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Chroniques CD / France
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| Chamots - avale |
| Fedaden - broader |
| Amélie – dina dinah |
| La Pompe Moderne - greatest hits |
| Gablé - I'm Ok |
| Norscq - Gelatinosa Substancia |
| Christine Ott – solitude nomade |
| Pamela Hute - turtles tales from overseas |
| Downtown Cuckoo - Eponyme |
| My Name Is Nobody & The Desert Foxes - The Mentor |
| Tante Hortense - Plus cher |
| Sex & Dollars – Eponyme |
| LPB Club – Sous les jupes des filles |
| Exsonvaldes - Near the edge of something beautiful |
| Stolen sweethearts - art wishes |
| Eddy La Gooyatsh - Chaud |
| Tournee Generale - Tournee Generale |
| Padam - Bonheur Bordel |
| Alexis HK - Les Affranchis |
| Julien Baer - Le LA |
| Chapelier fou - EP |
| Un homme et une femme - Opium |
| The Black Flowers - Set free the Devil inside |
| Dominique A - La Musique |
| Sebastien Schuller - Evenfall |
| Chat - Folie douce |
| Asyl - Brûle, Brûle, Brûle |
| The Enjoys – Made in France / Lys - in my mind |
| Zéro degré -des étoiles plein les yeux |
| Holden - Fantomatisme |
| Porcelain - adios betty |
| Monsieur Roux - Un été Caniculaire |
| Marjolaine Babysidecar - Médecine foraine |
| Yellow tricycle – A lovers prayer |
| Little Bob - Time to Blast |
| Nonstop - J'ai rien compris mais je suis d'accord |
| Tohu Bohu / Dr Géo – patchwork |
| Michel et Michel – tout casser et tout repeindre en jaune |
| Tetsuo - Cousu main |
| Shane Cough - Now you see it |
| Princes Chameaux - Magic Circus |
| La chanson du dimanche - Plante un arbre |
| Fordamage - Belgian tango |
| Diving with Andy - Sugar sugar |
| Gaspard LaNuit - comme un chien |
| The Wedding soundtrack - na na na ro |
| Astings - The return of the swinging monkeys |
| Le Coq - D’Arradon |
| Naïm Amor - sanguine |
| 13th hole |
| ACWL - Le chemin du ciel |
| Nicolas Haas - Un peu de nous |
| Les Fatals Picards - Le sens de la gravité |
| Jil is Lucky |
| Shakin’ Street – 21st Century Love Channel |
| Les Fils de Teuhpu - Camping sauvage |
| Vero Sego - ... and the pursuit _of happiness |
| Atomic garden - Little stories about potential events |
| Svensson – Cyprine |
| The Elderberries - Ignorance & Bliss |
| Thousand and Bramier - Go Typhoon |
| Mansfield.TYA - Seules au bout de 23 secondes |
| Orange Brown - Polaroid |
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Chamots - avale
2009 – 12 titres – 50'
Style : Electro rock punk clash indus
Label : Hydrophonics / Anticraft
Note : 5,5 /10
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Le duo de filles électro punk / electro rock est presque un genre en soi et voit régulièrement différentes façons de se confronter à l’exercice. On citera donc les Allemandes de Cobra Killer, les Américaines de Telepathe ou les Anglaises de Robots in Disguise. Dans ce qui semble devenir petit à petit une Coupe de Monde du genre, voilà donc la paire française qui voulant faire de son mieux, accumule les directions et les influences dans un album un peu trop gourmand. L’objet s’appelle d’ailleurs Avale, preuve d’une boulimie que l’on aimerait faire partager. Les sœurs Chamot (Audrey et Stéphanie) restituent l’agressivité de Suicide et de NIN avec des guitares éraillées sur des programmations qui alternent le chaud et le froid. Mais, elles succombent souvent à la tentation d’arrondir les angles : certaines parties évoqueront donc les plus policés Depeche Mode (D’ici haut), des virages vers plus de mélodie plus ou moins justifiées que la paire se plait à prendre. Cela pourrait donner une musique équilibrée mais les soeurs Chamot alourdissent un peu plus la barque dans |
leur soif d’ornementations et d’arabesques comme du Cocteau Twins décadent et orientaliste. A tout cela, comme si cela ne suffisait pas, Chamot arrive avec son esprit et sa culture française, ce qui un peu normal, mais qui semble parfois presque exagéré comme pour afficher sa différence et se détacher de toutes les références anglo-saxonnes de la musique. Chamots affirme sa francité sans finesse adoptant souvent une voix très française entre les tics diva destroy de Catherine Ringer, notamment sur la râleuse et les intonations graves d'une Juliette Greco. Dans le genre (machines, voix française), Claire Dit Terzi avait mieux réussi à faire monter la sauce et la comparaison sur cette seule direction se fait au détriment de Chamots. Il y a ça et là – et pour tout dire sur chaque morceau – des choses positives à prendre mais ce qui devrait s’imposer à nous doit aller se chercher et doit demander de la part de l’auditeur d’en écarter les scories. Avale est un album peu indigeste. Myspace
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Denis Z.
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Fedaden - broader
2009 – 13 titres – 69'
Style : Electronica / IDM
Label : Nacopajazz / Discograph
Note : 9 /10
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Je sais bien que chaque artiste décide précisément quel doit être le track listing de son album mais avec Broader signé Fedaden, il y a différentes portes d’entrées possibles que ce Verdad ( au demeurant excellent) placé en tête de liste. On pourra donc choisir Music Box rouleau compresseur dancefloor qui donne une preuve éclatante que la mention IDM (Intelligent Dance Music) est parfois une juste acception. Le titre excelle à mêler des boucles de boites à musique avec des sons plus profonds, plus denses et plus marqués. On pourra aussi choisir Mélodie, l’exact opposé du précédent, comme un piano de Satie mélancolique qui spleen sur des petits sons métalliques de musique traditionnelle japonaise ou sortant de l’univers jouet de Comelade. On pourra aussi choisir de commencer par le seul morceau chanté de l’album, Danseur inutile magnifié par Dominique A. et qui pourrait être le prolongement vers un peu plus d’électronique de la musique/la matière : une voix à fleur de peau sur un morceau qui avance au rythme du hautbois-canard de « Pierre et le Loup » et qui accumule les strates |
entre sons durs, sons cristallins et sons fuyants. On pourra donc choisir mais choisir pourquoi car en fait, chaque morceau de Broader possède un peu de tous ces mêmes ingrédients qui font la richesse d’un album exemplaire. Même Music Box possède en substrat toutes ses couches musicales, touchantes et intimistes qui démontre qu’un album dit « électronique » n’est souvent que l’aboutissement d’une expérience personnelle. A l’instar de Principles of Geometry, Fedaden aime aussi les gimmicks synthétiques 80’s , une touche presque bubblegum au milieu de climat urbain et sons plus agressifs. Comme la rencontre de Solvent avec Aphex Twin. Il excelle aussi à donner le sentiment que le sol se dérobe sous vos pieds dans les des beat lofi breakés. Oui, Fedaden a écouté Aphex twin, Boards of Canada, Four Tet, Fennesz, comme beaucoup d’autres ; il a aussi adoré Debussy ou Satie et sans doute bien d’autres choses encore pour en arriver là et sortir avec Broader son formidable quatrième album, ciselé avec un précision chirurgicale. Au fait, Fedaden est Toulousain et il s’appelle Denis Fedabeille. Derrière les machines, il y a bel et bien un homme et celui là est bourré de talent. Myspace
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Denis Z.
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Amélie – dina dinah
2009 – 10 titres – 29'
Style : indie pop folk
Label : Boxson / Anticraft
Note : 8 /10
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Petit à petit, Amélie est en train de se faire un nom. Un joli paradoxe pour celle qui s’est choisie un prénom comme nom d’artiste. Après un premier EP produit par Thomas Sinier et un premier album sous la houlette de Thomas Méry, cette Lilloise d’adoption semble s’être émancipée de tout mentor pour son nouvel album. Dina dinah a certes été enregistré par Miguel Constantino (Audiopixel) mais le petit blonde, comme une grande, a choisit d’affirmer ici une direction. Poussant un peu plus loin certains aspects de sa musique (une voix de petite –et drôle de – créature, une orchestration lofi intimiste et ludique), elle donne une patine à ces petites chansons aux formes imparfaites mais touchantes et personnelles. Les instruments sont ici le balafon, le ukulélé, l’autoharpe, plus généralement des cordes frottés avec douceur et volupté. |
Il est amusant de voir qu’un titre comme Kids adoptent une mélodie proche de Weezer mais ainsi traité, sonne totalement différent que chez la bande à Rivers Cuomo. L’album sera intentionnellement moins direct, moins percutant mais hautement plus poétique avec son orchestration intimiste et ses chœurs angéliques. Qu’on ne s’y trompe pas , Amélie n’a pas une personnalité lisse et toujours bienveillante : elle montre les dents sur Torero Speech et son sourire est carnassier. Dans l’ensemble, on pourra reprocher à la française de se rapprocher encore un peu plus de Joanna Newsom (et de s’éloigner de Kristin Hersh) mais derrière la joliesse de ces 10 titres, on lâche vite les armes ( The bright sound of crystal bones au sommet). La vie rêvée de l’ange-démon Amélie a ce petit quelque chose d’irrésistible. Myspace
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Denis Z.
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La Pompe Moderne – Greatest hits
2009 – 12 titres - 65'
Style : Brassens revisiting
Label : Les Disque Bien
Note : 6 /10
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C’était peut –être le match de 2008 : La Chanson du dimanche vs La Pompe Moderne. Le premier a sans doute gagné par rapport au second, le second ayant hypothéqué rapidement ses chances de victoire en ayant du changer de nom. C’est vrai que « The Brassens », c’était vraiment un nom génial qui avait le mérite d’expliciter parfaitement en un seul mot, la démarche de ce drôle de trio. Mais les ayant-droits de feu George Brassens étant intervenus (notons que The Verlaines, The Jean Paul Sartre experience et d’autres n’ont eu aucun problème de ce genre…preuve que du côté de Sète, on n’a pas beaucoup d’humour…passons), le groupe est devenu la Pompe Moderne. Le principe est pourtant toujours le même : revisiter des titres du "patrimoine" (tendance quand même "variété ringarde") à la manière de George Brassens ; soit le télescopage des deux univers précédemment inconciliables. Remarquez quand Nouvelle Vague reprend Killing Joke en version bossa, il obéit ni plus ni moins à la même pulsion aventuro-décalée. C’est sûr reprendre Boule de Flipper de Corynne Charbit (donc le seul aspect remarquable aura été d’avoir un « y » dans son prénom) ou Libertine, c’est forcément plus marrant (et peut-être moins essentiel car un titre de Mylène Farmer mis a n’importe quelle sauce reste un titre de Mylène Farmer, c’est à dire pas grand chose). La Pompe Moderne assume donc son concept qui tournera un jour en rond, qui lassera même les plus irréductibles tôt ou tard mais en attendant, prête à sourire. | Ajoutons qu’un groupe qui réussit l’exploit de sortir à la fois un Greatest Hits et un live pour son premier album, ce n’est pas banal. L’ensemble vaut surtout pour l’attente presque fiévreuse (j’exagère quand même un peu là) de découvrir à quoi Le bal masqué ou Je danse le Mia va pouvoir bien ressembler. Et de cette phrase qui sera largement prononcée à la fin d’un diner bien arrosé : " tiens, je vais te faire écouter un truc marrant ". On pourrait s’arrêter là et on aurait dit l’essentiel. Sauf que La Pompe Moderne donne deux autres raisons de se réjouir. D’abord, peut-être sans le vouloir, LPM rend Je kiffe la Vibe à César, c’est à dire non pas à Diams mais bel et bien à Pablo Beltren Ruiz et son Quien sera, le mambo des années 50 généreusement pillé par la Française. LPM rend justice à la vérité en se rapprochant de la version originelle avec des instruments à vent (par ailleurs, plutôt bien utilisés sur tout le disque...autre point positif mettre au crédit de LPM). Ensuite en tentant l’impossible dans une reprise de Harder, better, Stronger, faster, le trio fait la preuve évidente de sa créativité. Remplacez l’électronique samplé et déstructuré de Daft Punk semblait inimaginable et pourtant LPM relève le défi avec un mélodica, une clarinette et une batterie. ET ça le fait grave, même que l’on se voit carrément danser dessus (ce qui peut prolonger agréablement le diner bien arrosé susnommé). Avec ce titre, La Pompe Moderne aurait mérité de largement de remporter son match à distance d’avec la Chanson du Dimanche (socialement amusant, musicalement limité). Dommage…encore que la fin du duel n’est peut-être pas encore écrite. Myspace du label
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Denis Z.
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Gablé - I'm Ok
2009 – 13 titres – 20’04
Style : Experimental Rock
Label : Loaf
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Note : 8/10 |
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Le groupe
est originaire de Caen et propose une musique créative, sans véritable étiquette.
Le format des compositions est court, de quelques secondes jusqu’à à peine
2 minutes. Le groupe utilise volontiers des instruments de musique
classique (flute, xylophone, glockenspiel…) que des objets faisant
office de (aspirateur, perceuse…). Quoi que plutot expérimental
dans son écriture et son orchestration, la musique de Gablé n’en
est pas moins accessible pour le grand public. Gablé utilise ce
panel d’instrument pour casser les conventions, créer un
son nouveau, frais et riche. Mais conserve à chaque instant un
esprit tantot folk, tantot rock, sans jamais passer véritablement
dans la case musique « contemporaine » ou « expérimentale ».
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Ainsi,
les atmosphères sont travaillées au cordeau, et si ce n’est
quelques délires (And, Mon côté féminin..),
on retrouve à chaque fois une trame mélodique, quelques
couplets ou refrains intrigants si ce n’est entêtants (Queen
Me, I’m Ok…).
Dans la lignée de quelques Gomm, Gatechien, I love UFO ou Norscq, le groupe
Gablé nous montre combien la scène française se veut créative
et moderne.
I’m Ok est un album terriblement expéditif mais qui pose les bases
d’une musique inédite, up to date et d’une grande richesse
inventive.
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Mike S.
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Norscq - Gelatinosa Substancia
2009 – 10 titres – 45’26
Style : Ambiant Rock
Label : Optical Sound/Season of Mist
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Note : 7/10 |
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Je dois
bien avouer avoir effectué un petit mouvement de recul et d’aversion à la
lecture des titres qui compose cet album de Norscq. Imprimés
dans une spirale infernale, des titres interminables dans un
style littéraire
extrêmement pompeux avaient tout du second degré : il est
vrai que Les douces amertumes de la nostalgie lui étaient complètement étrangères ou Il
est étrange de voir à quel point les gens sont disposés à se
laisser abuser par les apparences magiques de l’art… avaient
de quoi me laisser circonspet quant à l'humeur générale que pourrait
revêtir cet album.
Et puis, en mettant le CD dans le lecteur, surprise, Norscq, à savoir Jean-Louis
Morgère, qui s'accompagne ici de Nicolas Lelièvre
(aux Percussions) - et Olivier Hüe (aux Cordes)
proposent un drôle de mélange de musique contemporaine, influencée
par divers courant Rock, Jazz ou World. Rappelant de fait les travaux
du Kronos Quartet, des Neubauten ou de Die Anarchistische
Abendunterhaltung !
10 titres durant, Jean-Louis Morgère s’essaie à différentes
expériences
sonores, différentes vignettes impressionnistes, aux couleurs diverses
et variées. |
Les percussions
ont cette force de donner par leurs sonorités et leurs rythmes
de multiples variations sensorielles, sur lesquelles jouent bien évidemment Norscq.
La musique a ici un aspect tribal. Elle participe à la création
d’images
dans la tête tout au long de sa diffusion et confirme l’idée
première qu’elle pourrait parfaitement accompagner quelques
films d’illustres illuminés du 7e art.
L'étonnant
secret que nous révèle d'ailleurs l'argumentaire qui accompagne
ce disque est que ce CD semble être une étrange bande-son d'un film
tout aussi obscur que le projet Norscq serait
parvenu à toiletter. Mais
allez savoir avec cette bande de joyeux drilles, ce qui est vrai
de ce qui est pure fantasme...
Passez donc sur les titres loufoques donnés à ces 10 compositions
! A l’instar d’autres français, Gâtechien, le groupe
Norscq se moque un peu de la forme et du Marketing. Et laissez vous porter par
la musique extravagante de Gelatinosa Substancia !
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Mike S.
