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Interviews
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| Disponibles : |
| F.M. New Popular Music - Juin 2008 |
| Streotypical Working Class - Fevrier 2008 |
| Babyshambles - Septembre 2007 |
| Googooblown (Le Bonhomme) - Mars 2007 |
| Lofofora - Février 2007 |
| Subsonic - Novembre 2006 |
| Wilderness - Octobre 2006 |
| Mesh - Septembre 2006 |
| Kaligaré - Juin 2006 |
| Prikosnovenie - Le Label World- Féérique |
| Troy Von Balthazar - Mars 2006 |
| Liva - Mars 2006 |
| Watine - Février 2006 |
| Mathieu Persan - Février 2006 |
| Jérôme Minière - février 2006 |
| Eve Cournoyer - Février 2006 |
| Clap Your Hands Say Yeah - Déc. 2005 |
| The Rakes - Novembre 2005 |
| The Gris Gris - Novembre 2005 |
| Rhésus - Octobre 2005 |
| Piano Magic - Octobre 2005 |
| Morning Star - Juillet 2005 |
| Thomas Dybdahl - Juin 2005 |
| Les Archives des interviews |
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| F.M. New Popular Music - Juin 2008 |
NEW
POPULAR
F.M. |
Découverte avec A dream or Two et sa
drole de pop acoustique, F.M. pourrait bien devenir la révélation
de l'année
pour nombre de magazines et programmes radios en France, et peut-etre meme
au delà des frontieres. Si ses compositions ne manquent pas d'originalité
et de cachet, c'est dans ses reprises que F.M. surprend le plus, prenant
totalement à contrepied les versions originales, les retravaillant, totalement,
pour se les approprier. Rencontre avec un orphevres de la pop dans son atelier
parisien. |
FM c’est François Maurin, c’est ça ? FM est il
un projet 100% solo ?
Oui c'est ca. Solitude à 100% garantie.
Quelle formation musicale pour aboutir a ce Dream or Two ?
J'ai appris seul le piano et la guitare. Home studiste de la première
heure , je me suis passionné pour les synthés et l'enregistrement
. Arrivé à la fac, je me suis lancé dans des études
de musicologie.

A dream or two, le titre de l’album a été choisi comment
?
C'est le titre d'une des chansons. Cet album c'est mon grand reve à moi
mais c'est aussi nécessairement un produit commercial. Je trouvais drole
d'en parler comme ca, comme d'une chose à vendre parmis tant d'autre.
Un reve ou deux, peu importe quoi...en fait bien sur ca dépend du point
de vue
New Popular Music me rappelle le New Stereophonic Sound Spectacular de
Hoover… As-tu
l’impression d’avoir apporté quelque chose de neuf à la
Pop francaise ? à la pop en général ?
Ca évoque chez moi le "New Power Generation" de Prince dont
je suis fan.Une sorte de sous-titre mégalo complètement idiot.
Du coup je trouvais rigolo aujourd'hui l'idée du dandy sorti d'un autre
temps et qui revendique un renouveau musical, et populaire par dessus le marché (pour
un dandy ca la fout mal)
Mais derrière la blague, il y a forcément un questionnement un
peu plus sérieux sur l'idée même du nouveau en pop.
Pour répondre directement à ta question, je pense que c'est l' écriture
particulière que j'ai développée pour cette formation
qui est inédite.
Il y a donc quelque chose de neuf mais pas dans le sens de révolutionnaire,
dans le sens de différent, de "frais".
Le but du jeu dans la pop music que j'aime, c'est de rester dans le domaine
du commun, du familier, de l'évident, tout en recherchant l'exclusivité d'un
propos inédit. Pas forcément simple...
F.M. est-il aujourd’hui exporté hors des frontieres francaises
(ou francophones) ?
Ca commence mais très doucement. La difficulté c'est que la France
n'est pas habituée à l'exportation de sa musique...alors c'est
pas facile. Mais Il faut que ca se fasse absolument.

Comment avez-vous choisi ces titres repris à Cure, Stranglers ou
Blondie ?
J'ai choisi ces trois reprises parmis beaucoup d'autres en fait. Question
de variété de rythme, de tonalité ou de style d'écriture.
Celles là apportaient une diversité à l'album que d'autres
peut etre plus intéressantes en soit n'auraient pas pu apporter. J'ai
pensé cohérence globale du disque avant tout.
Est-ce plus difficile à interpréter quand ils n’ont pas été écrit
pour etre acoustique ?
Non pas du tout car la sonorité n'affecte pas beaucoup la composition
dans ces chansons ci. C'est pas de la techno quoi. De toutes facons, le but
dans mes reprises n'est pas de restituer l'original mais de l'éclairer
autrement, d'apporter un point de vue. Je change les harmonies, je déplace
des éléments, j'enlève des paroles... C'est de la recomposition
quelquepart. On fait ce qu'on veut pour faire passer ce qu'on veut de la chanson,
j'adore.
Envisages-tu d’autres orchestrations à l’avenir ? un
grand orchestre peut-etre ?
L'idée de cette formation Cor, Trio à cordes et Guitare/Voix était
juste un cadre pour le premier album. Ca donnait une couleur et ca permettait
un jeu.
Mais j'ai mille idées d'orchestration diverses, de mixage et d'univers
différents qu'il me tarde de réaliser...
On m'a fait la proposition de travailler sur un orchestre, mais ca n'a pas
forcément beaucoup plus de sens pour moi...je ne sais pas trop encore...on
verra...
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Un nouvel album est il déjà en projet ?
D’autres reprises pourraient etre envisagées ?
Je songe sérieusement au prochain album effectivement mais je
ne sais absolument pas si il y aura des reprises dessus.
Discographie :
F.M. - A
dream or Two (lire
aussi) |
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Mike S.
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| Streotypical Working Class - Fevrier 2008 |
STEREOTYPICAL
WORKING
CLASS
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De retour aux affaires (la classe) deux ans apres
leur dernier album, Sans Repères, les SWC nous livrent
un album acoustique !!! Surprenant apres avoir
entendu la fureur de leur concert... en compagnie des autres de la scene
métal française tels que AqME, Lofo, Mass Hysteria ou Enhancer...
Mais
pour autant, le groupe pense ne pas être arrivé là par hasard...
C'était" ...Une volonté de mettre sur disque ce que
nous avions déja
fait en concert et en show case "...
Rencontre avec les Ster(Heros)typical Working Class...
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Ce nouvel album est enregistré en acoustique ! Une volonté d’élargir
votre public ou votre gamme ?
Une volonté de mettre sur disque ce que nous avions déja fait
en concert et en show case, donc plutôt de montrer une autre facette
du groupe qui pour nous semble dans la continuité du reste....
Vous avez voulu aussi voir (entendre) comment donnaient vos morceaux en version
acoustique ?
On en avait une petite idée par les quelques showcase que nous avions
donnés mais c'est vrai qu'en studio on se rend mieux compte du rendu
et on as bien aimé enregister en acoustique ca demande d'autre exigneces
qu'en électrique
Dans quelles conditions avez vous enregistré cet album ?
Sur
Lyon et sur Valence avec Fabien Salzi qui est aussi notre manager donc l'ambiance était bien détendu
comme on se connait bien
N’est-ce pas plus difficile de s’entendre chanter en Français,
quand on le fait en acoustique (j’avoue, j’ai beaucoup de mal sur
Silence par exemple…)
C'est vrai que ca accentue certain côtés "mélo" par
rapport à l'électrique... Mais après... on n'a pas de problême
avec ça ! On assume !
Formés en 1999, bientôt 10 ans ! Quels remarques pouvez vous
faire sur la scene Rock et Métal en France depuis vos débuts
?
L'impression que ca donne c'est que la vague metal bien présente en
2000 s'est bien calmé et qu'actuellement on tend plus vers le "rock
à mêche"... Aprés niveau concert, ça devient
de plus en plus difficile... Je pense que les groupes tournaient plus facilement
il y a 10
ans maintenant les salles genre MJC qui dépendent principalement des
subventions culturelles des villes ont de moins en moins de budget et les "petites" salles
entre 100 et 200 personnes ont de plus en mal à exister et du coup les groupes
en pâtissent aussi directement !
A quoi vont ressembler vos concerts en 2008 ? En première partie
de Vincent Delerm ? ;-)
Non trop Heavy plutôt Frederic Francois ça c'est "in" !
;-)
En fait on va faire des concerts acoustiques et des concerts électriques
car on reste un groupe électrique à la base !
Apres avoir enregistré cet album acoustique, vous pensez pouvoir retourner
dans votre style, comme si de rien n’était ? ou vous allez garder à l’esprit
ce coté épuré pour enregistrer un nouvel album ? Ou au
contraire, utiliser un grand orchestre à corde, comme l’ont fait
nombre de groupes ces dernières années, avec plus ou moins de
réussite
En fait on a continué de composer en électrique en paralléle
et de bosser notre set. Notre prochain album electrique est quasiment prêt
! Et donc la suite sera du SWC bien Rock n'Roll !
Quels sont les disques ou les groupes qui vous impressionnent en ce moment
?
Jimmy eat World "Chase this Light" même si c'est pas leur
meilleur album, c'est un super groupe
Foo Fighter "Echoes patience and grace"
Et aussi Oceansize,
Tool,
Franky Vincent, Camille
Plus d'infos : www.stereotypicalworkingclass.com
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Mike S.
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| Babyshambles - Septembre 2007 |
BABY BABY
BABYSHAMBLES
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Shotter's Nation, un nouvel album, pour le
collectif emmené par l'ex libertines, Pete Doherty. 12 "brand
new" titres produit par Stephen Street. Le guitare a changé de mains,
mais le son des Babyshambles reste ! Rencontre avec quatre anglais tres
en vogue... |
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BABYSHAMBLES
Peter Doherty – Voix et guitare
Mick Whitnell – Guitares
Drew McConnell – Basse
Adam Ficek – Batterie |
LE TRAVAIL AVEC STEPHEN STREET
Pete Doherty : Travailler avec Stephen Street, ça a bien marché,
je pense. On s’est rencontrés peu de temps avant le début
de l’enregistrement, je l’ai regardé dans les yeux et je
lui ai dit : “ On compte sur toi pour nous faire un album parce qu’on
a un sacré nombre de chansons mais on n’est pas surs d’être
capables de les enregistrer et de les sortir correctement et dans les temps“.
Alors il m’a regardé dans les yeux et m’a dit “On
peut le faire, mais il y a quelques règles de base à respecter“.
La première semaine on était maladroits, un peu d’hésitation
et beaucoup de bordel, ça a mal commencé, et puis les règles
de base ont été posées et le tout est allé mieux
après.
Adam Ficek : C’était super. Il est tellement réservé,
un mec normal quoi. C’était rafraîchissant de travailler
avec quelqu’un comme ça. Et il a de très bonnes idées.
Il n’y a pas de superflu ou de conneries chez lui. Il est du genre “On
va faire ça là, on va finir ici et je veux que tu fasses ça“.
J’ai pensé que ça ne marcherait pas à cause de la
nature un peu rebelle de certains d’entre nous, et en effet il y a eu
des problèmes. On est rentré dans le mur plusieurs fois, mais
finalement on l’a fait. Je crois qu’on a tous beaucoup appris de
notre collaboration avec Steve, on a appris que si tu travailles avec quelqu’un
en lui faisant confiance, voici le résultat et il parle de lui-même,
je pense.
Mick Whitnell : Je ne pense pas que qui que ce soit d’autre aurait pu
enregistrer cet album. Pete était dans le studio plus que toutes les
fois auparavant, à ce que je sache. Pete et Steve sont totalement opposés
dans leurs personnalités, mais ils se sont très bien entendus.
Avec moi aussi -je pense — c’est un vrai casse couilles, mais il
sait ce qu’il fait, ça c’est certain.

