en passant du couplet au refrain d’un même titre. J’en veux pour preuve, un titre absent ce soir, La sécurité de l'emploi (à voir sur youtube avec Ivan, justement), qui racontait sur le ton de l’humour, le non moins triste quotidien des Profs de collège de nos jours.

Toujours bondissant, toujours de bonne humeur, le groupe conduit son set jusqu’à son terme, entre Punk, Rock, Reggae, Chanson, sans jamais nous laisser un moment dans l’ennuie. Là, on se dit qu'ils sont vraiment fort !
Et puis arrive l’heure du rappel, et Les Fatals Picards, fiers de leur belle 22e place au concours eurovision 2007 – 3e en partant de la fin précise Paul – nous interprètent L’Amour à la Française. Un vrai moment d’Anthologie, à bien y penser, et dans 20 ans, on s’en souviendra encore, je suis prêt à prendre les paris ! Et puis, pour finir, le tube de leur précédent album, Bernard Lavilliers, clôt un concert terriblement captivant !

Je ne devrais d’ailleurs pas dire « clôt», mais il faut bien avouer, qu’apres cela, le temps de changer les instruments sur scène, le public déserte quelque peu la salle. Asyl monte donc sur scène, face à 200 spectateurs, au maximum.

Dur challenge donc pour les Rochelais que de parvenir à conserver pendant leur set le public encore présent. Et d'ailleurs, le groupe ne démérite pas un instant. Mathieu, le chanteur donne tout ce qu'il a. Costume noir, chemise noir, Asyl nous montre leur coté sombre, à l'image du titre qui ouvre leur nouvel album, et qu'on retrouve en fin de set ce soir. Car, pour ouvrir leur set, le groupe préfère un titre de Petits Cauchemars Entre Amis, à savoir Je Sais-Tout De Vous, gros son de basse, grosse riffs de guitare ! Impressionnant ! Même si le chant en français d'Asyl n'est pas toujours évident. Intérieur/Extérieur donne cette même impression.

Ce n'est qu'avec leur nouveau single, Les Dieux sont des rois, qu'on sent que le groupe a trouvé un truc, un petit mélange entre le son 60's et une voix vive et arrogante, du genre BB Brunes, un cran au dessus. Apres ce titre, le groupe enchaine sur le meilleur morceau du groupe de ce nouvel album, et sans doute le plus audacieux (avec Ne plus y penser), un titre qui donne d'ailleurs son nom à l'album, Brûle, brûle, brûle et qui n'hesite pas la référence à Baudelaire (La Fontaine de sang).
Mais malgré tout, rien n'y fait, saigne, saigne, saigne, l'hémoragie du public n'en finit pas, et en fin de concert, pour leur seul titre en anglais, 1975, et son flot de décibels, il n'y a malheureusement plus assez de public pour encourager les malheureux, La piscine est vide à pleurer. Le groupe n'aura même pas l'occasion de faire le rappel, James Dean, prévu sur la setlist.

A premiere vue, Asyl n'est pas parvenu à convaincre. Espérons qu'il n'en sera pas de même à Bercy, pour leur prochaine date en premiere partie d'Indochine ! Mais je suis sûr que non ! Le public indochinois devrait être plus réceptif au style d'Asyl ! La déconvenue de ce soir était, à mon sens, totalement injustifié. Le groupe a fait entendre de tres grand moments, créant des ambiances crépusculaires saisissantes (Dans la ville). Faut juste s'habituer à la voix de son chanteur... Et manquait peut-etre des titres comme Ne plus y penser, moins rentre dedans, et plus adapté à la soirée, mais Daniel Darc n'était pas là cette fois !

www.fatalspicards.com

www.asyl.fr / Myspace.com/asylband


Bonus !!

Le clip des Fatals Picards - C'est l'histoire d'une meuf :

 

 

 

 

Mike S.


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Concert de Piers Faccini
La Maroquinerie
Paris (75)
25 Mai 2009

Piers Faccini n'ayant pas fait la derniere date de Delerm à la Cigale en mars dernier, il fallait bien que l'on trouve une date à Paris pour voir enfin sur scène, les merveilleuses ballades qui composent Two grains of sand, son dernier album.
En première partie ce soir, GNUT, composition italienne avec Claudio DOMESTICO au chant et à la guitare accompagné par un violoniste, qui nous régale de ballades, un beau timbre de voix. Il tente de présenter ses titres en français assisté de son acolyte, et crée une petite complicité avec le public. Il termine sa prestation sur un rythme plus soutenu. Un moment agréable qui prépare bien la prestation suivante.
Plus d'infos : Myspace

Il laisse donc place à Piers FACCINI qui commence directement a cappella .et nous scotche d’entrée, avec son allure simple et sa barbe de trois jours, on dirait le grande frère de notre première partie, une vraie continuité de style sauf qu’il chante en anglais au lieu de l’italien ! et qu’il s’exprime librement en français entre les chansons.
Puis viennent le rejoindre trois musicien(nes)s : batterie, violoncelle et une guitariste-voix . Nous aurons droits à de longs passages au violoncelle pour apprécier cette artiste loin du cliché musique classique. Ou alors il dégainera son harmonica et fera monter le rythme crescendo.
Les chansons s’enchaînent.
Les jeux de lumière sont excellents et créent une ambiance intime et particulière à chaque titre : la forêt prend feu, on voit des visages, très construit et original.
En fin de concert, premier rappel seul à la guitare pour un blues du Mississipi de Skip JAMES.
Deuxième rappel avec un guest au clavier Yan GAGA (?)
Puis un slow à deux voix, seul bémol de la soirée, j’ai peu apprécié les diverses interventions de la personne au chœur sa voix se mariant difficilement.
Enfin un final plein de joie, de rythme et de bonne humeur tous les protagonistes reviennent sur scène avec des percussions.
Un concert très agréable qui dégage la sérénité, la bonne humeur, l’intimité, je suis ressortie apaisée.

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Pas de photographe coté Magic Box ce soir là, mais quelques photos ont été prises par le site Photosconcerts...


Stephanie M.


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 Calvin Russell + Orvil Brody
4 juin 2009
L’Omnibus
Saint Malo (35)



Les amateurs de Blues et de bonnes guitares avaient rendez-vous ce soir à Saint Malo, dans l’Antre de l’Omnibus, pour assister au concert d’une véritable légende vivante, Monsieur Calvin Russell !
Le Texan d’origine Comanche a fêté ses 60 ans l’an passé et n’en finit pas de terminer son Tour du monde débuté en 2008 à la sortie de Inrepentant, son dernier album studio en date. La tournée ne devrait d’ailleurs pas s’arrêter puisque déjà, on annonce un autre album à sortir, Dawg Eat Dawg, en aout prochain…
Pour ouvrir la soirée, une personnalité locale, Orvil Brody, chapeau de paille vissé sur la tête, t-shirt affublé d’un « Miami Beach » des plus kitch ! (et ça rime…)

Avec une poignée d’albums résolument country, le chanteur et son groupe ont su créer autour d’eux un véritable petit buzz, les faisant jouer en terrain conquis à chacune de leurs dates bretonnes. Et si ce buzz a pu se faire, c’est qu'Orvil Brody sait mettre l’ambiance à chacune de ses prestations ! Pour débuter ce soir, il choisit le titre Dallas, un titre qui oscille entre country et folk. All right !
Le reste du set se veut Rock, Folk, Country, Rockabilly… Le groupe ne tient pas en place. Le guitariste fait vibrer sa Gibson de mille résonances country folk, pendant que la contrebasse, tenue ce soir, par Tof, un habitué des concerts malouins et un véritable phénomène, nous envoute de ses cordes graves ! Tres vite, la salle est chauffée à blanc ! Et ce n’est pas des titres plus country blues, tels que I don’t know, qui vont faire retomber la température ! Il faut dire que ce soir, on a affaire à un public de fervents fans de grands espaces et des musiques dignes du Dixie Flag, cheveux longs, blousons de cuir et aigle dans le dos, la moto n'est pas loin sur le parking…
Pour autant, l’arrivée de Calvin Russsell semble nous montrer combien la Country et le Blues ne ressemble pas à l’idée folklorique que l’Europe se fait tout autour !
D’une élégance sans égal, Calvin Russell monte sur scène, vêtu d’une chemise blanche et d’un long veston noir, cravate noire, chapeau noir et lunettes noires ! Un petit bouc vient dissimuler une partie de son visage trop bien buriné pour son âge !
Apres une premier intro en guise de présentation des 4 musiciens, Calvin entre dans le vif du sujet sur un air de révolution (Like a revolution), avant de prendre de l’avance sur le calendrier, en nous balançant Halloween, un titre qui prend une signification particulière, quand on sait que Calvin est justement né une nuit d’Halloween, c’était en 1948…

Fixée sur le pied du micro, une série de médiators attendant patiemment leur tour. Les guitares aussi, nombreuses, s’enchainent avec Calvin et trois autres de ses musiciens. Adeptes de la Silverston, Calvin Russell et son equipent utiliseront cette belle guitare, spécialement utilisée pour les Slides et les résonances. Pour les spécialistes de guitares, et ils sont nombreux, et pour revenir à Halloween, le groupe utilise aussi une guitare Baritone, donnant, en plus de la basse, un son bien plus grave.
Pendant ce long concert, Calvin Russel alterne anciens titres, des classiques (Crossroad, Soldier, Shadow of Doubt), et titres nouveaux, qui composeront justement le prochain album Dawg Eat Dawg. Like a Revolution, Rolling wheel, 5M2, Dawg Eat Dawg viennent donc nous faire découvrir ce petit nouveau, qui viendra s’ajouter à la déjà longue listes des albums sortis par l’artiste depuis près de 30 ans.
Et, tradition du Blues oblige, Calvin Russell ne peut s’empêcher de reprendre quelques classiques – pas forcément du Blues – pour les adapter à son répertoire. Il nous surprend avec une version tres rock, du titre déjà tres éprouvé, de Sonny Curtis, I fought the law, repris par le Clash en 77 ou par Green Day en 2000. Mais qui mieux que ce repris de justice pourrait mieux interpréter ce titre….

Pour finir d’enthousiasmer la foule de pres de 850 spectateurs (et oui !), Calvin Russell sortira la grande artillerie en rappel : le blues de Soldier, Ain’t Leaving Our Love et Shadow of Doubt. On connaissait déjà sa version des Stones, Play with fire… On découvre ce soir, en rappel, sa vision de Gimme Shelter. Juste avant de ranger les guitares dans leurs étuis de velours, Mister Russell nous fait entendre un dernier titre de son prochain album, Too old to grow up now, sorte de clin d’œil, embrassant d'un coup l’ensemble de sa longue vie de délinquant.
Voilà donc le concert de Blues le plus Rock auquel j’ai pu assister ! Calvin Russell était précédé par une grande réputation, qu’il n’aurait pas fait mentir ! Un sacré grand bonhomme pour un énorme moment de concert ! Une des derniere légende du Blues blanc depuis la mort de Johnny Cash !


www.myspace.com/orvillebrody

Merci à l'équipe de l'Omnibus.

