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Chroniques CD / Etranger

Archive - Restriction
Marilyn Manson – The Pale Emporor
Fiction Plane - Mondo Lumina
Ben Howard - I Forget Where We Were
Inutili - Unforgettable, Lost and Unrealised
Twin Atlantic - Great Divide
Cold war kids - Hold my home
Craig Armstrong - It’s Nearly Tomorrow
Lamb - Backspace Unwind
Gwenno - Y Dydd Olaf
Sleepmakeswaves - Love of Cartography
Toehider - What Kind Of Creature Am I ?
Niagara – Don’t Take It Personally
Sinead O’Connor – I’m not Bossy, I’m The Boss
Angus & Julia Stone – éponyme (3e album)
Bill Pritchard - A Trip to the Coast
Aucan - EP1
Damon Albarn - Everyday Robots
Archive - Axiom
James – La petite mort
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Archive - Restriction
2015 - 12 titres
Style : Rock Experimental
Label :
Dangervisit / Pias Coop
Sortie : 12/01/2015



Note : 8/10

Il y a moins d'un an, en mai 2014, Archive nous avaient surpris en sortant un mini album, aux allures bigarées, assez conventionnel pour les titres les plus formatés, et quarément délirant concernant le titre éponyme de l'album, Axiom, et son chapelet de cloches, digne d'un dimanche de Pâques sur la Place St Pierre de Rome.
Restés sur notre fin, c'est avec une agréable suprise, que l'on découvre l'arrivée rapide d'un nouvel album pour balayer le souvenir du précédent.
Et pour mieux mettre Axiom sous le tapis, Archive propose un virage non contrôlé, qui propulse des sons, des rythmes, des voix, tout azimut, sans aucun respect des genres, des étiquettes, des styles existants ou même des codes. Et c'est à ce moment même qu'on se met à aimer de nouveau Archive. Peu de répétitions éternelles des précédents spleens floydiens, pas de trip hop, pas de pop quasi mieleuse.
Non cette fois, Archive nous prend par surprise, avec un album dominé par ces rythmes Rock terriblement répétitifs, et cette voix tonitruante, dès le premier titre, Feel it. Toute proportion gardée, on dirait une ode à Steve Reich !

Seule variante entre le premier et le troisieme titre, Kid Corner, la voix devient féminine. Pour ça, Archive ne change pas ses habitudes. Marqué tout de même par l'absence du guitariste, Steve Harris, Archive montre ici sa volonté de mutation, de renouvellement perpetuel.
Petites pauses dans ce tourbillon, End Of Our Days et Black and Blue (entendu dans la tournée précédente), au féminin, et Third Quarter Storm, au masculin, reprennent les codes planants des balades atmosphériques bien connues du groupe. L'ambiance est sombre, glacée, aceptisée, mais toujours hypnotique.
Et tres vite, on repart dans un pséchédélisme musical quasi épileptique, gorges déployées, programmation convulsée, pour nous conduire dans un final furieux et destructuré.
Avec Restriction, Archive poursuit son travail de défricheur pour marquer les années 10 de son emprunte indélébile. Un album qui ne sera pas facile à dompter !
Site officiel / Facebook

Mike S.


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Marilyn Manson – The Pale Emporor
2015 – 10 titres + 3
Style : Metal
Label : Cooking Vinyl / Hell, etc. Records
Sortie : 19/01/2015


Note : 9.5/10

The Pale Emperor est le neuvième album studio de Marilyn Manson. Il est produit par Marilyn Manson himself et Tyler Bates, guitariste du groupe. 3 années se sont écoulées depuis Born Vilain et, pour ce nouvel opus, Manson s’est rapproché de Shooter Jennings, chanteur de musique Country… Peut-être pour brouiller les pistes, ou chercher cette inspiration, qui manque tellement à Hank Moody (avec qui il a joué dans la saison 6 de Californication).
Quoi qu'il en soit, Marilyn Manson débute magistralement son nouvel album avec Killing Strangers, un titre écrit pour le film John Wick, avec Keanu Reeves, mais qu'on ne retrouvait pas sur la BO. Un titre aux paroles explicites telles que "Nous tuons des étrangers pour ne pas tuer ceux que nous aimons" ou "Nous avons des fusils, vous feriez mieux de courir !" (M...F..cker !). Des paroles qui résonnent dans une société en proie au déchirement entre les peuples, entre les religions. L'animal social est en mal de repères ! Musicalement, le titre est basé sur une basse sous tension, des synthé angoissant, et des ligne de guitares blues ! S'ensuit immédiatement le nouveau single de l'album qui tourne déjà en boucle sur Youtube, avec 2.5 millions de vues... Et qui lui est une tuerie ! Le clip tres épuré, a été réalisé par un artiste hollandais, Bart Hess, plus connu pour son travail sophistiqué sur les corps humains. Un premier single, Cupid Carrie a gun avait déjà été dévoilé début janvier avec des textes tels que "Une main sur la gachette, l'autre dans la mienne", dans une ambiance lourde, tendu. Du pure Manson là encore !

D'autres titres suivent la tandance de Killing Strangers, dans l'album et explique le rapprochement de Manson avec Shooter Jennings, montrant ainsi que Manson peut encore nous surprendre, avec les années qui passent. Third Day Of A Seven Day Binge, est un titre vraiment blues, bien plus roots. Tout comme Fall Of The House Of Death, en fin d'album, qui n'est autre que sa version quasiment acoustique. Day 3, autre titre bonus va aussi dans ce sens.
Mais ne vous méprenez pas, il n'a pas viré sa cuti pour devenir bluesman, et ne va pas se laisser pousser la barbe ou s'acheter une Harley Davidson, et encore moins faire un duo avec Johnny Winter (ah, oui, de toute façon, il est mort ! mais ce n'est pas ça qui l'arrêterait !)... Non, Brian Hugh Warner ne s'est pas assagi, il ne s'est pas converti ! Il est toujours Marilyn Manson, l'antéchrist qu'on connait, et je dirais même qu'il remet les pendules à l'heure, apres trois albums précédents, moins passionnants. Bien que moins agressif, moins direct, The Pale Emporor parvient à retrouver le lien entre la mélancolie du Blues et la noirceur du Gothique de ses débuts, et même des débuts du Hard Rock (réécoutez les premiers AC/DC, vous comprendrez). On est finalement pas si loin de Sweet Dream, le titre qui l'a fait connaitre au plus grand nombre.
The Pale Emporor marque la résurrection de l'Empereur du Métal Gothique !

