Accueil
 News
 Reportages
 Festivals
 Interviews
 Chroniques CD
    France
    Autoprod'
    Etranger
    Compils
    Oldies
 Agenda Concerts
 DicoNomy
 Ciné/DVD
 Lectures
 MP3/REAL/CLIP
 
Nos Partenaires

ANGEL
CANAL B 94.0
ADGN
IDFM 98.0
RADIO RCF ALPHA
Chroniques CD / Autoprod'
Tout le monde en parlera demain, découvrez-les avant...

Ride the Arch – Diagonal Elevator
La Moutarde Me Monte Au Nez - Ecole de Garçons
Enosense - Erase & Rewind
Ko et Josephine – Elle aime le catch
MonaKazu - Sunlight (EP)
Kronem - Pocahontas
Ubikar - demo
Luna Maze
Oscar Matzerath - Winchester
Calhoun – Heavy sugar
Live Footage – Willow Be
Cause - Eponyme
Enterré Sous X - X marks the spot
Zoë - Dirty Little Sister
Thomas Hosanski - Sarajevo
Hopsy - A will for you
Tapso II - s/t
Killtronik - Dresscode EP
Tysran
Décibelles – Pedro Joko
Wonderflu - Lota Schwager
Summer - RDV Drague
Social Square - it vs you
Emily B.Green - Sugar Plum Visions
Querencia / Erevan Tusk
The New Loud - Measures melt
Mickaël C. Alasèv – has a taste of blood mixed with dust
Eat your toys – On the Ledge
Beluga ' s Hearing - imaginary landscape EP
Warehouse - s/t
20 bands in a Box 2.0 - La Compilation 2007
20 BANDS IN A BOX - LA MAGIC BOX v.1.0
ARCHIVES 2009 - 2010
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2008
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2000-2005

Haut

Ride the Arch – Diagonal Elevator
2012 - 5 titres

Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 7/10

Le CD est chroniqué de ci de là sur la toile depuis quelques mois (juin 2011)… Et rien dans la Magic Box ?? On va s’atteler à réparer cet oubli de 2011 en ce début d’année. Originaire d’Angers, le groupe signe ici 5 premiers titres réunis sous le nom Diagonal Elevator dans un sobre boitier digipack ne laissant apparaitre qu’un petit croissant de lune dans un ciel crépusculaire.
Dans ces 5 titres, le groupe a inscrit toutes les références qui a sans doute donné l’envie à chacun des membres de faire de la musique. Il y a un fond de grunge, de rock alternatif américain, de folk rock, quelque part entre Pearl Jam (et Eddie Vedder), Dinosaur Jr, Soundgarden, Pavement, Mudhoney…
Ce 5 titres débute sur Live Ammunition, un titre, d’une grande mélodicité et terriblement habité par l’esprit de Pearl Jam, depuis la voix jusqu’aux riffs de guitares. Le second titre plus posé, Sick in a modern way, plus posé, ne démord pas de cette influence incrustée, tout en élargissant sur des courants rock moins alternatif. Le groupe montre ici un grand sens de l’écriture et de la mélodie, la production et les arrangements n’ont pas à rougir et sont dignes des meilleurs disques d’outre-Atlantique.

Le dernier titre, éponyme du CD, est un lent morceau, 100% instrumental, un peu hypnotique, répétitif, qui se démarque intelligemment des autres.
Si ce n’est, donc, une recherche trop marquée à se calquer sur ses pairs, on ne pourrait au final reprocher à ce Diagonal Elevator que son format 5 titres. Bien trop court pour apprécier totalement les capacités pourtant soupçonnées de Ride The Arch. Mais le disque datant déjà de plus de 6 mois, on peut imaginer que le groupe est prêt à se lancer dans un enregistrement un peu plus long ??
Je vous encourage à découvrir leur musique sur leur Myspace et à les aider à financer la suite en achetant leur premier 5 titres, encore disponible, au prix raisonnable de 5 euros…. Cela pourrait faire accélérer les choses… Le Rock Angevins n’est pas mort avec les Thugs ! Ride The Arch est peut-etre prêt à reprendre la couronne ?