Mike S.


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Concert de Grand Corps Malade + Ka Jazz
28 mai 2009
L'Omnibus
St Malo (35)

Malgré un prix exorbitant, en ces temps de crise, plus de 600 personnes étaient au rendez-vous pour venir entendre les mots slamés de Grand Corps Malade. Pour ouvrir le bal des mots, Ka Jazz. Récent vainqueur du Tremplin Jeunes Charrues, les Ka Jazz se retrouveront en juillet sur une des scènes du Festival de Carhaix. En attendant, ils s’échauffent et chauffent la salle de l’Omnibus ce soir.

Ka Jazz nous font découvrir leur musique métissée, qu’on dit Hip Hop, mais qui est largement influencée par la Chanson Française et les rythmes chaud de la Soul noir américaine. Le trio propose une musique sobre, minimaliste, autour d’une guitare, la plus part du temps, et d’un Beat Box vivant, le Human Box, Chris, qui en a étonné plus d’un ce soir. La musique de Ka Jazz est en réalité, dominée de bout en bout, par la voix chaude de Zina. Sa voix Soul est d’une clarté étonnante, et d’une grande puissance. Et sa bonne humeur et son rythme ont envouté la salle pendant près d’une heure. Ses chansons, des histoires, très personnelles, ont fait rire et pleurer. Tout comme ses intermèdes entre chaque titre, pour détendre l’atmosphère, faire retomber le stress aussi, autour de sa couleur café et de ses amours malheureux. Si ses influences révélée par Myspace affichent aussi bien Gainsbourg, I Am ou Nina Simone, pour ma part, c’est l’esprit de Nougaro qui a longtemps trotté dans ma tête en écoutant danser les rythmes et les mots de Ka Jazz ! A voir et à entendre de toute urgence.

Apres cela, changement de décors. Du minimaliste trio, on passe au quatuor Jazz de Grand Corps Malade. Car, si l’artiste est surtout connu pour ses slams a cappella, c’est bien en compagnie de musiciens virtuose qu’il s’affiche ce soir. On y compte un piano à queue au son jazzy, un guitare andalouse, une basse terriblement groovy et un percussionniste épatant. Avec cet atiraille, Grand Corps Malade va nous inviter dans milles univers, mille ambiances, mille couleurs, parfois chaudes, parfois douce, parfois carrément sombre.

Le concert débute d’ailleurs sur l’opposition Vert/Gris de cet Enfant de la Ville, qui nous montre que le Slam peut parfois déborder sur la Chanson Française… Comme sur beaucoup de ses titres traitant de la banlieue, GCM nous réconcilie avec le bruit, les odeurs, la foule, le désordre. Passée cette introduction haut en couleurs, le concert se poursuit dans la pénombre de J’écris à l’Oral et le Slam totalement a cappella de Pères et Mères, dans lequel Fabien jongle avec les mots et les rimes. Un moment fort de l’album et du concert. Après cela, Fabien revient sur ses premiers instants de slameur. A l’époque - y a pas plus de 5 ans… - il parlait déjà de sa banlieue et la ville qui l’a vu grandir et slamer devant ses potes, avant de remplir des salles comme ce soir. On le sent, donc, Saint Denis, ce n’est pas qu’une chanson comme une autre, un slam parmi d’autres Slam ! Non, c’est Saint Denis, sa chanson fétiche, sa chanson porte-bonheur, son atout maître, son sésame, son rossignol. Et malgré le temps qui passe, elle reste et demeure Saint Denis, pour tout le monde. Il sera presque de même pour Midi 20 et Les voyages en train, point de départ du grand voyage de Grand Corps Malade. Entre chaque titre, pas cabot, Fabien nous présente et représente ses musiciens, les invite à entrer dans le jeu, met leur talent en lumière, montrant combien, ils sont important pour créer les ambiances multiples de la soirée. Ils s’amusent aussi, à tour de rôle, sur un même titre, à recherche le meilleur duo, voix /instrument ;le piano, quoi qu’il arrive l’emporte. L’enthousiasme est total !

Entre deux chansons sérieuses (L’éducation nationale, Le Blues de l’instituteur), Fabien nous fait retrouver le sourire (L’Appartement, Underground…). Très fort ! Trois titres encore pour un dernier rappel (dont Ma tête, Mon cœur…), et c’est déjà le Terminus.
Qu’importe, on est le quai à attendre le prochain train de ses petites et grandes histoires, remplies de poésie de première classe ! Grand Corps Malade, ce n’est pas toujours des balades, c’est même parfois un truc de malade ! Alors, si tu veux entendre Père-rimer avec Mérimée, si tu veux voir danser des mots et des maux sur des notes cheminotes d’un piano piano ou sur les cordes douces d’une guitare andalouse, rendez-vous au prochain arrêt !


www.grandcorpsmalade.com
Myspace.com/kajazzband

P.S. : Un grand merci à l'equipe de l'Omnibus qui nous accueille à chaque concert et qui proposait ce soir un nouveau son digne de Bercy !

Mike S.


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Concert de Mathieu Boogaerts + Chat
20 mai 2009
L'Antipode
Rennes (35)

Ce n'est la premiere fois que j'assiste à un concert de Mathieu Boogaerts, mais je dois bien avouer que cela faisait bien 6 ou même 7 ans que je ne l'avais pas vu, et m'attendant à un petit concert minimaliste, dans lequel Mathieu s'amuserait à faire danser les mots sur ses mélodies enfantines, je me trompais terriblement !
Pour débuter la soirée, d'ailleurs, déjà, les chansons de Chat ne m'ont pas laissé de marbre. J'avais pu entendre son premier album, et lire ici et là, sa formation de musicienne classique et sa découverte tres récente de l'Art Mineur, pour lequel elle s'était vite entichée. Pour autant, sur scene, il n'y a pas que la jolie voix de Charlène, les mélodies riches et originales d'un clavier costumisé, et les rimes de quelques histoires douce amer. Non, son album malicieusement baptisé Folie Douce, révèle la vrai nature de Chat. On découvre d'abord un trio. Le fait d'être en 1ere partie, oblige d'ailleurs le groupe à se placer sur une même ligne, batterie à gauche et basse à droite. Mais ceci n'est pas si anodin, puisque le bassiste et le batteur vont jouer au chat et la souri, tout au long de ce concert. Et puis, les titres tels que Alice, Folie douce ou L'insouciance seraient simplement de bonnes chansons, si les musiciens ne venaient, n plus, y mettre leur propre grain de folie et leur joie de vivre.

 

On découvre d'ailleurs un batteur, Joseph Chédid, qui ne tient pas en place, et qui s'éclate aussi bien derriere ses fûts que derrriere une guitare électrique. Son costume rouge et sa cravate fine noire, additionné du jeu de guitare malicieux et psychédéliques confirment si cela était nécessaire un air de famille évident avec -M-.

Pour rallonger le concert, Chat nous propose deux reprises, choisies aux antipodes, une de Jane Birkin (Jane B) et une autre de Patrick Watson, songwriter talentueux découvert il y a à peine deux ans et dont on attend déjà prochainement un nouvel album. Ses versions de l'une et l'autre sont touchantes et intimistes, s'accordant une petite récréation en cours de concert.
Au final, Chat, pres d'une heure durant, nous a enchanté ! A revoir une prochaine fois en tête d'affiche.

Apres cet apéritif de roi, c'est à un repas gargantuesque que Boogaerts nous a invité ! Difficile de parler encore de concert, après avoir vu ce véritable spectacle !
En effet, totalement atypique, Mathieu nous a depuis longtemps habitué à quelque chose de totalement anti-conformiste. Pourtant, il nous surprend encore ce soir, en mettant en scène son spectacle. Ainsi, la scène ressemble à un Champs de Mars à 5 heure du mat'. Tout a été vidé de la scène, pas un ampli, pas un fil qui traine. Ah si un seul fil, et il descend du plafond et rejoint une batterie montée sur roulette !

Mathieu est accompagné ce soir de trois musiciens. Un batteur donc, un bassiste et un clavier qui, nous le verront, ferront aussi office de choriste, bruiteurs et troubadours.
Mise en scene disais-je ? Cela commence par la mise en place de la batterie sur la droite de la scène. Mathieu à gauche d'abord seul devant son micro, sera vite rejoint par ses deux comparses, qui portent - comme Mathieu sur la couv de l'album - des costumes assortis : vestes noires sur torses nus, pentalons rouge, bleu, jaune et orange et chaussures noires. Les chaussures ont aussi leur importance dans ce concert !!! Mais je vous laisse un peu de surprise en allant le voir...
Passé les présentations et la description du décors, entrons dans le vif du sujet. Mathieu débute son concert, comme sur son dernier album (I love you), avec le titre Come to me. Et comme sur l'album, la batterie domine le champ, tout juste débordé par les bons mots de Mathieu. Pas moins de 6 titres du nouvel album vont d'ailleurs se suivre, tant le concert de ce soir se distingue du reste du répertoire de Boogaerts. Malgré tout, Boogaerts parvient à inserrée des versions révisitées d'ancien titres, tel que Ondulé, un des plus anciens titres de Mathieu. On y retrouvera aussi Belle et bien là, de la même époque. Mais l'accent est véritablement mis sur le nouveau.

En cours de concert (de spectacle ?), Mathieu modifie les lieux, et déplace aux quatre coins de la scene, cette drôle de batt'mobile. Il en profite pour placer son bassiste coté jardin et son clavier coté cour ... A chaque fois, le groupe en profite pour nous faire des petits entractes, à travers des reprises totalement improbables. Cela va de Twist à St Tropez (Johnny) à C'est lundi (Gene Vincent).
Le public est à la fois médusé et amusé, jusqu'à devinir ilare bien des fois. Les musiciens ont bien du mal eux-même, à conserver leur sérieux ou le fil du concert. Pendant ce temps, ici et là, on repassera par les albums précédents, Appelez les pompiers enchainé avec Comment tu t'appelles, extraits respectivement de Michel et de J'en ai marre d'être deux.
A chaque moment du concert, on se dit que Mathieu a un veritable talent, un style hors du commun, tout juste comparable au travail, on y revient, de -M-. Ce n'est d'ailleurs pas anodin, puisque, rappelons-le, les deux Mathieu étaient unis dans les années 80 sous le même patronyme, TAM TAM.
Je vais en terminer là de cette revue de concert, qui n'aura jamais été aussi longue, et qui pourrait durer encore. Il fallait au moins cela pour rapporter ce qui a été vue ce soir ! Mais, le mieux encore, c'est d'aller vous rendre compte par vous même, pendant la tournée. Vous risquez d'être, comme moi, agréablement surpris, par ce génie bien trop sous-estimé de la chanson française.