Facebook / Site officiel

Marilyn Manson est annoncé dans la programmation du festival français HELLFEST (Clisson) en juin 2015.
Il frole les 7.000.000 de fans sur Facebook, ça fait rêver ! Et vous, vous êtes déjà fans de la Magicbox ? ;-) Cliquez !

Mike S.


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Fiction Plane - Mondo Lumina
2015 – 10 titres
Style : Pop Rock
Label : Verycord
Sortie : 09/02/2015



Note : 7/10

Il est toujours plus facile de débuter dans le cinéma quand on a un papa acteur ou réalisateur, avec un carnet d’adresses gros comme le bottin des PTT… Cette règle s’applique aussi dans la musique avec un papa chanteur… Et Joe Sumner n’échappe sans doute pas à l’étiquette de fils de Sting. D’autant que son organe vocal a très certainement été le résultat d’un clonage... Il ne peut en être autrement ! Et on se souvient que le groupe s’est fait connaitre en assurant la première partie de The Police lors de leur reformation exceptionnelle en 2007.
Ceci dit, le groupe, c’est aussi un batteur, Pete Wilhoit et un guitariste, Seton Daunt, Joe assurant la basse depuis 2006. Les trois réunis, ils parviennent à composer de belles balades pop pleines d’énergie, de bonnes vibrations, que les Beach Boys ne renieraient ! Après 15 ans d’activité et 3 albums studio, le groupe maitrise parfaitement son sujet. La preuve en est avec le nouvel opus Mondo Lumina, un petit bijou pop d’une dizaine de titres qui débute à grand renfort de guitares électriques, mais qui se transforme très vite en balade folk pop (Where do we go from here), au refrain rapidement entrainant, aux changements de rythmes plutôt bien faits, aux arrangements minutieux, rappelant cette fois les débuts de Coldplay, le piano remplacé par l’orgue hammond…

Enregistré entre l’Angleterre et les USA, le groupe s’est amusé, plus qu’auparavant avec la production, qui apporte aux morceaux des habillages plus riches : orgue, mellotron, glockenspiel et autres chambres de reverb, donnant un ensemble plus volumineux, plus lumineux, plus luxueux finalement. Tom Syrowski, l’ingénieur du son connu pour ses travaux sur les albums de groupes plutôt musclés (Incubus, AC/DC ou Pearl Jam) a aussi souvent travaillé sur les albums de Springsteen ou sur le projet Viva Elvis Presley. Il n’est sans doute pas étranger à ces choix qui donnent de la chaleur, de la lumière, du dynamisme à la musique de Fiction Plane…
Pour assurer certaines parties, ils se sont entourés d’autres musiciens, comme Brendan O’Brien (Orgue Hammond de Springsteen) ou le choriste (de Steve Nicks des Fleetwood Mac), John Shanks pour les Backing Vocals (Listen, No one But you, Refuse).
Contre toute (non) attente, le 4e album de Fiction Plane, Mondo Lumina, est de bonne facture et devrait permettre définitivement à Joe Sumner de sortir de l’ombre pesante de son père !

Facebook / Myspace

Mike S.


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Ben Howard - I Forget Where We Were
2014 – 10 titres
Style : Folk
Label : Tot ou Tard / Island
Sortie : 20/10/2014


Note : 8/10

Benjamin John Howard alias Ben Howard, jeune chanteur anglais de 27 ans, découvert en 2011 avec un premier album intimiste, Every Kingdom, est de retour avec ce second opus, baptisé I Forget Where We Were.
Influencé par la Folk Music des années 70, de Joni Mitchell à Van Morrisson, cet auteur-compositeur et interprête nous invite, de nouveau, le temps de 10 chansons, dans son univers folk, d'une sensibilité à fleur de peau. On est touché par sa voix, ses mots, par les notes graves du violoncelle, la chaleur Blues de la guitare (Small Things), le tout rappellant les atmosphères de Tom McRae, parfois de Ryan Adams.

Pour ce nouvel album, les chansons sont enregistrées à l'ancienne, en live, sa voix et tous les instruments, captés dans une seule prise, entretenant le lien privilégié avec ses idoles des 70's.
A l'inverse du précédent album qui était le résultat de plusieurs années d'écriture, ce second album a été travaillé, réfléchi dans l'année qui a précédé son enregistrement. Cela lui donne plus d'uniformité, de maturité, pourrait on dire. Il s'écoute alors d'un trait !
Ben Howard réussit le tournant du 2e album avec brio ! Un futur 'Classic' du genre !
Site officiel / Facebook

P.S. : Notez un onzieme titre bonus, Am I in your light ? sur la version vinyle...

Mike S.


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Inutili - Unforgettable, Lost and Unrealised
2014 – 9 titres
Style : Post Rock Psychédélique
Label : Aagoo Records
Sortie : 1/12/2014


Note : 4/10

Enregistré aux Studios Torricalla en Italie entre 2012 et 2013, Unforgettable, Lost and Unrealised contient 9 titres "retrouvés" du groupe italien Inutili. Ce groupe, totalement inconnu en France est composé de Alessandro Antinori à la batterie, Giancarlo di Marco à la basse, Pietro Calvarese à la guitare et à la programmation; et Danilo di Francesco à la guitar et à la basse. Depuis ces enregistrements, Giancarlo di Marco a quitté le groupe.
Dans le même esprit que leur album Music to watch the clouds on a sunny day,sorti cette même année sur Aagoo Records, ces titres inédits propose une musique Post Rock, hypnotique et psychédélique, jouant sur l'aspect répétitif de leur boucle et de leur accords de guitares. Contrairement à leur précédent album,

par contre, le groupe n'a pas travaillé la production, le son est brut, un peu étouffé, lui conférant ce petit aspect de "démo". Pour cela, le titre de l'album ne ment pas ! Ne se limitant pas dans la production, le groupe ne s'est non plus bridé dans le format des pistes, laissant plusieurs titres déborder au delà des 10 minutes (Noise Again, Radon...). Et que dire ce titre halluciné, My girlfriend is a zombieslut, à grand renfort de basses, pendant plus de 20 minutes... Dommage encore que le travail de production n'ait pas été conduit jusqu'au bout.
Vous l'avez compris, cette compilation d'inédits n'est pas à mettre en toute les oreilles, il faut être prêt, et peut-être, écouter le premier album avant. Par exemple !
Site officiel

Mike S.