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Christine Ott – solitude nomade
2009 – 10 titres – 41’24
Style : Contemporain
Label : Mon Slip / Warner
Note : 7 /10
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Christine Ott est bel et bien le genre de musicienne dont le nom apparaît au détour d’un livret sans que son nom marque les esprits (excepté de quelques maniaques du décryptage exhaustif des crédits) On la retrouve en effet dans les disques de Yann Tiersen, Dominique A., Radiohead, Stuart Staples, Syd Matters…Il faut dire que Christine Ott est pour le moins précieuse puisqu’elle est une des dernières ondistes du monde, c’est-à-dire qu’elle joue des ondes Martenots, instrument électro-acoustique inventé en 1918 par l’ingénieur Martenot et ancêtre du synthétiseur. Aujourd’hui, Christine Ott sort de l’ombre et sort surtout son propre disque. Il ne faudra pas voir en Solitude nomade un simple album entièrement dédié aux Ondes Martenot, comme une déclaration d’amour doublé d’une démonstration didactique des possibilités de l’instrument. D’ailleurs Ott choisit parfois le piano notamment pour L’autre rive, un titre en soliste qui n’est pas sans rappeler le nocturne Sylvain Chauveau. Sur Pensées sauvages c’est le violon qui prend le pouvoir, un violon tenu par Yann Tiersen. Car Solitude nomade est aussi un album « à invités » : des musiciens classiques (violoncelle, contrebasse, vibraphone, percussions) mais aussi de la pop ou du rock avec Marc Sens, trublion de la guitare électrique ou Yann Tiersen. Ce qu’il faut comprendre aussi, c’est que si Ott, interprète de Messian, Varese, ou Landowki, a influencé les artistes qu’elle a accompagnés en faisant entrer un peu de musique contemporaine dans l’univers de la pop, la réciproque est aussi un peu vraie. On peut imaginer en effet que son expérience dans la musique « rock » aura donné à Ott l’envie de ne pas faire un album par trop hermétique mais plutôt accessible et ouvert sur d’autres cultures et univers. Christine Ott invite donc Tiersen et Sens mais aime aussi emprunter un chemin de traverse pour l’Orient dans un voyage délaissant l’esprit pour le corps ( Chemin vert) A ce titre, le morceau solitude nomade est un instrumental étonnant – et réussi ! - qui évoquera aussi bien Summertime, Debussy et la musique orientale sans pour autant devenir indigeste comme un loukoum. Certes, Solitude nomade est et demeure un album de musique contemporaine mais au final, on se laisse facilement séduire par ces dix instrumentaux touchants (exception faîte de l’ardu Déchirures). Par nature, l’album est original grâce aux Ondes Martenot dont les sons étranges peuvent provoquer le trouble ou la rêverie ( Tropismes ). Rappelons que cet instrument, en son temps, avait fait les beaux jours des films de SF. Ce son cristallin et pur pourra même donner, malgré lui, une touche japonisante pour un morceau en forme d’origami ( Luciole) ou bien se confondre avec des voix de sirènes sur l’enchanteur Lullaby. Au final, Solitude nomade est un album charmeur et charmant. Site
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Denis Z.
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Pamela Hute - Turtle tales from overseas
2009 – 13 titres – 41’14
Style : Indie Rock
Label : Mange disque productions /Anticraft
Note : 8 /10
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On ne va pas y aller par quatre chemins : Pamela Hute, trio parisien emmené par une chanteuse-guitariste charismatique, vient de sortir un album diablement efficace doublé d'une petite perle d'indie pop sensible. Les choses ne sont pas si simples effectivement et le trio débute d'ailleurs son entreprise de séduction par un titre mid tempo fuyant et insaisissable du plus bel effet. Quelle pourrait être la particularité de Pamela Hute ? D'avoir remplacé une basse par des claviers analogiques ? De maîtriser toutes les figures imposées qui font les bonnes pop songs ? De sortir un album dont on pourrait rêver même au Canada ? Un peu tout ça et plus sans doute. Turtles tales from overseas recèlent de tubes catchy et effrontés qui ne mettent pas l'intelligence mélodique et l'émotion au vestiaire. Il y a comme un triple effet kiss cool là dessous : d'abord on est scotché par l'impact et l'énergie qui ressort du disque , ensuite on est marqué par la qualité des compositions et par cette mécanique implacable parfaitement huilée que rien ne semble pouvoir arrêtée. Enfin, on est séduit justement que cette machine de guerre reste humaine et distille toujours une dose d'émotions (l'apogée étant atteint par The story ends et le ténébreux Pink safari). Bref, les pieds, le cerveau et le coeur succombent ensemble à la bombe Pamela Hute. La collection de tubes potentiels est impressionnante ( Tie, Umbrella, don't help me, you made me a lady, hysterical, taste it, my dear), à l'instar des anciens Pretenders ou des nouveaux Metric. Pamela, la chanteuse, ne porte pas de jupes courtes comme Emily Haines mais arbore des lunettes à grosse monture noire, un accessoire à la mode par les temps qui courent. Puissent ces lunettes leur porter bonheur. Site
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Denis Z.
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Downtown Cuckoo - Eponyme
2009 – 10 titres – 37’49
Style : Rock
Label : Limbo Record
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Note : 6.5/10 |
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Les références
se bousculent à l’écoute de ce premier album des Downtown
Cuckoo. En effet, à ce son brut, racé, rythmé,
un brin psychédélique,
nous renvoient les travaux récents et variés de Art Brut,
The Rakes, Franz Ferdinand ou encore Battles. C’est pourtant de
références plus anciennes que se revendique le groupe rennais.
Clash, Clinic ou Dead Kennedys sont en effet plus facilement
cités
sur leur Myspace.
Ce qui est sûr, c’est que le groupe s’oriente autour d’un
rock vif, des mélodies éloquantes, un chant souvent naratif
et une batterie omniprésente. Si le groupe était originaire
de Manchester ou de Londres, je pense que le NME crirait rapidement à la
révélation du mois, à la nouvelle sensation. Il se
trouve qu’ils ne sont que bretons, alors ils vont galérer un
peu avant de faire la couv’ des Inrocks !
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Qu’importe,
Limbo Record nous permet de découvrir ces Downtown Cuckoo, en avant
premiere, et quelque temps après la sortie sur ce même label
du nouveau CD des 13th Hole, qui passent alors pour des vétérents,
ou plus polis, pour des grands freres (et sœur ;-)) ! Ainsi, les
groupes devraient faire le tour des scènes françaises et
forcer le buzz d’ici l’été !
Si l’ensemble des titres sont d’un même niveau, on distinguera
pourtant Brittany Calling, référence obligée à un
London Calling, vieux de 30 ans ou Rachel, véritable tube, qui n’est
pas sans rappeler le Emily Kane d’Art Brut.
Pas très original donc, mais terriblement efficace !
www.myspace.com/downtowncuckoo
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Mike S.
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My Name Is Nobody & The Desert Foxes - The Mentor
2009 – 12 titres – 46’53
Style : Folk
Label : Effervescence / Differ-ant
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Note : 8/10 |
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Découvert
pour ma part lors d’une Route du Rock totalement improvisée,
My Name is Nobody a tout de suite suscité ma curiosité.
Déjà par son nom, emprunté au meilleur western spaghetti
des années 70’s, et ensuite par sa musique atypique, tout droit
sortie du même décor que le film, ses grands espaces américains,
une guitare folk en bandoulière, un harmonica dans la poche révolver.
Pour son nouvel album, le lonesome cowboy, Vincent Dupas, s’adjoint
les services des Desert Foxes. Entendez par là, Faustine
Seilman, Erwan Fauchard et Franzl O’Gautreau. On connaît d’ailleurs
déjà Faustine Seilman, dont un album (Silent Valley) est sorti
sur le même label.
Avec un tel renfort, la musique de My Name is Nobody ne pouvait
que prendre de l’ampleur. Et malgré le recours à quelques
ballades encore bien calmes et posées (Down In The City, The Sea
Sprays), le combo s’offre de grands moments d’anthologie, à commencer
par ce titre introductif à l’intensité progressive,
Doom. Mais dès 7 am Train, le ton est donné : gros
son de guitare électrisée,
voix plaintive, ambiance tendue, que l’on retrouve tout au long de
cet album (Changing Life, Miklos …)
! |
Sur Strange,
le groupe s’ouvre même à la musique arizonienne d’Howe
Gelb,
folk électrique
et mariachis sont au rendez-vous. Un des titres les plus réussis
et les plus riches de l’album, Andrea, y ajoute aussi un grain de
folie, un coté plus expérimental.
Je pourrais vous décortiquer encore titre après titre (je l’ai
d’ailleurs fait en partie), ce nouvel album de My Name is Nobody.
Mais
je vous laisse le soin de l’explorer par vous-même. La surprise n’en
sera que meilleure.
L’important, c’est que je vous ai prévenu : le nouvel album
de My Name is Nobody est arrivé ! Il s'intitule The
Mentor. Et il est excellent,
mêlant
habillement
le modernisme des guitares électriques et le classicisme des instruments
nobles et chaleureux. Notez aussi et surtout l’addition omniprésente
de quelques claviers vintage, et vous voilà tout à fait prévenu
de ce qui vous attend !
Myspace.com/mninmusic
Myspace.com/faustineseilman |
My Name is nobody en itw dans NEXT |
Mike S.
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Tante Hortense - Plus cher
2009 – 12 titres – 41’36
Style : Bossa Nova
Label : Les disques Bien/Abeille Musique
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Note : 5.5/10
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Ah ! L’été !
Le soleil, la plage, les cocktails sous un parasol… et Tante Hortense
!
Plus cher, le nouvel album de Tante Hortense nous invite en effet à se
mettre les pieds dans l’eau et à se laisser bercer au rythme
de la bossa nova et de ses mots.
Ces mots, parlons-en ! Jamais tres sérieux, les chansons de Stéphane
Massy se conjuguent bien souvent à la première personne du singulier,
leur donnant un côté Journal ou tranche de vie, un brin intimiste.
J’entendais l’autre fois un autre groupe s’amuser autour
des radios thématiques américaine, et en particulier, d’une
radio pour les dépressifs. Oui, ça existe ! Et bien, Tante
Hortense, si on n’y fait pas gaffe, conduirait facilement un dépressif à l’oisiveté totale.
Enfin, si on en reste au 1er degré du sens des mots (Cas de peu,
Ma vie me dégoutte…). D’ailleurs, cet univers désinvolte
de Tante Hortense n’est pas sans rappeler les premières armes
de Katerine ou d’Ignatus.
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Mais, même
s’il prétexte la recherche de l’exigence, Tante
Hortense,
c’est tout sauf sérieux, et pour s’amuser un peu plus,
le groupe fait appel à quelques poteaux (Neman Herman Düne,
Frank Monnet…) pour interpréter, jouer, faire les chœurs
sur cette nouvelle production ! C’est peut-être pour cela
que ça s’appelle Plus cher ?
Ce nouvel album de Tante Hortense joue une fois encore la carte de l’humour
et de la désinvolture, histoire de faire un contre-pied à l’ambiance
générale qui règne depuis quelques temps par ici. Pari audacieux,
Nouvelle Vague y est parvenu ces derniers temps. Mais combien d’élus
pour la masse qui aurait tenté l’aventure… O tempo vai, O
tempo vem...
www.myspace.com/tantehortense
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Mike S.
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Sex & Dollars – Eponyme
2009 – 10 titres – 40’00
Style : Rock n'Roll
Label : Un je ne sais quoi
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Note : 6.5/10 |
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Vous pensiez
que la mode était passée ? Vous pensiez que le Rock n’Roll
n’était revenu que pour un temps taquiner vos petites oreilles
angéliques ?
Eh, bien, il semble que le deuxième effet Revival soit en train de
gronder, un petit peu partout sur la planète Rock !
Et c’est du côté de Tours, que nous découvrons
les Sex & Dollars, pour un album
100% Rock n’Roll, au rythme urgent
et aux guitares rugissantes !
D’un bout à l’autre de l’album, le quatuor tourangeau
se jette corps et âmes dans la bataille des décibels ! Avec
un son résolument vintage, le groupe nous met sous perfusion d’adrénaline.
Cela commence avec ce You had a gun, agressif mais terriblement
entêtant,
et cela n’arrête pas avant les dernieres notes. Il y a quelque
chose de sauvage dans la musique de Sex & dollars, à l’image
du bien nommé Something Wild, que l’on aurait pu créditer à quelque Blood Brothers… si
le groupe ne proposait justement derriere un titre plus chaloupé The Shame.
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Mais ne
vous y fiez pas, ces moments d’accalmie sont rares sur ces album éponyme
des Sex & Dollars. Il faut d’ailleurs attendre les deux
derniers titres pour entendre une petite ballade (As The World Turns) – histoire
de laisser les amplis se poser un peu ! Le dernier titre, lui aussi, Punk
in Dirt, lâche un peu la bride, avec un air d’harmonica
au milieu des guitares. Malgré tout, le son reste rêche !
Et les dites-guitares conservent de grands espaces pour se laisser aller à quelques
solos !
Vous l’aurez compris, Sex & Dollars ne fait pas vraiment dans
la dentelle ! Oreilles sensibles s’abstenir ! Pour les autres, ce ne sera
que du bonheur ! Sex, Drug & Rock n’Roll garantis pour les nostalgiques
du potentiomètre dans le rouge et des vieux ampli Brooklyn à lampes
!
Un album au son brut qui conserve un sens étonnant de la mélodie
!
www.myspace.com/sexndollars
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Mike S.
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| Haut |
LPB Club – Sous les jupes des filles
2009 – 13 titres – 41’02
Style : Rock français
Label : Adone / Discograph
Note : 4,5 /10
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LPB Club s’appelait à l’origine Les Petites Bourrettes, un changement de nom qui va de pair avec un changement d’orientation du groupe de la chanson bricolo-musette type VRP vers un versant plus marqué pop rock. Le groupe a abandonné sa contrebasse-poubelle pour une vraie basse, ce qui est un signe qui ne trompe pas. Le groupe est français bien sûr, il est surtout francophone et franchouillard ; un esprit qui ne se quitte pas comme ça (d’ailleurs, on ne leur demande pas ça) et qui cohabite avec leurs nouvelles aspirations vers plus de nervosité et d’énergie. D’ailleurs si c’est François Chevalier (Arcade Fire) qui a commencé à la production, c’est bel et bien Camille Bajon (Java, Rwan) qui l’a terminé. Preuve que LPB Club essaye de trouver sa place entre les deux tendances, avec l’accordéon en plus petit commun diviseur. Mais à vouloir ménager la chèvre et le chou et en diluant son univers original (que celui fût musicalement intéressant ou pas, c’était au moins leur univers) dans un rock banalisé ventre mou, LPB Club devient un groupe mainstream de plus dans le petit monde du rock français. Il ne nous épargne aucun cliché du genre dont la voix rocailleuse trop mise en avant ou le côté « festif ténébreux » fond de commerce de Louise Attaque. Pas forcément de quoi fouetter un chat et vivre le grand frisson. C’est sur son morceau le plus rock’n roll, sans chichis et fioriture que le groupe marque le plus de point ( Alors et son petit côté Téléphone ). Plus en tout cas que le poussif single Steven Gerrard qui coiffe les même dreadlocks que Tryo. Le Club du nom trouve sa justification sur un vitaminé Sous les jupes des fleurs dont l’énergie positive rappellera franchement Jean Leloup et son 1990, ce qui démontre que le groupe a plus un potentiel commercial qu’artistique. Les textes peuvent être grinçants ou bien vus, le spectacle sur scène rodé, la musique bas de plafond plombe d’office toute tentative d’élever le débat. Bref, on s’ennuie ferme. Site
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Denis Z.
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Exsonvaldes - Near the edge of something beautiful
2009 - 11 titres– 45'
Style : Indie rock
Label : Volvox music
Note : 8,5/10
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5 ans. On a vraiment failli attendre pour enfin avoir la joie de découvrir le deuxième album d'Exsonvaldes. Et à l'écoute de Near the edge of something beautiful, on se rend compte à quel point la musique des Parisiens, forte et sensible, nous a manqué. A se demander presque comment on a réussi à vivre sans elle ! Les qualités du groupe étaient déjà connus : le truc pour sortir des singles efficaces, séduisant plus par leur charme que par leur puissance (précédemment someday if I want to ou going away) ; un esprit large débordant du cadre stricto sensu du rock pour aller chercher ailleurs un supplément d'âme (et se rappeler pour mémoire un titre au nom emblématique Postlowrock). Mais ici, avec un co-producteur de la trempe d'Alex Firla (connu pour son travail sur United de Phoenix), le groupe a pris de la bouteille. C'est Exsonvaldes puissance 2 qui se présente devant nous : Lali mélodiquement imparable et Everything I see, rentre-dedans avec finesse, remplissent la case "single" de fort belles manières.
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Ces deux titres permettront à beaucoup d'ouvrir la porte d'un album plus surprenant qu'il n'y parait. Car pour le reste, ces amoureux de Chokebore n'hésitent pas, par exemple, à user d'une boîte à rythme donnant une dose electronica à leur indie rock. Old and weak évolue dans ce sens et se mue en dans un univers hybride proche de Death cab for Cutie ou Lali Puna. De l'autre côté de l'échiquier, 84 replonge le groupe dans une atmosphère coldwave mais sans sonner comme un ersatz des groupes de l'époque. A moins que le talent d'Exsonvaldes ne transforme des arrangements inscrits dans une époque en monument élevé à la gloire des paysages brumeux. Exsonvaldes touche vraiment au coeur et il faudrait être bien insensible pour ne pas être remué par I know dont le coeur bat fort et qui, dans un revirement de ton, remue les sangs. Espérons ne pas attendre encore 5 ans pour découvrir la suite mais en attendant profitons, profitons, ce groupe là est précieux. my space
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EXSONVALDES en itw et session acoustique dans NEXT
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Denis Z.
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Stolen sweethearts - art wishes
2009 - 13 titres– 53'
Style : Rock anglophile
Label : Etoa label
Note : 7/10
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Vous voulez vous écouter un petit résumé de ce que le rock anglais a pu offrir d'énergique, d'efficace et de mélodique depuis 40 ans...eh bien, cet album de Stolen Sweethearts est fait pour vous. La surprise, c'est que ce concentré de bonnes ondes britanniques vient d'un quatuor originaire de la Tour du Pin dans l'Isère, signé sur Etoa Label, un petit label de Chambery. C'est sûr c'est moins glamour que Liverpool ou Manchester mais au blind test, il y a de quoi se tromper. Preuve que la provenance géographique n'a vraiment rien à voir avec l'essence de la musique et que les groupes français ont désormais et un bon accent et un sens inné de la mélodie rock.
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Dans ce cocktail au final assez large qui va des Beatles à Radiohead (plutôt période The Bends) en passant par The Verve ou Blur, Stolen Sweethearts ne se perd pas et arrive à proposer un bon album avec quelques morceaux de série, certes, mais aussi quelques titres qui font mouche. Stolen Sweethearts a surtout cette faculté de passer d'une humeur à l'autre avec fluidité : l'ambiance légère de The Joker s'électrise pour notre bonheur. Le temps devient lourd sur le puissant work at night alors que le début laissait présager une ballade nonchalante. Le groupe surprend aussi en début d'album avec Aircrash, titre au souffle épique à l'esprit proche de The Mission. Un groupe à suivre... myspace
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Denis Z.