 

Mike S.


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Concert de Jean-Louis Murat
1er mai 2009
Festival Mythos - 13eme édition
Le Festival des Arts de la parole
Cabaret botanique

Rennes (35)

Photo Murat Route du Rock 2004 © Master

Vers 22 h, Murat débarque comme s'il venait de se réveiller. Sobre, chemise noir col mao, l'Auvergnat au look hirsurte attrape une guitare acoustique. Accords et désaccords, il réajuste la tonalité de l'instrument et entamme aussi sec...
Sa voix - magnifique, quoique mésestimée - va s'enrouler sur une complainte sans éclaircies qui se prolongera toute la soirée. Soit 1 h 20 de Murat pur jus, torturé, j'men-foutiste, bougon et désinvolte Les morceaux s'enchaînent, ponctués de rares "merci" lachés comme ça.
Moyenne d'âge du public: la bonne quarantaine, voire plus si non-affinités. Car on a la nette impression que beaucoup ne connaissent pas le bonhomme, encore moins sa musique. De quoi défriser une bonne partie de la salle, ce public de touristes égarés en pays muratien (climat rugueux, âpre assurément, on vous avait pas prévenu ?).
Beaucoup en feront les frais, essayant désespéremment de se raccrocher à quelques chose de plus confortable. D'autres boiront du petit lait, amer bien sûr.
Le répertoire - revisité à la guitare électrique (un son tour à tour crade ou caressant), l'indispensable harmonica et quelques effets - fait la part belle à Tristan. Le tout soupoudré à la chaux de quelques titres de Taormina, Le Moujik et sa femme, Dolorès, Lilith, Cheyenn Autumn...
Un peu plus d'une heure de ce concert et soudain, c'est l'(heureux) drame. A gauche de cette scène vénéneuse, trois-quatre personnes décrochent. Elles se lèvent, semblant s'en aller. Murat s'arrête de jouer. Silence. On retient son souffle. Fureur contenue, l'Auvergat lance un regard qui en dit long sur ces ombres mouvantes. Il hésite et reprend, un peu désarçonné... " Où j'en étais déjà ? ". Le morceaux se termine sans aucune conviction, sur un mode accéléré. Le ton est décalé. A quoi bon, après tout. L'interprétation baclée produit même un effet comique. La salle se marre. Le temps de l'incident, Murat redevient "fréquentable". Un "Mesdames, Messieurs, Bonsoir" et Murat quitte la scène avec embrassades à l'adresse du public.
Deux minutes plus tard, il revient car "il parait que je dois vous chanter une autre chanson", retirant son bouson - pas très pratique pour enfiler sa guitare - et plaisante 10 minutes, masquant son agacement sur " ces conversations dans la salle" et évoquant pêle-mêle la grippe mexicaine, Roselyne Bachelot et le Tamiflu... Un ultime titre, "Les jours du jaguar", bruyant, vénéneux et petits signes amicaux au public, Murat se casse... Tchao. On reste sur sa fin.

Philippe V.


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Concert de Peter Von Poehl + Fredo Viola
9 mars 2009
La Cigale
Paris (75)

En première partie: Fredo Viola s’installe entouré de trois musiciens, c’est la première « grande salle à Paris » ce soir, et le premier album The turn de cet anglais qui vit au Etats-Unis et arrive tardivement sur scène après une première carrière dans la réalisation.
Je découvre une voix envoûtante, une musique Zen et apaisante, un mélange de ballades et de pop, des sonorités variées et innovantes provenant de nombreux instruments ou de son ordinateur. Par moment on croirait des vocalises, des chants religieux, le tout couplé à une musique moderne ou quasi a cappella, incomparable donc.
Il termine sa prestation sur une reprise de Petula Clark, Downtown, excellente et qui envoute à la salle.
Je suis sous le charme comme l’ensemble du public, on aimerait qu’il reste plus longtemps sur cette scène mais malgré l’enthousiasme et la chaleur de la salle nous n’aurons pas plus ;-(
Une première partie d’excellente qualité et un artiste à part entière à découvrir.
www.fredoviola.com

Il laisse donc place à Peter Von Poehl, qu’un public très nombreux est venu écouter ce soir.
Il s’avance seul sur scène avec sa guitare pour nous interpréter une nouvelle chanson. Il fait ses introductions dans son français hésitant, nous le comprenons parfaitement et cela ajoute à son charme mais on le sent contrarié de ne pas maîtriser totalement la langue. La maîtrise c’est un peu l’ambiance du concert, on ressent le perfectionniste de l’artiste.

Le public est déjà conquis dès ce premier titre.
Cinq musiciens viennent le rejoindre sur scène : basses, batteur, clavier et la demoiselle au violoncelle. Il va changer de guitare quasiment à chaque titre, on sent que pour lui la musicalité est importante, il écoute, d’ailleurs, particulièrement la batterie.
Les jeux de lumière sont excellents et créent une ambiance feutrée.
S’enchainent les titres : Forgotten garden, Near the end of the world, May Day, le titre de l’album en deux mots qui se traduit pas jour de mai et non l’appel au secours qui vient du français m’aider !
Il parle et explique entre les titres leur origine, leur sens dans son français charmant.
Une bonne énergie se dégage de la scène. Tout est sous contrôle, cela pourrait paraitre lisse mais on sent qu’il y a de l’émotion intériorisée, elle ne traverse pas la scène qui est organisée de façon un peu fermée sur elle-même.
On enchaine avec Wombara un lieu quelque part en Australie, puis Mexico et son dernier single, Parliament.
Il répète plusieurs fois que l’on ne parle pas de choses sinistres ce soir, pour contrebalancer ses textes ?
Premier rappel, arrivée sur scène de Marie Modiano, pour un duo. Les deux voix se marient très bien, et se répondent sur l’ambivalence du masculin-féminin de chacun.
A nouveau seul sur scène, il se lâche et fait chanter le public, qui le suit avec plaisir et enthousiasme ! Un public qui se lève spontanément pour le remercier. Tout le monde reprend le refrain de "An eye for an eye, a tooth for a tooth".
Au fil des rappels un nouveau duo avec Marie Modiano, seul sur scène avec son harmonica ou rejoint par ses musiciens pour un final plein de joie et de bonne humeur
Une soirée parfaite !

 

Stephanie M.


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Concert de Vincent Delerm + Abin de la Simone
Le 9 mars 2009
La Cigale - Paris (75)

La voix de Vincent Delerm s’élève pour annoncer la Première partie : ce soir nous avons « le cul bordé de nouilles » ! ce sera son ami Albin de La Simone qui aura l’honneur de chauffer la salle. En avant-scène assis entre ses deux guitaristes, son clavier sur les genoux démarre le show avec « de bonne humeur » puis « Adrienne » son duo avec Vanessa Paradis il fait participer le public pour remplacer les chœurs absents ce soir ! Puis s’enchaînent quelques titres de son troisième album BUNGALOW : « j’avais chaud », « catastrophe », « j’aime lire ».
De belles chansons à textes pleines de sens et de contresens, de la musique BIO comme il dit lorsqu’il perd le rythme et les paroles perturbé par la reconnaissance du public qui applaudi et connait ses textes. Sur son dernier titre « je mange mes amis » il trouve son rythme et se lève pour quelques pas de danse. Un bon intermède pour un artiste pas vraiment débutant puisque le lendemain il tiendra l’affiche de l’Alhambra, et qui a réussi le contrat de mettre l’ambiance et sors sous les applaudissements nourris d’un public conquis.

Puis place à une salle de cinéma, thème cher à Vincent Delerm…Le lion de la MGM rugit, le rideau blanc de l’écran de cinéma s’ouvre, arrivent les musiciens devancés par leur double en carton pâte noir&blanc enlaçant une star mythique du cinéma hollywoodien pour la première chanson « tous les acteurs s’appellent Térence ».
Vincent Delerm chemise noire, jean noir et baskets blanches, comme toujours, d’ailleurs il le dit « merci d’être là deux ans plus tard toujours à la Cigale pour voir le même chanteur habillé de la même façon, sauf que le monde a un peu changé entre-temps » et hop une petite critique bien a lui du monde politique actuel.
Il passe à la tribune pour décrire l’arrivée d’un couple dans une salle de cinéma et toute la difficulté du choix de la place…toujours le bon choix des mots, la narration des petits moments de vie tournés en dérision, incisif mais si pertinent.
Nous continuons avec « le Monologue shakespearien » extrait de son premier album avec en fond sur l’écran de cinéma la mise en image du texte.
Un petit passage sur Jacques TATI et oui culture cinématographique oblige et c’est l’écran de publicité des années 70 et le passage dans la salle du vendeur avec son panier en osier, et oui une vrai salle de cinéma.
On enchaîne avec une reprise de Souchon, un duo virtuel avec l’auteur, que l’on s’attend à tout moment à voir apparaître sur la scène mais non. Alain Souchon qui lit une lettre de François Truffaut bien sur !
Puis nous avons le droit de choisir notre version de « Tes parents » et Paris choisi la fraîcheur d’un nouveau texte tout aussi réussi et percutant.
Que de souvenirs, beaucoup de chansons du premier album nous avons droit à « la vipère du Gabon », « l’heure du thé », « Deauville sans Trintignant », « Chatenay Malabry », « Fanny Ardant et moi »... Tout cela accompagné de décors des années 70 qui changent à chaque morceau.
Quelques titres de ces autres albums « quatrième de couverture », « sous les avalanches », « natation synchronisé », Fanny Ardant lit un texte en voix off pour lancer « A Naples il y a peu d’endroit pour s’asseoir », « les filles de 1973 » dont on attend l’adaptation en 2009 elles ont 36 ans et plus 30…et oui le temps passe si vite comme dans ce concert chaleureux, un grand moment de convivialité et de partage avec le public, dans la nostalgie des années 70 sous les lampions comme dans un bal populaire.
Ces nouveaux titres sont également égrenés « un temps pour tout », « North Avenue » « Martin part » un petit spot lumineux indique au public le moment où chanter et oui pas de chœur féminin ce soir Vincent est accompagné de ces deux musiciens avec qui il partage une grande complicité.
On le sent vraiment à l’aise et il prend du plaisir à être sur cette scène ce soir et c’est communicatif.
Il remonte à la tribune pour nous raconter la sortie du cinéma de ce couple arrivé au début, et défile le générique de fin sur l’écran. Le message se veut clair : c’est la fin du spectacle ! Mais ce public parisien ne veut pas le voir partir et rompre ce moment de charme et de bonheur partagé. Beaucoup de rappels. Il nous annonce donc la reprise d’un chanteur présent dans la salle « souffrir par toi n’est pas souffrir » pour moi la boucle est bouclée et oui la première fois que j’ai vu Vincent Delerm il était en première partie de Julien Clerc au Bataclan en juin 2002 ! Et la prochaine certainement en tête d’affiche au Bataclan en juillet tellement j’ai aimé ma soirée.