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Twin Atlantic -- Great Divide
2014 – 12 titres
Style : Pop Rock
Label : Redbull Records
Sortie : 10/11/2014


Note : 9/10

Débutant sur un titre acoustique, piano-voix (The Ones That I Love), les écossais Twin Atlantic affichent la couleur, avec cet mélodie travaillée, ce refrain entêtant et cette voix, celle de Sam, qu'on rapprochera de celle du gallois Kelly Jones (Stereophonics).
C'est pourtant à partir du deuxieme titre que le groupe se révèle avec ce single Rock - Heart And Soul - véritable hymne ! Puissant, racé ! Hold on, qui le suit, est dans la même veine, mélodie accrocheuse, guitares électriques rugissantes et batterie rapide, qui pourrait réveiller un monastère endormi depuis mille ans !
Pour autant, si vous ne connaissez pas encore les Twin Atlantic, le groupe en est pourtant à son 3e album, depuis leur formation à Glasgow, qui remonte en fait à 2007.

Fall Into The Party, toujours aussi proche d'un titre des Stereophonics, a aussi des intonations à la F.U.N.
Chaque titre de Great Divide est travaillé comme un single, avec une ligne mélodique originale et un refrain fédérateur. La voix de Sam fait le reste. Car il faut bien admettre que cette voix a quelque chose de magique, par son timbre et son étendue vocale. La Brit Pop reprend des couleurs avec Twin Atlantic !
Alors, si vous en avez marre d"écouter les albums insipides de U2 ou de Coldplay, si Oasis vous manque (I Am An Animal), vous tenez là un concurrent sérieux pour la relève, les chansons de Twin Atlantic sont taillées pour la scène, et même les Stades ! On parie ?
Site officiel


Notez qu'il existe une version Deluxe de cet album, avec 4 titres bonus dont Heart And Soul, en version Acoustique, qui confirme tout le bien que je viens de dire sur les compétence de songwriting de ce groupe.

 

Mike S.


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Cold war kids - Hold my home
2014 – 11 titres
Style : Rock
Label : Downtown Records / Sony Red

Sortie : 26 octobre 2014



Note : 9/10

Précédés par le single All This Could Be Yours, à la fois racé et mélodieux, ces mômes (turbulents) de la Guerre Froide font un retour très remarqué avec leur cinquième album studio. Composé de 11 titres, ce nouvel album baptisé Hold my home a tout de la belle surprise de fin d’année, avec ces mélodies travaillées (First) et ces rythmes dansants (Drive Disperate).
Pour ce nouvel opus, le groupe a fait appel à un nouveau musicien Matthew Schwartz, avec sa guitare et ses claviers, enrichissant les arrangements de l’album. Produit par Dan Gallucci, le guitariste arrivé dans le groupe en 2012 en lieu et place de Jonnie Russell, l’album révèle un son plus que jamais électrique, rappelant parfois les débuts Rock de U2 (Hotel Anywhere). Pour autant, les chansons de Cold War Kids ne sont rien d’autres que du Cold War Kids avec cette voix incomparable, au bord de la rupture, ces percussions exacerbées, et toujours ce travail de mélodie plein de génie.
Fort d’avoir déjà écoulé plus de 500.000 copies de leur 4 albums précédents, Les Cold War Kids sont en passe de réussir à devenir des incontournables de la scène Rock made in USA. Le tres bon niveau des titres qui composent cet album ne peut que confirmer tout le bien que l’on peut penser d’eux depuis leur tout premier opus Robbers and Cowards. C’était en 2006… 8 ans plus tard, avec Hold my home, le groupe condense le fruit de son experience, du son brut de ses débuts aux arrangements mélodieux et entêtants de Mine is Yours. Le groupe parvient à concentrer dans cet albums 11 compositions à la fois originales, harmonieuses et fédératrices ! Un véritable coup de force !

Site officiel

Mike S.


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Craig Armstrong - It’s Nearly Tomorrow
2014 – 10 titres
Style : Musique Electro Symphonique
Label : BMG / Pias

Sortie : 13 octobre 2014



Note : 8/10

It’s Nearly Tomorrow est le 6e album solo de Craig Armstrong, parmi une discographie où se mêlent une trentaine de BO de films et des dizaine d'albums en tant qu'arrangeur...
Pour ce nouvel opus, Amstrong s'amuse toujours à mêler ses deux passions, les cordes et les nappes electro. Nombreux invités participent à cette albums, pour donner voix aux nouveaux textes de cet opus. Parmi eux, un compatriote, Paul Buchanan (The Blue Nile), qu'on avait déjà entendu sur “The Space Between Us”, le tout album d’Armstrong (1998 - Melankolic). D'autres écossais tels que James Grant complètent le casting de ce It’s Nearly Tomorrow.
Auquel il faut ajouter un anglais, le plus identifiable de tous, Brett Anderson, chanteur de Suede, qui avait fait appel à Amstrong en son temps, pour des arrangements de cordes (1996 - Coming Up).