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Eddy La Gooyatsh - Chaud
2008 - 15 titres - 39'15
Style : Chanson
Label : Modjo Music/Wagram
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Note : 8/10 |
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| Dispersant
gaillardement une pop intimiste, Mister Eddy raconte ses petites
historiettes aux rythmes entraînant, sans trop se compliquer ni la vie ! En effet La Gooyatsh (oui je sais quel drôle de nom... Mais il y
a pire, je vous jure !) fait dans la simplicité légère, comme "Emilie fleur bleue" qui
voit comme dans la chanson la vie en rose bonbon.
Léger, frais, remplis de "La la la" ou de "ouh ouh ouh" bien sentis, là où il faut, ces chansons là volent bien bien haut.
Irrésistiblement dansant avec le tubesque "Le vélo", caustique avec "Machin Iglésias", subtilement drôle ou coquin et naïf en
diable. Epaulé tout du long par une instrumentation riche, car ce collectionneur d'instruments hétéroclites convie percussions
latines, ukulélé et autres bizarreries dans ces chansons piquantes venues d'une autre époque, sortant le tout de sa boîte à
secret, pourtant au départ bien cachée sous son lit. Tout est mis en place
pour donner une ambiance intime et envie de se trémousser
plus avant. Le personnage qui, sous des allures dilettantes et de chantre de l'incompréhensible, fabrique ses textes de façon
atypique et enchevêtre ses mots sortis un peu comme ils viennent, les rimes
refusant parfois toute logique avec l'accompagnement
musical ! |
Du
moins en apparence, car le paquet forme un ensemble qui, une
fois dépassé l'effet de surprise, s'avère plus qu'assez
ultra intéressant et nous change des productions sur-entendues par ici où ailleurs ! Entre 2 albums, cet Eddy à mène une intense
activité de producteur pour ses congénères lorrains notamment qui en redemandent
! Comme on les comprends !
Lien |
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Erik B.
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Tournée Générale - Tournée Générale
2009 - 14 titres - 37'20
Style : Chanson
Label : Art disto / Wagram
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Note : 7/10 |
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Ces 3 fous
furieux venus de la scène vosgienne (eh oui ca existe ! ) ajoutent aux sujets
qu'ils abordent et aux portraits
quelquefois feroces qu'ils dressent, une bonne dose d'humour et d'auto-dérision
farfelue.
Héritiers des chanteurs réalistes
et anarchistes du debut de siècle, c'est fièrement armés qu' ils battent le pavé :
une guitare, une basse et un
accordéon.
Les textes allant de la brève de comptoir contant la vie des aventuriers
des bistrots aux sentiments les plus
profonds et printanniers tels mes graines d'amour ou les filles les
fleurs car
ce sont avant tout, n'en doutons pas, de
grands romantiques !!
La poésie, justement, ne flotte jamais très loin et se
mêle a la colère sous le doux son du tonique
accordéon de Max. |
Car régulièrement
s'ajoute là dessus une rasade de contestation
révolutionnaire bienvenue et tout finit sur la balance de la vraie vie entre
guinche
et festoyades.
Un
peu les fils spirituels de feux -les Garcons Bouchers, faut juste
qu'au fil des ans, JP ne prenne pas autant de poids que
Francois Hadji-Lazaro mais pour le talent, pas de problème,
ils l'ont !
Myspace |
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Erik B.
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Padam - Bonheur Bordel
2008 – 11 titres – 35’38
Style : World
Label : L’autre distribution
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Note : 8/10 |
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Avec
pratiquement un train de retard, La magic box revient sur
l’album
Bonheur Brodel, sorti en 2008 par Padam !
Ce quatrième album enregistré par la bande à Nader (elle est facile) nous invite au voyage et à la danse. Entremêlant
aussi bien les rythmes orientaux et l’atmosphère chaude de
l’ancienne poudrière des Balkans, la musique de Padam multiplient
les couleurs et les humeurs. Un seul objectif : maintenir le cap sur la
Route du Bonheur ! C’est d’ailleurs un des titres forts de cet
album, d’une grande douceur, sur lequel Nader répète
inlassablement Regarde la route, évite les arbres en déroute,
chérie ! et nous entête avec ses notes d’accordéon.
Contre-pied garanti derriere, avec Non mon amour, une danse tzigane, faisant
apparaître dans la tête les images du Temps des gitans ou d’Underground et l’atmosphère riche d’Emir
Kusturica et de son No smoking
Orchestra !
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Mais Padam aime toujours autant la diversité et ses racines parisiennes. On
retrouve ainsi sur ce nouvel album, d’autres ambiances, d’autres
couleurs, plus familières, plus proches du nom même du groupe,
emprunté au
répertoire d’Edith Piaf. Les violons entrent en scène,
et Le bal peut commencer pour Yolanda !
Une fois encore, la voix grave et écorchée de Nader opère à merveille
sur ces musiques aux images multicolores et aux odeurs épicées.
Alors, si vous êtes un peu juste pour vous offrir un voyage All inclusives
en Bosnie ou au Maroc, Padam vous offre pres de 40 minutes de dépaysement
garanti, sans aucune limite dans le temps !
Mieux, un nouvel album devrait sortir dans les tout prochain jours ! Que demander
de plus ?!
www.padam.fr |
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Mike S.
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Alexis HK - Les Affranchis
2009 – 12 titres – 43’11
Style : Chanson
Label : La Familia/L’Autre Distribution
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Note : 7/10 |
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En 2008,
Alexis HK a effectué la première
partie de la tournée
de Renan Luce. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il
a été particulièrement marqué par l’univers
du Breton. En effet, sur le nouvel album, il nous entraine, en
début
d’album, dans de drôle d’histoires de mafiosos et de
fossoyeur… une étrange impression de déjà entendu… Et
puis, il y a Thanks For The Add, qui clos cette impression par
un duo en compagnie de… Renan Luce. Une ballade amusante qui surfe
(…)
sur la mode des sites communautaires.
Alexis, après cette première partie de l’album, passe à la
vitesse supérieure, avec un titre très bien écrit et
plein de vie et d’humour, La Maison Ronchonchon. Et on enchaine
sur d’autres
titres, plus touchants, Zou, C’est le printemps…, des titres,
qui se rapprochent de la bande à Jojo.
J’appréciais
déjà Alexis HK, parce qu’il avait ce talent de planter
un décor en quelques lignes et nous plongeait dans des tranches de
vie étonnantes. Un peu à la manière de Chet… Avec
Les Affranchis, Alexis continue son bonhomme de chemin, en élargissant
le spectre de ses compositions. |
Alexis
veut sans doute aussi inscrire son nom parmi ceux des grands Noms de
la Chanson française, de
Brel à Ferrat, histoire de laisser quelque chose à la postérité,
qui sait ! A l’exemple du dernier titre de l’album, Pardon
vieux camarade, plus que jamais, il s’en rapproche.
Notons que pour parvenir à ses fins, il invite ses amis musiciens à apporter
les couleurs, les ambiances de son univers : le piano de Joseph Racaille,
le
tuba de Jérôme Bensoussan (Ignatus), l’accordéon
et
les choeurs de Liz Cherhal (Sœur de Jeanne), l’orgue de Mathieu
Ballet(musicien de Miossec entre autres) et la guitare de Renan
Luce… Pas étonnant
que le label qui sort son nouvel album soit baptisé La Familia…
Si vous ne connaissiez pas encore l’univers poétique de Alexis
HK,
vous êtes affranchis ! Rendez-vous maintenant au rayon Chanson Française
de votre disquaire !
www.alexishk.com
Myspace
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Mike S.
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Julien Baer - Le LA
2009 – 11 titres – 30’52
Style : Chanson
Label : Universal Jazz
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Note : 8.5/10 |
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Aujourd’hui,
chacun cherche sa planque pour échapper à la mondialisation
et à la robotisation de la société. On connaît
Antoine, qui s’est trouvé un job pépère à voyager
d’île en île, rapportant ses images de temps à autres
en France, pour nous faire rêver (ou déprimer en fait) un
peu ; un autre Antoine (de Maximy) s’invite chez l’habitant
tout autour du monde, sa caméra rivée sur ses épaules
et nous découvrir d'autres modes de vie, d'autres façon de pensées.
Dans la chanson, avec Julien Baer, on a cette même impression. Chanteur
atypique, Julien Baer apparaît et disparaît aussi vite dans
la nature, à peine
nous a-t-il fait entendre les ballades qui compose son nouvel album.
Son rythme de production n’est pas intensif, c’est le moins
qu’on
puisse dire, un album tous les 4, 5 ou 6 ans. Il ne risque pas
le surmenage !
Et à chaque nouveau rendez-vous, on tombe sous le charme de ses voyages
imaginaires.
Enregistré entre Paris et Bamako, ce nouvel opus, baptisé Le
LA, respire une fois de plus la sobriété et la simplicité.
Quelques cœurs, quelques cordes de guitares ou de piano isolés,
et une voix qui se laisse trainer paresseusement sur la mélodie.
On retrouve sur cet album la douceur et la mélancolie du tout premier
album éponyme
de Julien Baer en 1997. Pas de samples, par exemple, comme sur
le précédent.
Peu de grandes envolées si ce n’est sur le titre Ulysse, qui
utilise synthé vintage et refrains entêtants.
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Non, Julien
Baer maintient le cap, les yeux rivés sur son bonne étoile,
celle des grands voyageurs. Des ambiances africaines sur Cité,
Un bandonéon
sur Sept heures et demi, un harmonica sur Pends le haut, pends
le court, chaque titre est un prétexte à l’évasion,
au-delà même
des paroles, pas toujours très enjouées (L’immobilier,
Concert Amer…). C’est d’ailleurs, avec le recul,
la remarque que l’on peut se faire sur la musique de Julien Baer.
C’est
que les textes, quoi que très touchants, sont parfois peu importants
pour créer l’atmosphère de
l’album ; la mélodie des mots, les orchestrations et les
arrangements de Burgalat, participent plus largement à l’impression
générale plus que le sens même des mots. Et c’est
peut-être
qu’après,
avec le temps et les écoutes répétées que
l’on découvre l’album dans son entièreté,
faisant passer la poésie de Baer de l’impressionnisme au
réalisme d’une actualité sociale lourde, d’une
vie quotidienne difficile...
Sans y paraître donc, Julien Baer peint la société qui l’entoure,
en lui donnant une couleur monochrome, sépia, de façon, peut-être à la
rendre moins noire qu’elle ne l’est en réalité. Un
vœu pieu, un effort peut-être vain, mais un bien bel exercice de style.
Un album intime et terriblement attachant.
Label /
Myspace / Facebook
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Mike S.
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Chapelier fou - EP
2009 - 6 titres– 26'
Style : Electronica folk
Label : Ici d'Ailleurs / Discograph
Note : 7,5/10
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On appelle ça un sacré coup de pouce : Dominique A. clamant haut et fort tout l'intérêt à Chapelier Fou. On avait découvert le Messin comme invité sur l'album de Zéro Degré, ce premier EP est l'occasion de connaître plus à fond l'univers particulier de Chapelier Fou. Tirant son nom d'Alice au pays des Merveilles, Chapelier Fou est un musicien de formation classique (violon surtout mais aussi clavecin) ayant trouvé sa voie grâce à l'ordinateur. Cela peut sembler paradoxal et c'est justement ce qui fait toute la particularité d'un musicien qui se sert de l'oversampling pour accumuler les différents strates qui feront sa musique. Il est amusant de voir qu'en 6 titres, Chapelier Fou tourne sans cesse le curseur vers plus ou moins de d'électronique, de sons distordus et d'ambiances déstructurées. En ouverture, Darling, darling, darling commence donc sur un violon qui se met en boucle et trouve rapidement des machines comme alliés. C'est un peu Yann Tiersen chez Wax Taylor, le premier donnant un supplément de chair au second, le second donnant une mélancolie moderne au premier. Après entre un intermède mandoline-violon presque Vivaldien, Chapelier fou propose ensuite deux titres à l'atmosphère de friches industrielles ;
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une electronica minimaliste que l'on n’aurait pas imaginer de la part d'un violoniste. Une liberté de ton, une mise en danger, une volonté d'explorer des terrains moins familiers, c’est un peu les trois ensemble de la part d'un artiste qui détonne, intrigue et refuse de se carrer dans une place bien précise. Avec Trèfle, la musique retrouve son équilibre hybride : sur des programmations, jouent à cache-cache un thème poppy et gentillet joué au clavier, un violon en pizzicato battant la chamade et un autre violon à l’âme slave. Sur le dernier Gmbh, Chapelier Fou fait à nouveau le grand écart : on ne sait plus si on n’est dans la toy music, la synthé pop pour enfants ou dans une version toute particulière de la musique dance pour Playmobil. Un peu comme du Pascal Comelade chez Montag, deux noms que l’on n’aurait pas mis ensemble et que Chapelier Fou réunit pour notre plus grand bonheur. L’album à venir sera, paraît-il, totalement différent de cet EP, lui-même assez hétérogène. Ça promet. site
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Denis Z.
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Un Homme et une Femme - Opium
2009 - 10 titres– 39'
Style : Rock
Label : Kitchen / Pias
Note : 8/10
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Trop fort. Depuis que le temps qu’à la Magicbox on suit Un homme et une Femme (déjà 8 ans), on est sans cesse surpris par le trio Francilien qui multiplie les retours en force. Quand on commence à les oublier, ils reviennent toujours plus forts, toujours différents, toujours eux-mêmes. D’abord expérimental sur leur deux premiers EP, un homme et une Femme débarque avec Alamera, un premier album chanté en français affublé d’un nouveau nom : Un homme et une femme project. Là, c’était il y a 3 ans. Après plus de nouvelles ou presque et les voilà plus fort que jamais, avec leur nom d’origine retrouvé pour un album bouillonnant produit aux Pays-Bas par Frans Hagenaar (Alama Race Track, Bettie Serveert…). La pochette inspirée par Saul Bass est superbe et le contenu est à la hauteur du contenant. Avec Opium, le rock addictif d’Un homme et une femme poursuit une route déjà connue mais qui reste la particularité presque exclusive du trio : Dominique A pris dans les secousses et les convulsions de Blonde Redhead. Qui fait ça aujourd’hui en France, en français qui plus est sur des textes littéraires ? Personne si ce n’est un Homme et une Femme.
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Arrivé en studio avec des morceaux bouclés et maquettés, le trio a su retrouver l’intensité de la prise live, une façon de désapprendre et de se mettre en danger pour ne pas perdre ce qui fait la force émotionnelle de la musique. Un Homme et une Femme arrive à dégager du feu nourri des guitares des moments presque lyriques ( ma vie invisible, se démolir) ou des boucles attractives ( Sous les paupières). Moments un peu tordus ( La pieuvre, les monstres rêvent aussi), saut dans une cage aux lions ( Comme des dollars), moment de pure beauté apaisée entre deux feux, le trio ne nous ménage pas et semble voir le monde par un regard de biais. L’expressivité reste leur grande force ainsi que la convocation de forces contraires qui créent les dépressions. L’album est un cran au dessus d’ Alamera et chaque titre concoure à faire déboucher l’album sur un final en apothéose. Comme sur le premier opus, le meilleur est à la fin et Si j’étais elle, beau comme Pour la peau de Dominique A., conclut à merveille un album sanguin. Dans ces temps de compromissions, Un homme et une Femme fait figure d’insoumis. A sauvegarder précieusement. site
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Denis Z.
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The Black Flowers - Set free the Devil inside
2009 – 6 titres – 17’45
Style : Folk
Label : Shout it loud records
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Note : 6/10 |
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Un nom bien
60’s, un titre des plus évocateur, une couv’ à la
fois belle et intrigante, sans même avoir sorti le CD de sa boite,
et encore moins écouter les premières notes de What I want,
que déjà, on a une forme d’a priori positif, pour ce
groupe sorti d’on ne sait où !
Apres une introduction, en forme de teezer et de présentation de
instruments, The Black Flowers révèlent leur vrai nature,
celle d’un quatuor plongé jusqu’au cou dans les années
reines du Rock n’Roll, les plus riches et les plus radicales. A l’instar
de quelques Datsuns, Bellrays… The
Black Flowers semblent témoigner
d’un profond respect pour ce son de guitare, ce jeu de moulinets,
ces rythmes ensorcelants, chers aux années 70’s. Comme eux,
ils seraient prêts à vendre leur âme pour assister à un
de ces concerts mythiques des Ramones, Stooges, Led Zep, Hendrix et Alice
Cooper…
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Et tout
cela se ressent dans ces 6 petits titres de Punk Rock pur jus et sans
pépin, depuis ce Keep Coming on, au refrain entêtant, aux
solo de guitares infernaux, jusqu’à ce que Set Free The
Devil inside, titre éponyme de ce EP, aux vocaux triturés, aux
changements rapides, et aux textes des plus marquants, qui ne sont pas
sans rappeler quelques autres grands moments.
On ne pourra pas dire qu’avec ces lyonnais, on
soit à proprement
parler dans un registre nouveau, original, précurseur… par contre,
on s’en prend plein les oreilles, et on peut parier qu’il en va de
même sur scène. Alors, efficacité / originalité, The
Black Flowers ont fait leur choix !
Un EP chargé d’adrénaline !
Myspace |
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Mike S.