En résumé, un grand spectacle qui ne se limite pas à un récital mais des surprises et de l’innovation à tout moment dans les décors, le choix des instruments, le renouveau des textes…Pas de guest ce soir mais c’est aussi bien le talent de Vincent Delerm est à son apogée et n’a pas besoin d’artifices. Albin de la Simone est toutefois revenu au piano accompagner son ami lors des rappels.

Stephanie M.


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Concert de La Grande Sophie + Claire Denamur
28 février 2009
L’Omnibus
Saint Malo (35)

Une Première partie fraîche et pleine d’émotion avec Claire Denamur, qui présente son premier album, sorti à peine 5 jours plutôt. Avec de beaux textes bien ciselés, Claire est accompagnée à la guitariste par Vincent Martinez. Une jeune blonde toute mignonne et frêle... dès le premier titre on sent son trac et son émotion d’être sur scène ce soir, devant plus de 700 personnes, avec sa chanson « le prince charmant » qui se transforme en crapaud !
Puis elle rentre dans son concert et fait participer activement le public, allant même jusqu’à le faire monter sur scène pour l’accompagner « aux grelots » et enchaîne les titres in the mood for l’amour, je me sens nue… Elle aura même droit à un rappel du public. C'est déjà presque une consécration, et en tout cas, une reconnaissance : un talent naissant à suivre !

 

Puis place à La Grande Sophie. Après sa tournée Toute seule comme une grande, nous retrouvons Sophie entourée de trois musiciens pour présenter son nouvel album Des vagues et des ruisseaux, composé des titres rodés lors de la précédente tournée et réorchestrés.
Tee-shirt rouge et jupe courte noire, collant résille, ce soir, on a droit à un look Féminin-Rock de Sophie (la French cousine de PJ Harvey…).

Elle nous distille alors la quasi-totalité des titres de ce nouvel opus. On commence par Pardonner, comme sur l’album, puis s’enchaînent Les pouvoirs de la tentation, et Celui qui me suivait dans la rue… Avec une version scène plus vivante qui contrebalance des textes intimistes sur les relations amoureuses, la perte des illusions et le temps qui passe : Tu n’as pas cherché, Quand le mois d’avril. Thèmes que l’on retrouve dans la sélection de titres extraits de ses albums précédents : On savait, La suite, le milieu, la fin et cette poursuite de l’homme idéal et de l’amour perdu : Les roses rouges, Martin. Un choix de titres qui n’oublie aucun album et que confirme son titre Je ne changerai jamais.
La reprise de Barbara, Dis quand reviendras-tu ?, déjà présente sur la précédent tournée et sur l’album, sonne un peu comme l’appel à cet homme qu’elle attend. Une version peut-être un peu trop pop qui délaisse l’émotion de la pureté du texte.
On note en tout cas, une présence sur scène et une osmose avec son public toujours frappante. On retrouve son petit passage à la corde à sauter. On chante et on danse avec elle. On vit le concert, on vibre au son de la batterie avec Danser sur le dico et Dans le show business.

Pourquoi veut-elle être « quelqu’un d’autre », titre du premier single extrait de l’album, elle est parfaite seule avec son perroquet ou en complicité avec ses musiciens.
Lors du rappel on retrouve cette histoire d’amour avec Des vagues et des ruisseaux, elle a perdu l’homme de sa vie ! Mais enchaîne sur une reprise et nous emmène Flying to the moon (Sinatra ?) pour relancer le rythme et nous dit au revoir avec La valse des adieux, oui au revoir et non adieu un peu d’optimisme et de légèreté serait de mise dans cette tonalité un peu nostalgique... On cherche la lueur d’espoir pour cette femme dynamique et bien vivante !

A mon goût un certain manque de renouvellement par rapport à la précédente tournée, pas de nouveaux titres, les mêmes lampes en entrée de scène, on a juste rajouté les musiciens, cela crée de la continuité mais pas d’effet de surprise. Mais tout le monde n’ayant pas eu l’occasion de la voir lors de la précédente tournée, c'est une nouvelle occasion de découvrir l'univers de La Grande Sophie en live.

 

www.myspace.com/clairedenamur
www.clairedenamur.com

www.myspace.com/lagrandesophiemusic

Stephanie M.


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Ruby Throat + Nola’s Noise + Hugh Coltman en concert
27/02/09
L’Antipode – Rennes (35)

Une soirée plutôt chargée et terriblement éclectique s’est déroulée vendredi soir à Rennes. 3 groupes se sont succédés sur la scène de l’Antipode.
En ouverture, c’est Ruby Throat qui monte sur la scene. Katie Jane Garsidese produit en formation réduite, avec son guitariste, Chris Whittingham.
Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, KJG est une folle furieuse ! Mais quand il s’agit de musique, ce sont les mots Audacieux, Avant-gardiste, quasi-révolutionnaire qui peuvent vous venir à l’esprit, à l’écoute d’un des innombrables projets, que Katie Jane a pu réalisé ces 20 dernieres années…

Le dernier en date, donc, Ruby Throat est un projet musical, à la fois intimiste et torturée. La guitare électrique de Chris accompagne, tant bien que mal, mais fidèlement, Katie dans ses délires lyriques.
Difficile d’expliquer avec des mots, l’état dans lequel se trouve la chanteuse, à chaque moment du concert. Vêtue de sa robe blanche disloquée fétiche – soit c’est toujours la même, soit elle en a acheté un stock – aux formes échancrées dans le dos, ne laissant deviner sans trop d’imagination les parties intimes de son anatomie, Katie Jane conduit son concert, assise, debout, couchée sur un petit fauteuil bas. Debout, elle semble perdre son équilibre, à chaque instant, mais se rattrape à chaque fois. Plutôt théâtral dans la manière, la chanteuse nous livre pourtant un spectacle extrême, proposant des interprétations d’une grande intensité, d’une profondeur abyssale. Les titres de son nouvel album, The Ventriloquist, sont hypnotiques. Et même parfois émouvant. Un sentiment qu’on ne connaissait pas jusqu’alors dans ses spectacles (Dear Daniel).
A la sortie de son set, on reste un moment sous le choc, surtout que Ruby Thorat choisit de terminer son concert avec John 3.16, un titre psychédélique de 16 minutes sur l’album et d’au moins autant en concert. Le passage dans l’obscurité permet d’ailleurs de prolonger un moment le concert, dans une sorte de méditation.

L’attente, par contre, n’est pas longue, car déjà, un second groupe arrive sur scène, faisant passer de deux à trois ses occupants. En décallage total avec la musique de Ruby Throat, Nola’s Noise, un groupe rennais, composé de Nola au micro, PluK à la guitare et Uppercut, le bien nommé, spécialiste du rythme sous toutes ses formes. Niveau répertoire, le groupe propose un Rock métissé, aux rythmes hispaniques tres marquées. Une sorte de mélange entre PJ Harvey et Vaya Con Dios. La voix de Nola est chaude. Toute vétue de noir, pied nus, elle marque de sa présence chaque centimètre carré de la scène. Ses textes sont pleins d’humour, situé souvent au dessous de la ceinture, ce qui tranche quelque peu avec le style plus pincé de la demoiselle. Plutôt drôle en tout cas. Sur la distance, malgré tout, les rythmes se répètent, l’effet de surprise disparaît forcément. Il reste alors l’humour, la bonne humeur et la voix de Nola. Ce qui est déjà pas si mal !

Pour finir la soirée, Minuit s’approchant à grand pas, Hugh Coltman et ses musiciens envahissent la scène, avec une multitude d’instruments et leur sourire. Grand gaillard mal rasé, Hugh Coltman s’exprime en français, avec un fort accent anglais. Il prévient d’entrée, il a tendance à parler trop entre les morceaux. Mais ce n’est pas un défaut, au contraire, c’est un plaisir de connaître l’histoire des chansons, surtout quand on maitrise pas bien la langue de Shakespeare…
Quoi qu’il en soit, la soirée avec Mr Coltman fut des plus agréable. Un joli mélange de folk et de pop, une grande richesse dans l’instrumentation et une voix étonnante. A tel point, qu’en fermant les yeux, on avait l’impression que Jeff Buckley était ressuscité d’entre les morts et qu’il avait victorieusement combattu ses vieux démons pour offrir une musique sans nuages, sans dépression aucune à l’horizon, que de la bonne humeur, du rythme, mais toujours une voix angélique, haut perchée. A certains moments, sa voix se confond avec le son d’une scie musicale. Prodigieux.

Le répertoire, tiré principalement de l’album Stories from the safe house, offre au groupe un joli mélange des genres, nous livrant quelques moments d’exception aux frontières de la Soul music, avant de repartir dans une Pop illuminée de mille feux. Il y a de la vie dans la musique d’Hugh Coltman, c’est indéniable. Et, à la vue de ce qui s’est fait ce soir, il serait impossible de penser que l’artiste restera longtemps confiné aux petites salles de concert.
Vous l’aurez donc compris. La soirée fut riche. La soirée fut variée. De quoi remplir la tête de souvenirs pour quelques temps.
Seul petit bémol. C’est la seconde fois que l’on a l’occasion de voir Katie Jane Garside sur Rennes en 2 ans. Et c’est la seconde fois qu’elle est cantonnée à la position de 1ere partie, et qui plus est, d’un artiste d’un registre totalement différent. Little Bob, la derniere fois… Disons le carrément, ça gâche un peu l’atmosphère générale de la soirée. C’est assez destabilisant ! Alors s’il vous plait, la prochaine fois, trouvez-lui un compagnon de route dans son style. Ca doit pas manquer à ce point, si ? A moins que ce soit le prix à payer, pour l’Avant-gardiste qu’elle est…

Myspace.com/katiejanegarsiderubythroate
www.katiejanegarside.com
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Myspace.com/nolasnoise
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Myspace.com/hughcoltman

Mike S.


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Concert de Da Silva + Sarah Zeppilli
30 octobre 2008
L’Omnibus
Saint Malo (35)

Pour cette nouvelle soirée de concert à l’Omnibus à St Malo, deux artistes à textes et à voix. Pour commencer la soirée, Sarah Zeppilli, « des chansons pop un peu folk, des mélodies élégantes et une voix douce… », nous dit-on en accroche pour ne pas arriver trop tard ce soir au concert. De fait, les qualificatifs sont là et la prestation de Sarah lui correspond parfaitement, le mélange de mélancolie, de douceur et ce petit côté malicieux définit encore parfaitement le personnage. Pourtant, il faut bien avouer ce soir, que derrière la douceur se cache un peu l’ennui, derrière les chansons pop, une ambiance un peu mielleuse. La voix n’est pas toujours bien posée, mais, par contre, on a déjà vu pire, et le faire de jouer sur scène, juste accompagné d’un guitariste, fait ressortir les petits défauts, bien plus que s’ils étaient cachés derrière 4 ou 5 instruments entrelacés. Je dois donc bien avouer, que ce soir, ne connaissant pas le répertoire de Sarah Zeppilli, je me suis un petit peu ennuyé, et n’ai pas réussi à trouver sa magie des mots, le petit déclic qui vous fait passer de la découverte à la surprise. On en restera à l’indifférence.