Ce titre Crash fait d'ailleurs l'objet d'un premier single..
Il aura fallu 3 ans à Amstrong pour finaliser cet album qui se caractèrise par l'intimité de notes de piano et de voix mélancoliques, équilibre fragile, soutenu ou troublé ici et là par des cordes, omniprésentes, parfois dégoulinantes, au bord de l'écoeurement sur le bien nommé Désolé ! Un titre à écarter d'office mais qui est vite oublié par quelques grands moments tels que Dust (feat. Jerry Burns), Strange Kind Of Love (feat. Katie O'Halloran) ou Powder (feat. Jerry Burns and James Grant). Ou encore ce sublime instru Inside, dont l'atmosphère jazz est insuflée par la trompette de l'américain Chris Botti).
Une fois encore, la magie Amstrong opère !

Site officiel

Mike S.


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Lamb - Backspace Unwind
2014 – 10 titres
Style : Dub Trip hop
Label : Strata/Butler Records

Sortie : 13 octobre 2014



Note : 8/10

Duo anglais de musique électronique, originaire de Manchester, influencé par le trip hop et la drum and bass, LAMB est composé d’Andy Barlow et de la chanteuse et auteur-compositeur Lou Rhodes.
Depuis leur premier album en 1996, le duo est passé par différentes étapes, invitant d’autres musiciens dans l’aventure, ou préférant repartir sur des projets solo.
Backspace Unwind est leur 6e album studio, succèdant à l’album, sobrement intitulé “5”. Il se caractérise par cette part tres importante donnée aux rythmes, aux mélodies et surtout à la voix de Lou, omniprésente, occultant parfois totalement la musique qui l’accompagne. Par ces stigmates, il s’apparente au Tales of us de Goldfrapp sorti l’an passé, quoi que l’aspect electronique y soit bien plus présent. Pour sa part, In binary, le titre qui ouvre l’album, donne le ton, avec un beat et des sonorités, qui se rapprochent ici du travail récent de Depeche Mode (In heaven).
Pour apprécier cet album, quelques conditions sont requises : mettez le son assez fort, dans une piece plutôt grande, tamisez les lumieres, et écoutez tout le travail de studio d’Andy Barlow, totalement envoutant (In binary, Seven sails, Backspace Unwind) ! Ce In binary est un titre qui pourrait bien devenir un single, au même titre que Backspace Unwind, même si on leur a préféré de prime abord, We Fall in Love, dont le tempo est plus soutenu.
Notez qu’une version double CD existe et propose un live, 10 titres, en compagnie du Amsterdam Sinfonietta Orchestra. Quant à la version vinyle, elle comprend un 11e titre… Le choix va devenir complexe… Mais ce qui est sûr, c'est que Lamb n'a jamais été aussi prêt de sa perfection. Surtout n'appuyez pas sur Backspace... ce serait dommage !
Facebook / Site officiel
Mike S.


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Gwenno - Y Dydd Olaf
2014 – 10 titres
Style : Space Pop, Shoegaze
Label : Peski Records

Sortie : 6 octobre 2014



Note : 9/10

Exit la Bubblegum Pop 60's des Pipettes, la chanteuse Gwenno passe en solo. Gwenno Sanders, la leader pétillante de ce girlsband vintage, auteur de deux albums, en profite pour changer de cap. La Pop vintage prend de la hauteur et devient aérienne, shoegaze parfois, pour ne pas dire quasiment spatiale (Calon Peiriant).
Initialement attirée par la musique galloise, on ne sera pas étonné de découvrir qu'elle a choisi cette même langue pour habiller ses musiques aux mélodies enchanteuses, qui se rapprochent de quelques grands noms de pop anglaise underground (Cranes, Cocteaux Twins, My Bloody Valentine, Bel Canto, This Mortal Coil...). D'aucun diront peut-être que la comparaison est hasardeuse, peut-etre présomptueuse. Mais, de toute évidence, on retrouve cette même magie qui nous avaient tant émerveillée dans les 90's.

A travers les mélodies et le brin de voix de Gwenno sur des titres comme Chwyldro, Golau Arall, Sisial y Mor...
Sur d'autres parties, comme sur Patriarchaeth ou Fratolisch Hiang Perpeshki, Gwenno renforce le rythme et la voix pour des titres plus Pop, plus conventionnelles aussi, mais les accents gallois contribuent toujours à garder un peu de la magie, dans laquelle baigne l'album de bout en bout.
Défenseuse de la langue galloise, Gwenno a choisi le titre Y dydd olaf (trad : The Last Days), inspiré par un roman de science fiction gallois de Owain Owain dans les années 70's, à l'engagement politique tres marqué (Stwff). De quoi nous laisser en orbite encore pour un moment !
Un album à ne surtout pas rater pour cette rentrée 2014 !
Site officiel du label
Mike S.


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Sleepmakeswaves - Love of Cartography
2014 – 10 titres
Style : Post Rock
Label : Bird's Robe Records

Sortie : 4 juillet 2014



Note : 6.5/10

Tim Adderley à la batterie, Jonathan 'Kid' Khor et Otto Wicks-Green aux guitares et Alex Wilson (basse, synthé, piano, programmation) forment Sleepmakeswaves depuis 2006.
Originaire de Sydney,en Australie, le groupe propose leur vision du Rock progressif et du Post Rock, qu'ils définissent d'une petite phrase : "We write love songs about delay pedals". Apres un premier album sortie en 2011 qui leur a permis de faire 8 tournées dans leur pays et de s'exporter aux USA et en Europe, en compagne, entre autres, de Tortoise, les voici de retour avec un second album.
Un album dense, aux sonorités electriques et aux mélodies travaillées. Des titres longs, de 6 à 8 minutes, qui permettent au groupe de créer ces atmosphères tendues, electrisées, laissant peu d'intermède (A little Spark) et préférant en découdre avec leurs guitares bien plus qu'avec leurs ordinateurs.
A mi chemin entre Dr Phibes et Mogwai, les autraliens apportent leur pierre à l'édifice du Post Rock, en

revenant à l'essence même du Rock, mêlant nappes et riffs, ambiances mélodieuses et longs solo de guitares. Le ressenti donne plutot quelque chose d'assez monolithique, malgré quelques singles, tels que Traced In Constellations, auxquels il ne manquerait que la parole, pour exprimer encore un peu plus de ce que ces titres ont à dire ! D'ailleurs, il est fort à parier que le groupe s'orientera, comme ses ainés, vers des compositions chantées dans les années à venir.
En attendant, les fans de Post Rock de la fin des 90's, devraient trouver un vrai bonheur à l'écouter des 10 titres de ce Love of Cartography, qui devrait emmener le groupe une fois encore à travers le monde. Un album riche, sous tension electrique, dans tous les sens du terme.
Pink Floyd
n'en a pas fini d'inspirer le Rock, plus de 40 ans apres Meddle !
Ecoutez l'album sur Bandcamp / Facebook

Mike S.