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Dominique A - La Musique
2009 – 12 titres – 43’39
Style : Chanson
Label : Cinq7/Wagram
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Note : 8/10 |
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C’est
amusant comme on parvient à faire des associations d’idées,
entre des choses ou des gens qui n’ont a priori aucun lien. C’est
justement ce que je me disais quand j’ai rapproché Damien
Saez et Dominique A. Si ce n’est l’intiale de
leur prénom,
rien ne les rapprochait jusqu’alors, sur un plan musical tout du moins.
Et pourtant, leur signature commune sur le petit label Cinq7 et
leur besoin d’indépendance ont créé plus de liens
qu’il
n’en fallait pour que les deux soient aujourd’hui intimement
liés, dans ma tête tout du moins.
A la différence du premier, Dominique A n’a jamais vraiment
cherché à changer son style, se laissant avancer depuis 15
ans dans sa discographie, sans jamais s’interroger sur un besoin de
remise en question quelconque. Pour autant, l’un et l’autre
ont choisi de reprendre leur liberté pour conserver ce droit inaliénable à leurs
yeux.
Sur ce nouvel album, La Musique, Dominique A nous conduit
une fois encore dans son univers, à peine quelques percussions plus
marquées,
mais toujours une voix nonchalante, qui nous livre ses dernières
mélodies d’une sobriété déconcertante,
d’une beauté simple. Tout de
même, Dominique A semble avoir mis l’accent sur l’électro,
de quoi rendre plus que jamais son univers aseptisé, pour ne pas
dire inquiétant.
C'est
sans doute le travail en solo, chez lui, qui l'a conduit à utiliser
les machines plus qu'à l'accoutumé. |
Un brin
nostalgique sur Nanortalik, Le garçon
perdu, La Fin d’un monde, Immortels, ou même sur Hasta
que el cuerpo aguante, qui au-delà des textes conjugués
au futur, reprend ce jeu de batterie, qui identifie Dominique
A entre tous
depuis quelques années maintenant. Pas étonnant que ce titre ait
été choisi pour servir de premier single.
Ah, et puis, il y a Le Bruit blanc de l’été qui revient côtoyer
le White Noise de Yellow « Saez » Tricycle, sorti à quelques
semaines d’intervalle. C’est tout même bizarre, non ?
Flanqué devant un tableau noir, Dominique A repasse l’oral de (la)
musique pour notre plus grand plaisir, sans nous surprendre, mais sans nous décevoir
non plus, véritable valeur refuge de la chanson française, sur
un marché tellement instable. A l’instar d’un Manset,
il y a ce A et tout un monde familier qui nous revient inlassablement.
On dirait
le Sud … Pour aller plus loin, Dominique A sort une version double, avec
La Matiere, une collection de 12 autres titres, mais, là, je ne peux vous en
dire plus. Réservé aux vrais fans...
www.commentcertainsvivent.com
Site officiel / Myspace
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Mike S.
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Sebastien Schuller - Evenfall
2009 – 10 titres – 47’39
Style : Folk
Label : Green United Music / Pias
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Note : 8/10 |
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Hasard de
ma propre sélection, apres avoir chroniqué un magnifique album
de piano, composé par Luigo Rubino, en voici un autre écrit
par Sébastien Schuller, qui nous livre, ici, son second album. Le
premier album Happiness avait déjà laissé de sérieuses
traces dans le souvenir des chroniqueurs de la Magic Box. Au premiere
notes de ce second, Evenfall, il est fort à parier qu’il va
en être
de même.
Apres un premier titre introductif (Morning Mist) tout piano, doux
comme de la ouate, Open Organ fait ressurgir la voix de dandy de Sebastien
Schuller, qui n’est pas sans rappeler un autre dandy (Neil
Hannon),
dans une ballade au refrain répété et entêtant
!
Evenfall continue ainsi à nous chouchouter de ses mélodies
douces comme des berceuses pour enfants, guidées par un piano magique,
bourré d’émotion. A la maniere de Sigur Ros, Sebastien
Schuller parvient aussi à créer de la puissance, de l’amplitude
sans à peine multiplier les instruments, sans augmenter le volume,
sans même nous sortir de cet état d’hypnose suscité dès
les premi ères notes (Awakening).
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La musique
de Evenfall ressemble ainsi à de petites montagnes russes, laissant
monter et descendre le niveau des émotions créées,
marquant des moments de repos (New York), de relaxation après ou
avant les pics.
Là encore, malgré sa relative impression de calme, le nouvel album
de Sébastien Schuller est assez éprouvant pour les sens. L’album
n’est pas à écouter d’une oreille distraite. Vous n’en
tireriez pas grand-chose. Par contre, avec un peu de concentration, il devrait
créer des effets de secondaires… chacun les siens. A vous de tenter
l’expérience…
Un album à la fois doux et enivrant.
http://sebastienschuller.com/
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Mike S.
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Chat - Folie Douce
2009 – 13 titres – 44’21
Style : Chanson
Label : Capitol
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Note : 7/10 |
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C’est
dingue comme les choses semblent faciles parfois. Il y a 2 ans
encore, Charlène
Juarez terminait son apprentissage de la musique et du piano dans
un conservatoire genevois. Et en un rien de temps, et un
passage par la capital de la musique (Londres), elle a découvert
la composition, deux ou trois personnes passionnées et professionnelles,
et la voici, en début d’année 2009 à sortir un
premier album chez Capitol. Autant de chance qui pourrait faire
rager tous les artistes au RMI qui galèrent de bar en bar, une guitare à la
main, à chasser le cachet ou la pinte de bière.
Quoi qu’il en soit, voici Chat, projet mené par la voix douce
et les pattes de velours de Charlène sur son piano. Pour donner un
peu de rythme à sa musique sur scène, Joseph Chedid est à la
batterie et Pierre Juarez à la basse. Sur disque, c’est surtout
Joseph qui a apporté son talent de musicien (héritage de famille…)
dans l’orchestration. L’album a d’ailleurs été enregistré au
Labo M…
Les textes de Chat ont quelque chose de Vincent Delerm, en version
féminine, ou de Lynda Lemay, l’accent en moins… Un
piano central, et une voix, des textes comme autant de tranches
de vie, de personnages heureux, malheureux. Si on lui demande,
Charlène
apprécie
des gens comme Camille, Mathieu boogaerts… Et c'est bien dans
cette direction qu’il faut aller pour chercher une famille musicale à Chat,
quelque part entre Constance Verluca et Pauline Croze…
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Et si l’album
s’appelle Folie douce, c’est qu’il y a bien un petit
grain de folie et d’insouciance dans la musique de Chat, un piano
qui s’emballe, une voie qui déraille, des ambiances troubles
parfois, de cabaret ou même du cinéma de Tim Burton (L’insouciance justement). It's
so cold, seul titre en anglais, s’affranchit d’ailleurs
du sens des mots, et s’appuie sur l’esthétique et l’imaginaire,
goutte d’eau et note de piano aigüe rythment la voix de Charlène.
Jérôme Bourdin, autre titre de l’album, nous fait découvrir
la voix de Joseph dans un duo miroir ensorcelant. Encore une fois, c’est
rageant autant de talent dans une seule famille ! ;-)
Il vous reste donc à découvrir Chat et son univers minimaliste
! Je vous parlais de Boogaerts, c’est précisément avec cet autre
habitué de
ce
type
d’ambiance
que Chat va assurer la tournée francaise de Folie
douce. L'occasion de réunir à nouveau les deux Tam Tam...
Myspace
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Mike S.
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Asyl - Brûle, Brûle, Brûle
2009 – 12 titres – 43’22
Style : Rock
Label : Because |
Note : 6.5/10 |
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| Sorti
en pleine mouvance Revival Rock n’Roll anglo-saxon, et juste avant
la grosse vague French Rock, emmené par les désormais (snif)
incontournable BB Brunes, Asyl avait fait un démarrage à peine
remarqué.
Il revient cette année avec un second album.
Avec Brûle, Brûle,
Brûle, le groupe tire un trait sur ses premiers travaux, remet
les compteurs à zéro et se lance dans un Rock moins tapageur,
lui préférant
souvent un esprit pop. Même si des titres comme Sous la pluie conservent
une petite flamme rageuse, rugueuse, le single Les Dieux sont des
Rois (ou encore Ne plus y penser aussi), nous livre le nouveau
visage d’Asyl,
un brin juvénile, un petit côté Top 50, et un gros côté Nicola
Sirkis, dont l’influence est ici plus que flagrante (et il ne
s'en cache pas).
Par contre, si le style se veut moins rêche, il en devient que plus
fluide, la voix moins agaçante, l’usage de la langue française
plus a propos, moins gênante. L’usage de claviers sur le titre
Dans la ville apporte plus de profondeur à la musique du groupe ;
le phrasé sur Ne plus y penser crée une atmosphère
particulière, plus chaude, alors même que l’album précédent
paraissait tellement aseptisé.
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Vous l’aurez donc
bien compris, il ne faut pas trop vous attendre à retrouver en
2009, Asyl, tels qu’ils étaient auparavant. Tant mieux, tant
pis, ce qui compte, c’est surtout que vous ne restiez pas sur votre
premiere impression, bonne ou mauvaise.
En ce qui me concerne, Brûle, Brûle, Brûle fait gagner à Asyl
plusieurs années de maturité, les rapprochant de groupes tels que
Deportivo ou Elista et les éloignant un peu plus
de
cette impression
d’amateurisme, qui avait plané sur le premier album, enregistré peut-être
trop vite, pendant la déferlante Rock n’Rollesque.
Un album sobre et réfléchi qui replace Asyl sur la bonne voie.
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Mike S.
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The Enjoys – Made in France
2009 – 4 titres – 16'
Style : Rock
Label : No Major Musik
Note : 6/10
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Lys – in my mind
2009 – 4 titres –13’
Style : Rock
Label : No Major musik
Note : 6,5/10
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Je suis pour le moins dubitatif sur le principe No Major Musik, où les internautes financent eux-mêmes la production d’un album. Une politique horizontale un brin populiste et la persistance d’un mensonge : le problème en France ne vient pas de la difficulté à produire mais bel et bien à se distribuer et à se diffuser. En même temps, il serait dommage de jeter le bébé avec l’eau du bain et de ne pas parler de The Enjoys ou de Lys sous prétexte qu’ils sont labellisés « No major Musik ». The Enjoys existe depuis 6 ans déjà et a participé au tremplin Emergenza (ce qui n’est pas forcément un gage de qualité). Le groupe a bien choisi son nom, sa musique semblant être née, non pas dans la douleur, mais dans l’allégresse de faire un rock entrainant, sans prise de tête avec comme perspective de le jouer sur scène. The Enjoys rappellera donc la fraicheur du premier album de Cure, une énergie droit devant, sans fioriture mais avec néanmoins une finesse certaine (Why are you lying ?). On the news reprend même le riff de début de 10 :15 on Saturday night mais le groupe garde la cool attitude tout le long d’un morceau distrayant et nonchalant. it’s no use marque la rencontre d’un rock anglophile avec un certain funk blanc. On danse donc, un peu paresseusement quand même, comme un Happy Mondays sans acid. Le groupe cultive un petit côté désuet, avec des mélodies qui nous replongent 20 ans en arrière dans une production marquée par les années 80 mais sans vraiment de relief. Sympathique. |
Les Rennais de Lys ont déjà quelques hauts faits d’arme comme celui d’avoir séduit les Inrocks, participé à de nombreux festivals et fait une tournée dans les clubs de Londres. Certains se contenteraient du quart…Sans avoir su trouver encore une identité propre ( Around you reprend même la même guitare que Marilyn Manson sur Sweet Dreams), Lys marque néanmoins des points avec son premier maxi. Produit par la pointure Olivier Lude (Vanessa Paradis, M), ce 4 titres ne tombe pas dans le travers d'une production trop lisse et garde quelques louables aspérités. Quelques ajouts électroniques derrière les guitares et un esprit romantisme noir qui nous renvoie aux heures sombres des années cold wave. C’est un peu affecté, parfois trop (la voix féminine sur Insane est un peu cliché) mais In my mind, le single attitré, fonctionne à merveille et obtient tous les suffrages. Le gimmick de guitares est séduisant, le jeu de toms conquérant et la voix trainante de Nicolas, porteuse de la mélancolie idoine. Dans le genre, You make me feel et son rock ténébreux jaillissant d’une torpeur languide (à mettre à côté de Radiohead première période), est pas mal non plus. Une bonne entrée en matière... my space The Enjoys
Myspace Lys
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Denis Z.
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Zero degré - des étoiles plein les yeux
2009 - 11 titres– 51'
Style : chanson folk électronica
Label : We are Unique / Le Kit Corporation / La Baleine
Note : 8,5/10
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Dans une récente interview, Dominique A, agacé par la pléthore de groupes folks actuels, disait que l'on confondait tradition et authenticité et que des machines pouvaient se révéler être authentiques et émouvantes. Avec Zéro Degré, ce même sentiment émerge d'une musique éminemment personnelle. Dans ce disque intimiste, s’exprime en creux et avec une fausse froideur, une poésie touchante. Un mot que l’on n’emploie que rarement quand il s’agit de musique électronique. Pourtant tout au long de l’album, celle-ci est bien et bien palpable sur un choix sonore ou dans un texte. « Parfois, par temps de neige, tu penses à moi » répète-t-il sur un lit de guitares irradiant de lumière. Zéro Degré, c'est un peu le jardin secret de Nicolas Tochet, bassiste du trio rock instrumental Mélatonine. Ce projet solo lui permet de s'exprimer en français et avec une guitare. En tout cas, au début car sur cette base de songwriter, Tochet rajoute sa petite préparation personnelle faîte de machines, de programmations, de samples. Le Messin est malin et met en exergue de son album la phrase suivante "plutôt que de recommencer la même chose à chaque fois, pourquoi ne pas un simple copier, coller, de nos gestes, de nos idées, qui de toute façon ne changent pas...". D’un coup d’un seul, il avoue son intérêt pour Diabologum (qui aurait pu écrire une telle formule) pour une faute avouée à moitié pardonnée et il pare aussi le reproche que certains pourront lui faire qualifiant sa musique de répétitive.
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C’est d’ailleurs là tout l’art de Zéro Degré, celui de faire tourner des boucles, y rajouter des strates, en enlever, rajouter encore, parasiter une mélodie qui s’installe, éclairer une frise d’un ajout qui rehausse subitement un froid ron-ron. Le travail vaut autant du sculpteur ou du plasticien que du musicien. Quelque part, il propose une nouvelle voie possible d’une chanson française électronica et pointilliste en cousin de Jérôme Minière. Il chante d’ailleurs avec une même voix étouffée. Avec se moyens limités et un spectre étroit, Zéro Degré explore quand même plusieurs directions et fait un album moins homogène qu’il n’y paraît au premier abord. Il faut dire que son statut de solitaire lui permet aussi de s’entourer quand il le désire et donc de tirer le meilleur parti d’amis invités. De fait sa rencontre avec Angil aboutit à The unsung heroes où les univers des deux artistes se fond en un titre poignant de beauté. Chapelier fou apporte son violon déglingué sur le choix pour une musique de chambre au bord du précipice et co-écrit Une boule dans la gorge pour un romantisme fin de siècle. Zéro Degré explore alors des territoires inconnus. Avec Cascadeur, Alone ressemble à du trip hop né dans un grenier au milieu de vieux instruments. Il y a bel et bien là matière à avoir des émotions bien humaines et même charnelles : devant un Tochet triturant en tout sens ses filtres et potards, on se prend même à commencer à bouger en clone de Krafwerk ou Tarwater ( La lie de la société). Parfois, par temps de neige, je penserai à Zéro degré. Pendant longtemps, c’est sûr… my space
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Denis Z.
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Holden - Fantomatisme
2009 - 11 titres– 41'
Style : Pop
Label : Le Village vert / Pias
Note : 8/10
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Petit agacement récurent : voir Holden ranger ça et là dans la case "chanson française". Erreur notoire qui serait du au simple fait qu'Armelle Pioline chante en français des textes par ailleurs bien écrits? Peut-être, à moins qu'Holden ne représente un idéal pour une chanson française contemporaine musicalement passionnante. Car, Holden c'est bien plus que de la chanson française - d'ailleurs la carta est chanté en espagnol - que ce soient dans les intentions formelles que dans les différents univers visités pour faire naitre les mélodies. Le duo français poursuit avec ce quatrième album son voyage intérieur en prenant toujours le Chili, patrie de Atom Heart, leur producteur attitré, et lieu d'enregistrement, comme point de départ. Armelle Pioline et Mocke sont plus que jamais des esprits libres et leur musique part d'une base certaine, une pop année 60 née sous le soleil de la Riviera, pour la rendre ensuite plus abstraite et moins facilement identifiable.
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Jazz, bossa nova, musique électronique, rock...tout est présent, tout se confond, tout magnifie tout. La mélancolie du ton ne tombe pas dans la nostalgie, car la retro-pop de Holden se révèle foncièrement moderne. Et les petites chansons deviennent des petites oeuvres ambitieuses à écouter dans les expos d'art Contemporain. Le groupe ne se prend pas pourtant de trop au sérieux comme en témoigne Mia petite friandise électro-kitsch qui ramène volontiers Holden dans la culture populaire. On connaissait déjà le principe d'un duo qui rappellera autant Juana Molina, Alpha, Autour de Lucie, Françoiz Breut que Television. Sauf qu'avec Fantomatisme, Holden accentue ce sentiment aérien d'un groupe qui suit son propre chemin. site
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Denis Z.