Myspace /

Site

Mike S.


Haut

La Moutarde Me Monte Au Nez - Ecole de Garçons
2011 - 10 titres

Style : Rock français
Label : Autoprod’


Note : 6.5/10

La moutarde me monte au nez est un film français de 1974 réalisé par Claude Zidi avec Pierre Richard et Jane Birkin. Un film que l’on définirait comme franchouillard pour cacher son addiction à l’humour populaire… Mais La Moutarde Me Monte Au Nez (L3MAN pour faire court) est aussi depuis deux albums, un groupe de rock français, dont l’adjectif le plus rapprochant sera sans nul doute le même : franchouillard !
Bref ! Le groupe nous propose un second florilège de son humour rock quatre années apres la sortie de son premier album. Comme la premiere fois, le groupe est allé cherché un producteur habitué au son rock Made in France. Apres Arnaud Bascunana (Luke, Deportivo…), c’est Thierry Los, chanteur des Vegomatic, qui se charge de la production de ces 11 titres, dont les atmosphères Sixties s’entremêlent assez efficacement avec cet esprit rock bien français. La biographie les comparent avec les Supergrass… Bon, c’est sûr que c’est mieux que d’être comparé à BB Brunes…

… Pour autant, un titre comme L’Amérique pourrait parfaitement rivaliser avec les singles des 3 B ! L’humour en plus. Car, la marque de fabrique de L3MAN est d’écrire des textes remplis d’humour, parfois un peu graveleux (Charlotte). Mais une chose est sûre, les 4 garçons dans la moutarde prennent leur musique comme d’une cour d’école où tous les jeux sont permis !
Dans la lignée – très glorieuse - d’Antoine, Dutronc, Nino Ferrer et autres Charlots, La Moutarde Me Monte Au Nez se démarque par son style sixties du reste d’une scène rock française actuelle, pourtant déjà bien embouteillée par Didier Super, Les Fatals Picards, Marcel et son orchestre, les Wampas ou encore Stupeflip…
En cette période triste sur le plan économique et social, certain apprécieront de retrouver le sourire le temps d’un album, en attendant l’arrivée d’un nouveau Bob Dylan ou d’un NTM pour enfin remettre le feu !
Un album qui vous fait bouger les pieds et les zygomatiques !

Site officiel

Mike S.


Haut

Enosense - Erase & Rewind
2011 - 10 titres

Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 9/10

Découvert il y a quelques semaines via facebook – merci Mark Zuckerberg – le groupe Enosense est un trio parisien créé en 2003. Apres un premier album en 2007 (Illusions) et une poignée d’EP, le groupe a enregistré un second LP, baptisé Erase & Rewind .
Totalement influencé par la scène rock anglaise des années 90’s, le groupe semble puiser ses racines bien au-delà, empruntant le meilleurs des uns et des autres, pour y poser ses propres bases. Sans trop exagérer, Enosense à quelque chose de l’animal fabuleux qui aurait été conçu avec différentes parties empruntées à Bloc Party, The Rasmus ou encore Police… La voix de Nico est assez bluffante ! Et que dire des mélodies totalement entêtantes ! Je pourrais aussi vous parler de la production, digne des meilleures productions anglo-saxonnes du moment.

Je ne connais pas ce Raphaël Allain qui y a œuvré, mais il mérite bien d’être cité ! Il joue d’ailleurs un peu le 4e homme du groupe, puisqu’il assure aussi les claviers additionnels sur plusieurs titres. Reste à savoir, si, sur scène, le groupe l’utilise à la manière de Placebo ? C’est d’ailleurs en concert qu’il serait bien intéressant de découvrir le groupe, histoire de se faire définitivement une bonne opinion sur ces parisiens !
Erase & Rewind est un album d’une rare efficacité et d’un grand sens de la mélodie. A surveiller de très très près !

Site officiel / Site officiel

Mike S.