L’ALBUM
Pete Doherty : J’allais dire qu’il sonne super bien, mais je ne
sais pas si c’est assez. Les voix sont beaucoup plus claires, beaucoup
plus directes. Je n’ai pas envie de dire des choses qui pourraient casser
d’autres albums que j’ai faits. Je ne sais pas si c’est moi
et mes particularités, mais j’ai toujours eu l’impression
de ne pas être capable de faire un album, de me poser et l’écouter,
l’apprécier, juste comme ça. Mais cette fois si, je crois
que c’est ce qu’on a fait, tu sais, juste un super album, fait
pour être écouté et apprécié, et je l’écoute
et je l’apprécie.
Drew McConnell : Le son du groupe à change, ou disons, évolué vers
une progression naturelle, les rôles se sont donc échangés.
L’élément classique de l’écriture des chansons
est venu de Mick, tandis que les cotés sauvages sont venus de Peter.
LES TITRES SUR LE NET
Drew McConnell Comment je me sens par rapport au fait qu’on a mis nos
propres chansons sur le net? N’est-ce pas ce qu'on est censés
faire? Tu enregistres une chanson, une démo, une nouvelle chanson et
t’en est fier et tu te dis que ce sont les entrailles de quelque chose
de vraiment bien. Si ce n’était pas pour les gens, les gosses
en ligne-- gosses, je veux dire, les gens, quel que soit leur âge, sur
le net-- qui m’envoient des messages, me posent des questions sur la
progression des accords, m’interrogeant sur les paroles… Ça
nous rappelle, ça me rappelle, que les gens nous conçoivent toujours
comme un groupe avec une pertinence musicale, et pas juste comme, genre, un
numéro de cirque.
Adam Ficek : Je crois que c’est bien de faire ça. Parce que quand
les gens viennent voir le groupe, ils connaissent pas mal de chansons. On était
en tournée deux semaine à peine après avoir mis les titres
en ligne. C’est surprenant combien de personnes connaissaient les chansons,
seulement après deux semaines. On a fait au moins cinq ou six de ces
titres en tournée et au lieu d’avoir des visages vides d’expression
qui nous regardent, les gens connaissaient les chansons.
Drew McConnell : Les gens écoutent la version rough d’un concert
ou un enregistrement dégueu fait dans la cave de Mick. La version de
Stephen Street, ça va être un enregistrement différent,
une âme différente. Ça va être la même chanson,
mais je ne crois pas que le fait de l’avoir déjà entendue
va empêcher les gens d’acheter l’album.

PETE
Mick Whitnell : Bon, je ne sais pas si Pete vous en a parlé, mais il
y a eu un moment, il y a environ un an, quand on était un peu en déclin
et ça faisait un moment que je n’étais plus dans le groupe,
je lui ai dit - je ne sais pas s’il voudrait que je vous dise ça – bref
je lui ai dit “Si tu continues a ce rythme-là, tu vas être
mort, mec” et j’ai ajouté “pourquoi on n'arrête
pas ces conneries et on se remet à faire ce pour quoi on a été mis
sur terre, faire de bons morceaux?” Parce que je ne voulais pas qu’on
ne se souvienne de Pete qu’en tant que mec de Kate Moss ou qu’en
tant que Andrew Ridgely du punk où je ne sais pas quoi d’autre.
Je veux juste qu’on se souvienne de lui comme d’un musicien brillant.
Je ne crois pas qu’il a encore fait tout ce dont il est capable. Tout
le monde est là à parler des Libertines, mais il a vingt-huit
ans et c’est un excellent musicien alors je lui ai dit de se reprendre
en main.
LES BABYSHAMBLES
Adam Ficek : La plus grosse différence est que le guitariste à changé.
Mick a pris la place de Patrick. Mick traînait toujours dans le coin
avec les groupes, il était technicien avec Pat. Il y a eu une discorde,
Peter et Pat ne s’entendaient plus alors ils ont décidé d’arrêter.
Je crois que c’était ça le changement principal, ça
a vraiment influé sur la musique parce que Mick est un guitariste beaucoup
plus reggae et est beaucoup plus influencé par des sons sixties. Dans
sa prestation, tu peux entendre une approche vraiment différente de
ce que Pat aurait fait. Je crois aussi que d’avoir une stabilité avec
notre management nous a permis d’être signés et de sortir
ce disque et maintenant vous avez affaire à un groupe plus organisé,
enfin, légèrement plus organisé qu’il ne l’était
avant.
Drew McConnell : Quand je parle à des amis de la famille ou d’amis,
des gens qui n’ont jamais entendu parler de nous, et qu’ils me
demandent ce que je fais dans la vie, je réponds : “Je suis dans
un groupe, Babyshambles.” “Ah , vraiment, c’est comment?” “Bah,
c’est un peu comme les Sex Pistols qui joueraient des chansons des Beatles”.
On est un groupe punk mais avec une approche du genre qui est plus traditionnellement
British dans l’écriture des chansons.
PAR RAPPORT A « DOWN IN ALBION »
Pete Doherty : Le truc avec Down in Albion est que je pense que ça
commence très bien et après il se transforme en quelque chose
de totalement différent, parce qu’il a été enregistre à plein
de moments différents avec des gens qui venaient et partaient. Pour
Down in Albion tout partait dans toutes les directions et mes mains étaient
dans un sale état et ma voix explosée. Pendant six mois, je ne
pouvais même plus parler pour enfin tenter d’enregistrer quelques
prises de voix décentes. Mais cette fois j’ai réellement
pu chanter et on s’est maîtrisé tous ensemble…
www.babyshambles.net/
TRACK LIST - Shotter's Nation - 2007
01. Carry On Up The Morning
02. Delivery
03. You Talk
04. Unbilotitled
05. Side of the Road
06. Crumb Begging
07. Unstookietitled
08. French Dog Blues
09. There She Goes
10. Baddies Boogie
11. Deft Left Hand
12. The Lost art Of Murder |
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Mike S.
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| Googooblown (Le Bonhomme) - Mars 2007 |
(Le Bonhomme)
de chemin des Googgooblown
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- Un nom mystérieux, enfantin
aux entournures, mais qui cache une musique subtile et élaborée,
dans un registre qui n'en demande pas tant habituellement. En effet
les GGBLB offrent un
Rock dense et tendu, porté par les aigües de 2 violons et
les basses d'un violoncelle et nous content leurs histoires surréalistes.
Tels des menestrels du XXIème Siècle ! |

Nous connaissons vos enregistrements depuis des années. Voici enfin
le CD et la signature sur une major. En quelques mots, que s'est passé pour
que cela prenne autant de temps ?
On a commencé à enregistrer l'album en autoprod' avec Ivan
Herceg et lorsque nous l'avons terminé au
bout de plus d'un an (parce qu'on faisait ça surtout pendant les vacances
scolaires), on a assez rapidement
signé un contrat d'artiste avec Trema qui nous a permi de retourner
en studio avec Ian Caple (Tindersticks, Tricky, Bashung...). Trema a été racheté par
Universal
puis on s'est baladé chez Barclay pour enfin terminer chez AZ.
A chaque fois c'est un peu comme si tu repartais de zéro alors que
l'album est prêt depuis un moment...
Vous vous êtes battus pour garder ce Nom dans son intégralité.
Pourquoi ?
On ne nous a embetté qu'une semaine chez AZ, chez Trema même pas...
et on ne peut pas dire qu'on se soit particulièrement battu.
Le groupe existait depuis plus de dix ans sous ce nom, c'était son identité ;
on
a donc gardé GOO GOO BLOWN (le bonhomme).
Les titres se sont traduit en partie en francais ? Une concession ?
C'est arrivé avant l'enregistrement. Je pense que ça a toujours été l'objectif
du groupe à un moment ou à un autre, de pouvoir utiliser les
deux langues. Car attention on n'a pas renié l'anglais. Mais par crainte
peut-être
de faire des textes en français de mauvaise qualité, on s'est
longtemps caché dans les sonorités de la culture anglo-saxonne. Aujourd'hui on assume
(sourire)
Goo Goo Blown devient une activité à plein temps pour les
membres du groupe ?
Je crois qu'il est de plus en plus difficile pour un artiste de vivre
de sa musique. Alors à sept, tu peux imaginer. Pourtant dans le même
temps effectivement cela prend un temps fou. Surtout lorsque comme moi, tu n'aimes pas trop délégué. Ou disons plutôt
que si tu veux que les choses avances, tu dois les faire toi-même.
Vous êtes combien dans le groupe en réalité ?
Nous sommes sept. 2 guitares, basse, batterie, 2 violons, 1 violoncelle. ça
a toujours été plus ou moins le cas depuis ces cinq dernières
années sauf pour l'enregistrement où nous n'étions que
six, en transition de guitariste. Mathias est arrivé dans la foulée.
A quand le site internet ?
On a eu pas mal de problème, là dessus aussi (sourire), mais
au moment où je te parle le www.googooblown.com est sur le point d'être terminé donc...