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Porcelain – adios betty
2009 – 12 titres – 45’01
Style : Rock
Label : Drunk Dog / Differ-ant
Note : 8/10
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A l’heure du troisième album, Porcelain se recentre un peu. Sur leurs deux premiers albums, les Normands avaient quelque peu le démon du post-rock et leur musique naviguait entre différentes eaux, toutes troubles dans leur genre. Avec Adios Betty, on les retrouve plus directs et plus commerciaux. Ce qui nous vaut carrément deux titres radiophoniques et presque brit pop ( My plane for a shock-proof world et walk me back, sympathiques mais sans plus), une première pour Porcelain. Le meilleur n’est pas là, on s’en doutait un peu, mais bel et bien avec des titres où le quatuor avance tête-bêche dans une direction unilatérale ultra efficace. Bâti sur deux accords, Tambourine sera considéré comme leur Pure Morning à eux ; une guitare et un Korg à égalité sur la ligne de départ pour un morceau qui fonce ; une force compacte qui envoie la sauce sans faiblir. Sur Spectacular ou Betty, le résultat est presque identique, même si l’équilibre entre électricité et électronique est rompu en faveur des guitares. Le chant a tendance à répéter à l’envi les mêmes mots comme un nouveau Johnny Rotten, pour un impact garanti et un mode opératoire qui va de pair avec une musique qui assène à coup de béliers. Dans un registre un peu différent, My father, my King laissera penser que le rock de Porcelain peut avoir des accents Shakespeariens. Des morceaux plus mid-tempo ( something beautiful ou le rêveur Something beautiful) ou carrément ambiant ( The modern age) démontreront que, malgré toutes leurs bonnes volontés de devenir dociles, Porcelain reste assez inclassable : comme un groupe post-punk, post-shoegazing, post-krautrock, post-Radiohead. Autre chose inchangé à leur endroit : Porcelain reste un des meilleurs groupes de rock en France. Et si deux titres plus consensuels permettent de découvrir le reste, tant mieux ! Site
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Denis Z.
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Monsieur Roux - Un été Caniculaire
2009 – 13 titres – 42’34
Style : Chanson
Label : Mercury/Universal |
Note : 8/10 |
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| Accro à la
syntaxe française, je ne comprenais pourquoi Mr. Roux se faisait
appeler Monsieur. Avec ce nouvel album à sortir, Un été caniculaire,
plus de doute, M. Roux peut bien se faire appeler Monsieur ! A
l’instar
d’un autre Monsieur – Gainsbourg – Erwan Roux, en compagnie
de sa bande de musicos, nous donne une bien belle leçon de chanson
française.
Un été caniculaire multiplie les genres et les univers passant
aisément les frontières, de la ballade country folk (Le
cowboy bling bling) à la chanson pop (Tant de chien), de la complainte (Monsieur
Berger, 3870 secondes) au Blues Rock barré (Fais moi peur). Pas le
temps de s’ennuyer que Monsieur Roux est déjà reparti
dans un autre style, sur un autre rythme, nous livrant au passage
quelques bons mots, quelques idées pas connes, quelques messages
bien placés.
Quoiqu’éloigné de Petite Pouff, Petit Rasta et
autres
Ah si j’étais grand et beau, grands moments du précédent
album et surtout de ses concerts haut en couleurs et fort en goût,
Monsieur Roux conserve - soyez rassurés - quelques Araignées
au plafond.
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C’est peut-être
un peu pompeux que de dire que Monsieur Roux a pris en maturité pour
ce second album... Mais c’est malgré tout l’impression
qu’il donne, tout compte fait, en enregistrant des titres moins
directs, moins spontanés, des titres qui demandent de fait un peu
plus d’attention
qu’auparavant... Espérant y trouver quelques lettres
de noblesse, et une plus large reconnaissance. Enfin, c’est une
façon
de ne pas répéter inlassablement les mêmes albums,
comme certains peuvent le faire depuis 30 ou 40 ans en France.
Un été Caniculaire est donc un album différent du
premier,
par sa sobriété et son orchestration plus folk. Mais il n’en
est pas moins entêtant. Sans parler de son rythme terriblement communicatif
pour nos pieds.
Les concerts de Monsieur Roux, forts de ce nouveau répertoire, devraient être
plus que jamais vivants.
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Mike S.
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Marjolaine Babysidecar - Médecine foraine
2009 – 12 titres – 46’07
Style : Chanson
Label : Les Psychophones Réunis /Anticraft |
Note : 6.5/10 |
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| Apres
Héléna Noguera, c’est à Marjolaine
Carside de s’identifier à une Calamity Jane du
21e siecle… acoquiné à son « Babyface » Rémy
Sidecar.
Le duo Marjolaine Babysidecar, quoi que très éloigné du
Country Rock de cet autre duo Dillinger Girl and Baby Face Nelson,
ne s’en rapproche pas moins par cet état d’esprit et
cette approche singulière d’aborder la musique.
Flanqué d’une étiquette Chanson Française au
premier abord, le duo s’en détache tres vite, explorant tout
au long de cet album Medecine Foraine, les recoins les plus sombres de la
vieille dame. Blues, Rock, Folk, Nouvelle chanson française, Marjolaine
Babysidecar s’essaie à tous les styles, à tous les genres,
rappelant les travaux de personnes aussi variées que Mademoiselle
K, Paul Personne, Camille ou Anaïs. Sa voix, un brin bluesy donne l’unité qui
aurait pu manquer à un tel exercice.
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Pour ma part, c’est
dans les moments les plus sombres, les plus barrés, que j’apprécie
le plus cette Médecine Foraine (mimeSiS par
exemple).
Alors, si vous aimez les albums pas trop conventionnels, les ballades pas trop
consensuelles, vous pourriez bien apprécier cette Marjolaine - et son
Rémy – Babysidecar. Pour ceux plus frileux, qui apprécie
les mélodies évidentes, les refrains enivrants, allez directement à la
derniere plage, découvrir Calamity, un single en puissance, qui
n’est
peut-être à la bonne place dans ce tracklist.
Médecine foraine est un album composite qui prend tout son sens sous la
voix et le timbre étonnants de Marjolaine.
Myspace
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Mike S.
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Yellow tricycle – A lovers prayer
2009 – 12 titres – 54’55
Style : Rock.
Label : Cinq7/Wagram |
Note : 8.5/10 |
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Même
si ce disque comporte une signature nouvelle, Damien ne s’en
cache pas, Yellow Tricycle est autre
que le nouveau projet de Saez.
Depuis son départ d'une Major, et son intégration à la
petite écurie montante, Cinq7 (Dominique A, Aaron, Albin de la Simone,
The Do…), Saez voit ses ailes reprendre des forces, et ses idées
foisonner. Varsovie -L'Alhambra - Paris, en 2008, regroupait quelques
29 titres acoustiques, permettant au chanteur de sortir ainsi de
4 années
de silence.
Avec Yellow tricycle, et l’album A lovers prayer, Saez s’essaie à un
projet qui lui tenait à cœur depuis longtemps : abandonner la
langue de Brel et de Noir Desir, pour s’essayer à celle
de Radiohead et de Muse. Car en anglais, comme en français,
Saez ne discimule jamais ses influences, il s’agit à chaque
fois presque d’un
baroud d’honneur que de marquer sa musique d’un sticker virtuel « fabriqué sous
l’influence de… ».
Et aidé par ces curseurs stylistiques, Damien Saez construit son œuvre,
ses mélodies originales, riches, ses refrains entêtants.
A lovers prayer n’échappe donc pas à ce processus décennal,
et nous livre 12 titres, tantôt ballade hypnotique (Braindead) tantot
rock (Your Leather Jacket) et parfois les deux à la fois, tel ce White
Noise, cher à David Bowie ou à Katie Jane Garside.
Avec cet album, Saez se laisse comme toujours beaucoup d’espace,
les titres s’alongent sur 5 ou 6 minutes, permettant à sa
voix de s’étirer plus que jamais tout en laissant le champ
libre aux guitares (Killing the lambs…).
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Il me semble que Damien
Saez renoue en fait avec ses premieres amours, celles de Jours
Etranges,
qu’il avait abandonné, trop vite à mon goût. Le titre éponyme
du projet, Yellow Tricycle, rappelle en effet certains
des titres, quoi qu’en français alors, du tout premier essai
de Saez en 2000 (tel que Jours étranges, Hallelujah, Crépuscule...).
S’il s’agit juste d’un exercice de style, il faudra bien
se rendre à l’évidence, qu’il est réussi. Damien
Saez, longtemps bête noire de la M@gic Box nous tient aujourd’hui
en haleine. Et sur la distance, il nous montre qu’en allant toujours là où on
ne l’attend pas, il construit efficacement un répertoire riche et
diversifié, empêchant finalement la routine déjà gagnée
par ses contemporains, Miossec, Delerm, Tiersen, Raphael...
Mea Culpa donc, et malgré les impressions de déjà entendu
outre manche, Yellow Tricycle offre un bien beau voyage musical composé d’une
douzaine d’étapes aux émotions palpables.
Cinq 7
Myspace
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Mike S.
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Little Bob - Time to Blast
2009 – 11 titres – 40’47
Style : Rock & Blues Rock.
Label : Dixiefrog Records |
Note : 8/10 |
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| 64
ans hier (10 mai), Little Bob affiche plus de 30 ans de
carrière
et au moins une vingtaine d’albums à ce jour.
Ceci ne semble pas pourtant suffisant à Roberto Piazza pour tirer
un trait sur sa carriere, satisfait du chemin parcouru !
Il revient cette année encore, avec ce Time To Blast sous le bras.
Cette livraison 2009, pour le plaisir des fans, ne lâche rien, les
titres sont musclés, racés.
Mais en 2009, Little Bob s’amuse aussi à sortir de son éternel
Rock n’Roll, celui-là même qui a fait sa gloire mais qui l’a
aussi catalogué depuis
des années dans un registre vintage, idole des vieux, symbole vivant
d’une époque disparue. Il est temps d’exploser, comme
le dit le titre, et Little Bob ne s’en prive pas en sortant du cartant
60’s poussiéreux, et en élargissant largement le spectre,
Rock, Blues, Rythme n’Blues, Soul, proposant des somptueuses ballades
(Take it as it comes, If you gotta go…), digne d’un Joe
Cocker millésime 1970 ou en s’essayant à des titres terriblement
psychédéliques (The Phone call, Big Boy Walking), à grand
renfort de claviers Hammond et de chœurs façon chorale gospel.
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On se croirait parfois
revenu au temps du Rocky Horror Picture Show.
Les aficionados du petit King du Rock n’Roll ne seront pas perdus pour
autant, le Bob conserve de grands moments de Blues Rock (Shamed,
Long
was
the road..)
Mais, reconnaissons-le, il s’est passé quelque chose ! Little
Boba offert une cure de rajeunissement à sa musique ! Apres les retours
en
grâce, tous styles confondus, de Tom Jones, d’Iron Maiden,
d’Indochine,
des Wampas… Ce serait peut-être le moment pour Little Bob
de passer
du statut d’icône intouchable du Rock n’Roll français, à Dieu
vivant et adulé du Rock ! Allez Bob, encore un effort, Bercy en 2010 et
le Stade de France dans la Foulée, en 2011, pour fêter, toi aussi
ton (Time To Blast) Tour 66 !
www.littlebob.fr |
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Mike S.
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Nonstop - J'ai rien compris mais je suis d'accord
2009 – 13 titres – 50’19
Style : Rock, Rap...
Label : Believe |
Note : 7/10 |
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| Partout
on nous dit que la musique est moribonde. C'est ce que les maisons
de disques nous disent en tout cas. Difficile d’imaginer
alors qu’il
y a encore une petite place dans le paysage musical français pour
Nonstop ! Et pourtant, contre toute attente, Nonstop gravit les
marches et revient une fois de plus, avec un nouvel album, J'ai
rien compris mais je suis
d'accord. Un album totalement débridé, sans limite aucune.
Cela nous donne un album sans égal dans toute la discographie française,
un mélange de rap, de rock, d’électro, d’une violence
inouie, dans le propos, dans le son, dans le rythme, et même dans
l'image. Quelque part entre Diabologum – qui n’est jamais tres
loin – et
LTNO.
A ce propos, et comme depuis le début du groupe, un titre, Robot à la
viande, invite Arnaud Michniak pour un échange verbal
musclé. Et du temps qu'on y est notons la présence de Serge
Tessot-Gay, aux guitares - il ne me semble pas l'avoir remarquer précédemment.
Ce nouvel album est plus que jamais un patchwork musical, qui entremêle
des sons de machines, des instruments, des samples, des voix.
Les textes de ce nouvel album sont déclarés, débités,
vomis, vociférés, mais jamais chantés. Quelques messages à qui
voudra bien l’entendre, quelques pensées bien senties (Plus
on me rassure et plus je crie, Y'a quoi ? Y'a que ça !, Arbitre enculé).
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Pendant 50 minutes,
une fois de plus on s’en prend plein la g… ça fait
un bien fou ou ça fait mal, ça dépend surtout des
moments où on l’écoute. Mais une chose est sûr,
c’est que Nonstop ne laisse toujours pas indifférent.
L’indifférence étant
le pire mal de notre temps, Nonstop exp(l)ose son beat et son verbe
sur la place public, sans jamais chercher à donner une forme, un
genre, une étiquette à son travail. Juste placer des mots
dans un contexte, sur une ambiance.
Je sais pas si je suis d’accord, j’ai pas tout compris, mais j’en
reprendrais bien encore un peu !
http://riencompris.net
www.believe.fr
Myspace.com/devantmanuque
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Mike S.
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Tohu Bohu / Dr Géo – patchwork
2009 – 10 titres – 41'
Style : Electronica folk
Label : Le Kit Corporation
Note : 8 /10
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Deux artistes Messins, ensemble dans un split album qui ressemble à une seule entité. Il faut dire que Tohu Bohu et Dr Géo ont beaucoup de points communs comme celui pour chacun, d’être l’oeuvre d’un homme seul (Julien Rueff pour Tohu Bohu et Geoffrey Lolli pour Dr Géo). Comme celui aussi d’être en présence de deux songwriters qui jouent de la guitare en solitaire mais qui écrivent l’essentiel de leur musique sur des machines. Cet aspect synthétique hypothèque aucunement les chances d’avoir affaire à une musique personnelle, celle-ci vient autant du cœur que de l’esprit. Au contraire, ces programmations rendent encore plus fragile le rendu musical. Et même les machines semblent avancer sur un fil. Derrière Tohu Bohu, on retrouvera l’aide de Nicolas Trochet de Mélatonine et surtout de Zéro degré dont l’esprit est assez proche, à savoir une electronica pointilliste dont on verra poindre derrière chaque bip et chaque son froissé, un folk à fleur de peau. |
L’ombre de Hood et de Thom Yorke planent derrière ces 5 titres au chant indiciel que l’on suit en retenant son souffle. Avec Dr Géo, les choses sont plus affirmés : chants plus présents mais toujours évanescents ( little death ou un A dream within a dream, au bord des larmes), électroniques plus pêchues ( Ensemble d’étoiles sur des programmations à la lisière de la jungle), plus généralement musiques aux ingrédients plus riches ( Woo hai et ses samples cinématiques). Dr Géo est la version décomplexée de Tohu Bohu mais l’émotion est toujours là, introvertie derrière l’électronique. Deux bons artistes sur un split album, c’est deux fois plus de chance de d'avoir une bonne surprise et deux fois plus de chance d’être frustré car on n’a qu’un album au lieu de deux. Myspace du label
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Denis Z.
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Michel et Michel – tout casser et tout repeindre en jaune
2008 – 12 titres – 37'
Style : lo-folk psyché
Label : A Tant Rêver du roi
Note : 7,5 /10
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Dans “L’homme des Hautes plaines”, Clint Eastwood faisait repeindre en rouge les maisons. Michel et Michel préfèrent le jaune, plus en accord avec le soleil psychédélique qui émane de ce disque. Pierre Dutrey et Eddy Crampes prennent la vie à la cool et leu musique est à leur image : un folk acoustique lo-fi nonchalant d’après la sieste et d’avant l’apéro mais qui cache en son sein une liberté de pensée qui ne regarde qu’eux, y compris dans le presque bossa Unfinished littler lies. Le duo, qui invite quelques amis de çi de là dont (Marie-Anna au chœur céleste et au violoncelle), propose une musique qui ne rentre pas dans le rang, préférant adopter une attitude poétique. |
Il y a un esprit Panda Bear derrière avec ces mélodies qui dérapent, ces compositions qui semblent parfois inachevées, des trouvailles sonores qui semble dire que le disque a aussi gravé le hors-champ de l’univers du duo. La reprise de John Cale du magnifique Amsterdam (pari réussi, le morceau est poignant) nous amène sur la voie d’un Velvet Underground « dés-électrisé » et apaisé de toute rage apparente. Comme pour les pierres précieuses, la côté mal taillé ne plaira pas aux puristes et aux formalistes mais charmera les sensibles et les lunaires. Myspace
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Denis Z.
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Tetsuo - Cousu main
2009 – 10 titres - 39'31
Style : Rock
Label : A Tant Rêver du Roi |
Note : 8/10 |
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| Le
label palois A Tant Rêver du Roi nous fait découvrir un duo
prometteur ! Tetsuo ou la rencontre entre deux musiciens amoureux de musiques
impressionnistes. Derniere ce patronyme, il y a l’esprit du Japon
et de son sens de l’extrémisme culturel. Il y a aussi, sans
doute, une envie de créer un lien entre la musique et les images
du cinéma. Et il y a donc aujourd’hui un duo, déjà catalogué « French
Touch », et qui s’essaie au rock sous ses variantes les plus
sombres, et les plus expérimentales aussi.
Le résultat est des plus original puisque Cousu main,
leur second album , abandonne l’électricité pour créer
une rock abrupte, aux changements de rythme incessants, qui ne
sont pas sans
rappeler les travaux de PJ Harvey, Nick Cave ou des Neubauten.
De même,
pour étendre le spectre des références, on pourrait
aller chercher aussi dans les racines du blues rock du Gun Club ou dans les prémisses du rock français de Sloy, ou même
dans le jazz expérimental d’Akosh S. Unit, des liens certains
avec la musique de Tetsuo.