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Toehider - What Kind Of Creature Am I ?
2014 – 10 titres
Style : Rock Progressif / Heavy Metal
Label :
Birds Robe Records
Sortie : 2014



Note : 8.5/10

Gros Come Back dans les années 70/80 avec cet album hybride, un pied dans le Rock Progressif et l'autre dans le Heavy Metal ! C'est en Australie que Toehider ont imaginé ce drôle de mélange à la fin des années 2000. Michael Mills, guitariste et chanteur du quintete, originaire de Melbourne, est le chef de ce chantier qui ne manque pas d'originalité, osant parfois des changements de rythme et de genre, tout à fait improbables.
L'influence de Queen apparait dans les fondations même de cet album, quasiment à chaque titre (The Thing With Me, What Kind Of Creature Am I?). Michael Mills ne s'en cache pas. Mais rapidement elle est atténuée par ce coté plus Heavy, façon Black Sabbath ou Motley Crue, et qu'on croyait Has Been, jusqu'à... Toehider !
What Kind Of Creature Am I ? est déjà le 4e album du groupe, qui avait début avec un projet d'envergure, autour de 12 EP en 12 mois (“12 EPs in 12 months” project.), au cours de l'année 2009 (réunis dans 2 double albums en 2010).

What Kind Of Creature Am I ? est composé de 10 titres de longueurs variables, mais allant tout de même jusqu'à 12 minutes, pour Meet The Sloth, qui, emprunte cette fois aussi le Folk Rock Progressif à Jethro Tull ou Led Zep pour un titre aux sonorités 70's prononcées, mêlant piano et divers instruments à cordes ! Le rendu est à la fois subtile et épique. Tres ambitieux et tres réussi !
C'est d'ailleurs ainsi qu'on pourrait décrire l'intégralité de cet album, qui se démarque des tendances actuelles, de notre coté de la planète.
Mais finalement, n'est-ce pas logique, quand on voit tous ces groupes des 70's se reformer les uns apres les autres, et fasciner les jeunes générations, autant que les anciennes à leur époque ? Toehider semble avoir un ou deux wagons d'avance sur ce que les années 2010 peuvent nous promettre !
Facebook / Site officiel

Mike S.


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Niagara – Don’t Take It Personally
2014 – 10 titres
Style : Experimental Pop
Label : Monotreme Records

Sortie : 7 Septembre 2014



Note : 7/10

Niagara est un projet, plutôt qu’un groupe, imaginé par David Tomat et Gabriele Ottino, déjà connus pour les travaux sur N.A.M.B. et GEMINI EXCERPT. Ce projet est né, par hasard, en regardant le Film Niagara, avec Maryline Monroe, le duo s’étant amusé à sampler la bande son du film, aboutissant au premier single de Niagara, How Small. C’était en 2007. Ce n’est que 6 ans plus tard, qu’un premier album, Otto, voyait le jour.
Aujourd’hui, en 2014, le projet évolue, et un second album nait : Don’t Take It Personally. L’album a été enregistré, un an plus tôt, à Berlin, là même où des groupes modernes comme Breton sont venus puiser leur inspiration.
Pour conserver l’idée de concept album, le duo l’a écrit en s’inspirant d’un thème, à savoir la lutte entre désir de développement technologique et la nécessité de respecter la nature. Un thème plein d’avenir pour une musique terriblement moderne, pour ne pas dire futuriste. Ce nouvel album a en effet une atmosphère particulière qui nous conduit dans des limbes cotonneux, à la fois doux et oppressants, entre paradis et enfer. La douceur étant souvent perturbée par des agressions sonores vives (Curry Box , Else), qui ne sont pas sans rappeler parfois les travaux de My Bloody Valentine, dans les années 90.
A la différence que la musique semble entièrement créée à l’aide d’ordinateurs et de programmations, même si ici ou là, la nature reprend du terrain, violon, trompette, trombone, batterie, entrant dans une bataille perdue d’avance. C’est peut-être aussi ça, le concept de cet album, au-delà des mots, qui eux-mêmes, prolongent le mystère, avec des chansons prenant pour sujets, un agent secret de la 2e GM (John Barrett), un héros de notre enfance (Popeye), une pédale d’effet (Fat Kaoss), une boisson (Vanillacola), une politique-fiction (China Eclipse) ou encore un titre qui en rappellera un autre, au fans de Depeche Mode, des années 80 (Speak&Spell)
Don’t Take It Personally est un album véritablement du XXIe siècle, qui s’inspire du passé, du présent et de l’avenir, comme si le Jean-Michel Jarre des années 76-82 et le Archive des années 2000 s’étaient donnés rendez-vous pour un brainstorming sur le thème de « La musique en 2050 » !
Un album expérimental, soit, mais un album très ouvert, hypnotique et véritablement ensorcelant.
Site officiel
Mike S.