Expliquez Devilish FantaZiäh le titre de l'album ?
C'est en fait le titre original de la chanson "Fantaisie démoncale" qui
depuis est donc passée au français. L'idée est de
toujours rester un peu mystérieux dans l'univers de ggb, de jouer sur
les contraires. Un peu comme le mot "Goo" qui décrit une
matière
visqueuse. Ce qui est amusant, et on l'a découvert après coup,
c'est que par extension cela signifie "mielleux", "à l'eau
de rose" et dans
le même temps "sperme" soit en gros les extrêmes. Et j'aime cette idée du tout et son
contraire.
L'idée du masque, du jeu des apparences...
Subaquachaotik warriors, quel est le thème de cette chanson ?
C'est l'idée d'une machine de guerre totalement dévoué à une
entité inconnu appelé iL. Une armée sous marine, qui avance
comme
un bulldozer et détruit tout sur son passage de manière systématique
et effrayante,
au point qu'elle traumatise l'un de ses propres soldats qui est le narateur
de cette chanson.
Qui raconte ce qu'il fait et au combien il ne le supporte pas.
Mais il n'a pas le choix...
Qui a conçu le livret de l'album ?
Une partie de l'équipe de No Brain qui font pas mal de clip,
avec de l'animation ils ont notamment bossé sur un superbe clip d'Emilie
Simon, "Flowers".Ca n'a pas forcément été évident
pour eux car nous avions des
idées très précises, surtout de ce que nous ne voulions
pas mais le résultat est vraiment très chouette. On les en remercie
d'ailleurs.
Ian Caple, le producteur, une opportunité, une suggestion ? il
a travaillé avec Tricky, JJ72, Alain Bashung, Tindersticks. Vous vous sentiez proche de l'une de ses productions ?
En fait Trema nous a dit: avec qui voulez vous enregistrer ?
C'est une question que nous ne nous étions jamais posée... Alors on a fait le tour de nos préférés, et puis Mathias,
parce qu'on
é
tait déjà ami avec lui, a évoqué Ian pour son travail
sur
le "Fantaisie Militaire" de Bashung. Et en regardant de plus près
on s'est rendu compte qu'il était un peu partout dans nos discothèques
qu'il savait faire aussi bien des guitares abrasives, que des cordes
et une sensibilité proche de la notre.
On ne s'est pas trompé, cet homme est une crème et nous avons
vraiment
aimé travailler avec lui, j'espère que l'expérience se
renouvellera.
Que s'est passé depuis la sortie de l'album ? La tournée
semble tarder là encore ?
C'est assez compliqué en fait, tous ces retards de sortie nous
ont pas mal découragé. Les projets parallèles se sont
multiplés
afin de ne pas perdre l'énergie créative de chacun. Michel et
Eric
ont créé Revok un groupe de post-hardcore avec
d'anciens membres de Gameness; Michel et Ombeline ont Zeta Reticulli, un
groupe de funk psyché ainsi
que les Fragments de la Nuit, ensemble néo-classique à partir
duquel ils réalisent des musiques
de film et documentaire ;
Mathias a aussi ses projets Melocotone et dernièrement Corde
Sensible... On est finalement très seul et les choses arrivent
très progressivement...
D'autant plus que le rock indé en major n'est pas vraiment une priorité par
rapport à une chanteuse de variété...
Quels sont les projets pour l'année 2007 ? (enregistrement, festival,
collaborations, émission télé, clips ?)
On est jamais à l'abri de surprises (sourire)...
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Mike S.
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| Lofofora - Février 2007 |
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Voici deux ans que LOFOFORA nous a proposé son
dernier album baptisé "Les choses qui nous dérangent". Une tournée et une
pause de 8 mois plus tard, les porte-étendards du Metal francais sortent
de leur retraite le temps d'un concert (à la Cité de Rennes, le 9 février
2007, sur invitation express des Tagada Jones).
Une heure de concert, en forme de Best of pendant lequel le groupe reprend
petit à petit ses marques, et montre combien il va falloir compter une
fois encore avec eux à partir de la renrée de septembre 2007, date à laquelle
Reuno nous annonce le successeur au précédent missile lofoforien.
Nous vous proposons d'écouter une interview brut de décoffrage, à l'image
d'un groupe qui n'a jamais laissé s'arrondir les angles...
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Téléchargez l'interview en MP3
Téléchargez l'intégrale de l'émission

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Mike S.
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| Subsonic - Novembre 2006 |
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SUBSONIC Sombres Héros
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ROCK SOUS INFLUENCES MYTHIQUES
Subsonic forge son rock depuis quelques années sur les planches de Bretagne et d'ailleurs. En 2006, le groupe y défend son nouvel album, dont il est particulierement fier. "Dark City", ce second album du groupe additionnent des influences cinématographiques et musicales tres "noires".
L'avenir du Rock en France passera-t-il par Subsonic ? C'est bien possible !
Rencontre avec Subsonic... |
> > Dark City : une référence au Film du meme nom ?
Exactement, nous voulions que l'album "Dark city" soit aussi glauque que le climat qui ressort du film : "Une ville sombre, des murs sales, des âmes seules.
> > Quelles sont vos sources d'inspiration pour vos textes ?
La rupture sociale, les utopies politiques que l'on nous vend.

> > Pensez-vous qu'il y ait dans le rock français, un avant et un après Noir Désir ?
Noirdez restera toujours l'icone du rock français mais depuis que Cantat a mangé son chapeau ,chacun veut sa part du gateau.
> > Une reprise de Gainsbourg ! Pourquoi Gainsbourg (et non les Stooges, Noir Dez ou même Offspring) ?
Gainsbourg est un artiste incontournable, ses melodies , ses textes nous ont marqués.
Nous avons eut envie de relever le défi, c'est une sorte d' hommage que l'autoprod rend a la celebrité.
Reprendre du Noirdez, ça n'aurait eu aucun interet,sauf si nous avions été d'un univers musical different.
Et puis, il y a déjà la compile des remix qui est excellente.
Pour les Stooges ,et Offspring, ça n'aurait pas été coherant avec l'album.
> > Et pourquoi Requiem pour un con ? Une BO de film. C'est une chose qui vous tente ?
Le texte de "Requiem pour un con" collait parfaitement avec l'univers de "Dark city".
Par ailleurs, Subsonic a deja figuré sur la B.O. du film de Pascale Breton, "Illumination" au coté de Miossec.
Et les "Black hills" sont sur la Bande Son du reportage de Marc Simmonet, "Les Huaoranis, peuple de la foret), une Production MC4,France 5 et Planete.
> > Une Video en ligne dite « Video Paris Premiere ». Qu'est ce donc ? C'est Hot ! On dirait un concert de Punish Yourself ;-)
Pour Paris-derniere, c'est simple comme un coup de fil : "Bonjour, je suis la secretaire de Béatrice Ardisson, votre version de "Requiem pour un con" passera dans l'emission) .
La surprise que l'on a eu de voir que les images collaient sur la musique, comme des collants sur les jambes des filles.
Que du bonheur ,(gainsbarre a du bien se marrer de la haut).
> > Et vos concerts justement ? Ca ressemble à quoi ?
Vous êtes originaire de Rennes. Une ville plus ouverte que les autres au Rock et à la musique en général ?
Tous les concerts de Subsonic sont joués comme si c'etait le dernier , on prend tous les risques et c'est tres exitant.
Va sur le site www.subsonic-music.com, ça te donnera un aperçu du groupe en live !
Quant à Rennes, y a toujours eu cette image de ville branchée, mais le rock n'est plus en odeur de sainteté, les DJ's sont dans les bars et la guitare en accoustique...
Subsonic – Dark City
Style : Rock
Label : Rebel Music/Musea
www.subsonic-music.com |
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Mike S.
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| Wilderness - Octobre 2006 |
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Born to be WILDERNESS
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Baltimore, patrie de John Waters et… désormais de Wilderness, 4 américains qui font du (post ?) (post ?) punk, totalement habités par leur musique. Oubliée la musique passablement formaté d'Interpol ! Wilderness nous propose de vivre une expérience unique, un trip prolongé et en partie improvisé. Interview franchement ésotérique du quatuor avant un concert parisien.
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Ma première question est au sujet de Baltimore. Etes-vous chanceux de venir de là, loin de l'agitation New-Yorkaise et de la lutte qui doit exister entre tant de groupes ?
James (Chant) Oui il y avait de place pour être nous-même.
Brian (Guitare) Nous nous sommes mis ensemble en 1995, il y a peut-être une petite différence d'incarnation par rapport à ce que nous sommes désormais. Nous avons continué à rester amis en faisant de la musique ensemble. Nous avons commencé le groupe vraiment en 2001 en travaillé sur le corps des chansons. Et, nous n'avons pas arrêté depuis. Nous avons fait le premier album au moment où nous sommes allés dans un bon studio et nous avions mis en chantier nos titres les plus pertinents et les plus récents. Ce qui donne les 10 ou 12 chansons de notre premier album.
Le nom du groupe est wilderness. (NDLR : WILDERNESS : partie inculte-laissé à l'état sauvage. ) Quelle est l'idée derrière ?
James : Tu vois ce que Wilderness veut dire… je vais te dire pourquoi nous l'avons choisi. Je suppose que nous l'avons choisi parce que cela regroupe chaque chose en 1 mot. Que ce soit loin d'ici, au centre du désert, au centre de Paris ou de New York. Ou sur une autoroute, en Allemagne ou a à Los Angeles, dans une épicerie dans le bus. Wilderness, c'est un état d'esprit que nous portons tout le temps en nous, à partir de nos yeux décrivant ce que nous faisons, comment nous régissons, ce que nous avons vu. Pour nous, Wilderness n'a pas de début et pas de fin.
Je trouve que votre voix ressemble à John Lydon de PIL. C'est naturel pour vous de chanter comme ça ?
Oui c'est ma voix naturelle, ma cadence naturelle. Le reste de comparaisons et des similitudes vient de ce que je suis et de comment je chante. Je n'ai jamais contrôlé ou déterminé le fait de chanter comme John Lydon. J'ai aimé les Sex Pistols quand j'étais petit. Mais je n'ai aucun disque de PIL même si je reconnais volontiers que c'est un grand groupe. Mais Je n'ai pas attendu après eux pour me modeler moi même. Je ne vois pas pourquoi tu me compares à John Lydon si ce n'est car c'est un gars sauvage comme moi. J'ai grandi en écoutant de la musique dance et reggae donc pour moi, mes cordes vocales ont mûri auprès de vieux chanteurs de vieux rythme de danse et si influence il y a c'est plus de côté là qu'il faut les chercher que vers John Lydon ou qui que ce soit. Lydon est un grand chanteur et je ne vais certainement pas revenir là-dessus ou voulu l'imiter de mon propre choix. Je pense que tout le monde a besoin d'une référence pour commencer une conversation sur quelque chose. Ma vocalité vient de la musique, qu'elle que soit la musique qu'ils font, la voix vient de là, la cadence. Ils font la musique et je suis.
C'est comme un instrument. Je peux dire ça ?
Oui je suppose.
Wilderness a de la chance car ta voix est très expressive et rend plus dramatique la musique…
Oui. Quand je joue sur scène et que j'entends la voix venir. Je deviens inspiré la plupart du temps. La voix sort de la tête dans l'attente que je la suive et lui rende justice.
Il y a souvent peu de mots dans les chansons, tu as envie d'être direct et user la plus pertinente métaphore ?
Les mots sont toujours inspirés par la musique. Que dire d'autres.
Pour moi votre musique est du post post-punk. Plus radicale, plus stylisée, plus abstraite. Qu'en pensez-vous ?
Brian : Je pense que nos chansons sont plus radicales et plus modernes. Je pense que c'est notre musique personnelle. Nous avons grandi en écoutant certains types de musique et là c'est juste la musique de nos vies. Il n'y a pas de prétention ou de prédétermination. Il y a juste que je peux donner à la musique et c'est juste des personnes. Et cela tombe dans des catégories et nous nous tombons dans celle-là. On pourrait être un groupe plus intéressant encore si l'on avait choisi une autre route.
Pour revenir au post-punk, si tu casses le sens de ces mots, nous avons grandi individuellement plus influencé par le punk que par n'importe quel autre type de musique. Nous venons d'une partie démographique qui a crée, initié la musique punk. C'est une sorte de filiation qui continue. Et cette musique-là continue, encore plus proche de notre art. Nous vivons aujourd'hui un age d'influences illimitées, ouverts à tellement de facettes musicales. Les gars de 18 ans écoutent des groupes de 78. Peut-être nous nous échappons de ça ou nous nous en rapprochons. Je ne pense pas que cela soit injuste d'être cité comme "post-punk". Peut-être est-ce juste du punk, je ne sais pas ?
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Denis Z.
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| Mesh - Septembre 2006 |
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MESH
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Avant l’automne dernier, je n’avais jamais entendu la musique de Mesh. Pourtant, le nom circule dans le milieu électro depuis plusieurs années. Mark, Neil et Richard sont des stars dans la Terre Promise de la musique "Dark".
Avance rapide à Mai 2006: me voici complètement accro au nouvel album We Collide dès la deuxième écoute… Rencontre avec Mark, chanteur et songwriter du groupe, qui nous ouvre les portes du monde de Mesh… |