Haut

Ko et Josephine – Elle aime le catch
2011 - 5 titres
Sortie : octobre 2011
Style : Electro Pop
Label : Autoprod


Note : 8/10

On avait laissé Ko et Josephine quelque part, un peu apres la sortie d’un EP 4 titres, autoproduit et éponyme, sorti en 2009. Déjà alors, le groupe était devenu duo, avait délaissé sa pop naïve, pour s’orienter vers un son plus electro. Deux années se sont écoulées, et le duo a poursuivi sa mutation, toujours entourés de claviers et de boites électroniques en tout genre. Mais fini la pop sucrée des débuts qui les affiliait alors à des artistes comme La Grande Sophie ou Vendetta. Aujourd’hui, la chanteuse a pris énormément d’assurance dans la voix, n’hésitant pas à en jouer, à la manière de Catherine Ringer, sur le titre éponyme du EP, Elle aime le catch ou surPsycho Song.
Coté textes, le duo ne s’enferme pas dans un thème ou un registre, c’est tout azimut qu’on retrouve Ko&Jo, un instant ils se baladent lentement dans les rayons d’un supermarché, l’instant d’après, ils assistent frénétiquement à un match de catch, juste avant d’avaler une boite de pilules hallucinogènes.

Dans le dernier titre, le groupe dévoile son attachement posthume à un grand duo français, que je vous laisserai reconnaitre vous-même… et oui, c’est comme ça !
Comme c’était le cas, il y a deux ans, le format EP ne peut qu’apporter frustration à la fin du 5e titre. Mais, ne vous y trompez pas, le plan marketing est bien orchestré, les teasers s’échelonnent dans le temps, comme pour nous dire, patience… « Demain, j’enlève le haut » ! Et le haut du panier pourrait très bientôt se retrouver sur scène, avant de retrouver le duo sur un second LP !
Un nouvel EP aux sonorités ludiques et aux rengaines entêtantes, du premier au dernier titre. Alors Vivement demain…

Site officiel

Mike S.


Haut

MonaKazu - Sunlight (EP)
2011 – 4 titres – 13'

Style : Indie pop rock
Label : Autoprod

Note : 6,5/10

MonaKazu, c'est la rencontre de deux personnalités contraires : d'un côté, Priscille, chanteuse ancienne membre de Blumen, groupe Emo rock indé dépressif (dixit la bio). De l'autre, Franck, multi-instrumentiste de son état, moitié du duo bruitiste Baka ! (deux albums chez We Are Unique records). La mélodie et l'expérimentation, le mainstream et l'underground, la fée musicale et le trublion. Dans les trois cas, le second apportant du piment à un premier qui serait sans doute un peu gentil sans cela. Le meilleur exemple de cette association parfois contre-nature demeure Sunlight, une mélodie à la Tori Amos jouée sur un vieux piano droit flottant et tourmentée
par une guitare sourde ; un morceau à l'ambiance de sous-bois et de marécage derrière la joliesse des harmonies. Dans I'm not that one, on est carrément dans une atmosphère de chateau hanté. On peut par exemple regretter un chant un peu trop maniériste, un peu trop "heavenly voice" ; sur l'efficace et plus classiquement rock The faked song(guitares nerveuses, farfisa hypnotique), cela passe. C'est moins vrai sur Assassinée qui renvoie au un peu daté Collection d'Arnell Andrea. L'association n'a pas encore donné son maximum mais cet EP est déjà un bon début.
Site
Denis Z.


Haut

Kronem - Pocahontas
2011 – 11 titres – 38'