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Sinead O’Connor – I’m not Bossy, I’m The Boss
2014 – 12 titres
Style : Folk Rock
Label : Network Productions

Sortie : 25 aout 2014



Note : 8.5/10

Un « retour » qui pourrait faire du bruit, celui de chanteuse irlandaise Sinead O’Connor. Depuis les années 80 et ses tubes 3 babies ou Nothing Compares 2 U, la chanteuse au crane rasé s’est effacée peu à peu, laissant plus de place à sa vie de famille, avec des hauts et des bas, et à sa spiritualité. Sa musique, plus intimiste, finissant par s’inspirer de ces deux piliers et des problèmes personnels qui ont pavé sa vie (Theology. How About I Be Me (And You Be You)?).
L’album How About I Be Me (And You Be You)? (2012), bien qu’étant passé un inaperçu, a sans doute servi d’electrochoc. Sinéad revient cette année avec un album beaucoup plus lumineux, qui ne devrait pas, cette fois passer aux oubliettes ! D’abord avec sa pochette, sur laquelle on découvre une Sinead métamorphosée, combinaison en cuir noir, cheveux mi long noirs et guitare électrique noire sur un fond sombre ! Sexe et Rock n’Roll, en totale opposition avec son image de prêtre qui avait fait coulé beaucoup d’encre en 1999! Ensuite, par son titre revendicatif, I’m not Bossy, I’m The Boss, rendant ici hommage aux femmes dirigeantes, souvent raillées par le sobriquet « Bossy » (autoritaire). Un nouveau cheval de bataille pour celle qui a souvent milité pour des causes justes.
L’album, produit par son ancien mari, John Reynold, père de son premier enfant, débute sur le titre How About I Be Me, comme un clin d’œil au précédent album. Un titre aux sonorités Rn’B à la fois sobre et brillant
Mais ce sont des titres tels que Kisses Like Mine, The Voice Of My Doctor ou < Take Me to Church qui révèlent cette « nouvelle » chanteuse Rock, comme rarement on avait pu l’entendre précédemment. Harbour est sans doute le plus Rock d’entre eux, le plus électrique, flirtant avec le Rock brute des débuts de PJ Harvey. On est agréablement surpris par ce réveil, pour ne pas dire, ce revirement de carrière. Toujours Rock, le titre James Brown invite le chanteur et saxophoniste, Seun Kuti, pour une séquence de cuivre Jazzy très réussie, qui apporte un peu plus de couleur à cet album. Le nouveau single, qui sort en même temps que l’album, est un beau titre, à la fois touchant et populaire, par son refrain évocateur Take me to Church, un sujet que Sinéad maitrise sur le bout des doigts (et en particulier l’annulaire…).
L’album se termine sur un titre Folk Rock, Where Have You Been, au potentiel de single évident, et un autre, plus intime, Streetcars, histoire de ne pas balayer, d’un coup, le passé et nous rappeler les souvenirs de ses premiers opus à la fin des 80’s.
15 ans après, Mère Bernadette Marie redevient Sinead O’Connor ! Come Back confirmé et réussi !
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Mike S.


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Angus & Julia Stone – éponyme (3e album)
2014 – 13 titres
Style : Folk
Label : Discograph

Sortie : 29 juillet 2014



Note : 8/10

Il ne se passe jamais une année sans que Angus, Julia, ou tous les deux, nous donnent de leurs nouvelles, avec un nouveau disque ! Apres leurs albums solos respectifs, les deux australiens, sont donc de retour, avec une tournée européenne, et un troisieme album, un album qu’ils ont choisi « éponyme », peut-être pour montrer qu’il est au plus proche d’eux, de ce qu’ils entendent transmettre à travers leur musique.
En 13 titres, le duo présente un florilège de chansons folk, à une ou deux voix, avec des mélodies et des rythmiques entrainantes (Grizzly Bear, Heart Beats Slow, Little Whiskey...), dans la veine de leur single le plus connu, issu de leur premier album, Big Jet Plane. La voix de Julia Stone est toujours aussi angélique, il y a un peu de Heather Nova dans son timbre (Death Defying Acts, Other Things), en plus adolescent.
Les orchestrations sont travaillées au millimètre, avec des arrangements et
des riffs de guitares electro acoustiques frissonnants, des distorsions de guitares électriques, quelques accords de banjo, et encore des effets de vibrato, bottleneck et autres bague de sustain, qui vous conduisent aux frontières de la Folk et du Blues.
Si les premiers albums pouvaient avoir un petit coté intimiste, au point d’en être parfois ennuyeux, pour qui n’était pas réceptif à la mélodie lancinante de leurs voix, il n’en est rien sur ce 3e opus, que le duo a voulu plus dynamique, plus adapté à la dimension scénique ou festival, des événements qui attirent un public de plus en plus nombreux.
Sans être populiste, cet album éponyme est tres certainement le plus démocratique, abordable par le plus grand nombre. Et sans aucun doute, l’album le plus abouti du duo. Un tournant dans la carrière du duo. Site officiel
Mike S.


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Bill Pritchard - A Trip to the Coast
2014 – 13 titres
Pop
Label : Ultra Music

Sortie : 7 mars 2014



Note : 7/10

On ne s’attendait pas à avoir des nouvelles de Bill Pritchard. On prend donc A Trip To The Coast pour ce qu’il est, un petit plaisir musical inespéré. Avec ce nouvel album de Bill Pritchard (le premier depuis 2005), l’auditeur aura une lecture forcément différente suivant son âge. Les quadras (et plus) ne pourront s’empêcher de juger A Trip To The Coast par le prisme du temps passé d’un artiste qui a fait les beaux jours, à une époque, de toute la presse indé. C’était il y a 25 ans, Les Inrocks était encore mensuel et Bill Pritchard était alors l’un des chouchous du magazine. Il y avait Pete Astor, Lloyd Cole, en solo, Guy Chadwick, en groupe ou Louis Philippe, ce Français ayant traversé le Channel. Il y avait aussi dans cette même famille musicale, cet Anglais francophile, ayant collaboré avec Etienne Daho, Françoise Hardy, Daniel Darc et récemment, pour By Paris By Taxi By Accident, avec Thomas Deligny. Devenu entre temps prof, Bill Pritchard fait figure de revenant. Ayant abandonné toute vélléité de succès (il aura pu l’espérer aux débuts des années 90), le désormais « vieux » songwriter se fait plaisir avec un album qui lui ressemble. Modeste certes mais mélodiquement exigeant. La musique de l’Anglais, ainsi que sa voix (un de ses grands atouts) n’a pas changé d’un iota depuis 1991 et Jolie (si ce n’est une production plus intemporelle) ; comme si les modes et le temps n’avaient eu aucune influence sur sa manière de concevoir sa musique. A Trip To The Coast est donc pop, dans l’acception la plus classique du terme. Une musique 100% britannique, même si Bill Pritchard ne résiste pas à faire parler sa fibre francophone avec Tout Seul. En bon partisan de la guitare « ligne claire », Il allie légérété de ton et fraicheur pour des titres qui coulent de source (Trentam, Yeah Yeah Girls, Polly). Mais il sait prendre un virage plus ténébreux quand il enfourche une guitare à la Chris Isaac (Posters). Le piano lui va bien aussi, permettant à Bill de faire parler une écriture mélodique, proche dès lors de Mc Cartney (Truly Blue). Bill Pritchard a définitivement la classe tranquille. Disque « sympathique » pour certains (les néophites ?) ; album frais et en cela précieux, pour d’autres (pour les Pritchardien aguerris ?). Sachez en tout cas qu’une tournée se prépare : Bill Pritchard est aussi de retour sur scène.
Site
Denis Z.