Peux-tu nous présenter le groupe ?
Mark: Nous sommes Mesh et nous venons de Bristol, en Angleterre: Mark Hockings, Neil Taylor et Richard Silverthorn. Nous faisons tout nous-même en ce qui concerne notre musique, et nos différents rôles au sein de la formation s’entrecoupent… Mais pour simplifier :
Mark :Chanteur/Producteur/Songwriter
Neil :Programmeur/tout ce qui est aspect visuel/Photographie/Business
Rich :Programmeur/Producteur/Songwriter
C’est super simplifié mais je pense que ça représente bien notre manière de fonctionner.
Comment décrirais-tu votre musique ?
Mark: La chose première, c’est que nous essayons d’écrire de bonnes chansons. Nous sommes enracinés dans la musique électronique, et nous amenons cet aspect dans notre musique, mais nous utilisons également des guitares. Notre musique est pleine d’énergie et d’émotion.
Qui a été l’inspiration derrière la formation du groupe ? Quel genre de musique écoutais tu à ce moment-là ?
Mark: J’écoutais Yazoo (Vince Clarke / Alison Moyet) et OMD. Et Depeche Mode. C’était cette combinaison d’électronique, d’émotion, d’atmosphère qui m’a donné l’envie d’acheter un clavier et un micro. C’était un peu comme cette attitude déterminée qui avait inspiré les générations rock’n’roll et punk, ce "Oui, moi aussi Je PEUX le faire si je veux".
Vous avez eu pas mal de problèmes de labels, que s’est-il passé ? Et peux-tu nous parler de votre label à vous, Tolerance Records ?
Mark: A l’origine, nous avions mis en place Tolerance Records pour pouvoir sortir notre CD. […] Puis nous avons signé avec le label suédois Memento Materia. Nous avons sorti 2 albums sur MM, puis nous avons été signés par le label allemand Home Records qui est affilié à Sony. Nous sommes encore avec eux (ils ont changé leur nom) et 'We Collide' est notre second album sur leur label. Les deux dernières années ont été difficiles de ce point de vue, et les choses ont été repoussées, la seule raison étant les magouilles du business… Cela a été extrêmement frustrant mais c’est maintenant terminé.
Vous vivez toujours à Bristol? Avez-vous été tentés de déménager ailleurs, Londres ou même l’Allemagne ?
Mark: Oui nous vivons toujours à Bristol. Nous n’avons aucunement besoin de nous installer ailleurs, mais il est vrai que du point de vue business, parfois nous regrettons de ne pas habiter en Allemagne à cause du temps que nous passons là-bas! Mais nos racines sont à Bristol; nous sommes des créatures de confort, et nous sommes parfaitement confortables à Bristol.
En parlant de l’Allemagne… Comment expliquez-vous que vous ayez plus de succès là-bas plutôt qu’ici en Grande Bretagne ?
Mark: C’est d’abord parce que notre label est allemand. Et puis la Grande-Bretagne peut parfois se comporter de manière bizarre en ce qui concerne la musique. C’est un pays qui encourage l’innovation, ce qui est bien pour les nouveaux styles et la nouvelle musique, mais si tu ne te coules pas dans le moule alors tu n’as que très peu d’opportunités. Heureusement, il y a l’Internet et ça compense ! Il y a peu de place pour un groupe comme nous dans le marché musical traditionnel en Grande Bretagne. L’Allemagne offre aux groupes alternatifs une ouverture sur un marché plus large.
Certains musiciens détestent tourner et jouer live. Quelle est votre attitude vis-à-vis des tournées ? Est-ce que les concerts sont importants pour Mesh ?
Mark: C’est un aspect crucial de notre carrière, mais je dirais que c’est une lame à double tranchant. Avant que la tournée en elle-même ne commence, nous nous affolons rien que d’y penser: l’organisation requise est phénoménale. Et puis, les tournées bouleversent nos vies personnelles: nous avons des femmes, des familles, et ce n’est pas drôles pour eux de vous voir partir comme ça pour de longues périodes. Mais nous sommes de très bons amis, et notre équipe est géniale… Alors une fois que c’est parti, il n’y a rien de meilleur au monde. C’est l’expérience la plus étrange qui soit, mais également une expérience tellement satisfaisante… C’est difficile à expliquer à des gens qui ne l’ont jamais vécu.
Etes-vous concernés par votre image ?
Mark: Pas vraiment, non. Nous essayons de rester nous-mêmes, que ce soit dans notre aspect vestimentaire en dehors du groupe ou au sein du groupe. Nous avons un public très “Dark”, mais nous n’avons pas du tout le look de cette scène. Je crois que cela montre bien que les gens nous voient tels que nous sommes au-delà des apparences. Mais en même temps, oui, nous faisons attention, il ne faut pas trop pousser…
Comment voyez-vous l’évolution de votre musique, depuis vos débuts à We Collide ?
Mark: Nos morceaux sont de plus en plus solides, et nos capacités de production se sont affinées. Chaque album est meilleur que le précédent et je suis persuadé que nous allons continuer sur cette voie parce que nous sommes tellement impliqués dans la production. 'We Collide' est notre meilleur album à ce jour, mais le prochain sera encore meilleur. Nous avons constamment évolué parce que nous apprenons tous les jours, en studio, sur scène…
Votre popularité vous a-t-elle changé ?
Nous n’y faisons pas vraiment attention, bien que, évidemment, c’est ce qui nous permet de pouvoir sortir nos albums. Nous en sommes moins conscient en fait maintenant, comparé à nos débuts: 50 personnes à la Bristol Bridge Inn en 1994 c’était terrifiant! Les 8000 personnes devant lesquelles nous avons joué récemment à un festival… C’était juste encore une super journée de travail pour nous !
Certains disent que vous représentez la “face romantique” de la musique électronique…
Mark: Nous injectons beaucoup d’émotions dans notre musique, et nous essayons d’être le plus honnêtes possible. Nous recevons tellement de courrier de fans, des lettres, des emails émouvants de gens qui nous expliquent combien notre musique les a aidés à traverser des moments difficiles de leur vie, ou a été “la bande originale” d’événements qui ont changé leur vie. Je pense que c’est pour cela que nous avons beaucoup de fans dans milieu gothique, parce que notre musique touche la sensibilité d’une scène qui a ses racines dans la franchise émotionnelle et une certaine idée du romantisme.
Qu’est ce qui t’inspire quand tu écris ?
Mark: Je n’ai toujours pas cerné ce qui provoque ce besoin que j’ai d’écrire. L’inspiration pour 'We Collide' vient de choses qui sont arrivées à des membres de ma famille, mes amis, ou des choses que j’ai vues aux infos et qui m’ont particulièrement bouleversé. J’ai passé le cap de la période pendant laquelle j'étais mon principal sujet. J’ai beaucoup fait cela dans le passé. Mais je ne pense pas que ce soit très important parce ce que ce qui compte c’est que les gens trouvent dans mon écriture quelque chose qui les émeuvent, qui leur apporte quelque chose.
Sur le nouvel album, vous avez collaboré avec Gareth Jones (Depeche Mode, Futurehead, Embrace). A-t-il influencé votre son ?
Mark: Gareth a mixé une bonne moitié de l’album et a donné aux morceaux une profondeur et une clarté qui manquaient sur les originaux. Mais à cause de son arrivée tardive dans l’enregistrement de l’album, il n’a pas vraiment influencé le son en lui-même. Il n’était vraiment dans un rôle de producteur. C’est un type plein de talent qui est vraiment au fait de ce qui se fait, et nous aimerions qu’il vienne travailler avec nous à nouveau, et que cette fois-ci il soit impliqué dès les premières étapes de l’enregistrement. Son enthousiasme et sa fraîcheur son incroyablement communicatifs.
Certaines personnes pensent que vous avez le potentiel pour passer de l’alternatif à un marché plus accessible au grand public, plus commercial. As-tu un problème avec cela ?
Mark: Pas le moins du monde. Le succès ne nous fait pas peur. Nous avons assez d’expérience et de substance pour aller de l’avant avec confiance, sans trahir qui nous sommes. Et j’espère que ce moment sera bientôt là. Avoir du succès, ça permet de pouvoir continuer de travailler, de sortir des albums. Si nous y arrivons, ce sera une preuve de notre détermination sans égale _ ou de notre bêtise.
Quels sont vos plans pour le futur ?
Mark: Nous allons continuer à promouvoir We Collide en Europe et nous allons enfin avoir notre premier contrat de distribution en Grande Bretagne. Nous espérons que les ouvertures que nous avons établies aux Etats-Unis vont enfin porter leurs fruits cette année. En ce qui concerne le futur immédiat, nous continuons à tourner car rien ne peut remplacer la scène; c’est le meilleur moyen de révéler notre musique au monde. Nous avons également commencé à travailler sur le prochain album pour éviter le retard ridicule qui a précédé la sortie de We Collide. Mais je pense sincèrement que c’est cet album qui va sceller le future de Mesh.
Photo: Cuty
Merci à Mark pour avoir répondu si rapidement à ces questions malgré les contraintes de temps !
Cet entretien a été réalisé à l’origine pour un reportage dans Alternative Magazine, numéro 1, Juin/Juillet 2006. Plus d’infos sur www.alternativemag.co.uk
Le nouvel album We Collide disponible sur Königskinder/SPV
www.mesh.co.uk
English Version
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Fabienne T.
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| Haut |
| Kaligaré - Juin 2006 |
KALIGARE
ROCK
KOSMIQUE
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La réalité qui nous entoure n’est
pas reluisante et chaque réveil matinal est dur pour les idéalistes... C'est
tres certainement ce qui pousse le groupe Kaligare à quitter sa ville
de Pau pour s'envoler le temps d'une chanson, un album, un concert, dans
l'immensité inconnue de notre univers.
Rencontre avec Franck Basly, chanteur et guitariste du groupe, qui
lève ici le voile sur une musique emprunte |
de grands espaces
intergalactiques et mystérieux.
Souvent, la musique qui vient du Sud de la France
est plutôt chaude et
dansante. Pas celle de Kaligaré. Vous vous révoltez contre les
idées préconçues ?
Je pense en effet que si nous étions un groupe du Nord, nous aurions
composé de la chanson traditionnelle béarnaise… Non, c’est
pour plaisanter évidemment. Il est très difficile d’évoquer
le déterminisme dans l’art. Nos penchants artistiques auraient-ils été les
mêmes si l’on était nés à l’autre bout
du monde, une autre époque ? La musique « cold » nous parle
plus qu’une autre, et j’étends ce terme à la musique
en général. Pour nous, les plus beaux morceaux sont des morceaux
mélancoliques, voire tristes. Ca dépend certainement du feeling,
du vécu, de la sensibilité. Peu importe d’où les
gens viennent en fait. Dans notre propre éducation musicale, il y a
d’abord cette recherche d’émotion, qui nous a paru plus
forte dans l’ombre que dans la lumière. Même si l’on
a pas écouté que ça, c’est vrai que la cold-wave
nous a touché, d’autant plus que ni l’époque ni notre
environnement y étaient propices... Je m’explique. C’est
sûr que notre région n’est pas trop branchée sur
ce genre de musique, encore que… Ce serait oublier Bordeaux. Mais globalement,
dans notre entourage, on faisait un peu tâche à l’heure
de la fusion, du hard rock de la dance ou du rap. En plus, on n’était
pas de cette génération à la base, et ce style n’était
vraiment plus à la mode. Alors oui, écouter la trilogie des Cure à 15
ans au début des 90’s, c’est être à contre-courant.
Il y a une grande affinité entre nous et cette musique, mais il n’est
pas dit que nous aurions été tant influencés que ça
en plein dans la tourmente, début 1980 ! Il doit aussi y avoir une part
de révolte, mais elle ne doit pas cacher l’essentiel, qui est
d’écouter et de faire la musique qui nous correspond le plus.
On gardera toujours je pense cet esprit de créer en dehors du moule,
c’est un gage d’avant-garde et d’intégrité.
La rencontre des membres du groupe. Elle s'est faite
sur les bancs du lycée
?
On aimerait bien dire que non, car tout le monde dit oui, mais c’est
la vérité. Disons, l’origine du groupe, à savoir
JB Salles et moi-même, avons décidé de monter ce groupe
sur les bancs du Lycée, sans avoir encore touché l’instrument
! C’est assez bizarre de regarder derrière soi et voir tout le
chemin parcouru. Ca paraît tellement loin. On a tout construit par nous
même. Alors ça nous a parfois ralenti, puisqu’on s’est
occupé de tous les à-côtés, même ce qui ne
touche pas à l’artistique, mais ça nous a fait mûrir
dans l’ombre. Désormais, je pense qu’on pourrait faire face à de
nombreuses situations sans exploser. Les racines ont bien pris. Le groupe a
aussi et surtout évolué avec l’arrivée de Frédéric
(Baleix-Vignau) à la guitare en 2001. C’est un tournant dans le
sens où il a donné plus de corps à notre musique, avec
ses guitares tantôt atmosphériques tantôt distordues, et
a apporté une certaine expérience. Il a beaucoup tourné dans
les années 90 avec Peter Plane, et lorsque nous lui avons proposé d’intégrer
Kaligaré, il a tout de suite adhéré au projet. Je pense
qu’il a senti que les bases étaient fortes et qu’on était
de la même veine. Depuis, il y a eu 3 albums. Et ce n’est pas fini
!
Kaligaré. Pourquoi avoir choisi ce nom ?
A l’heure de choisir un nom de groupe, en vitesse en raison d’un
1er concert dégoté sur le tard, on voulait éviter l’anglais,
trop commun à notre goût, et le français, pour éviter
la franchouillardise. Alors on a piqué un verbe à un dico de
latin, on a remplacé le « c » par un « k »,
et le tour était joué. C’est en rapport avec l’ombre,
la brume. Et puis la sonorité latine nous convient bien avec le recul,
car elle dégage un aspect « carré » qui correspond
aussi à notre musique. Bon, de toute façon c’est trop tard
pour en changer, et l’avantage est qu’on ne trouve pas de concurrence
sur ce nom !
Les textes abordent les themes du Ciel et de l'Espace.
Une passion pour la science (et Hubert Reeves ?) ou plutôt pour une certaine forme de littérature
? (Des auteurs préférés ?)
Aucunement une référence à la science, juste une fascination
pour l’inexplicable. Essayer de comprendre la notion d’infini nous
est impossible, comme analyser l’émotion provoquée par
la musique. C’est aussi une ode à l’humilité. Notre
planète, qui paraît immense et pleine d’enjeux, est en fait
ridiculement petite et fragile. On se bassine nous même avec le fric,
le pouvoir et la renommée mais on passe souvent à côté de
l’essentiel. La réalité qui nous entoure n’est pas
reluisante et chaque réveil matinal est dur pour les idéalistes.
Alors on se dit qu’on ferait mieux de voir ailleurs si on y est. Et on
y est dans l’espace. Cette démarche est métaphorique évidemment,
il y a toujours cette notion de décollage lorsqu’on regarde au
fond de soi. Religieux et non croyants regardent instinctivement au ciel pour
essayer de comprendre et espérer. C’est une approche romantique.
La thématique de l’espace est une convergence du rationnel et
de l’irrationnel, un langage à la fois poétique et scientifique.
Et puis notre musique prépare le terrain à ce genre de voyage.
Nous avons fait un disque électrique et enlevé pour le côté rapide
et sans détour que doit nécessiter un voyage dans l’espace
tout en gardant le sentiment au cœur du sujet. Les textes semblent de
plus en plus en accord avec notre musique, ce qui donne encore plus de corps à ce
genre d’album-concept. Pour revenir à votre seconde question,
on n’est ni des grands adeptes de littérature ni des incultes.
La lecture ne nous influence pas tant que ça dans la création
en fait. Pour ma part j’ai bien accroché sur « La possibilité d’une île » de
Houellebecq mais les autres n’aiment pas trop le personnage. Faut dire
qu’il est insupportable !
C'est un point commun que vous partagez avec Alpha
Jet, un autre groupe qui a la tête dans les étoiles. Vous vous trouvez des points communs
avec quels groupes ? Quelles scènes ? Quels genres musicaux ?
Musicalement,
il y a pas mal de groupes que l’on découvre via « myspace »,
et qui se rapprochent de notre style, mais très peu sont connus en fait.
Humainement, on a apprécié de partager des moments sympas avec
les Kill The Thrill, Sleeppers ou encore Romain Humeau, dont on aime beaucoup
ce qu’ils font bien que pas mal de choses les opposent de notre musique.
Samedi, on a eu la chance de discuter avec Dominique A et de prolonger la soirée
avec son groupe (on l’a fait jouer à Pau), ça a très
bien collé aussi. Et pour rebondir sur ça, Dominique A nous expliquait
qu’il se sentait plus proche du son anglo-saxon que de Bénabar
ou des Têtes Raides, alors que beaucoup l’assimilent à de
la chanson française à l’état pur. Il y a plusieurs
manières de voir la musique en France, la nôtre est bien plus
attentive de ce qu’il se passe à l’étranger, car
ce pays ne nous a que trop rarement habitué à être innovant.
On suit de près le renouveau du rock et il ne vient pas d’ici.
Dans cette vague anglaise et nord-américaine, on pourrait isoler Interpol,
Bloc Party, Radiohead, Arcade Fire voire Muse qui correspondent davantage à notre
courant. Mais on écoute souvent Franz Ferdinand ou les Strokes, y’a
pas de problème. On va pas cracher dans la soupe. On s’est battu
contre des moulins à vent pendant des années, maintenant qu’une
certaine résurrection de la musique rock a lieu sous nos yeux, on en
profite.
Avez-vous quelques rêves insensés pour la suite de votre vie ?
Le premier concert sur la Lune ? Une rencontre avec un personnage éminent
? Ecrire une chanson qui rentrera dans l'inconscient collectif ?...
Pour le
premier concert sur la lune, c’est question budget que ça
coince. Sinon, ce serait ça oui. Bon, faut rameuter du monde aussi.
Rencontrer un personnage connu, pas forcément. Ecrire une chanson qui
entre dans l’inconscient collectif, pourquoi pas. Je sais qu’on
va pas se fourvoyer pour ça, qu’on tournera pas les talons à la
musique qu’on aime composer et jouer, alors… Des rêves on
en a tous, mais un rêve insensé… C’est hyper dur à trouver
puisque tout est possible ! Tout je vous dit !
Discographie :
2006
- Galaxy Club
2003 - Vitae
2001 - Oblique Horizon
Partitions :
Contamination : A tribute to David Bowie (2006)
Sylvain Chauveau : Down to The Bone - Tribute to Depeche Mode. (2005)
Strange as angel : A tribute to The Cure (2004) |
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Pour en savoir plus : www.kaligare.com
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Mike S.
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| Prikosnovenie - Le Label World- Féérique |
| Prikosnovenie
Le Label World- Féérique - The Fairy World Label
Prikosnovenie (caresse en russe...) est née de la mouvance alternative ‘new-wave’ en
pleine croissance à l’époque... Quelque part du côté de
Nantes
au début des années 90. Depuis, ils sont quatre, passionnés, à s'investir
dans
la promotion d'artistes du monde entier, réunis par une passion commune,
une
musique aux voix enchanteuses et aux ambiances ethniques. Voix féminines, Musiques féériques, médiévales, néo-classique, world-tribal, transe-electronica contribuent, tour à tour à une grande variété des genres au sein d'un courant unique issu des années 80, la Cold wave...
Rencontre avec Fred, co-Fondateur du label et ingénieur du son maison....