Avant la montée de Da Silva sur scène, les techniciens s’affairent sur la scène. Ils installent deux grands rideaux noirs, qui cachent de fait les deux tiers de la scène avec une ouverture sur son milieu. Résultat : lorsque Da Silva, guitare en bandoulière, et son musicien, violon à l’épaule s’installent sur la scène, c’est derrière ces deux voiles noirs qu’ils se collent, se dissimulant plus ou moins, et projetant leurs ombres sur le voile noir.
Deux chansons, pendant lesquels les deux musiciens opèrent un jeu d’ombres chinoises, nous obligeant à nous concentrer sur les mots, les sons, plutôt que sur le bonhomme. Et il faut dire qu’il y a de quoi se focaliser sur le son. La musique de Manu Da Silva sur scène n’a rien à voir avec ses enregistrements studio. Le son est plus ample, les chansons s’étirent, les instruments prennent leurs aises, la voix se met en retrait, attend son tour, se fait discrète parfois, avant de revenir à la charge.

Il m’est d’ailleurs arrivé quelque chose d’étonnant pendant ce concert. Parfois, quand vous êtes hypnotisé par une musique, vous quittez la salle, et partez dans vos pensées, dans votre imagination, vous vous sentez bercé, porté par les notes, les mots, les émotions. Et puis soudain, vous ne savez pas pourquoi, vous revenez à la réalité, la chanson s’est souvent terminée, parfois, même, c’est le concert qui s’est terminé. Ici, ce soir, j’ai eu cette sensation, j’étais effectivement hypnotisé par un titre, je ne sais plus lequel d’ailleurs, et puis soudain, je suis ressorti de mon état second, pour me prendre de plein fouet une vague sonique, des nappes électriques, au point de me demander soudain où j’étais, quand, comment j’étais arrivé là, qui pouvait bien balancer ce putain de son sur scène ? Mogwai ? Non, petit à petit, je reprends mes esprits, je vois un violon déchainé, un petit bonhomme avec une énorme guitare, des stroboscopes, et je crois reconnaître, Tant Que Tu Es Loin, un petit titre de 2 minutes, au rythme légèrement chaloupé sur le second album de Da Silva, qui se transforme ici en monument de Post Rock épileptique de 12 bonnes minutes. Le clavier, en font de scène, discret jusque là, joue de l’écho dans la voix de Manu, qui déraille, qui déraille vraiment. Véritablement envoutant ! Terriblement impressionnant. Les prestations précédentes, surtout en festival, ne m’avaient jamais fait autant d’effet. La suite du concert alterne entre ambiances électriques et atmosphères acoustiques et dépressives…

 

Da Silva, souvent comparé à Miossec ou à Louise Attaque, nous montre ce soir le chemin parcouru vers une affirmation de son style ! Apres ce concert, une seule envie, y retourner et donner l’envie d’en faire autant à vous tous !

 

Mike S.


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Concert de Pigalle + Le Pied de la pompe
16/10/2008
L’Omnibus – Saint Malo (35)

Apres 10 ans de séparation, François Hadji-Lazzaro a ressuscité le groupe Pigalle. Résultat : un nouvel album, un DVD et une tournée dans toute la France. En juillet déjà, Pigalle était de passage en Bretagne, à Bobital, pour ce qui sera sans doute le dernier Festival des Terre-Neuvas… N’ayant pu assister à l’ensemble du concert, La Magic Box se devait de revenir assister à leur spectacle dans son entièreté !!!
Pour ouvrir le bal, Le Pied de la pompe. Deux membres du groupe malouin L’Dawa, déjà présents dans cette formation réduite en juillet, à Bobital. Depuis, leur premier album est sorti dans les bacs dans toute la France, et le groupe se ballade dans toutes les petites salles de la Bretagne jusqu’à l’Alsace….

Mais ils n’en oublient jamais leur fief, dans lequel, ils reviennent toujours avec un grand plaisir, et à voir l’ambiance de ce soir, le plaisir est partagé. Au programme de ce soir, Erwan et Gérôme nous concoctent leur recette habituelle, du Rock, de la Folk, un brin de sonorité celte, à travers les titres déjà habituels extraits de On fait ce qu’on peut, leur album, à l’exception peut-etre de Mimi, la punkette du 3e age oubliée ce soir, et puis, il me semble par contre, des petits inédits, glissés ici et là dans la programmation (Les ponts, Changer d’air).

En quelques mois, malgré les vacances, on sent que le duo s’est parfaitement bien habitué à la formule réduite, utilisant avec une dextérité grandissante, leur pied sur les claviers, sur les pédales de batterie, Gérôme donnant parfois l’impression d’un homme orchestre, chantant et passant aisément de la guitare à la batterie. Erwan, quant à lui, nous balance des riffs de guitares dignes de The Edge, au meilleur de sa forme…
Apres un final plus instrumental, où le groupe nous refait la démonstration de leurs talents indégnable, faisant évoluer le rythme crescendo, le calme revient, et la scène se libère tranquillement pour laisser la place vide et accueillir une multitude d’instruments, posés autour d’un portique, tel des trophées sur un autel ! Une sorte de rituel pour cette bande des 5 de Pigalle.

Une fois l’installation sonore réalisée, le mobile musicale posée, il ne reste plus qu’à François Hadji-Lazoro et ses 4 potes à donner le la, et démarrer le show !
Le public est chauffé à bloc – Merci au Pied de la pompe – et Pigalle débute le marathon musical avec Marie La Rouquine, un titre de 1990, extrait de l’album Regards affligés, qui aura les honneur du groupe ce soir, puisque le groupe y puisera aussi, Sophie de Nantes, Le Chaland, Eterne Salaud, Les lettres de l’Autoroute, et bien sûr Dans la salle du Bar Tabac… Mais ne commençons pas par la fin… car le concert a pris son temps pour parvenir jusqu’au bout de la nuit. Le groupe revisite donc son répertoire, n’hésitant pas à revenir allégrement jusqu’en 1986, avec Elle glisse, Il boit du café ou encore leur titre éponyme Pigalle, une reprise d’un vieux titre du patrimoine françois, et pourtant, identifiant d’un coup d’un seul, ce groupe, éternellement inclassable.
Pas moins de 26 chansons ce soir, le groupe ne cache pas sa joie de revenir sur scène. Mieux, il s’est permis, avec leur nouvel album, Neuf et occasions, de revenir sur les anciens titres, en les revisitant, les modifiant au gré des instruments que François a depuis appris à maitriser. Ainsi, une vielle à roue, un luth oriental (le oud), une clarinette,un accordéon, un violon, un banjo, une cornemuse, une guitare, un ukulélé ou encore une flute traversiaire. Faut dire que le gars n’impressionne pas que par sa carrure de Garçon boucher. Notre François joue d’une vingtaine d’instrument, qu’il a appris quasiment en autodidacte, à travers la demi-douzaine de groupes qu’il a monté…

De fait, le groupe nous impressionne et nous surprend par ses nouvelles versions, qui mettent parfois de côté les instruments modernes et électrique pour des instruments traditionnels (un luth arabe sur Brève rencontre) et puis aussi, par les nouvelles compositions, qui semble appartenir déjà à la longue liste du répertoire du groupe. A titre personnel, j’a été agréablement surpris de retrouver ce vieux titre, L’éboueur, sorti du fin fond de ma mémoire, et n’ayant pas perdu de sa fougue.

Pour le final, trois titres, Dors petit bled, Les vieux à la poubelle, un titre emprunté au répertoire du 2e meilleur groupe du monde, Les Garçons Bouchers (dixit FHL), et toujours tellement réaliste en 2008, et puis bien sûr, Dans la salle du Bar Tabac de la rue des martyres, LE tube de Pigalle, célèbre pour son air d’orgue de Barbarie, remplacé par la vielle à route pour l’occasion, avant que le groupe reviennnent pour un second rappelle, et une version à 5, au ukulélé, de la même chanson. Une version, qui emballera définitivement le public, ravi d’avoir assisté à ce retour fracassant. Pas moins de 600 personnes avaient franchis les porte de l’Omnibus ce soir pour venir faire à la fête à Pigalle !!
Un concert qui laissera des traces dans la mémoire de chacun ici ce soir !

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Pigalle - Neuf et Occasion - 2008
Le Pied de la pompe - On fait ce qu'on peut - 2008


Mike S.


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Concert de Rage Against The Machine + Saul Williams
Palais Omnisport de Bercy
Paris (75)
Mercredi 6 juin 2008

Une ambiance de folie hier à Bercy !
Les parisiens avaient rendez-vous ce soir au POPB pour assister au retour tant attendu sur scene de Rage Against The Machine, plus d'un an apres l'annonce de la reformation des californiens ! Zach, Tom, Tim et Brad, réunis donc pour le meilleur des Rage !
Je passe trés rapidement sur la première partie, Saul Williams, qui aura été anecdotique pour la majorité de la salle ; à peine distinguait-on de la fosse un type bigarée avec une sorte d'iroquois à couleurs métallique... Il faut dire qu' il faisait ce qu'il pouvait mais les gens se réservait vraiment pour la suite et donc c'était antinomique de le voir autant s'agiter sur un truc dansant en face d'une sale désespérement immobile....


Saul Williams © 2005 Mike S.

On en profite donc pour aller faire un tour au bar avant la fin du monde (un concert de RATM au milieu de la fosse de Bercy se rapproche assez de ça).
La première partie s'achève vers 21h et là première fausse note, une attente trop longue avant le début du concert(21h45).

Les lumières s'éteignent finalement et retentit alors....l'internationale en russe (chantés par des coeurs féminins) in extenso (à faire palir la fête de l'huma ce truc là!) : au moins on est prévénu au cas où on n'aurait pas remarqué l'étoile rouge énorme style Che Guevara (j'ai surtout remarqué pour ma part le prix éhonté des T-shirt 30 euros ! Les gars ! faut pas déconner, ça ne sera porte que dans le XVI ce truc là!).