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Aucan - EP1
2014 – 5 titres
Trip Hop / Electro
Label : Ultra Music

Sortie : 5 mai 2014



Note : 6/10

Sobrement appelé EP1, ce nouvel effort d’Aucan n’en est pas moins un disque puissant. Suivant l’évolution du duo italien depuis quelques années déjà, on remarquera que petit à petit Aucan abandonne les structures alambiquées et les guitares (les deux inspirées par le math rock) par une approche plus électronique et plus direct. Cet EP1 fait donc suite à un Black Rainbow sous influence Massive Attack et se veut un cran au-dessus, dans le genre « rentre-dedans ». On est donc en terrain connu dans une techno/ rock/hip hop qui a fait les beaux jours de Prodigy (Riot). Avec Otto Von Shirach en featuring, The Rise of Serpent mixe des sonorités indus à un esprit house. Tout ceci est bien efficace et maîtrisé, à défaut d’être inventif. Le meilleur titre de cet EP est peut-être à chercher du côté de Loud Cloud, pas plus original, mais particulièrement réussi dans le genre électro sombre, dense avec une rythmique qui virevolte dans l’air : comme un lâché de corbeaux métallisés dans un ciel entre chien et loup.
Deezer
Denis Z.


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Damon Albarn - Everyday Robots
2014 – 12 titres
Style Pop Folk Low Fi
Label : BMG Chrysalis/Cooking Vinyl

Sortie : 28 avril 2014



Note : 8.5/10

Apres s’être réfugié sous différents noms, collaborations et formations (Blur, Gorillaz entre autres), Damon Albarn, âgé de 46 ans, dévoile enfin son vrai visage avec un premier album solo. Intitulé Everyday Robots, ce premier album est un recueil de 10 balades low-fi aux ambiances réconfortantes.
Quoi que d’aspect minimaliste, cet album est à l’image de l’artiste et de ce qu’il a fait durant ces 20 dernières années, souvent caché dans des faces b, mais pas que (To The End, The Universal, Tender…). Quelques notes de piano, des accords de guitares, quelques samples et des chœurs, des harmonies vocales. A l’instar de son plus beau titre, mais aussi le dernier de l’album, Heavy Seas of Love.
Cet album est aussi un travail introspectif, basé sur des souvenirs d’enfance, des lieux qui l’ont marqué, donnant cette couleur mélancolique à cet album, et traduisant de fait, la personnalité de Damon Albarn, telle qu’on se l’imagine. La pochette ne nous y trompe pas d’ailleurs.
C’est enfin et tout de même un travail collaboratif avec le producteur Richard Russel (XL Rec, Bobby Womack), qui semble avoir orienté le travail de Damon, vers ce minimalisme fouillé. Cette nonchalance affichée s’efface, en fait, à force d’écoute, pour révéler les mélodies, les nappes atmosphériques et les textes intimes d’un chanteur qui ne se sera jamais autant mis à nu qu’avec cette album solo.
Notons ce Mr Tembo, aux sonorités chaleureuses qui fera un tres bon ambassadeur de cet album, jusque là, réservé au marché américain, quatre autres titres ayant été préférés comme single en Europe dont l’excellent et précité Heavy Seas of Love.
On n’attendait pas particulièrement d’album solo de Damon Albarn, tant ses projets multiples nous avaient déjà bien rassasiés. Pourtant, Everyday Robots est une nouvelle pierre dans les fondations de la discographie de ce songwriter de talent. Un album simple, doux et magique, aux propriétés apaisantes.
Site officiel
Mike S.


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Archive - Axiom
2014 – 7 titres
Style : Ambiant Rock
Label : Dangervisit/PIAS

Sortie : 26 mai 2014



Note : 6/10

Souvent comparé à Pink Floyd pour ses atmosphères soignées, Archive propose son 9e album studio sous la forme d’un album et d’un moyen métrage de 40 mn, les 6 chansons de l’album lui servant de scénario. Apres s’être essayé sur la BO du Film Michel Vaillant, le duo Darius Keeler et Danny Griffiths passe à l’étape supérieur en créant à la fois la musique et les images d’un film, dont ils ont malgré tout laissé la réalisation à Jesus Hernandez (NYSUfilms).
Sans grande surprise, si ce n’est ce foisonnement de cloches sur le titre éponyme, l’album ne propose que 6 titres, en tout et pour tout, avec les mêmes effets que sur leur derniers albums. De même, la marque de fabrique du groupe est souvent de changer les voix. Cette fois, on retrouve les voix de Dave Pen et Pollard Berrier. Ainsi que Maria Q, sur le titre The Noise Of Flames Crashing, un titre qui n’est pas sans rappeler le second album du groupe (Take my head en 1999), pendant que Transmission Data Terminate fait beaucoup penser à du Massive Attack ou Tricky.
Loin d’être aussi dense et passionnant que You All Look The Same To Me, ce nouvel album s’en rapproche le plus de par les ambiances oppressantes et la part belle laissée à la musique plus qu’aux voix. A l’instar de Controlling Crowds, cet Axiom mériterait bien une Part II pour ne pas nous laisser sur notre fin apres les trop courtes 40 minutes de l’album. D’autant que le titre phare de l’album Axiom, du haut de ses 10 minutes, est un brin énervant à force d’écoute, et le groupe a la bonne idée de le mettre en « reprise » en fin d’album…
Plus près que jamais de ses ainés Pink Floyd, dans la forme, le groupe Archive semble, avec Axiom, se gargariser pour un projet aux allures tres ambitieux. Au final, c’est un album assez moyen d’Archive, presque trop conventionnel.
Site officiel
Mike S.