Qu’est ce qui a suscité l’envie de créer un label proposant
uniquement des disques de musiques d’artistes aux voies féeriques
?
Cela c’est fait petit à petit, les rencontres, la vie nous ont
mené vers ce chemin. Nos premières productions étaient
plutôt révoltées, poétiques ou mélancoliques.
La tristesse, s’est transformé en la magie et la révolte
en originalité. D’où, le choix de voix enivrantes, de musiques
douces et singulières en provenance de monde entier.
Prikosnovénie est en quelque sorte un pays imaginaire où l’on
retrouve tous les artistes et leurs personnages fantasmagoriques ?
Parfaitement,
c’est un monde imaginaire accueillant, plus nous serons
de fous dans ce monde, plus il deviendra vrai.
Comment découvrez vous les artistes que vous signez sur votre label
? Quelle règles vous donnez vous dans vos choix ? Les artistes vous
envoient ils directement leur démo, CD ?
Nous sommes connus à travers le monde entier, puis recevons beaucoup
de CD. Il n’a plus qu’à choisir.
Quelle forme de liens créez vous avec le groupe ? (signature, licence,
distribution, management …)
9 fois sur dix, nous faisons des licences,
c’est à dire que le
groupe est producteur de ses enregistrements. De temps en temps, nous produisons
les enregistrements. Notre rôle est d’accompagner le groupe et
de lui faire partager 15 ans d’expérience. Nous aidons les groupes à se
professionaliser.
Quel est l’accueil du public en France ? Etes vous ouverts d’ores
et deja à d’autres marchés ? ou est-ce seulement une façon
de développer une forme musicale encore trop peu connue en France ?
Il
ne faut pas se leurrer, l’accueil dépend du markéting
que nous faisons, nous avons peu de moyen donc nous gagnerions à être
connus. Nous avons tout de même un réseau de 5000 fans et plus
de10000 visites par mois sur notre site. C’est plutôt bien.
Nous travaillons beaucoup sur l’export depuis longtemps, nous sommes
présents sur tous les continents du monde du Japon au Canada en passant
par l’Australie et la Roumanie !
Si vous aviez entendu Dead Can Dance il y a 20 ans, les auriez vous intégré à votre
label ?
Drôle de question. Je pense que oui. C’est le premier groupe que
j’ai écouté avec The Cure et Cocteau
Twins.
Etiez vous déjà conscient à la création de votre
label qu’il existait en Russie, en Grèce, en Italie, en Amérique
du Sud, des artistes qui pouvaient trouver un esprit musical commun ?
Non,
,c’est cela que j’appelle la magie ! La musique n’a
pas de frontières.
Quels sont les trois derniers groupes que vous avez accueilli sur votre label
?
Misstrip : du rock trip-hop d’Angers
entre Portishead,
Massive Attack
et Archive. Ils ont un sens des mélodies incroyable.
Maple Bee : rock-folk d’une songwriter
anglaise avec une voix et des experimentations electroniques à la Emilie
Simon.
Karin Höghielm : une chanteuse suédoise
qui s’inspire
du folklore scandinave. (lire la chronique) -
MP3
Quels sont votre trois découvertes dont vous etes le plus fier, le plus émerveillé ?
Orange Blossom :
nous avons produit leur premier album. MP3
Louisa John-Krol : c’est une artiste
incroyable qui a un talent de composition et une voix … angélique.
(lire la chronique) MP3
Les love sessions, ce sont des rencontres
d’artistes que nous avons initiées
pour créer des chansons en studio… le résultat
est superbe. MP3
Qu’est ce qui vous motive aujourd’hui à continuer dans
cette démarche ? Les émissions en prime time de découverte
d’artistes n’ont elles pas déjà gagné la partie
et lobotomiser le public français ?
C’est un raccourci. En France, la télé n’est plus
le média culturel numero un, il y a internet, les concerts. Nous vivons
dans un pays d’une richesse culturelle incroyable. Je ne crois pas que
notre label ait pu naître dans un autre pays. Les gens curieux peuvent
encore faire plein de découvertes. Notre rôle est d’inviter
les gens à venir en voyage dans notre doux pays
En fait nous sommes une agence de voyage.
Pour en savoir plus :
www.prikosnovenie.com
L'Auditorium du
label : Il vous permettra d'écouter quelques titres de chaque
artistes, d'en télécharger en MP3. Et vous pourrez ensuite les commander en
ligne