Ca démarre trés fort peut être par un titre de Renegade j'avoue que je ne sais pas ou plus ; suivent Bombtrack et People of the sun ! Une chose est sûr à la cinquième chanson (Bullet in your head), tout le monde dans la fosse était mort, alors que le concert allait être long !
Une petite parenthèse pour dire ici que les gradins n'était pas en reste et qu'on sentait les gens déchainés de ne pas avoir pu avoir de place en fosse (la faute à avoir misé sur un site de vente à distance qui n'a pas assuré une cahouète, j'ai nommé la F----.com).
A ce sujet d'aillerus il y a eu m'a-t-on rapporté une mini émeute du coté droit où des spectateurs ont sauté la barrière pour aller en fosse massivement ! Les vigiles ne parvenaient à en arrêter que un sur cinq environ donc ça valait la peine de le tenter le coup (trés fuck you i won't do what you're telling me dans l'esprit....), là où ça s'est compliqué c'est que certains de ceux qui avaient sauté voulaient remonter dans les gradins et que le même vigile qui leur avaint interdit la fosse leur interdisait les gradins....; En revanche les gens étaient trés cool entre eux, :ils te tapaient gentiment en somme.

De la part du groupe en revanche, il faut y revenir, car on est là pour parler du concert, ah non ?, En fait, le concert s'est voulu un peu trop carré ! Pas un mot au public, fuck fuck fuck, trés in it for the money en somme. De mauvaises langues auraient dit que le Zach n'avaient plus la forme de sa prime jeunesse, et qu'il avaient du mal à suivre le rythme de ses trois comparse. Alors, de là, en plus, aller parler au public ! Faut pas déconner ! Le cachet n'etaient que de 50.000 euros ce soir. On en donne juste qu'il faut pour ce qu'on est paysé !!! Travailler moins et gagner autant...

D'ailleurs, c'est déjà le rappel, avec l'énorme Freedom et le méga énormeKilling in the name of ! Cloture du show vers 23h15, pres d'1h30 plus tard tout de même... Pas bête finalement de réduire le tempo !!! Allez, c'etait tout de meme un grand moment ce RATM Live 2008. Et pour ceux qui ont raté cela, attendez 2009, le DVD arrive.... Time is money ;-)

 

 

Gonzalo


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Concert : Le Pied d’la Pompe
L’Omnibus – St Malo (35)
Le 22/05/2008

L’Omnibus propose depuis quelques temps des Apéro-concert un jeudi par mois à 19h00. Hier soir, pour l’apéro donc, c’est Le Pied de la pompe, groupe malouin qui s’occupait de la musique !
Pas encore très connu, et pour cause, le groupe n’a pas encore vraiment sorti d’album nationalement, mais déjà très apprécié par les fans d’L’Dawa, dont deux des membres se retrouve dans ce projet parallèle.
Le Pied de la Pompe, c’est donc Gérome, chanteur chauve et guitariste émérite d’L’Dawa, que l’on retrouve sur scène ici, avec sa guitare et ses pédales de percussion. C’est aussi Erwann, bassiste d’L’Dawa, lui aussi, qui ajoute à son jeu, un clavier à pied, sur lequel il joue comme sur un piano.
Le Pied de la Pompe, c’est donc un duo, tendance chanson rock.

Ce soir, le groupe s’introduit d’un long titre bien rock, quasi instrumental, aux accents celtes. Très loin de la démo que j’ai pu entendre depuis quelques jours. Puis, le groupe nous fait découvrir son univers composé de petites histoires et de grosses affaires de notre temps, de petits bobos et de gros malheur, de petits boulots et de gros salaires. Il y a dans ces ballades folk rock un esprit frais, rempli d’optimisme, malgré ce constat pas très brillant, d’une société où chacun cherche à fuir quelque chose ou quelqu’un, où les gens galèrent au quotidien attendant, rempli d’illusion, une éclaircie qui lambine. La voix de Gérôme est puissante, grave, assez proche de celle de Gaitan Roussel ou de Christian Olivier, pour vous situer la chose.
Et pendant deux heures donc, ce soir, devant 50 personnes au moins, Le pied d’la Pompe tient la cadence, sans faiblir, juste une petite pause bière-cigarette, et ça repart ! Pas de chichi, pas de Tralala, le Pied d’la Pompe a assuré le spectacle ! A seulement deux sur scène, ils nous donnent l’impression d’être beaucoup plus parfois : les guitares et les basses changent au gré des besoins et des ambiances, les pieds de Gerome s’agitent sans cesse autour de ses 7 pédales de percussion, ceux d’Erwann ne sont pas non plus à la traine sur le petit clavier posé au sol. J’en connais qui doivent avoir de sacrés abdos à force de jouer ainsi…

Ce soir, Le Pied d'la Pompe nous a offert un concert excellent, bien plus que le show case auquel on pouvait s’attendre dans le cadre des concerts gratuits de l’Omnibus. Mais Gratuit ne veut pas dire au rabais !!! Pour notre plus grand plaisir !
A vous maintenant de suivre l’aventure et découvrir Le Pied d’la pompe lors de leur prochaine tournée ou chez votre disquaire, lorsque devrait en sortir en juillet le premier album On fait c’qu’on peut !.

Quelques dates à venir :
Myspace.com/lepieddelapompe
07 juin 2008 - Dafy Reims, Champagne-Ardenne
13 juin 2008 - La Caze Bamboo Les Sables d’Olonnes, Pays de la Loire
14 juin 2008 - Le Remblais (plein air) Les Sables d’Olonne, Pays de la Loire
21 juin 2008 - Tournée Emirats Arabes Unis (L’Dawa) Abu Dabi
22 juin 2008 - Tournée Emirats Arabes Unis (L’Dawa) Abu Dabi
23 juin 2008 - Tournée Emirats Arabes Unis (L’Dawa) Abu Dabi
24 juin 2008 - Tournée Emirats Arabes Unis (L’Dawa) Abu Dabi
27 juin 2008 - L’Dawa festival "la citadelle en bordée" Dunkerque, Nord-Pas-de-Calais
28 juin 2008 - L’Dawa festival Les Arts Zimutés Tourlaville, Basse-Normandie

Mike S.


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Concert d'Alain Bashung + Fred
Le Lieu Unique, 16/05/2008
Nantes (44)

Chapeau noir vissé sur la tête, lunette noir itou, et une gestuelle identique au Nosfératu de Murnau... Bigre ! Sauf que, pas de doute, Alain est bien vivant !

Quelques semaines après la sortie de son tout nouvel album Bleu Petrole, - sur lequel il a convié Gaëtan Roussel, Gérard Manset, Joseph d’Anvers et Arman Meliès à l’écriture - voici déjà Bashung sur la route pour tester ses nouvelles merveilles sur les scènes de France et de Navarre ! Enfin surtout de France ! Et en l’occurrence, ce soir, dans l’ancienne capital du Duché de Bretagne !

En première partie, Fred, auteur d’un second album (Mes graines), assure seul le spectacle avec sa guitare et ses effets de boucle. L'esprit du blues, quoi. On le dit musicalement proche de Tété ou de Ben Harper … On le dit… Accueil poli du public (pas simple de précéder Bashung) pour un set cependant fort honnête. A noter quand même la réaction unanime de la salle pour une remarquable reprise de Noir Désir, A l'envers à l'endroit.

Entrent d’abord ses 4 musiciens (Guitare, Batterie/percus, Contrebasse/basse, Violoncelle). Puis, la vedette arrive, démarche nonchalante. Visage blafard esquissant un léger sourire. Sous la lumière crue du projecteur, tout de noir vêtu, élégant (chapeau vissé sur la tête, lunettes noires), Alain Bashung s'installe sur un tabouret qu'il ne quittera pas durant une demi-douzaine de chansons. D’entrée, seul, il entame à la guitare un tour de force : le très long "Comme un légo" – 9 minutes au compteur - résonne dans l’ancienne fabrique entrepôt de LU… Silence dans la salle, le temps se suspend. On écoute.
Premiers accords, donc et voix hésitante. Petit à petit, les musiciens embraillent le pas et étoffent d’un lumineux écrin le désespoir de la chanson fleuve... Au fil (du rasoir) des minutes, la voix de Bashung va prendre ses marques, une assurance et du coffre. De l'ampleur bienvenue car on le craignait diminué, au vu de ses récentes apparitions à la télé. Il n'en laissera rien paraître…
Le concert n'a ainsi rien à envier à ceux de l'excellente Tournée des Grands Espaces, la précédente.
Au répertoire, le petit dernier Bleu Pétrole se taille la part du lion. Et les titres du grand classique Fantaisie militaire ou de l’audacieux Chaterton complètent le podium. Cependant, aucun morceau du chef-d’oeuvre "L'imprudence". Foin d’expérimentations, donc, le ton se veut simple et direct. En un mot : rock. A noter que le son et les arrangements – hou lala - sont de toute beauté, tant ses musiciens font preuve d'une grande maîtrise (il est vrai qu'en exigent professionnel, Alain a toujours su bien s'entourer). Et ses textes sombres, assez ironiques - on ne sait par quel prodige – collent la banane au public… ça ne s’explique pas, ça se vit.
Moment bien rock, les décibels sont lâchées sur Hier à Sousse. Le premier titre où la voix du gaillard se déracine enfin. Coté gestuelle, on pense indéniablement au vampire de Murnau... Captivant, quasi-hypnotique avec ses bras raides, tout comme ses doigt qui balayent l'air ou se fixent dans l'espace.
Au « popularimètre », La nuit je mens mettra l'aiguille dans le rouge. Idem pour Osez Joséphine, le fantastique Madame rêve ou encore Vertige de l'amour, indémodable. On s’étonne même de la quantité et la qualité des tubes (souvent improbables avouons-le, commercialement parlant). Tout ce que l’artiste a su cultiver en toute humilité, années après années, défile dans les oreilles… Impressionnant.
Comme à son habitude, pas très bavard le Alain. Mais qui s'en plaindrait ? Ses classiques se confondent avec ses nouveaux morceaux, de quoi combler tout un chacun dans la salle. Bashung, main sur le cœur, laisse filtrer de temps à autre son émotion. Tout du long, le public manifestera son affection profonde et sincère pour le bonhomme: "Merci!", "Alain, on t'aime". Et c’est vrai qu’on l’aime, terriblement…

Dernier rappel, à nouveau seul sur scène Bashung livre le crépusculaire Angora (aux paroles à ce propos assez troublantes : " Le souffle coupé, la gorge irritée, je m'époumonais sans broncher"). Il conclura sur une reprise des Moody blues. Magique, on vous dit..Alors vivement Bobital ! Même s'il y a de fortes chances que cela soit un peu moins intime que Le Lieu Unique...

Playlist :
Comme un légo - Je t'ai manqué - Hier à Sousse – Volontaire - Mes prisons - Samuel Hall - Vénus - La nuit je mens - Trapèze - Je tuerai la pianiste - J'envisage - Légère éclaircie - A perte de vue - Happe – Résidents - Osez Joséphine - Fantaisie militaire
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- Madame rêve – Elvire - Vertige de l'amour - Malaxe
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- Angora - Night in white satin



Philippe V.