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Ce qui est marquant
dans la musique de Tetsuo, c’est véritablement son côté impressionniste,
le duo utilisant les notes plutôt que les pinceau pour exprimer
le ressenti d’une image, d’une situation. Les amateurs de
Graham Masterton pourraient très bien trouver l’illustration
sonore d’un des ses romans noirs et irrationnels. Les muets de Fritz
Lang pourraient hériter d’une nouvelle jeunesse s’ils
venaient à côtoyer la musique de Chirugical Chill ou de The
Day Pigs will Fly…
Vous l’aurez compris, Tetsuo ne fait pas dans le conventionnel. Pour autant,
leur musique originale demeure tout à fait abordable et même envoûtant à bien
des endroits.
Myspace / Label
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Mike S.
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Shane Cough - Now you see it
2009 – 15 titres - 74’30
Style : Rock
Label : Enrage Prod - Discograph |
Note : 7/10 |
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| Un
Rock violent, un brin décadent, quelque part entre NIN et Manson,
c’est ainsi qu’on se plaisait à définir les
Shane Cough depuis 2000, année de leurs premiers pas discographiques.
En 2008, patatra, le groupe se divise, les uns allant explorer
une autre voix avec un nouveau projet Fatale, aperçu aux Trans’ de
Rennes cette même année ! Les musiciens encore en place sont
obligés d’aller trouver Burn, leur nouvelle chanteuse !
En 2009, le nouvel album débarque avec ce nouveau line up, et un
son nouveau ! S’introduisant par un titre instrumental sombre et inquiétant,
Face it, Once and for all, l’album démarre véritablement
avec To the Core, aux sonorités et aux rythmes electro indus
qui malgré tout délivre une mélodicité étonnante
dont on avait pas tant l’habitude avec ce groupe. Le groupe aurait-il
décidé en changeant sa formation, de changer aussi ses ambitions
en se lançant à l’assaut des Charts ? Bon, on n’en
est pas encore à la pop miéleuse de Superbus, mais
il faut tout de même reconnaître que Shane Cough a tout de même
arrondi les angles.
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Et meme si le single
Into the Breach au refrain - Crazy girl - entêtant conserve
les rythmes radicaux proches du Broken des NIN, la voix
de Burn a quelque chose de
plus convivial, pour ne pas dire convenu ! De même, Darren's
Dilemma ou Dissolve the Surface nous rebalancent des
sons déjà entendus
du côté de Marylin Manson, alors meme que
Burn se sent de plus en plus à l’aise derrière le
micro, devenant même parfois une vrai furie, à la manière
de Katie
Jane Garside.
En pleine recherche existentielle ou véritable changement de cap définitivement
opéré, ce qui est sûr, c’est que ce Now you see
it va faire causer dans les chaumières !
Un album à laisser murir et à déguster à point !
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Mike S.
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Princes Chameaux - Magic Circus
2009 – 12 titres – 53’49
Style : Chanson, Slam & Rockabilly
Label : Further Music - Harmoni Mundi
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Note : 7.5/10 |
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Drôles de ménagerie... Princes Chameaux débarquent avec un album hybride, mélange de chanson, de rock a billy et de hip hop.
Surprenant au premier abord, on se met rapidement à dodeliner de la tête et à reprendre les textes de ce Magic Circus, un brin illuminé ! « Un cirque qui s’ramène dans une cité toute pourrie… » C’est un peu cette impression de décalage que livre cet album des parisiens. Mais c’est aussi le problème des banlieues que d’être un peu oubliées par la culture et les spectacles populaires, comme si on se disait qu’ils ont d’autres problèmes à régler avant d’aller au spectacle. Pourtant la musique adoucie les maux, non ?
Je ne sais pas si c’est le crédo de ces trois princes de la rue, mais le temps de 14 titres, ils nous tirent les larmes aux yeux, des larmes de rire, mais pas que… (Trois gars, NRV) Car ces Titis parisiens, sans époque, nous invitent dans leurs histoires, leur ballades, leurs états d’humeur. Et comme pour tout le monde, il y a des hauts et des bas. Mais toujours il y a la musique.
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Et le son des Princes Chameaux a, lui-aussi, quelque chose d’intemporel. A l’instar du titre Oberkampf, par exemple, on a l’impression de revenir à l’époque héroïque des Porte-Mentaux et d’Oberkampf bien sûr, pendant quelques minutes. Car, Plutôt, Magic Circus nous invitait à un mélange digne de Java, hip hop et accordéon, entremêlés pour le meilleur…
Avec le nouvel album des Frères de Teuhpu, j’écrivais, il y a peu, que la nouvelle chanson rock avait encore des choses à dire et à inventer ! Avec ce Magic Circus, les Princes Chameaux ne font que confirmer cette affirmation !
Les nouveaux Philosophes de la rue s’appellent Princes Chameaux, leur discours de la méthode s’intitule Magic Circus,!
Myspace /
Site officiel
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Mike S.
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La chanson du dimanche - Plante un arbre
2009 – 14 titres – 50’12
Style : Chanson sketch
Label : Mercury/Warner
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Note : 5.5/10 |
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Bonne humeur, le premier album de La Chanson du Dimanche débute sur ce titre ! Un signe ? Une volonté délibérée d’égayer la journée de quiconque osera l’aventure ? Très certainement. Et le pari est réussi. A l’image des quelques colistiers du moment réunis pour l’élection du meilleur groupe comique de la saison (Marcel et son orchestre, Fatals Picards…), La Chanson du Dimanche nous remuscle des zygomatiques en grande relâche depuis plusieurs mois !
Sans nous proposer trop de nouveautés par rapport au DVD sorti il y a quelques mois, LCDD met sur disque leurs désormais grands classiques, Nicolas et Rashida, Super Pouvoir d’Achat, Petit Cheminot, O Barrak qui tournent en dérision – heureusement – une actualité bien lourde.
Pas de surprise non plus autour des musiques, des orchestrations, l’orgue bontempi et la guitare acoustique demeurent les deux outils de travail de ces joyeux drilles !
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C’est dans les moments les plus noirs d’une société, chômage en hausse, économie en baisse, bourse aux abois, salariés énervés, politiciens autistes que les troubadours sont les plus appréciés ! Il serait d’ailleurs peut-être utile que nos ministres embauchent ces comiques du dimanche pour mieux analyser et comprendre la société qui les entourent ! Car, bardés d’économistes, de statisticiens, de sociologues, j’en passe et des pires, nos représentants politiques semblent bien démunis pour entendre les cris du peuple ! Alors qu’à écouter La Chanson du Dimanche, ça semble assez clair ! Non ?
Allez, un petit coup d’Avancé-collé, histoire aussi de faire revenir le soleil, en plus du sourire !
La Chanson du Dimanche plante un arbre – vous offre la graine, tout du moins - et place notre semaine sous le signe de la bonne humeur ! LCDD, ça fait sourire, et c’est déjà pas mal… ;-)
Myspace /
Site officiel
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Mike S.
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Fordamage - Belgian tango
2009 – 10 titres – 36'
Style : Noise / punk / math-rock
Label : Kythibong / La Baleine
Note : 7/10
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Pour ceux qui avaient connu Vincent Dupas en anti-héros folk sous le nom de My name is Nobody, la surprise est de taille : Fordamage est électrique, Fordamage est sauvage et n'a pas l'intention de se laisser dompter, Fordamage va surtout causer des dommages dans votre salon, cet album -leur deuxième - donnant une envie irrépressible d'y foutre le bordel. Pour cela, Vincent n'est pas seul : ils s'y mettent donc à quatre avec en plus de lui Amélie Grosselin, Anthony Fleury et Pierre Marolleau. On a le sentiment que tout le monde est ici à égalité - ce, même si l'entité aurait pu être signé sur le label Discord si elle n'avait pas été nantaise mais de Washington.
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D'ailleurs, chaque membre vient "pousser de la voix" (c'est le meilleur terme) sur les quelques moments chantés de l'album. Musicalement, Fordamage arpente le rock anguleux et reptilien de Jesus Lizard. Les voix sont à ce titre très proche des accents si particuliers de David Yow. Le groupe impressionne par ses rythmiques qui rendent chaque morceau imprévisible et chaotique. Mais cette technicité, loin d'être stérile, tire le rock blanc de Fordamage du côté de la musique africaine. Il y aura donc presque un soupçon de groove derrière les attaques de guitares mais celui-ci rend plus schizophrène qu'il donne envie de danser. Par cet ouverture d'esprit et cette volonté que tout est possible, Fordamage rappellera The EX. Cela tombe les deux groupes ont joué ensemble. N'y étant pas, je me dis que cela a vraiment dû donner un concert de malades. Myspace
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Denis Z.
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Diving with Andy - sugar sugar
2009 – 10 titres – 37'
Style : Pop
Label : Summertime / Universal
Note : 7,5/10
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Titre n° 3 Merry dance - 3'55, Diving with Andy donne peut-être là une des clefs pour comprendre son univers. La référence à John Barry et au célèbre thème de 007 est pour le moins appuyée. Et si Diving with Andy avait le désir secret de vivre dans un film de James Bond ? Attention, pas n'importe lequel, un de ceux incarnés par Sean Connery dans ces années 60 si chère au trio français. Diving with Andy traverse donc sa musique avec la même classe et élégance que le célèbre agent secret : comme une descente en ski chaloupée, où même poursuivi par des tueurs, il reste impeccable dans sa tenue aux couleurs saturée, arborant teint et coiffure parfaite. Comme une entrée dans une party où le charismatique héros, cocktail à la main et attitude distante, voit toute l'honorable assemblée s'écarter à son passage. Comme une arrivée dans un hôtel de luxe d'un pays exotique - le Brésil au hasard - dans une voiture sport en écran large et technicolor. Revenons sur Terre, Kate Weal, Johnny Call & Mr Rose et Merry dance sont à proprement parlés les seuls titres James Bond-ien de Sugar Sugar mais chaque titre a la volonté d'être parfaitement mis, formellement chiadé, mélodiquement raffiné, à l'instar de 007. Un souci du détail un peu d'un autre âge - quand l'heure semble plutôt à l' urgence et à la recherche de plaisirs immédiats - mais dont le trio s'acquitte avec bonheur. |
Dans sa recherche de la pop song parfaite et éternelle, Diving with Andy ne manque pas d'atouts avec Juliette Paquereau, peut-être la meilleure chanteuse actuelle dans ce registre de conteuse pop folk : ses accents Suzanne Vega font mouche et ajoutent une heureuse mélancolie à ces titres ouvragés. Il y a aussi Remy Galichet, l'arrangeur de cordes qui monte, enrobant chaque morceau de violon, violoncelle avec l'équilibre nécessaire pour que l'excédent de sucre n'envahisse de trop la musique. Les titres restent légers et parfois joliment bucoliques ( You don't have to cry). Diving with Andy ne fait pas de distingo entre les références honorables ( The Left Bank, Crosby, Stills, Nash and Young) et celles plus honteuses, car naturellement assimilées à de la variété, comme les Carpenters ou Burt Bacharach, mais au final incontournables. DWA ne prend que la substantifique moelle de ces artistes et leur rend hommage avec des mélodies impeccables. DWA nous ferait presque revoir nos classiques. Comme James Bond, revenons-y, il émane donc de cet album - comme de son prédécesseur - l'affirmation d'un art populaire, non prise de tête pour deux sous, mais réalisés avec le plus grand soin. Un petit bonheur à siroter longtemps Myspace
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BONUS : NEXT avec DIVING WITH ANDY (émission 2006)
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Denis Z.
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Gaspard LaNuit - comme un chien
2009 - 11 titres – 39' 31
Style : Chanson / rock / folk
Label : 3 heures moins le Quart / Anticraft
Note : 7/10
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Avec un tel nom, on pouvait s'attendre à une dépressive chanson française jouée paresseusement au piano. Or, sous l’impulsion du réalisateur Fred Pallem, Gaspard LaNuit n'a cessé depuis ses débuts d'aller se frotter toujours un peu plus au rock. A l’écoute des titres les plus enlevés de l’album (pas les meilleurs d’ailleurs), on met d’abord Le chanteur franc-tireur dans la famille branche historique du rock made in France : Jacques Higelin (dont il adopte parfois la même gourmandise à prononcer les mots), Nino Ferrer (le wizz Défilée militaire) ou Bashung dans la position du franc tireur récalcitrant. Mais sur la majeure partie de son troisième album, il se rapproche d’avantage de Tue-Loup et de son désormais chanteur solo Xavier Plumas ; les guitares folk-rock sont dès lors très américaines et les atmosphères ne conduisent dans les terres arides de l’Ouest des USA.
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. Parfois, cela donne une ritournelle sympathique destinée aux coyotes ( Le puits), parfois, cela donne des titres plus troublants ( Kiss me deadly, comme une prière de magie noire ; Le Nord où le chanteur vit « la Mort aux Trousses »). L’ambiance est plutôt sombre et nocturne : d’ailleurs il le répète encore et encore sur La voilure : « laissez moi dormir ». En tout cas, Gaspard LaNuit marque son territoire avec talent et sans non plus caresser le public dans le sens du poil. Il y a là des moments électriques qui s’affirment ( A L’Ouest) et des moments de francs défoulements où Gaspard LaNuit devient presque punk ( Bloody love). Il y a aussi un titre beau comme une ballade en planeur aux couleurs psychédéliques ( Comme un chien). Les textes personnels ne doivent rien à personne, un peu ésotériques, souvent poétiques, largement référencés par le Cinéma. On lui souhaite de venir hanter les ondes. Cela ne serait que mérité. My Space
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Denis Z.
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The Wedding soundtrack - na na na ro
2009 - 16 titres – 59'
Style : Lo fi / Anti rock
Label : Another record / Anticraft
Note : 7,5/10
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Amateur de musiques proprettes, de rock lisse d'où rien ne dépasse, passez votre chemin : The Weddind soundtrack persiste et signe. Avec son troisième album, comme une boule de neige lancée à vive allure, le duo - formé originellement de Clément et de Mathilde, a grossi : après Simon, par ailleurs violoniste de Luis Francesco Arena, c'est au tour de Vivien de faire partie de la joyeuse bande. On ne sait pas très bien de quoi il joue d'ailleurs mais il n'a que l'embarras du choix : percussions nonchalantes, melodica oisive, guitares désaccordées, basse décomplexée...Peu importe, avec ses mélodies débordant largement du cadre, ces seize titres faits de mille et un détails, ne valent que pour l'émotion générale qui s'en dégage. TWS renvoie à la noise lo fi des origines (Sebadoh, Pavement) à l'époque où le force expressive naissait d'un rock indomptable.
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. Car cette attitude faussement je-men-foutiste et invariablement juvénile est bel et bien celle d'un groupe de rock, cabossé, bringuebalent certes mais profondément rock (plus en tout cas que certains parangons certifiés du genre au look idoine et à l'électricité conquérante). Avec ce traitement lo-fi et la voix de Clément épanchant sa mélancolie d'écorché vif, la musique devient d'autant plus touchante et même troublante ( Night of loveless knights). Na na na ro s'écoute comme un voyage sur une route de montagne entre moments de défoulement et chansons à fleur de peau ( sweetness ; song of despair, song of hope). Il y a là peut-être trop de titres au compteur (seize) mais ce groupe too much (tout en étant lo fi, petit paradoxe) a une faim de loup quand il s'agit d'enregistrer des morceaux. On leur pardonne ces excès de passion. My Space
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Denis Z.
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Astings - The return of the swinging monkeys
2009 - 12 titres – 41’10
Style : brit-pop
Label : Z Factory / Anticraft
Note : 6/10
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Cet album aura au moins un mérite : rappeler que la brit-pop n'a pas été inventée par Oasis mais bel et bien 30 ans avant. Venant d'un groupe français des années 2000, cela peut sembler un peu anachronique. Et pourtant, Happy gypsies, en ouverture, replace une mélodie à la Noel Gallagher chantée à la manière de Liam dans ses arrangements originels, c'est à dire dans une ornière bel et bien sixties (époque allègrement pillée par Oasis). Astings a au moins la reconnaissance du ventre et propose un son et une instrumentation garantie pur jus à la manière des Beatles ou des Who et rend ainsi à César ce qui doit l'être. Pour le reste, fort de mélodies solides, Astings fait souvent le minimum syndical : soit une brit-pop de bonne facture mais sans originalité particulière alternant morceaux pêchus et ballades pastorales ( Just wanna love ou le joli Garden of love). Trop respectueux sans doute, trop frileux assurément, trop tentés de jouer les clones et de reprendre des plans connus de çi de là, le quintette ne se lâche pas suffisamment et ne transcende pas le genre.
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A moins, que le rock ne soit fait que pour reproduire perpétuellement les motifs archi connus du genre. Vraie question que nous ne traiterons pas ici. Avec Astings, il y a bien des claviers donnant une touche psyché mais sans aller assez loin dans l'abandon. A coups de guitares wah wah, d'orgues scintillantes, Runaway, chargé comme un bateau bourré de feux d'artifices, remplit parfaitement l'espace et marque autant les esprits que les oreilles. On espérait l'explosion, il faudra se contenter d'un incendie. Ce qui n'est déjà pas si mal. Il y a peut-être un moment où le groupe commence à sortir du cadre un peu restreint qu'il s'est lui-même fixé et faisant durer son plaisir, rend un peu moins convenue (contenue ?) sa musique, c'est à la moitié de some old story avec une rythmique qui fait tourner encore et encore et une guitare en roue libre. Astings a ce moment touche l'excellence. Sinon, rien de vraiment nouveau sous le pale soleil anglophile. My Space
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Denis Z.