Les images ont été empruntées au site de Prikosnovenie, dont
les illustrations sont le travail de Sabine
Adelaide
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Mike S.
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| Haut |
| Troy Von Balthazar - Mars 2006 |
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TROY VON BALTHAZAR On The Road
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En vacances de Chokebore, Tory Balthazar a réalisé sur la route son premier album solo. Une œuvre Ô combien personnelle, enregistrée lo-Fi, qui nous fait découvrir un chanteur plus touchant que jamais
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Ton album a été enregistré dans différents endroits : Hawaii, Los Angeles, la France, L'Allemagne. Pourquoi tu avais besoin d'être sur la route pour rendre possible cet album ?
Parce qu'en fait, je bouge sans cesse, je n'ai pas d'endroit à moi. Je suis comme un fantôme. Je n'ai que quelques sacs et je vis comme ça depuis des années maintenant. Donc pour faire l'album, j'étais obligé de le réaliser dans plusieurs endroits car je bouge tout le temps.
Donc c'est un peu devenu un journal de voyage ?
Exactement, chaque morceau a été enregistré sous différentes cultures et par différentes atmosphères.
Sur ton site internet, tu parles justement des conditions d'enregistrement.
Est-ce que tu veux désormais que l'auditeur ressente dans ta musique toutes des différentes atmosphères ?
Je ne sais pas, je ne pense jamais à l'auditeur (rires). Je ne pense qu'à moi essayant de faire les choses qui me font me sentir bien. J'espère que les gens aiment ma musique, mais au fond, je ne sais ce que les gens aiment ou ce qu'ils ressentent.
Dans tes commentaires, tu parles beaucoup d'isolation (sur tes commentaires en France, tu dis "dans un total silence, jour et nuit"). C'est nécessaire cette isolation pour faire ta musique ?
Totalement. Quand j'ai enregistré, j'étais tout seul dans le studio avec tous mes micros, mon matériel et mes instruments. C'était important d'être totalement seul. Parce que pour moi quand, je suis seul et que tout est calme, un nouveau world s'ouvre à moi. D'autres n'ont besoin pas besoin de ce silence, cela les rend mal à l'aise. Mais pour moi c'est tout le contraire et je vois et je ressens clairement les choses.
Tu te crées comme ça ton monde intérieur ?
Oui mais cela ne marche que si je suis seul…
C'est pas facile ?
(rires) en fait, cela va plus vite si je suis seul…Il me suffit de 10 minutes seul pour commencer à avoir des mots ou de la musique dans ma tête.
Tu joues de tous les instruments sur ton album. Tu veux avoir un total contrôle sur ta musique ?
Je ne dirais pas ça…Cela n'a pas à voir avec le contrôle. J'ai les sons dans ma tête et je suis donc le seuls à les avoir. C'est pour moi naturel. Je sais par exemple que je n'arriverai pas à jouer la batterie comme je devrais par rapport à ce que j'ai entendu. Mais j'essaie (sourire). Parfois je réussis parfois non !
Mais tu utilises assez souvent une boîte à rythme sur ton album…
Bien sûr. En fait c'est un petit clavier que mon grand père m'a donné quand j'avais 7 ans. J'ai toujours joué dessus, j'ai appris le piano dessus et je continue de l'utiliser sur scène. J'en ai trouvé un similaire dans un magasin donc maintenant j'en ai deux. (sourires).
J'ai dis que tu jouais de tous les instruments mais il y a deux titres où tu chantes avec Adeline Fargier…
Je l'ai rencontrée en France, il y a des années et je savais qu'elle jouait de la musique. C'est une très bonne guitariste et elle a vraiment une jolie voix. Et un jour, nous étions assis l'un en face de l'autre et j'ai commencé à jouer et elle a chanté et cela sonnait vraiment bien. J'ai dit parfait et elle est venue chanter Dogs sur l'album. Juste une après-midi.
Ton album a été enregistré lo-fi. C'était plus facile ainsi, tu pouvais voyager léger ?
Et parce que je préfère le son lo-fi. Si j'avais un million de dollars pour l'album, j'aurais utilisé les micros de la même manière. J'adore le lofi c'est ce que je préfère.
Mais même de cette manière tu as réussi à être noisy. Par exemple Rainbow pourrait presque être un titre de Chokebore. Tu n'as plus besoin des autres Chokebore pour faire du rock ?
Non ils me manquent…Je ne sais pas, on peut mettre de l'énergie dans le lo-fi et c'est ce que j'ai essayé de faire dans quelques chansons. Mais mes amis de Chokebore me manquent car ce sont des gens bien…
Cet album est-il plus personnel que ceux que tu as fait avec Chokebore ?
Oui car j'ai joué de tous les instruments et chaque partie, chaque seconde c'est juste moi. C'est très personnel. Dans Chokebore, je n'ai jamais pu entendre ma voix. Mais quand j'arrêtais de chanter, je pouvais entendre la musique et c'était cool. C'est comme un journal intime dont tu en fais un livre. C'est très dur à lire pour toi car c'est trop personne.l Pas à faire car faire une chanson est le meilleur sentiment que tu peux avoir. Tout comme jouer de la musique en public. C'est pourquoi je le fais.
Tes chansons sont courtes. Tu voulais aller direct à l'essentiel ?
Oui Peut-être. Je les ai écrites ainsi car avec Chokebore, les chansons sont très longues. C'est un peu contre ça ; c'était bien de changer.
Parle nous de ton titre avec Frigo ?
Oh je les ai rencontrés il y a quelques années à Paris. J'aime que d'autres jouent ma musique ou jouer avec d'autres musiciens. C'est intéressant et c'est amusant. C'est différent chaque fois, tu entends les idées d'un autre.
Je pense que tu as une relation privilégiée avec la France. Je me trompe ?
Non, c'est absolument vrai. Tous mes amis sont là, tu sais. C'est mon endroit favori pour jouer ..Mais tu sais j'ai joué à Montréal la semaine dernière et c'était vraiment bien. En Allemagne aussi c'est bien mais ma destination favorite reste le France.
Parfois Hawaii te manque ?
Oui parfois j'ai le mal du pays. Parce que le calme me manque. Mais je sais que c'est toujours là. Cela ne change jamais, ce n'est pas un endroit très progressif. Mais j'y retourne chaque année pour voir ma famille et le staff.
Et le futur ?
Je ne sais pas, je conduirais peut-être un bus l'année prochaine (sourire) Je ne sais pas de quoi est fait le futur. J'ai envie de faire plus de musique comme cet album. J'ai envi de progresser. J'ai envi d'écrire de la musique pour d'autre artistes. Et j'aimerais faire une musique de film. J'aimerais vraiment. J'ai envie de rester à la maison, de jouer du piano et d'envoyer des CDs dans le monde entier. Et moi je resterai chez moi à jouer de la musique toute la journée. Ce serait le paradis.
Sur ton album, il y a une chanson traditionnelle Old Black Joe. C'est un souvenir d'enfance ?
Exactement, quand j'étais un enfant, ma mère avait l'habitude de me chanter cette chanson avant de dormir. Chaque nuit. Et je me suis dit que si je faisais un album avec la liberté de choisir, je mettrais Old black Joe. Après toutes ces années, j'ai enfin eu cette chance.
www.troyvonbalthazar.net
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Denis Z.
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| Liva - Mars 2006 |
LIVA
ENTRE
PARADIS
ET
WALHALLA
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Parmi les découvertes faite lors de notre dossier/reportage sur
le Québec en février dernier, il y eu Liva ! Ce groupe avait
eu la prétention, pour l’enregistrement de leur tout premier
album d’écrire un nouveau Requiem. Reprenant la tradition
ancestral des plus grands compositeurs classiques, le groupe avait décidé pour
la première foi, il me semble, de moderniser la musique, et d’allier
chants lyriques et latins, et sons métal-gothic-indus. Un résultat
surprenant et même passionnant, qui nous value l’envie de connaître
un peu plus ces québécois. |
Par la magie du net, voici donc les réponses à notre
curiosité bien placée.
Pier Carlo, guitare, voix death et baryton, et compositeur du groupe

Comment vous est venue l'idée de chanter en latin ?
Rép : (Pier Carlo) : Lors de mes études musicales, j’ai
fais du chant choral où j’ai eu à chanter dans plusieurs
langues dont le latin et c’est ainsi qu’est née l’idée.
De plus j’ai des origines italiennes et je me sentais donc proche de
cette langue.
Vous indiquez sur votre site internet, époque après époque,
ceux qui ont mis en musique le Requiem. Aviez vous l'ambition de marquer une
nouvelle ère, après l'ère contemporaine de Ligeti ?
Rép : Non, nous n’avons pas cette prétention, nous avons
fait cette page sur notre site internet pour informer les gens car les mêmes
questions revenaient toujours. Nous marquons l’histoire de la musique à notre
façon et ce, en faisant un Requiem metal, c’est une première
mondiale.
Le travail avec un orchestre classique suppose une musique écrite
avec des partitions, des notes. C'est le cas ?
Avez-vous une formation classique à la base ?
Rép : Effectivement cela nécessitait des partitions que nous
même avons écrites et sans problème car trois d’entre
nous avons une formation classique. Sébastien a un diplôme d’études
collégiales en percussions, Pier Carlo un Baccalauréat en guitare
classique et Catherine Elvira une Maîtrise en chant classique.
Vous avez ouvert pour Nightwish. Vous vous sentez particulièrement
proches de tels artistes ? Ce sont vos influences principales ?
Rép : Le seul lien qui nous unis c’est qu’il y a une chanteuse
de formation classique au micro. Le producteur du spectacle à l’époque
a sûrement dû voir la même chose. Sinon, Nightwish n’est
absolument pas une influence et non plus au niveau compositionnel. Il y a un
membre de LIVA qui aime bien Nightwish mais ce n’est pas une influence
dans notre style musical. Nous avons joué avec Therion et c’était
déjà plus près stylistiquement. Mais encore une fois ce
n’est pas une influence, c’est plutôt un hasard puisque nous
avons découvert ces groupes après la composition de notre premier
album.