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Concert de Daniel Darc + Philip + Berry
St Malo (35) – L’Omnibus
Jeudi 2 mai 2008

4 soirées pour fêter comme il se doit 5 ans de concerts à St Malo dans la salle de l’Omnibus, qui a vu passer en quelques années seulement les plus belles formations, tous styles confondus. Aubert, Higelin, Riké, Manu Dibango, Matmatah, Arthur H, Joey Starr, Mass Hysteria, Miossec, Sinclair, Dionysos, Cock robin, Femi Kuti, Wampas, Dominique A, Enhancer, Mickey 3D, Watcha, Katerine, Luke, Kyo, Bashung, Stomy Bugsy, Rachid Taha, Superbus, No One is innocent, Sinsemilia, Pierpoljack, Tarmac… ont tous foulé un à un les planches de cette salle malouine. Pour certains, plusieurs fois même !
Pour fêter cet anniversaire, 4 soirées donc, et 4 styles différents.
Apres une première soirée en compagnie des papys du Ska, les Skatalites, présents il y a 5 ans pour quasiment essuyer les plâtres, les malouins avaient rendez-vous avec un papa de la New Wave, moitié du mémorable Taxi Girl (avec Mirwais), je veux parler de Daniel Darc !
En ouverture, deux invités pour le prix d’un ! Philip, auteur de chansons sobres et touchantes. Idem pour Berry, le charme en plus et un titre, le Bonheur, déjà sur toutes les lèvres.
Puis, c’est au tour de Daniel Darc de monter sur scène pour entamer un concert, qui ressemble à un marathon laborieux, tant l’artiste semble à la peine, noyé par les litres de bière et autres substances interdites, avalées tout au long de la journée en attendant ce moment de confrontation avec le public malouin.

Haute surveillance ouvre le set. On découvre alors un chanteur accompagné de 5 musiciens, dont un trio de jeunots (membres du groupe Asyl pour ceux qui connaissent). La main sur le cœur, Les remords, La pluie qui tombe suivent sur le même ton, et la même dépression ambiante. Silhouette voutée, Daniel Darc, montre un air de prêcheur désespéré. [ Je me suis souvent demandé pendant le concert quelle vie il a bien pu vivre, de quoi est-il rescapé et surtout comment fait-il pour tenir debout... A ce propos merci le pied de micro, qu'il a d'ailleurs pété ("c'est de la camelote ce truc, ça tient pas"). On a vraiment le sentiment d'être face à un rescapé.].
Avare de mots, entre deux morceaux, il lance un merci d'une voie timide. L’homme souffle ses mots et l’on jurerait voir un vieux Gainsbourg sur la scène, même gestuelle, même voix nasillarde, presque susurrée (la démarche « Fontainienne » en plus). Le comble de cette ressemblance est atteint sur le talk-over de l’envoutante mélodie Un an et un jour,.. Magique.
De tant à autre, le dark Daniel chante en anglais et gratifie (ou plombe, c’est selon) le public de quelques délires verbaux, loin, très loin dans des stratosphères que lui-seul semble connaître… au risque de décontenancer ses musiciens. Le Rythme de la batterie s’accélère ? Sacrilège ! L’homme à tête de choux rave, en pleine crise musico-mystique, n’hésite pas rabattre le caquet du jeune batteur impatient (« arrête... arrête!...... ARRÊTE! »). Ca désarçonne, forcément. Il y a du danger, tout le monde est sur le fil… Mais n’est-ce pas le rock’n roll, après tout ?

Pourtant, Darc ne s’empêche pas lui-même à quelques débordements. Bel exemple, J'irai au Paradis, où l’esprit Rock qui reprend le dessus, dans sa forme la plus brut : la nature revenant au galop, il tombe la chemise, dévoile ses tatouages impressionnants, c’est simple, ses bras sont quasiment tous bleus… Un petit passage nostalgique dans la carrière de Daniel Darc, version solo, avec ce très bon titre Nijinski, qui vous prend aux tripes et vous fait remonter les images blanches, épurées, aseptisées du clip, il y a 20 ans déjà !
Petite pause, le temps d’aller chercher du "jus de pomme qui mousse" - et oui, car auparavant, le gars fonctionnait qu'aux petites bouteilles d'eau – mais l’homme tarde à revenir. Parait-il, à ce moment là, il ne voulait pas retourner sur scene… De quoi donner des frayeurs dans le staff en backstage…Mais il revient donc et ajoute La vie est mortelle à la liste de ses chansons. Tellement approprié au personnage !
On croyait avoir tout vu pour ce soir. Erreur. La suite, c’est le passage dans la quatrieme dimension, de La seule fille sur terre à Jamais, jamais, on découvre un Daniel Darc sanglotant et livrant quelques larmes, écrasées avec une infinie pudeur. Pas des larmes de crocodile, sûr mais un moment à la fois déconcertant et magnifique. Le chanteur va-t-il craquer et quitter la scène ? Il prolonge cet instant quasi religieux, avec Il y a des moments mémorable où il chante à genoux au coté de son guitariste, tête contre tête. Le geste tendre de l’unique musicien sur scène alors semble dire « accroche toi, tiens bon Daniel, on est tous, on t’aime tu vois ». A cet instant, le public ne sait plus trop, s’il est spectateur ou voyeur. Troublant mais assurément l’un des nombreux frissons du concert.
Un second rappel débute avec LE tube tant attendu, Cherchez le garçon, bien rock - ça déménage et ça réveille le public. A noter qu'il terminera sur My Funny Valentine de Chet Baker, un titre pas prévu au concert. Et cette fois, Darc a eu du mal a partir…
On l’aura compris, un moment de rare émotion. De quoi donner une dernière impression à conserver de cette soirée déjà inoubliable ! A coté, Miossec, c'est Walt Disney...

Photos : Erwan

Discographie non exhaustive :
2004 - Creve Coeur
1994 - Nijinski
1987 - Sous influence divine
1984 - Chercher le garçon

www.danieldarc.com


Philippe V.


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Concert de La Phaze + Users
St Malo (35) – L’Omnibus
Samedi 3 mai 2008

4e et dernière soirée anniversaire de l’Omnibus. Pour fêter ce 5e anniversaire en grande pompe, l’Omnibus faisait revenir La Phaze un an et demi apres leur précédent passage. 150 à 200 personnes avaient répondus frileusement à l’appel !

Cette frilosité, pourtant, a eu vite fait de disparaître. Les Users, en 1er partie ont livré une prestation impeccable. Un batteur fou, deux DJ pour une voix chaude, virulente et une omniprésence de part et d’autre de la scene de l’Omnibus. Tendance Hip Hop, le groupe apporte une vision tres ouvert de leur style, lorgnant aussi bien sur le travail de Public Enemy que de Tricky. Le groupe revendique pendant le concert quelques prises de position politique. 1 an presque jour pour jour après les élections présidentielles, il revient sur ses impressions au soir du 7 mai 2007, porté par un bilan déjà très controversés dans les média comme dans la rue. Une dizaine de titre plus tard, les quelques dizaines de spectateurs venus les soutenir sont bien réchauffés, et prêt à prendre quelques degrés supplémentaires, avec une petite bière en attendant le gros coup de chaud de La Phaze !

Petit changement de line up pour La Phaze qui nous offre un spectacle en trio, avec, chose nouvelle, une batterie ! Aux baguettes, Guillaume Rousé, un ex-Superbus. Arnaud, toujours à la guitare. Et bien sûr, l’âme du groupe, Damny au micro et au clavier. Quelques samples en fond, mais plus de DJ sur cette nouvelle tournée, à l’instar du tout nouvel album, Miracle. Deux jours avant la sortie du dit nouvel album, La Phaze entend bien nous le présenter en avant première et dans sa grande majorité !

Champs des bombes, hymne noir, vision post-apocalyptique, moratoire anti-guerres. On voit d’entrer de set que le groupe a conservé sa verve. D’ailleurs, le groupe le prouve tout au long du concert, en alternant anciens (RAS, Inside my brain, Nouveau Defi, Rude Boy) et nouveaux titres. Sur les titres de , les thèmes y sont très actuels : Peine de vie aborde le droit à l’Euthanasie, Climax prolonge la Colère noire du groupe sur notre planète en danger, A table mêle habillement toutes les catégories de population, mis en opposition par nos gouvernants dans cette belle politique du Diviser pour mieux régner ! Une sorte de Salut à toi du 21e siècle qui prend une toute nouvelle dimension !
Tout au long du concert, le rythme est puissant, le son est gros. Damny passe de son micro au synthé, dans un vas-et-vient speed et délirant. Arnaud et sa guitare traverse la scène de part en part, pour le plus grand plaisir des fans. Un spectacle de furieux !

A tel point que le concert semble très court, alors que déjà 12 titres sont passés quand le groupe quitte la scène ! Et après 12 titres à fond la caisse, le groupe nous livre en début de rappel un titre, très calme, presque a capella, La Langue, qui nous livre une vision humaniste de la France et de sa diversité populaire. Un brin de poésie dans ce brasier frénétique, dans cette fournaise sonique. Roof on fire rebranche en douceur les ampli, mais la relâche est de courte durée, puisqu’on s’en reprend une bonne dose avec Colère noire, un titre sorti en 2007, sur la terrible pollution de l’Erika. Le groupe enchaine habillement sur La Cause, un nouveau titre encore, qui reprend le combat (on est juste des messagers de notre temps…) sonique et verbal. La voix de Keny Arkana, guest de l’album sur ce titre, apparaît grâce à la magie des magneto. L’effet n’en est pas moins efficace sur ce titre, sans doute le plus hip hop du set et du nouvel album. Le concert s’achève sur le bien nommé Assaut Final. Manque à l’appel, le titre éponyme de l’album, Miracle, qui ouvre pourtant tout en puissance le nouvel album, et qu’on aurait bien vu intégré, lui aussi, dans ce set phénoménal !

Un joli cadeau d’Omniversaire en tout cas, que ce concert de La Phaze ! Vraiment impressionnant !

Discographie :
La Phaze — septembre 1999
Pungle Roads - septembre 2002
Fin de Cycle - juin 2005
Miracle - avril 2008
www.laphaze.com / Myspace


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Mike S.


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ARCHIVES DES REPORTAGES CONCERTS

Ambiances, impressions à chaud, setlists, photos sont réunies dans cette rubrique de la Magic Box. Bonne Lecture !