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James – La petite mort
2014 – 10 titres
Style : Indie Pop
Label : BMG Chrysalis/Cooking Vinyl

Sortie : 2 juin 2014



Note : 7/10

Créé en 1982, James avait plus ou moins disparu des écrans radar, malgré quelques bonnes productions dans les années 90’s et 2000 (Millionnaire ou le double EP The Morning After, The Night Before par exemple).
En 2014, après plus de 30 ans de carrière, le groupe retrouve sa formation qu’on lui connaissait à l’époque de Gold Mother ou de Laid. Tim Booth (voix) a écrit les textes de l’album pendant que le groupe composé de Jim Glennie (basse), Larry Gott (guitares), Saul Davies (guitare, violon), Mark Hunter (claviers), David Baynton-Power (batterie) and Andy Diagram (trompette) ont participé, ensemble aux compositions.
Et voilà qu’après 12 albums, une vingtaine de singles entrés dans le Top 40 anglais, et plus de 12 millions d’albums vendus, La petite Mort semble redonner une nouvelle jeunesse à un groupe, qui en avait grandement besoin. Pour orchestrer l’ensemble, le groupe a fait appel au producteur Max Dingel (Goldfrapp, The Music, The Killers…) qui prend le relais de producteurs aussi prestigieux que Brian Eno, Gil Norton ou encore Youth. En guise d’introduction, le groupe présente Walk like you, un long titre de 7 mn, qui met en avant les claviers de Mark Hunter, mais aussi le violon de Saul Davies, affichant ainsi une certaine ambition pour ce cru 2014.
Ainsi, les fans seront heureux de retrouver la voix intacte de Tim Booth et les mélodies impeccables de titres comme Frozen Britain ou Movin up, qui retrouve les trompettes mémorables de Seven ou les refrains entêtants de Gold Mother. Le titre français de l’album fait référence à l’état d’esprit dans lequel le groupe a accouché des 10 chansons qui le composent. Loin de l’état orgasmique qu’il pourrait supposer, il a en réalité été écrit apres le décès de deux personnes de l’entourage de Tim Booth (la mère et son meilleur ami). Pour autant, l’album n’a rien de dépressif ou de contemplatif. Bien au contraire, il est vif et plein d’entrain. Cette Petite Mort aurait elle redonné à Tim Booth et à James l’envie de mordre la vie à pleines dents ? Les rifs de guitares de Gone Baby Gone, l’electro pop de Curse Curse et même les cuivres mélancoliques de Quicken The Dead pourront certainement vous en convaincre.
Mais bon ! Malgré les louanges que je viens de jeter sur le travail sans faille de James, ne vous attendez pas non plus à trouver une quelconque fraicheur dans la musique de James, le groupe faisant du James depuis 30 ans, sans vraiment chercher à être novateur, un peu comme U2 si vous voyez ce que je veux dire…
Site officiel
Mike S.


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Eels - The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett
2014 – 11 titres
Style : Folk
Label : E Works

Sortie : 22 avril 2014



Note : 8.5/10

A 51 ans, Mark Oliver Everett, alias Mr. E., poursuit son travail schizophrénique en publiant un onzieme album sous le patronyme de EELS, mais en l’intitulant The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett, que l’on peut traduire comme une mise en garde de M O. E. , laissant supposer un album plus personnel que les précédents.
Et c’est le cas, tout juste un an après Wonderful, Glorious, le chanteur repart sur des ambiances minimalistes, pas plus de quatre pistes et parfois moins (deux instruments, une voix, parfois des chœurs ou des cordes). Choisissant ainsi l’épure, dans un travail d’introspection digne d’une psychothérapie. Car, la couleur de l’album est en effet très noire, plus encore que son fameux Electro-Shock Blues sorti en 1998, et qui faisait état de son mal-être à la suite des morts brutales de sa sœur(suicide) et de sa mère (maladie). Pour autant,là aussi,malgré l’épure, l’orchestration demeure pleine de chaleur, avec ses guitares et ses claviers.
Comme sur le précédent album, l’album se compose de deux parties de 13 titres, pour sa version Deluxe, dont on ne peut faire l’impasse.
La seconde partie étant composée de 7 inédits, tout de même et de 6 versions live dont, un autre inédit, la reprise Oh Well de Fleetwood Mac (1969), enregistré dans la même ambiance ouatée, pour ne pas dire semi-dépressive.
Dans la luxuriance de titres de ce nouvel album, les mélodies des titres se détachent peu à peu, écoute apres écoute (Parallels, Lockdown Hurricane, Series of Misunderstandings). L’un se détache, plus encore, A Swallow in the Sun, en rappelant un autre, d’Archive (Goodbye ou Again), laissant presqu’échapper, malgré lui, un parallèle avec l’un de ses contemporains, alors que ses regards se situaient plutôt dans le rétroviseur auparavant. Where I’m from le suit de près, et redonne la direction, celle d’un Eels, tel qu’on le connait habituellement (batterie minimaliste, banjo, celesta et quelques cordes). Peut-être le titre le plus vif et le plus dense de l’album
D’un abord sombre et âpre, The Cautionary Tales of Mark Oliver Everett se révèle avec du temps et de l’attention, comme le négatif d’une photo dans une chambre noire. Pas au point de devenir lumineux, mais au point de devenir indispensable.
Un album intime, sombre mais brillant !
Site officiel
Mike S.


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