Votre album va sortir en Europe 3 ans après sa sortie québécoise.
Vous allez peut-être assurer sa promotion (comme c'est le cas avec cette
interview). Ca ne vous gêne pas de parler d'un projet aussi vieux dans le temps ? Vous êtes
peut-être déjà sur d'autres chansons, un autre album au
Québec ?
Rép : Il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas signé avec
une compagnie de disque (Major) qui lorsque l’album sort, le sort partout
sur la planète. Nous sommes indépendants et procédons
de façon artisanale. Toutes les opportunités de promotion sont
bonnes. Tout est développement, pendant que nous préparons la
sortie du prochain album ici, effectivement, l’Europe commencera à connaître
notre Requiem. Bien sûr notre objectif serait d’entrer dans le
réseau européen afin nous produire sur une base régulière.
Comment le public québécois ou même canadien perçoit
votre musique ?
Rép : Nous sommes très appréciés et un peu incompris
aussi. Nous avons gagné le respect de tous de spectacles en spectacles
mais à cause de notre stylistique, les gens de l’industrie de
la musique et le public sont bien agacés de ne pas pouvoir nous accoler
d’étiquette. On est perçu comme un groupe européen
ou qui devrait aller travailler en Europe.
Quels sont vos projets après un tel départ ? Ecrire un opéra
moderne ? une symphonie ?
Rép : Le groupe aime bien évoluer dans les formes longues mais
pas proprement dit par la forme symphonique ou l’opéra. On gardera
toujours un espace pour des projets spéciaux qui sont des extensions
au groupe. Tel que nous l’avons fait en donnant en concert une version
pour orchestre de chambre du Requiem en 2002.

Pensez-vous faire des spectacles en France ?
Rép : Nous y travaillons, mais pour l’instant tout commence par
la sortie de l’album Requiem en France via Acropole Records prévu
pour mars/avril 2006.
A quoi ressemble un spectacle de Liva ? Des vidéos ? Des lumières
?
Rép : A une expérience haute en couleurs de par notre présence
de scène et la qualité de nos chansons, nous captons l’attention
du public jusqu’à la dernière seconde. Pour l’instant
nous prenons les lumières des salles où nous jouons, mais il
n’y a pas de projection n’y quoique ce soit d’autre. Nous
avons différentes idées pour remplir l’espace, mais on
a toujours le problème du budget qui revient.
www.livaband.com
Photos : Louise Girard, Denis Chartier empruntées sur le site de Liva (www.livaband.com)
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Mike S.
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| Watine - Février 2006 |
Watine
Nouvelle
Vénus de
la chanson ! |
C'est
la tête pleine de
rêves
que Catherine Watine s'invite en mars dans les bacs de tous
les bons disquaires.
Son premier album, baptisé "Dermaphrodite" mêle
la chanson, la pop, le jazz dans la lignée de grandes dames, faisant
un lien inattendu entre Rickie
Lee Jones, Dee Dee Bridgewater et Bjork.
Cet événement nécessitait donc une rencontre dans
nos pages, afin d'en apprendre un peu plus que ce que veulent
bien nous révêler les dix |
| chansons qui composent son album
et l'autoportrait qui lui sert de couverture. |
a
D'autres choisissent de se faire un prénom avant de se faire un
nom, Tu as choisi l'inverse. Par pudeur ? Que se cache-t'il derriere cette
dénomination
Watine ?
Watine est mon nom de famille, tout simplement. Comme il a une consonance
féminine,
et anglo-saxonne, cela ne me semblait pas nécessaire de prendre un pseudo.
Je m’aperçois aujourd’hui que c’est dans certains
cas, difficile à assumer car je ne peux pas me cacher, mais c’est
en tous les cas, plus simple.
Tu cites volontiers Suzanne Vega, Rickie Lee Jones, Kate Bush... Ce sont des
disques de chevet ou vraiment des inspirations pour ta musique ? Ta musique
n'est elle pas un peu plus moderne, bien plus proche d'Emilie Simon que l'on
cite aussi dans ta bio ?
Ce n’est pas moi qui les cite… ce sont parmi les noms qui reviennent
les plus fréquemment aux sensations d’écoute extérieure,
mais il est vrai que je les ai dans ma discothèque au même titre
que des Madeleine Peyroux (j’adore sa reprise de “Between the bars” d’Eliott
Smith !), Stina Nordenstam, Fiona Apple, Tori Amos, qui ont toutes des parcours
très affirmés - et si tu remontes beaucoup plus loin, Janis Ian
que j’adore, et dont tous les titres ont été des tubes
quasiment !.
Maintenant, si on me demande d’ou vient mon inspiration, je pense plus
largement au courant Trip-hop avec en tête Portishead même si j’ai
quand même un bazar très hétéroclite qui va du classique
intimiste, symphonique, au jazz en passant par la pop, le folk, les percus
de la world et cette découverte passionnée de l’electro
qui a commencé avec les Kruder et Dorfmeister, puis les Massive Attack,
mais qui s’est affinée à l’écoute de l’ electro
touffue, soyeuse, enfantine et feutrée des Boards of Canada et de tous
ceux qui ont creusé le sillon après eux.. En fait je ne pense
pas être enfermée dans une mouvance particulière car ma
base classique est trop forte, mais on peut dire que la technologie actuelle
m’a permis de faire la fusion qui m’était chère entre
cette base d’écriture au piano d’où sortent tous
mes titres, une culture folk et pop anglo-saxonne qui n’obéit
pas à la règle absolue des couplets-refrains, et ce formidable
champ d’investigation qu’est l’electro avec la possiblité supplémentaire
de sampler mon environnement sonore quotidien.
Tu sais, je suis très instinctive.Lorsque je me mets au piano, je laisse
mes doigts chercher des melodies avec des arpèges, des modes souvent
mineurs, et des notes répétitives à l’aigu,. J’ai
l’impression d’être l’instrument d’une vibration
intérieure et je laisse faire, bien que l’on devine souvent Bach
derrière mes compos ! J’écris les textes en meme temps
que je compose jusqu’à trouver l’endroit exact où les
mots vont se poser, quitte à re-developper la mélodie, pour lui
laisser plus d’espace..Avec la main gauche, j’esquisse les lignes
de basse et j’essaie de trouver également les ponts et les développements
au piano. Ensuite, avec Bernard becker, qui a co-réalisé l’album,
je cherche les paysages, les couleurs, les sons qui vont amplifier la resonance
- principalement des arrangements de cordes (Bernard les écrit admirablement
!) qui pour moi sont aussi très importants.
Ensuite, je vais chercher tous les murmures electro et les chuchotements qui
se balancent de chaque côté du mix. Quand tu parles d’Emilie
Simon, je peux comprendre la relation. Ce n’est d’ailleurs pas
un hasard si Markus Dravs s’est intéressé à mon
travail, (programmations aditionnelles et mix). C’est lui qui a mixé les
albums d’Emilie !
Et si tu veux savoir ce que j’ai en chevet, il y a toujours Elliott Smith,
Radiohead, Divine Comedy, et depuis 2 ans, Syd Matters que j’adore !
 |
Le
son reste assez feutré et jazzy sur l'ensemble
de l'album. Cela signifie-t-il qu'on te verra se produire plutot dans
des clubs de jazz que dans des salles
de concert ?
Le son de l’album n’est pas toujours le son du live, surtout dans
mon cas où il y a sur l’album, beaucoup de broderies electro et
des voix harmonisées que je ne reprendrais pas sur scène. Il est
feutré car c’est la nature meme de mes chansons, mais je ne crois
pas qu’il soit jazzy pour autant (1 seul titre “Not a pretence” a
un refrain jazzy). Je le définis plutôt comme “pop-folk dream
electro”, mais cela n’existe pas dans la définition des formats
actuels, et dans les bacs l’album sera classé en rock indé.
Nous travaillons sur plusieurs formules actuellement, une pour les show-case
avec clavier et basse/violoncelle, une pour les plus grandes scènes.
La
formation est multi-instrumentiste ; |
Bernard au clavier,Dominic
en guitare/violon, Mederic en batterie/basse/violoncelle, Nicolas, l’ingé son
pour les sequences electro, et moi-même au chant, avec quelques titres
piano/voix.
En fait, je regarde beaucoup les programmations des salles sur le net et ce n’est
pas évident de trouver la bonne place. Je te dirais simplement que quand
je vois des Cat power, Feist, Keren Ann, je m’y vois aussi… Les scenes
alternatives !. |
A part un petit refrain en francais,
tes textes sont surtout en anglais, c'est dû aux inspirations citées, par difficulté d'écrire
en francais ou pour te tourner vers un public international tout en gardant
ton accent français ?
Rien n’a été calculé ! Bizarrement, je n’ai
pas de difficulté à écrire en francais, au contraire ..
j’ai même fait partie des sessions d’Astaffort de Cabrel,
comme auteur et je vais aussi de temps en temps sur les scenes slam). Le français
pour moi est la langue de la littérature, de la poésie, et l’anglais
est la langue de la musique, car les mots sont souvent formés d’une
seule syllabe, avec des accents toniques qui renforcent les effets mélodiques.
On n’y peut rien, c’est comme cela ! et quand on ne compose pas
de variété française, .. il faut avoir un immense talent
d’auteur en français pour épouser la musique (Fauque par
exemple !) ou alors prendre des chemins de traverse comme Rodolphe Burger.
Plus prosaiquement, j’ai fait écouter à un ami éditeur,
des chansons piano-voix (en live sur mon piano) écrites en français
et en anglais. Sa reaction a été immediate : fais ton album en
anglais, tu as un univers particulier avec cette écriture !
L’accent ! évidemment pour les français, j’ai un
accent français ! C ‘est mieux que d’avoir essayé de
bidouiller.. ceci étant, j’avais demandé à Markus
Dravs qui habite en Angleterre et qui a donc reçu tous les titres pour
les mixer, de faire une écoute attentive pour me dire en retour si les
paroles étaient OK et si l’on comprenait bien. Il a fait écouter à des
amis musiciens de Liverpool, qui ont dit de ne toucher à rien, car l’accent était “charming”.
ils ont ajouté que cet accent était indéfinissable, pas
français, plutôt scandinave !
Maintenant qu’il existe, c’est vrai que j’espère trouver
une résonnance dans les pays anglophones, amis ce sera sans doute par
un canal indé !