Année 2007

eManuel Bémer - Le Présent Têtu - St Jouan-des-guérêt - 15/11/07
Theo Hakola + Imber Imber - L’Ubu – Rennes - 10/11/07
Brigitte Fontaine et Pia Moustaki- L’Omnibus - St Malo – 08/11/07
Tom McRae + Dawn Landes - L'Antipode - Rennes (35) - 10/10/07
Bazbaz + Chet – L’Omnibus - St Malo - 11/10/07
Emilie Autumn - L’Underworld - Londres - 20/07/07
Vincent Delerm + Yael Naim - L’Olympia - Paris 30/05//07
Matmatah + Lazhar - L’Omnibus - St Malo - 04/05//07
Cowboys Fringants - Nantes - Festival Histoire d'Avenir - 27/04/2007
Mass Hysteria + Noid - L’Omnibus - St Malo - 12/04/07
Miossec + Constance Verluca - L’Omnibus - St Malo - 08/03/07
Kaolin + The Milk - La Cité - Rennes - 22/02/07
1000e des Tagada Jones + Lofofo + Punish Yourself + L'Esprit du Clan + Le Noyau Dur - La Cité - Rennes - 09/02/07
Pause + Freedom For King Kong - L’Omnibus - St Malo - 20/01/07

Année 2006

Conjure One + Swarf + Devotion - Electrowerkz - Londres - 11/11/06
La Blanche - Le Rayon Vert – Cancale - 25/11/06
Mordachi + Trench + As Of Today + Xmas Lights - Bull and gate - Londres - 07/10/06
Front Line Assembly + Stromkern - The Scala - Londres - 28/08/06
Cock Robin - L'Omnibus - St Malo - 24/06/06
Mesh + Client + Mechanical Cabaret - Carling Academy - Londres - 18/06/06
Mortiis + Gothminister - L'Underworld - Londres - 29/04/06

Année 2005

Saul Williams + Spontane - L'Ubu - Rennes - 17/12/05
Tahiti 80 + Fugu - Point Ephémère - Paris - 29/11/05
The Rakes + The Dude - L"Ubu - Rennes - 03/11/05
The Living Jarboe@The Scala, Londres (VF)
The Living Jarboe - The Scala, London (VO) - 07/11/05
KMFDM @ The Scala, Londres - 30/10/05
Little Bob + Queen Adreena - Rennes, L’Ubu – 28/10/05
Queen Adreena au Nouveau Casino, Paris - 23/10/05
Corrision / Corrosion / Kreuzdammer / The Education - Hope and Anchor, London - 27/09/05 (VF)
Corrision / Corrosion / Kreuzdammer / The Education - Hope and Anchor, London - 27/09/05 (VO)
K6 au Mondo Bizarro - Rennes – 08/10/05
Great Lake Swimmers + Tahiti 80 au Jardin Moderne - Rennes, 11/10//05
Brant Bjork + Loading Data - Batofar, Paris - 05/07/05
Michael Gira’s Angels Of Light - ULU, London, 26/05/05
Nord + Time Factory + Manu Lanvin - Paris, La Scène - 31/05/05
Fixmer/McCarthy + T.raumchmiere - Londres, Le Garage - 29/05/05
Concert de Tahiti 80 + Fugu + Tim Keegan - Paris, la Maroquinerie - 02/06/05
House of Love - Paris, Le Nouveau Casino - 20/05/05
Saul Williams + Mike Ladd - Paris, L'Elysée Montmartre -27/04/05
Chet + Guests (Olivia Ruiz, Fred, Bertrand Belin)- Paris, Espace Kiron - 26/04/05
Seabound / Pride and Fall - London, The Garage, 09/04/05
Esoterica - Londres, @ The Garage, HIM fan party - 16/04/05
The National + That Summer + Flotation Toy Warning - Paris, Le Café de la danse - 25/04/05
Nine Inch Nails - Londres, L'Astoria - 31/03/05
Mercury Rev - Paris, l'Elysée Montmartre - 24/03/05
The Dude + 13th Hole - Glaz'art - Paris - 24/03/05
Blood Brothers - Paris, La Maroquinerie - 20/03/05
Warren Suicide / The Scary Bitches / Ovni / Suzerain - London, @Electrowerkz, 05/02/05
Zita Swoon - Paris - Le Café de la danse - 02/03/05
Killing Joke (25e Anniversaire) - Londres - Shepherd’s Bush Empire - 24 et 25/02/05
Fingerless - Paris - Glaz'art - 20/02/05
Sputnik 2 Mechanical Cabaret / The Modern / Katscan @ The Garage - Londres - 29/02/05
Saints of Eden / Kreuzdammer - Londres Purple Turtle - 27/01/05
Rammstein - Londres, @ Brixton Academy - 04/02/05
American Music Club + Ignatus + Polar - Le Café de la danse - Paris 20/01/05

Année 2004
Mr Lab - Nouveau Casino
The Datsuns - Elysee Montmartre
Kelli Ali / Scarlet Soho / Rodez - Londres
The Servant + The AM Nouveau Casino
Syd Matters + Cocosuma + The Lovers - Nouveau casino
Lepil + BO -la guinguette Pirate
Chumbawamba + Bettina Schelker - Nouveau Casino
Hopper + Daria + Sexypop + Elevate Newton's theory - Batofar
Discordinated + Avoidance of a doubt - Londres
Prohom - La Maroquinerie
Sweet Apple Pie + Maarten - La scène
Avis de KO Social
Queen Adreena - Londres
MAB/Downcast/Spit like this - Londres
Katie Rose - La Scène
Rickie Lee Jones - Nouveau Casino
Gary Jules - Paris
Julien Ribot + GooGooBlown - Nouveau Casino
Jérémie Kisling - Lavoir Moderne
Married Monk + Polar - maroquinerie
Les Wampas + UMFM - Bataclan
Uminsky - Nouveau Casino
Melk - Glaz'art
Cranes - La Loco
Vendetta - Nouveau Casino
KMFDM + Panic DDH - Londres
Flag promotions - Londres
Pixies - Zénith
Chris Rea - La Cigale
The Beta Band - La Maroquinerie
Oomph+ Punish yourself + Exilia - La Loco
Girls in Hawaii - l'Européen
The Servant - EMB
Expérience + Showstar - Nouveau Casino
La Tropa + Sharko - Nouveau Casino
Wolfsheim + Silence Is Sexy - Londres
No one is Innocent - EMB - Sannois
Einsturzende Neubauten - Londres
Visual Kei - Glaz'art
The Stranglers - Trabendo
Paula Kelley - Flèche d'or
The Veils - Divan du Monde
Caesar - Nouveau casino
Mendelson - Divan du monde
Armageddon Dildos + Inertia - Londres
Exsonvaldes + Exnova + dress for Success - La Scène
Scala - Cigale
Les Têtes Raides + Mano Solo - Bataclan

Année 2003
Him - Londres
My ruin - Londres
Ben Kweller + Laquer + Scenario rock - La Boule noire
And Also The Trees - La Loco
The Nits - Cigale
Mojave 3 - Nouveau Casino
Jérôme Attal - House of Live
Spock - Londres
Farrah/ Keaton/ Dress For Success - La Flèche d'or
Lolita Storm - Londres
Venus/ An Pierlé / Playground - Elysée Montmartre
NFD - Londres
Barzin - Olympic café
.Nolderise - Nouveau Casino
The Faces of Sarah + Corrision - Londres
Sigue Sigue Spoutnik - Londres
Spiritualized - Café de la Danse
Killing Joke - Londres
Flint - Londres
Yeah Yeah Yeahs - Trabendo
AFI - Londres
Marilyn Manson - Londres
The Kills
I Love UFO - Moissy Cramayel
Nick Cave - Zénith
Venus - Belgique
80's Matchbox B-Line Disaster - Boule noire
Ed Harcourt + Michael J.sheehy - Café de la danse
GY!BE - Cabaret sauvage
Therapy ? - Divan du monde
Queen Adreena + Cobra Killer + Volt - Café de la danse
Queen Adreena 2 - Café de la danse
Gonzales - Elysée Montmartre
Ali Dragon - Nouveau Casino
The Bangles - Elysée Montmartre
Lotus + Alectex + Brent - Divan du Monde
Supergrass + Calc - Olympia
Stupeflip + La Phaze - Cabaret Sauvage
Tahiti 80 - la Scène
The Donnas - Boule noire
Pram - Nouveau Casino
Ministry - Londres
Bellrays - Nouveau casino
Marc Gauvin - Sentier des Halles
Kaolin + Calc - Café de la danse
Sigur Ros - Grand Rex
Renaud - Nancy
Turin Brakes - Zèbre

Année 2002
Leave + Nova Divine - Glaz'art
SigueSigue Sputnik - Londres
The Music + Luke
Prong / Breed77 / Chris Connelly
Fabio Viscogliosi / Oslo Telescopic vs Dominique A - Café de la Danse
Daisybox - Maroquinerie
Interpol / Girls vs Boys - Trabendo
Arch Enemy/ Corporation 187/ Without Face
Bertrand Louis vs Chet - Zèbre
Neuroticfish / Revolution by Night
Dominique A - solo tour
Lacuna Coil - Londres
Morrissey - Paris
Nada Surf - Orléans
Nada Surf - Paris
Pornorphans/ Throat - Londres
Kaolin + Superbus - Nancy
Miossec - Nouveau Casino
A-Ha - Zenith
Nihil - eNola - Nouveau Casino
Alec Empire - Londres
Morrissey - Mutualité
LTNO - Punish Yourself - Y Front - Paris
Karin Clercq - La Scène
Interpol - Paris
Oasis - Paris
Murderdolls - Londres
Radiohead - San Sebastian - Espagne
Inkubus Sukkubus / Manuskript - Londres
Iggy Pop - Londres
Jesus Fix / Ghost of Lemora - Londres
Gluecifer - Division of Laura Lee - Londres
Haven - la Maroquinerie
Pusse - Sentiers des Halles
Sin + Y Front - Paris
H. Workman Bataclan
Tool - Londres
Mercury Rev - Paris
Queen Adreena - Londres
Noir Désir - Nancy
My Dying Bride - Londres
Six By Seven - Londres
Indochine - Paris
Our Lady of Miracles / Desman - Londres
Programme
La Grande Sophie - Paris
Dionysos - EMB Sannois
Zita Swoon - Paris
The Mission / Him - Londres
Leech Woman/Katscan - Londres
Tokyo Overtones - Divan du monde
Anamorphic – Desman - Londres
Rachel Stamp - Londres
Zeromancer/ Undergod - Londres - 02/02/02
The Icarus Line - Londres
K's Choice - Paris

Année 2001
Rammstein - Londres
Chameleons - Paris
Rammstein - Paris
Kulprit / Medication - Londres
Fear Factory - Londres
H. Workman - Paris
Ultra Orange - Paris
New Order - Paris
PJ Harvey - Londres
eNola + Vendetta
Manic Street Preachers
Stereophonics

King Adora - Paris
Eels - Paris
Finale Emerganza
Autour de Lucie + Goo Goo Blown - Houilles
Emerganza

Année 2000
Certain General + Mendelson - Paris
Mickey 3 D - Le Trianon - Paris
Superheroes - Café de la danse - Paris
Expérience - Toulouse


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