Style : rock
Label : Autoproduction

Note : 6,5/10

Pocahontas n'est pas un disque facile à appréhender, pas un album aimable en vérité mais qui, pourtant, a le mérite d'être original, personnel et sensible. Kronem, alias Romain Ferreira, pratique ce que l’on pourrait appeler la « guitare automatique » (comme on dit "écriture automatique"). En bon enfant du grunge, celle-ci est électrique. En amateur de hardcore, elle est souvent saturée, la voix de Kronem pouvant d'ailleurs devenir violente et gueularde. La particularité de Pocahontas vient de là : de suivre une ligne heurtée et presque ininterrompue marquée par les changements d'humeur de son chanteur-guitariste, sorte de centaure ne faisant plus qu'un avec sa guitare. Enregistré en prise live, sans doute avec une part d'improvisation, Kronem casse souvent le moule avec une accélération débridée du rythme initial ou une volonté de déborder allègrement de tous les contours figés du genre ;
certains de ses titres s'apparentent dès lors à une vraie logorrhée guitaristique porteur d'une sacrée expressivité au détriment toutefois de la mélodie. On préfèrera les moments où, comme la reformation du pourpre rétinien, on sort du brouillard et on revoit les contours émouvants d'une folk plus cernée et plus écrite sur les traces de Neil Young ou d'Eddie Vedder en solo (Synapses, dress). Down by the river restitue la crudité terriblement humaine d’un Kurt Cobain (avec le même grain de voix, ce qui est un compliment). Mais comme le dernier Josh T.Pearson dans un genre proche mais différent, Pocahontas se prend d'un bloc (y compris dans ses moments vains), en vrai instantané d'un moment d’exception pour un songwriter tourmenté en symbiose avec son instrument. Pour vraiment ressentir l’apaisement, il faut d’abord avoir connu le chaos.
Site
Denis Z.


Haut

Ubikar - Démo
2011 – 4 titres – 18'50

Style : Rock
Label : Autoprod / Neuronexion

Note : 6,5/10

Le chemin arpenté par Ubikar n'est pas le plus facile qui soit. Il faut dire que depuis Diabologum et EXpérience, faire un rock rêche et grinçant sur des textes français en chanté parlé est un exercice pour le moins casse-gueule : impossible de ne pas être comparer à ces illustres aînés, difficile de ne tomber dans le revendicatif primaire ou dans la poésie de bazar de Grand Corps Malade. Trio ardéchois basé à Lyon, Ubikar s'en sort plutôt bien dans le genre, peut-être car il regarde plutôt du côté des Etats-Unis ses vraies références (Slint) ; peut-être car aux difficiles textes à prétention sociétale, le groupe préfère adopter une plume plus évasive. Visant à montrer les différentes facettes du talent et de la personnalité de Ubikar, cette démo remplit son devoir sans coup férir. L'opiniâtre Mekanique jouit de sa répétitivité agressive et du climat malsain qu'il installe. Le chant assène un sentiment de mécontentement mais avec froideur et détachement ce qui rend le morceau encore plus fort ; comme une sorte de No One is Innocent sans machines.
L'instrumental Blork flirte avec le math rock, favorisant quelques ruptures dans un monde de saturation. Mais il lui manque encore le petit quelque chose pour vraiment faire mouche. Meilleur titre de la démo, Ghost reprend le code du samouraï rendu célèbre par le film de Jarmusch "Ghost Dog". Plus post-rock que les autres, le titre ressemble à une balade nocturne sous les réverbères où les mauvaises rencontres ne sont exclues : un vrai morceau d'ambiance moite. Plus speed et basique dans son énergie, le deuxième instrumental Cha Cha n'apporte rien de plus sauf démontrer que Ubikar assène volontiers des coups comme un groupe de stoner et ne lâche pas l'affaire. Ces jeunes gens n'ont pas encore donné le meilleur d'eux mêmes mais commencent déjà à en prendre le chemin. Sans détour, droits dans leurs bottes.
Bandcamp pour écouter et acheter au prix qui sera le votre
Denis Z.


Haut

Luna Maze
2011 – 4 titres – 18’53

Style : Pop vs Expérimentation
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