Quels sujets abordes-tu dans tes textes ?
La relation à l’autre, soit dans le face-à-face avec des
parcours de vie qui se brisent ou que l’on rêve (Milkshake, need
I go on, Anymore, Like those films, I adore), soit vis-à-vis de l’humanité avec
le désir d’harmonie, l’affirmation de notre libre-arbitre,
et l’amour bien évidemment (Afraid, Sing c’est la vie, Follow
my vision, Not a pretence). Sur fond de spleen.
Sur mon site, j’ai
fait des petits commentaires sur chaque chanson.

Dermaphrodite, que veux-tu faire passer dans ce néologisme, au delà de
la simple traduction que tu indiques "l'amour à fleur de peau" ?
Ta
question me fait penser à un vernissage dans une galerie de peinture.
L’artiste est là, à la demande du galeriste, et entend
les gens parler de sa peinture.. l’artiste ne s'est pas posé de
question, il a simplement fait jaillir une création de son imaginaire,
conscient ou inconscient et c’est le regard et le commentaire des autres
qui lui en apprend… j’ai un jour peint un portrait que j’ai
appelé instinctivement l‘hermaphrodite, car il me faisait penser
au héros du film d’Almodovar : Tout sur ma mère ! Lorsque
j’ai fait mes premières maquettes, j’ai choisi ce portrait
comme visuel. Et le mot Dermaphrodite m’est venu spontanément.
J’ai trouvé que cela pourrait faire un joli nom d’album.
J’ai ensuite changé le visuel, mais le nom est resté. Depuis,
il intrigue… Une chronique web (ADA, le découvreur!) commence
par : Que nous ne ferions pas pour la peau " disait Dominique A, la peau,
ce doux réceptacle de nos peurs ou désirs mêmes les plus
intimes. Cette frontière naturelle expressive quand elle se voit confronter à une émotion
neuve, a fort à faire avec Dermaphrodite. Elle comprend autant ce concept
qu'elle voudrait le voir danser comme une ombre personnelle, loin des lumières.
Mais la peau aime le toucher, aime les caresses et préfère le
partage à la désertion. Il était dés lors temps
de vous parler de cette émotion forte….
J’attends maintenant le premier qui écrira : Dermaphrodite's
child (la référence est un peu ancienne, mais le jeu de mot était
trop facile!)
Tu cites le cinéma d'Almodovar. Ta musique est tres ambiant, atmosphérique
ou intimiste. La musique de Film est un domaine qui t'attire ? plutot dramatique
que comédie sentimentale, je présume ? ;-)
Je rêve d’écrire de la musique de films, émotionnelle,
intimiste, ou orchestrale, qu’elle touche au coeur (c’est le désir
de tous !)… Oui, j’en rêve !
Quand on lit ta bio, on lit que "la dame n'a pas 20 ans". Pourquoi
soudainement te lancer dans la musique ? Et pourquoi la "pop" plutot
que la musique "classique" dont tu es originaire (de formation) ? Les
choses arrivent quand elles doivent arriver ! Rien ne sert de forcer le sort
et cela a au moins le mérite d’être une démarche
authentique ! J’ai toujours fait de la musique. J’avais 3 ans sur
mon premier tabouret de piano,j’ai participé à quelques
concours, les tabourets se sont succédés… çà c’est
pour la composition. J’ai monté un studio en 1986 et j’ai
produit plusieurs artistes dont Waterbed que j’ai fait signer en licence
chez East West il y a 4 ans. En parallèle à l’album Dermaphrodite,
j’ai également produit l’album Random Moods (electro-rock)
avec la participation de producers underground étrangers assez influents
(Riton, Gus Gus, Fila Brazillia, Aaron Carl, Fred Pace du groupe Rinocérose…)
Cet album est classé 5 étoiles en Angleterre et en Allemagne.
Alors, sans parler de soudaineté, on va dire que j’ai fini par
livrer mon travail plus personnel, poussée par beaucoup d’ amis
dans la profession
Je l’ai fait sérieusement, avec passion et beaucoup de travail,
et j’espère réellement ne plus avoir à me poser
de question sur cette nouvelle légitimité. Un deuxième
album est en route !

Tu sembles t'occuper de tout dans cette nouvelle
aventure : écriture,
interprétation, arrangement, artwork, promotion... Tu aimes travailler
sur tous les fronts ?
Le mot anglo-saxon songwriter “écrivaine de chansons” résume
déjà bien tes trois premiers mots. Quand on écrit ses
chansons, on a en general la majorité des arrangements qui sonnent dans
la tête. Ensuite, il faut trouver une bonne équipe, ce qui fut
le cas pour cet album que j’ai produit et realisé avec Bernard
Becker (un ami de 10 ans) et Markus Dravs - j’avais décidé d’avoir
des vrais musiciens en studio pour les basse, guitare, cordes, drums (même
si elles sont souvent dans le fond du mix), alors il faut assurer aussi financièrement.
Donc, pour l’artwork, quand il s’est agi de preparer le visuel
de l’album et le site, j’ai pioché dans mes cartons personnels,
pour éviter un budget de créa. Tu retrouves souvent des graphistes
parmi les musiciens. Moi c’est plutôt la peinture, les collages.
Voilà l’histoire !
J’ai aussi invité une artiste-peintre, Jeannie Lucas, à exécuter
une oeuvre pour le livret de l’album. Cela représente une robe,
mais tu verras, c’st un choc visuel de féminité ! J’aime
croiser les univers..
Maintenant, la promo. Cà c’est une longue histoire, j’ai
payé pour voir, quand je démarchais pour mes artistes ! Quand
tu fais de la musique indé, de surcroît en anglais, toutes les
portes restent fermées, même si derrière ces portes, chacun
individuellement te dit qu’il aime ta musique !!
Heureusement, j’avais un distributeur qui croyait en cet album (Warm – qui
m’avait signé l’album random Moods en licence). Je n’avais
pas d’autre choix que de prendre plusieurs casquettes, et le pied la
route avec une bonne boussole pour ne pas me détourner de l’objectif
!
J’avais fait la promesse à Bernard becker que notre travail ne
resterait pas dans les tiroirs, alors, comme un brave petit soldat, j’ai
d’abord listé (merci le net) tous les webzines et webradios à qui
j’ai envoyé des samplers (La magic box par exemple !). “A
decouvrir absolument” fut le premier à croire en moi et continue à me
faire une promotion énorme, y compris me programmer sur une prochaine
scène.. J’ai ensuite rencontré Dominique Marie qui m’assure
maintenant la promo presse-radio, et j’ai également une promo
terrain pour des show-case en France.
J’en profite pour souligner (non, ce n’est pas démago) l’extraordinaire
maillage que représente ces terrains du web et les radios associatives,
pour faire circuler le nom, et donner une reconnaissance artistique. Dans mon
cas, c’est énorme, et j’ai pu rebondir sur les play-list,
les chroniques déjà parues, et les promesses de diffusion, pour
renforcer mes relations avec la distribution.
J’ai ensuite dû m’attaquer à la fabrication des albums. … et
enfin l’album qui sort le 17 mars. Première étape menée à peu
près correctement. Dire que j’ai tout aimé faire, non,
mais je n’avais pas d’autre choix !
Et maintenant, il y a les repets, les scenes promo et la scène tout
court !
Quel est ton voeu pour 2006 ?
Tourner avec mes musiciens, et trouver un public.
Me refaire une petite santé financière
pour reprendre les séances de studio pour le 2ème album qui est
déjà bien avancé. Et essayer de m’approcher au mieux
d’une ligne d’équilibre dans ma vie, bien chahutée
en ce moment !
les tableaux et les sculptures de robes sont l'oeuvre
de l'artiste Jeannie Lucas, qui a participé au livret
de l'album
Merci à La Magic Box,
Watine
Plus d'infos : www.watineprod.com
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Mike S.
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| Mathieu Persan - Février 2006 |
MATHIEU
PERSAN
à patte de velours
|
En toute discrétion, Mathieu
Persan, jeune compositeur francilien multiplie ses apparitions sur
des compilations. La derniere en date : le
tres médiatisé CQFD, qui a vu apparaitre Syd Matters et Rhésus.
Entre l'envoi des questions et la réponse de Mathieu, le Verdict était
tombé, Mathieu
Persan ne sera pas le Lauréat 2006 (Rock&Roll). Pour autant,
le concours ne s'arrete pas au gagnant. Les 19 autres ont un moment les
projecteurs
posés
sur eux. Alors, ça fait quelle impression ? |
Et au delà de ce concours, où en est Mathieu Persan depuis sa venue dans l'émission
Magic Box au printemps 2005 ?

Nous t'avions découvert sur une compilation du label Record Maker (Air),
et
puis pas de signature derriere. Quelle a été ton impression ?
Sur le coup, c'est vrai que j'ai été un peu déçu.
Cela dit c'était quand meme une excellente exeprience. Moi qui n'avait
connu que le 4 pistes dans ma chambre, c'était la premiere fois que
j'enregistrais dans un vrai studio. En plus, celui de AIR avec une densité de synthé au metre carré impressionnante
!
La décéption est vite passée. Il ne faut pas trop en vouloir
d'un coup. Je n'avais qu'une vingtaine de chansons enregistrées de
maniere artisanale pour un
style de musique qui requiert pas mal de moyens (pas beaucoup d'elctronique
et beaucoup d'instruments acoustiques).
Du coup, j'ai pris la décision de faire un album, le mieux possible.
J'ai empunté des sous a la banque et j'ai acheté le materiel
necessaire. Je me suis
lancé sans connaitre grand chose a l'enregsotrement ni au mixage et
j'ai tout appris comme ca. Je croyaias a l'époque que présenter
un disque "clé en
main" a un label avit plus de chance d'aboutir. J'en suis un peu revenu depuis...
Tu te retrouves parmi les 20 artistes sélectionnés pour
le CQFD 2006 (sur 7000 candidats). Etait-ce une surprise pour toi ? Comment
l'as-tu appris ?
Une petite surprise oui mais surtout dans le fait de me retrouver dans une compilation
ou les groupes de rock dominent. Ce n'est pas trop mon style et j'ai eu un
peu l'impression d'être "a part" sur cette compilation.
Je crois que pour être selctionné sur cette compilation, il faut
essayer de faire parler de soit avant de postuler. J'avais déja envoyé des
morceaux qui n'avaient pas été retenus. Je pense que JD beauvallet
focalise son attention sur des artistes qui ont déja fait la démarche
de se produire sur scène et
de faire connaitre leur musique. Du coup, je trouve cette notion de "concours" un
peu absurde...
Sinon j'ai appris la nouvelle par mail, comme tous les autres je crois.
 |
Imaginons que tu perdes (et tu as statistiquement
19 chances sur 20...), est-ce que ce n'est pas déjà une belle opportunité d'etre
sur une compil
tirée à 90.000 exemplaires ?
A l'heure qu'il est j'ai déja perdu ;-). Mais effectivement, je pense
que le simple de fait de figurer sur une copilation comme ca aide un peu pour
la suite. Pour l'instant, je n'ai pas eu de retombées mais au moins ma
musique a été exposée et j'espere avoir touché des
gens par ce biais la. Apres, le temps
nous en dira plus...
Les derniers gagnants | | | |