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Le Coq - D’Arradon
2009 - 10 titres – 40’
Style : Folk chanson
Label : Arbouse recordings / Anticraft
Note : 8/10
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Thierry Le Coq est un drôle d’oiseau. Fils naturel de Dominique A et de Nick Drake, ce Nantais aime emprunter des chemins de traverse. On s'en était aperçu avec le précédent et déjà fameux Tête de Gondole en 2005. Pour son nouvel opus, ce solitaire maladif a décidé de sortir de sa chambre et d’inviter sur son disque tout ce que sa ville compte de talents : des membres de Mansfield.Tya, This Melodramatic Sauna, El, Oldman… ainsi que Luc Rambo (pianiste attitrée de Françoiz Breut) enrichissent brillamment l’intimité de Le Coq.
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Au final, D’Arradon revêt des accents bucoliques inédits ( L’ennui me convient) et certains titres tirés vers le haut par une trompette, un saxophone ou un violon sont porteurs d’une belle force émotionnelle. Avec toujours cet esprit totalement libre et quelques trouvailles sonores et dissonances assumées qui font les vrais francs-tireurs. Cocorico ! My Space
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BONUS : NEXT avec LE COQ (émission 2006)
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Denis Z.
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Cet album paru en 2007 chez Atmosphériques est réédité aujourd'hui via le label allemand, Le Pop. Voici la chronique parue à l'époque.
Naïm Amor - sanguine
2007 - 12 titres - 38'40
Style : Folk chanson
Label : Atmosphériques / Sony
Note : 6,5/10
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Naïm Amor a vraiment de bons amis. Il débauche John Convertino et Joey Burns de Calexico pour rendre hommage à la chanson française. Ce premier album solo fait le lien entre les deux cultures de son créateur. Il fait entrer un peu de folk américain dans la chanson française. A moins que ce ne soit le contraire. Ou comment un peu de France s'invite en Arizona (endroit où a été composé et enregistré Sanguine. L'album réserve quelques réussites mais se révèle parfois un peu bancal. On est un peu désarçonné en fait, n'attendant pas de la moitié d'Amor Belhom duo qu'il revisite Prévert (la reprise de Sanguine) qu'il fasse dans la nouvelle chanson française (tendance St Germain-des-prés 1950 sur Son grand sourire) ; encore moins qu'il se lance dans une valse 1900 (Quelle heure est-il ?). De ce côté on reste un peu dubitatif d'autant plus que certaines mélodies en rappellent d'autres (Lychee girl rappelle le Michelle des Beatles).
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Là c'est pour le mauvais coté. Pour le reste, des titres comme Aigre Martini et Quand tu es passée ont la nonchalance estivale d'une chanson de Gainsbourg début 60. Cette nostalgie librement revisitée ne manque pas de charme et apporte le même genre de sentiment et de sensation que ce qui se révèle être son alter ego américain, la folk de Simon Garfunkel ( Precious second). Naïm Amor nous ouvre un peu les oreilles sur cette possible passerelle et prouve qu'un mariage est possible : la sieste, avec une prise de son plus typiquement ricaine et un phrasé complétement français, marie guitare et accordéon. Le jazzy Etre lié prouve que la Chanson Française peut swinguer différemment qu'une virée à la fête à Neu Neu. Son approche beaucoup plus fine et sensuelle (Ignatus avait déjà reussi à arpenter le même genre de chemin félin) mériterait de servir d'exemple à nos apprentis chansonniers. My Space
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Denis Z.
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13th Hole
2009 – 13 titres – 48’
Style : Noise Rock
Label : Limbo records
Note : 8,5/10
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On a tendance à ne parler que des groupes de jeunes. Comme si la jeunesse était un gage d’impertinence, de fraîcheur, d’esprit rebelle. Et si on parlait d’un groupe de vieux – toute proportion gardée – qui a sorti son premier album, jadis, à une date que d’aucun considérerait comme canonique, 1992. 13th Hole a presque des allures de rescapé, un groupe d’irréductibles Rennais continuant à faire de la musique par amour de la musique justement. Et pourtant, ils sont là et bien là, debout dans un monde de pause et de marketing, n’ayant à proposer que leur musique en étendard (comme un certain Wire en 77). On rappellera que le groupe a été invité par John Peel, qu’il a sillonné les USA d’Est en Ouest, on dira tout cela non pas par flagornerie mais juste en espérant que ces quelques news – anecdotiques face au 5 albums que comptent le groupe – donnent envie à plus de monde d’aller les écouter ou les voir en concert. Le monde est ainsi fait ; de quelques pierres qui brillent faîtes pour appâter le chaland. On s’y plie pour la bonne cause car la musique de 13th hole est toute sauf mode, clinquante, vaine. « Vraie » serait de toutes les manières le meilleur adjectif pour la décrire. Et puis « sauvage », « bagarreuse », « teigneuse », « intransigeante » « musclée »…Ce nouvel album – leur meilleur à ce jour - est comme les précédents tout en étant différent et dès l’intro de House et une guitare au son graveleux, on sait que nous allons repartir pour un p….. de bon disque de noise rock. |
13th hole se jette une nouvelle fois dans la mêlée avec sa chanteuse Italienne en chef de meute, haranguant, chantant avec vigueur. Que ce soit sur le garage Hush ou le mélodieux symmetry (comme un bon titre de Hole), Isa Valente arrive à rester charismatique, sortant ses griffes à chaque attaque. C'est notre Babes in Toyland ou notre Sleater Kinney à nous. Sur I wanna see you, elle se laisse aller à plus de féminité et de sensualité comme une PJ Harvey latine. Sur Di quadri, elle se décide – enfin ! – à chanter en italien, une langue qui sied bien à ce rock tendu au cordeau. Mais la nouveauté de ce nouvel opus réside plus sûrement en l’arrivée de claviers et de programmations sur une poignée de titre. Morning mixé par Gilles de The Dude réussit là aussi bien que Girls against boys à faire un titre dansant, percutant et profondement noise. Et puis, il y a Hundreds of feet, une machine implacable que l’on n’a pas envie de voir s’arrêter. Et puis il y a Chainsaw, un brûlot rock où l'on a envie de mettre les mains et le bras entier. On rêverait de les voir en live dans « Nulle part ailleurs », faire monter la sauce devant un public médusé. Cela nous changerait de groupes anglais overlookés et aussi pertinents que des soldes chez Colette ou de jeunes pousses mal dégrossies. Un bon groupe de rock, c’est ça et véritablement ça ! Myspace |
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Denis Z.
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ACWL - Le chemin du ciel
2009 – 14 titres – 48’48
Style : French Cold Wave
Label : XIIIBis / Sony Music
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Note : 9/10 |
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Je ne vous cacherai pas un certain manque de neutralité vis-à-vis des travaux d’ACWL.
Depuis près de 10 ans maintenant, la Magic Box s’est amouraché pour les notes sombres et mélancoliques de ce groupe aux intrigantes initiales.
Pourtant, malgré cela, le précédent album, Une vie plus tard m’avait laissé perplexe, ne comprenant pas vraiment où le groupe cherchait à orienter ses riffs et ses vocaux, flirtant avec Nicola Sirkis et une forme de variété pas toujours du meilleur gout !
En 2009, le groupe semble avoir passé le cap, et décidé de réorienter son style vers ce que ACWL faisait à ses débuts, un mélange rock goth mélodique, sorte de Cold Wave brillante à la française.
C’est ainsi que, par la même occasion, ACWL retrouve le meilleur de lui-même, des textes étranges et mélancoliques, des mélodies riches et variés. Le meilleur de lui-même, vous dis-je !
Alors, pour aller un peu plus dans le détail, le groupe aborde son nouvel album par un single, c’est assez flagrant, Promesse est un titre moderato, terriblement entêtant, avec des textes remplis de spleen (« Si tout etait à refaire, je choisirais l’itinéraire…. »). Un tube en puissance.
Et puis, on a l’impression, en fait, que l’album commence véritablement, avec ce titre introductif, E-Fée, inspiré du Metal Symphonique des Within Temptation, chœurs, guitares et percussions electro associés dans une ronde infernale. Etourdissant.
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L’album monte ensuite en puissance, progressivement, introduisant la voix de Céline, sur ce titre tres world, un peu tribal, au nom de la deesse Athéna. Autre déesse antique, Morphée, nous conduit dans un monde digne de celui imaginé par Georges Orwell (1984). Il en va ainsi, tout au long de ce riche album, dont la force réside aussi bien dans les textes que dans le large panel musical que le groupe réunit sur cet album. L’invisible va jusqu’à flirter avec le Doom Metal, donnant l’occasion à Jean de lâcher sa guitare et empoigner un micro. Un moment fort de cet album !
A me lire, on pourrait croire que tout est parfait sur cet album… Et bien non ! En effet, son titre !!! Le chemin du ciel !!! Un détail, me direz-vous, mais, je ne sais pas trop, j’ai l’impression qu’il dessert l’album, ne lui donne pas toute la puissance qu’il mérite, alors qu’un autre titre de l’album, Renaissance aurait été tellement plus fort, et plus symbolique de ce retour en grâce du groupe le plus prometteur de la Scène Metal française ! Mais, bon, l’artiste est libre de ses choix artistiques, tout de même ! ;-)
Alors, n’y allons pas par quatre chemins (du ciel ou d’ailleurs…) et ruez-vous sur le plus captivant et le plus bouleversant album Made in France de ce début d’année !
Pari gagné ! ACWL renoue avec le sublime !
www.acwl.net |
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Mike S.
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Nicolas Haas - Un peu de nous
2009 – 13 titres – 51’57
Style : Chanson
Label : 7music
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Note : 8/10 |
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Nous avions découvert Nicolas Haas sous un pseudo, et même deux, il y a de ça une dizaine d’année. En effet, c’est sous les noms de Laconic (…) et Primaa que Nicolas faisaient ses premiers pas (officiels) dans le monde de la musique d’auteur. La même année, en 2000, il proposait deux projets, le second était des compositions electro ambiant pendant que le premier offrait déjà les premiers textes d’un jeune auteur inspiré. Nous l’avions alors invité dans les studios d’IDFM pour nous parler de ceci, et de pleins d’autres choses, tant le travail de Nicolas était déjà alors prolifique !
En 2006, Nicolas sort de l’anonymat et propose un album sous son nom (Une île à ma portée). Le voici en 2009 de retour avec un nouvel album, prolongement évident de ses premiers travaux.
Un peu de nous présente des textes simples, mélancoliques sur des mélodies sobres, sans surcharges, élaborées à partir d’une guitare et d’un piano. Un peu à la manière de Bertrand Betsch ou de Dominique A., la voix de Nicolas Haas pèse de tout son poids sur les textes pour apporter cette atmosphère un peu morose, chagrine (Allez viens, Les coquelicots).
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Le piano, aussi, donne cette atmosphère de jour de pluie, à la fenêtre, à regarder les gouttes tomber dans les flaques, totalement incapable de réagir (Un peu de nous, Juste un trémolo). On a tous vécu ça à un moment de sa vie, non ?
C’est le talent des artistes de pouvoir retranscrire ces moments douloureux ou simplement de spleen en mots ou en notes. Fred Vidalenc m’avait fait aussi cet effet il y a quelques années (La Latitude des chevaux en 2003).
Tout en gardant sa simplicité, Nicolas Haas ajoute sur son album, quelques cuivres (Ace bien normal) et quelques cordes (Avec des si) ici et là, juste de quoi garder la teinte sépia et cette impression de vie au ralenti tout au long de ce long format.
C’est d’ailleurs tout juste si l’on remarque ce Lalala lala qui affole l’aiguille des amplis et qui aurait tout d’un tube si la vie était bien faite. Mais Nicolas ne fait pas dans le « bling bling » (un mot très à la mode, j’ose !).
Un peu de nousest un album plein de poésie et de retenue. Mélancoliquement votre !
Myspace |
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Mike S.
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Les Fatals Picards - Le sens de la gravité
2009 – 12 titres – 36’08
Style : Rock Pop Punk Reggae Raggae Chanson... délire
Label : Warner
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Note : 7/10 |
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| Dans
cette ambiance morose, sur fond de crise, de voyous qui agressent, d’entreprises
qui dégraissent, de patrons qui s’engraissent, le fleuron
du Rock délire français est de retour avec un nouvel album, Le
sens de la gravité, au moins aussi décapant que le précédent
!
Ce qu’il y a de bien avec les Fatals Picards, c’est qu’ils
observent notre société avec un esprit et une plume terriblement
aiguisés ! Ce qu’on aime aussi, c’est qu’ils renouvellent
sans cesse leur inspiration musicale, dans le répertoire français,
qu’il soit rock, pop, punk, chanson, reggae, rendant leurs albums
terriblement variés, et jamais ennuyeux !
Le sens de la gravité ne déroge pas à la règle,
loin s’en faut, et bien au contraire ! Et pour ne pas participer à la
sinistrose générale, le groupe passe tous les sujets de société à la
dérision, sans pousser à l’émeute, sans faire
dans la condescendance, et heureusement sans ignorer les réalités
qui les entourent.
Le Canal St Martin, et ses tentes de SDF qui rougissent ses abords
et font rougir ses passants, ont inspiré une dernier titre sur l’album
; contrairement
|
aux autres
titres, Les Fatals Picards sortent de leur registre habituel, en
insistant un peu plus sur ce sens de la gravité… C’est
peut-être
pour ça que le titre est relégué en fin d’album.
C’est pourtant ce titre qui devrait faire le plus réagir
parmi leur nouvelle livraison…
Petits bémol tout de même, on était habitué à des
albums fleuves de 15 ou 16 titres, le précédents nous ayant gratifié d’un
bonus interminable… Sur le nouvel album, seulement 11 chansons dont deux
anciens titres revisités… Bon, d’accord, on devient
exigent ! Mais c’est ça de nous habituer à l’opulence
;-)
Et par contre, je ne vais pas vous détailler le contenu des petites perles
qui composent cet album, je vous laisse le soin de le découvrir. Je peux
juste vous dire que vous ne serez pas déçu, une fois de plus !
Enfin un album qui fait du bien au moral !!!
www.fatalspicards.com |
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Mike S.
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Jil is Lucky
2009 – 12 titres – 40'32
Style : Pop folk esprit large
Label : Roy music / EMI
Note : 7,5/10
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Pour une fois, commençons par la fin et un titre qui laisse sans voix. Une basse suspendue, un riff de guitare simple mais joué comme si une vie en dépendait - beau comme du Otis Redding, une voix qui vient du plus profond et une fin toutes guitares en furie qui ressemble au passage du cyclone Katarina. Le morceau est un must et s'appelle Hovering machine et le groupe qui le joue Jil is Lucky. Derrière ce patronyme, se cache Jil, frère du désormais célèbre Bensé. Autant ce dernier semble s'être lui-même cantonné à un micro-registre musical (folk guillerette en français), autant avec Jil, c'est l'ouverture tout azimut. L'originalité n'a touché qu'un membre de la famille et je vous laisse dévinez lequel. ce que pouvait laisser présager la pochette - : Jil entouré de ces musiciens, sortes de Biomen des religions - pouvait laisser présager que l'album serait haut en couleur. Et c'est le cas. Dans un monde où tous les artistes folk ou pop ont parfois tendance à se ressembler -aussi bon soient-ils. Jil is Lucky fait figure d'ovni. Par sa thématique forte qui traite sur trois titres des trois religions monothéistes (chacune en prend pour son grade) que par son cocktail de genre, d'influences aussi original que jouissif. |
Le groupe arrive toujours avec malice à détourner le côté déjà vu : I may be late commence à s'y méprendre un titre de The Do ( At last), avant de partir sur autre chose vers un rock sudiste de bon aloi. When I'm alone ressemble à un histoire à la Herman Düne mais il y a un côté cool, ambiance folk sous les cocotiers qui diffère largement de la musique des frères barbus. Le début de l'album évoquera lui le solaire Joe Jackson mais une tripotée de cuivres vient emballer la musique dans une énergie débridée. Cette folie intrinsèque parcoure tout l'album : le pépère without you - à la torpeur rock sudiste là aussi - met le turbo en fin de parcours. Et puis, il y a quelques ingrédients ethniques que le groupe use sans abuser et qui justifie la pochette et les couvre-chefs des super-héros. Du djembe très épisodique mais donnant un supplément d'épice à la ballade The Wanderer et surtout un violon et un esprit Juif de l'Est distillant une humeur festive et mélancolique sur pratiquement tout l'album. Bref, il y a Hovering machine mais pas que ! Cette fraîcheur, cette joie de vivre, cette naïveté (auraient-ils la volonté de réconcilier les intégristes de différentes religions ?) fait chaud au coeur. Avec Jil is Lucky, The Audience is lucky. Myspace
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Denis Z.
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Shakin’ Street – 21st Century Love Channel
2009 – 10 titres – 48’18
Style : Rock n'Roll
Label : Bernett Record / Socadisc
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Note : 9/10 |
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| On
avait presqu’oublier que PJ Harvey faisait du Rock n’Roll...
A juste titre, il ne s’agit pas de Polly Jane, mais de Shakin’Street,
un osbcure groupe français formé initialement au milieu
des années 70’s, et qui comptait pourtant dans ses rangs Éric
Lévi (Fondateur d'Era), Louis Bertignac et Corine
Marienneau (Telephone). Ross the Boss (Manowar)
a aussi participé à l’aventure
dans les années 70. Impressionnant, non ? Surprenant tout du moins
!
Suite à la reformation du groupe en 2004, un nouvel album nous parvient
cette année, avec 10 nouveaux titres. Des auteurs de Vampire Rock (1978),
il ne reste que Fabienne, rejoint par Ross
the Boss, et du coup quelques
petits nouveaux Kalfon, Guillemet, Kalinowski et Bonanno ont
embarqué dans l'aventure !
21st Century Love Channel, le nouvel album allie l’énergie
et la voix de Fabienne, sorte de sœur jumelle artistique de PJ Harvey
et la fougue et la puissance de musiciens, aussi inspirés que les
BellRays !
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En une dizaine de morceaux,
le groupe fait revivre la grande époque 70’s, reprenant ce
coté Glam Rock grandiloquent et les grands lignes de guitares électriques,
qui n’hésitent pas à se lâcher solo.
Le son
est brut, clinquant ! Les textes sont dans la langue de Shakespeare,
et n’ont que peu d’importance. Ce qui compte, ce sont les refrains,
les Eh, les Oh, et encore les solos de guitares, qui font avoisiner chaque
titre autour de 5 minutes. Tant pis pour le conformisme ! Et tant mieux
pour les musiciens, et les guitaros en particulier, qui se font plaisir,
c’est évident. Mais, cerise sur le gâteau, ils nous
font bien tripper aussi, c’est évident.
On notera au hasard Streets of San Francisco, Tell Me The Truth ou encore Vicking
Rock, autant de titres puissant, racés, bourrés d’énergie,
aux refrains entêtants !
Un album puissamment réussi pour un retour totalement inattendu !
Myspace.com/shakinstreet1
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Mike S.
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Les Fils de Teuhpu - Camping sauvage
2009 – 15 titres – 39’35
Style : Fanfare Punk
Label :
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Note : 7.5/10 |
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| A
l’écoute de ce nouvel album des Fils de Teuhpu, toute idée
de ron-ron, de train-train, qui pouvait planer sur les groupes de chanson
rock depuis quelques années, est bonne à mettre au placard
!
En effet, en plantant leur campement sauvage sur la chanson
française,
ces joyeux drilles n’avaient vraiment pas envie de rester dans le
conformisme, ou de faire dans la redite ! Et ce nouvel album est
tout sauf de la redite !
Fanfare multiforme et mutlcolore, les Fils de Teuhpu ont quelque
chose du spectacle de cirque, du concert de Free Jazz Manouche ou simplement
d’empêcheur de s’ennuyer en rond ! Ainsi, en une quinzaine
de nouvelle composition, le groupe nous convie à entrer dans leur
délire, peuplé de Petits Soldats, à l’esprit
définitivement punk, de ballades bucoliques et hallucinogènes
dans des champs Fleurys (Mérogis), le tout parsemé de références
musicales riches et variés, dont le groupe s’inspire TRES librement.
Jamais le groupe n’était allé aussi loin dans l’extravagance
artistique !
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Et, encore,
là, nous n’avons pas les images, mais il est fort à parier
que la prochaine tournée ne devrait pas vous laisser de glace !
D’autant, qu’avec un tel nom d’album, le groupe devrait
multiplier ses présences, dans les lieux les plus impromptus, pour
diffuser largement leur élixir de sourire ! Et on en a bien besoin,
ces derniers temps !
Les nouveaux punks du 21e siecle n’ont plus de guitare électrique,
ne chantent plus faux, ne détruisent plus les chambres d’hotel (si
!?!), nan, rien de tout cela, ils montent des fanfares, composent dans des studios
parfumés d’éfluves tétrahydrocannabinolées,
et rivalisent d’ingéniosité avec les plus grands chansonniers
que notre bonne vieille France a pu voir défiler depuis 50 ans !
Attention Fanfare délirante en liberté ! Préparez votre
sac de couchage, les nuits au coin du feu vont reprendre !
www.lesfilsdeteuhpu.com |
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Mike S.
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Vero Sego - ... and the pursuit _of happiness
2009 - 14 titres – 40’40
Style : Folk
Label : Extraordinaire
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Note : 7/10 |
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| Vero
Sego est un OVNI. Elle apparaît et disparaît sans crier gare,
nous laissant juste le doute sur le fait qu’elle ait vraiment existé !
Pourtant, il y a bien eu cet album en 1999, I'm not a bad girl,
qui nous avait interpelé. Une folk légère et amusée,
plutôt original, à l’époque, où tout
le monde cherchait à ressembler à Noir Desir ou à Dolly.
Depuis les choses ont bien changé, et la folk made in France est
plutôt monnaie courante ! Peut-etre l’occasion donc pour l’OVNI
de repointer le bout de sa guitare, et de nous livrer quelques
nouvelles bonnes surprises, plus folk que jamais, et toujours aussi
mélodique.
Si c’est la langue de Shakespeare que Vero Sego continue à préférer,
c’est toujours avec un accent bien franchouillard qu’elle nous
livre ses nouvelles productions. A l’exemple de cette Mrs Lloyd, à la
fois naïve et émouvante. Suivi de près d’ailleurs
par une autre perle, True Colors, douce et mélancolique. Seule la
chanson, A New York, renoue avec le français, un titre qui nous fait
voyager dans notre fauteuil jusque dans la nuit sans étoile de la
grande métropole.
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Et on se dit que c’est dommage qu’il n’y
en ait pas plus. Mais c’est sans doute que Vero Sego se cantonne à la
composition, laissant le travail des lyrics à Greg Powel.
Je ne vais pas énumérer et faire le tour de toutes ces
ballades aux
mélodies imparables (je vous laisse le faire par vous-même), je
vais juste vous encourager à être curieux et à aller découvrir
cet album, jusqu’au bout, en 12e place, se trouve d’ailleurs, ce
qui pourrait être le second single de l’album, Behind Your Eyes,
un titre toujours acoustique, mais d’un esprit tres pop.
A la poursuite du bonheur, Vero Sego s’est arrêté en chemin
pour partager un peu de sa quête ! Un album tres personnel, d’une
simplicité déconcertante pour un rendu des plus apaisants.
www.myspace.com/verosego
www.extraordinaire.fr
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Mike S.
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Atomic garden - Little stories about potential events
2009 – 11 titres – 41’50
Style : Punk Rock
Label : Slow Death/Anticraft
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Note : 6/10 |
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| Atomic
Garden dans la cour des grands ?
Iinfluencés depuis toujours par
la veine anglosaxonne Punk Rock, de Therapy? à Foo
fighters,
les français d’Atomic Garden se lancent dans un nouveau
défi
avec cet album au titre philisophique, Little stories about
potential events. Un titre qui n’est d’ailleurs
pas sans en rappeler un autre de Therapy? (Happy people have
no Stories)…
Avec ce nouvel album, le groupe renoue en fait avec la fougue
et la flamme quelque peu éteinte des Uncommonmenfrommars, Dead
Pop club…
Du punk, le groupe n’en conserve que l’énergie, lui
préférant
un style plus mélodieux, mieux ocnstruit. Democratic Maze en est
d’ailleurs le parfait exemple sur cet album : puissant, rapide, énervé,
mais terriblement entêtant.
De bout en bout, le groupe a travaillé ses titres, ne laissant
rien au hasard, proposant ainsi des titres vifs, d’autres alternatifs,
d’autres véritablement punk, d’autres encore
se rapprochant presque de l’esprit punk californien emmené par
les représentants
du label Hopeless Record.
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Résultat : un album riche et varié, totalement
affranchis de ses racines franchouillardes. Pour ajouter au professionnalisme
et à l’image du groupe, celui-ci a fait appel à un
pro du visuel, Ken Taylor (connu pour son travail avec QOTSA,
Pearl Jam ou encore NIN). Peut-être pas un gage de qualité, mais la
couv’ donne malgré tout un côté sombre et inquiétant,
un peu vintage, à l’album. L’habit ne fait pas le moine,
mais tout de même…
Si vous ajoutez le travail de Chris Sheldon au mixage (Therapy? encore…),
vous obtenez tous les ingrédients nécessaires pour réaliser
une bombe, qui n’a plus grand-chose d’artisanal !
A vous maintenant d’être curieux et d’aller découvrir
le Myspace du groupe, avant de faire le grand plongeon et découvrir l’intégralité de
ces Petites histoires…
www.myspace.com/atomicgarden
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Mike S.
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Svensson – Cyprine
2009 – 13 titres – 46’35
Style : Chanson Pop Folk
Label : Forgetmenot Record
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Note : 8.5/10 |
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| Svensson a
depuis longtemps digéré ses influences musicales, à mi-chemin
entre la darkwave des Cure des années 80 et la chanson dépressive
du Murat des année 90. De celles-ci, il n’en a gardé que
l’atmosphère mélancolique et peut-être un jeu
et un son de guitare, emprunté à Robert Smith…
Pour son nouvel album, Cyprine, Svensson opte pour
un style plus varié, qu’à son habitude. Avec Gô/Nô-Gô,
Svensson nous livre un titre au tempo
rapide, presto, dont il ne nous avait jamais trop
accoutumé. Pour autant, le rendu est excellent, la guitare claque,
la voix et les mots se fondent dans la mélodie, et apres quelques
passages, le refrain de Gô/Nô-Gô devient carrément
entêtant ! Svensson
tient là son premier véritable tube. Reste maintenant à le
faire diffuser largement ! On retrouve ces rythmes sur Babychka à mi-chemin
de l’album. Et au-delà des influences cités précédemment,
on y décèle une je ne sais quoi, d’un groupe que tout
le monde aura sûrement oublié, mais qui avait le phrasé assez
proche dans les années 90, il s’agissait de Melville.
Par contre, la partie
la plus importante de l’album conserve la discrétion et la
délicatesse des précédents travaux de Svensson, le
spleen demeure aussi le fond de commerce de Svensson, dans ses mots, comme
dans sa façon de chanter, ou plus souvent de chuchoter.
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Il y a une forme d’abattement
chronique dans les chansons de Svensson. Même sans en explorer le
sens des mots, on ressent de la dépression, de l’anéantissement.
Une blessure restée ouvert malgré le temps qui passe. Et
les quelques violons sur l’Ardeur, par exemple, l’expriment
aussi, sans mots, sans explication. Quand les mots s’y mettent,
cela donne ce fiévreux Dalton Ames ou ce tumultueux récitatif
Tanzerin Trinkerin Fickerin.
Initials P.J., vers la fin de l’album, fait figure de monstre hybride,
qui entremêle des mélodies notoirement connues (Gainsbourg, Nick
Cave…) et les mots et la voix de Svensson. Un exercice de style aussi étrange
que surprenant qui illumine une fois encore le travail sombre et chagrin de Svensson.
Cyprine élargit donc le spectre de Svensson, mais n’en détériore
pas pour autant, l’univers que l’artiste a su créé depuis
quelques années.
Un album poétique, noir et singulier, qui ne pourra laisser personne indifférent
!
Myspace.com/forgetmenotrecords
Myspace.com/svenssonboy
http://svenssonmusic.com
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Mike S.
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The Elderberries - Ignorance & Bliss
2009 – 11 titres – 41'46
Style : Rock
Label : No Phono / Discograph
Note : 8/10
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La participation (compromission ?) des Elderberries sur la BO de la pochade adolescente "Hellphone" m'avait fait mettre le groupe Clermontois dans la case "blanc-bec pour pré-pubères boutonneux". Sans jamais avoir écouté une note du groupe. Cela s'appelle jeter le bébé avec l'eau du bain. Le rock critic est connu pour ses préjugés, moins pour ses mea culpa. Avec ce nouvel album, mon ignorance du sujet se transforme en bonheur, ce qui tombe bien puisque Ignorance and bliss est le nom du deuxième - et épatant - album du quintette. Quand on parle de The Elderberries, composé - je le rappelle - de trois Anglais, un Canadien et un Français, les références citées tournent toujours autour de AC DC, Stooges ou MC5. Avec Ignorance and bliss, on se dit que tout n'est pas si simple et que le groupe ne s'inscrit pas corps et âmes dans un rock lourd années 70. Pour preuve, c'est Steve Orchard (producteur pour Travis, U2 et Coldplay) qui est aux manettes. Les guitares sont mises en avant, parfois heavy mais l'esprit est pourtant différent des Princes du (hard) rock seventies. |
D'ailleurs, dès Au Bikini en ouverture, The Elderberries booste ces guitares d'effets flanger, une petite touche 80's inconcevable pour un groupe comme AC DC. Par la suite, la différence va s'opérer aux niveaux des mélodies, plus pop anglaise que rock. Pour preuve, It does really matter, le single imparable, doit son efficacité à un refrain accrocheur autant qu'à sa rythmique de feu et son riff parfait : le morceau aurait pu être écrit par Bloc Party, c'est dire. Sur le suivant Visions, The Elderberries laisse même poindre dans son univers un lyrisme digne d'un titre de Tears For Fears années 80, sans pour autant abandonner la force coup de poing de sa musique. L'élégance est ici racée. Avec ses trois titres, le groupe Clermontois fait carton plein et porte très haut les espoirs - y compris internationaux- que l'on peut légitimement placé en eux. D'autant plus que le reste tient carrément la route et ne laisse jamais retomber le soufflet. La mécanique est en marche et rien ne peut l'arrêter. A moins que le groupe décide lui-même de le faire : Far away, joli ballade en presque fin d'album, démontre que le groupe est encore capable d'autres choses. On n'a pas fini d'en parler. Myspace |
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Denis Z.
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Thousand and Bramier – Go Typhoon
2009 – 11 titres – 42’20
Style : Folk
Label : Arbouse recordings / Anticraft
Note : 7,5/10
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Nous retrouvons Thousand and Bramier avec plaisir, deux ans après leur premier album The sway of the beast. Entre temps, les deux musiciens ont accompagné en studio et sur scène H-Burns et Syd Matters. Une presque famille folk made in France s’est pour ainsi dire formée et fort de cette émulation, on en recueille aujourd’hui les fruits aujourd’hui. Go Typhoon est meilleur que son prédécesseurs. Un peu comme H-Burns, T&B ont un peu plus ouvert leur musique, abandonnant la noirceur dépouillée de The Sway of Beast ; les arrangements plus riches y sont pour beaucoup, comme une écriture plus apaisée et parfois plus pop (le bien-nommé Everybody’s got shine). |
En même temps, la musique s’inscrit toujours dans la tradition folk pur jus avec guitare acoustique, slide, banjo, harmonica, orgue…On pourrait croire que le duo est devenu trio, quatuor, quintette et pourtant non, Thousand and Bramier reste bel et bien un couple musique, unie envers et contre tous. Ils accueillent néanmoins Jérôme Bensoussan et sa trompette sur Golden Ground et Cyril Secq et sa guitare électrique. Un bon cru qui risque de se bonifier avec le temps. Myspace |
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Denis Z.
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Mansfield.TYA - Seules au bout de 23 secondes
2009 – 14 titres – 38’47
Style : Folk
Label : Vicious Circle
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Note : 7/10 |
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Quelque part entre Cat Power et Nico, voici Mansfield.TYA. Un nom énigmatique pour un duo 100% féminin composé de Julia et Carla. L’une est française, l’autre italienne, et les deux ont voyagé pas mal avant de se rencontrer.
De cette rencontre, sont déjà nés plusieurs albums, dont un Lp, baptisé June, en 2005. Les voici de retour en 2009 avec un album de 14 titres, qui mêle la langue de Molière et celle de Shakespeare, dans des univers calmes et posés, sur fond de violon et de piano. En plus des références citées ci-dessus, on pense parfois aussi au minimalisme de Françoiz Breut, celui de ses débuts, initiés par Dominique A.
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Le style oscille entre chanson et folk, avec une recherche insistante de sobriété et de simplicité. Le tempo grimpe parfois (wasting my time, Silver Silence II, Dé-programmé), mais toujours, l’émotion est privilégiée aux effets.
Les textes sont, quant à eux, écrits à la première ou seconde personne du singulier, laissant ainsi l’impression de lire un journal intime, et d’en découvrir les secrets. C’est tout le charme de cet album qui s’amuse à mêler des titres tres construits, aux textes amples, à des titres plus rudimentaires, d’une ou deux minutes.
Malgré le choix d’une orchestration minimaliste, Seules au bout de 23 secondes est un album riche et varié, à la fois agréable et récréatif.
Site officiel / Myspace |
BONUS : NEXT avec Mansfield.tya en podcast |
Mike S.
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Orange Brown - Polaroid
2008 – 14 titres – 45’15
Style : electro-rock
Label : New Work City/Le Kit
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Note : 8/10 |
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Orange Brown combinent ce qu'ils ont retenu de mieux de leurs artistes préférés, on pense ici à Oasis, Beatles, Blur... Et donc très franchement anglais !
Pour créer leur son, un monde finalement assez sixties peuplé de vieux claviers type Rhodes / ms 20, combine une pop tourbillonnante, à la fois mélancolique par le chant et joyeuse par les mélodies gesticulantes de santé.
Kit musical à géométrie variable faisant oeuvrer plusieurs entités dans leur giron délirant, Orange Brown c'est un peu le combat d'Ori contrant la voix de Géo pour des "polaroïds" de vie bien tranchés !
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Ponctuée de touches d'ambiances et arrangements souvent aussi discrets que géniaux comme sometimes, la recette paraît tellement simple qu'elle est justement difficile à réaliser, classieuse et bien construite. Ces "photos instantanées" glissent les unes après les autres, avec une cohérence matînée de la plus douce des mélancolies. Preuve que le duo messin maîtrise de bout en bout son affaire,les intros chiadées mais quelquefois chaotiques de No(t) (a) word où des "interludes" percutent en les oreilles en douceur semi-électro, semi-choeurs, et claviers entremêlés. Réussi de bout en bout !
Myspace
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Erik B.
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ARCHIVES DES CHRONIQUES 2009
- 200?
MADE IN FRANCE |
Mike S.
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ARCHIVES DES CHRONIQUES 2006
- 2008
MADE IN FRANCE
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Mike S.
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ARCHIVES DES CHRONIQUES 2003
- 2005
MADE IN FRANCE
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Mike S.
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ARCHIVES DES CHRONIQUES 2000
- 2002
MADE IN FRANCE
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Mike S.
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