Luna Maze est bien le genre de groupe qui mérite le blind test : et d'entendre l'auditeur parler à son endroit, avec la certitude de celui qui se trompe, de "pop électronique". Ce qui est donc en grande partie faux car si Luna Maze est bel et bien pop, il n'y a aucune part d'électronique dans la musique de ce quatuor un peu barré. Pas de volonté de duperie ou de tromperie sur la marchandise ici mais juste la volonté d'utiliser les moyens acoustiques du bord (une contrebasse, un piano préparé, un toy piano, une guitare et une batterie) et le plaisir de les faire sonner différemment. Généralement avec ce genre d'attirail, on devrait sonner comme Yann Tiersen ; là ce n'est déjà plus le cas, Luna Maze va au-delà. La musique elle-même s'en trouve invariablement changée, emportée dans un vertigineux tourbillon sonore et une persistance auditive qui peuvent parfois créer de vrais motifs répétitifs et hypnotiques (Maze). On n'a pas tous les jours la possibilité de danser sur une contrebasse, un piano et une batterie devenue folle : Sonic est en soi un vrai titre de drum ’n bass d'un genre nouveau.
Luna Maze n'est pas un groupe lisse ; avec eux ça frotte, ça grince, ça carillonne, ça bourdonne avec le sentiment que ces instruments organiques vivent leur propre vie, s'émancipant de leurs maîtres instrumentistes et exprimant un moi intérieur plus âpre ou plus sauvage. Lâcher le nom de Steve Reich ne sera pas vain même s'il peut faire peur au simple amateur de pop ou à l'amoureux de mélodie. Mais aussi étonnant que cela puisse paraître, la musique de Luna Maze reste bel et bien dans le giron de la musique pop(ulaire), cet aspect des choses étant entretenue - et de fort belle manière- par le chant de Linda Olah. Les lignes chants de la jeune femme rappelleront même les mélodies sixties de Nancy Sinatra et de son pygmalion Lee Hazlewood (Danger) ou plus récemment des duettistes de Lamb, pourvoyeur de mélodie charnelle sur des musiques recherchées pas si évidentes d'accès. Avec Luna Maze, l'expérimentation sonore et musicale devient à la portée de tous. Ou presque.
MySpace
Denis Z.


Haut

Oscar Matzerath - Winchester...
2011 - 9 titres – 41’42
Style : Folk
Label : Autoprod

Note : 8/10

Ambiance Folk des grandes plaines américaines, mais les textes en français nous rappellent qu’Oscar Matzerath poursuit son exploration sous-terraine du genre, dans la langue de Molière. Poursuit, car voilà 5 ans que le groupe n’avait pas fait parler de lui, alors même que d’autres comme Hangar, Revolver ou Yodelice se sont engouffrés dans ce genre musical, que Charlie Winston a popularisé ces trois dernières années.
De là à dire que la musique d’Oscar Matzerath est populaire, il n’y a qu’un pas, que je ne franchirai pas, tant celle-ci se place, coté textes autant que pour l’orchestration, emprunte des chemins sinueux et escarpés, remplis de personnages tristes, sombres et inquiétants. Ainsi, empruntant son nom au Tambourg de Gunter Grass, mis en image par Volker Schlondorff, Oscar Matzerath préfère toujours a la folk pop arrondie aux angles, un son plus underground, puisant volontiers ses atmosphères au cinéma fantastique ou glauque de Tim Burton et de David Lynch.
Sur ce nouvel album, baptise Winchester, le groupe s’est reconstruit autour de son chanteur, dont la voix n’a pas change d’un iota, sèche, basse, et qui continue à réciter les paroles des chansons, dans un style parlé-chanté, voire chuchoté. Un des premiers titre de ce nouvel album, Sous le signe du chasseur, propose une orchestration plus volumineuse, qui n’est pas sans rappeler les ambiances western de Sergio Leone.

A l’inverse, sur d’autres titres, on demeure dans des esprits sobres, guitare ou banjo, quelques notes de claviers et une batterie discrete, un peu à la manière du tout dernier album des Têtes Raides, l’harmonica en plus. Petite nouveauté encore, sur le titre La robe à la jambe de bois, Oscar s’offre un rythme rock et psychédélique, un peu fou, à la manière des moments les plus oppressants des Bad Seeds. Le temps de la colère poursuit sur cette lancée. Idem pour Le début de la fin, dont l’impression de tension devient de plus en plus palpable, accentuée par les nombreux changements de rythme. Winchester est un album sombre et lumineux à la fois, sobre et majestueux. Un joli tour de force et un retour marqué pour un groupe qui n’a toujours de label pour se faire entendre sur les ondes de France. Mais ce n’est pas une raison pour passer à côté ! A découvrir de toute urgence.

Myspace/ Facebook

Mike S.


Haut

Calhoun – Heavy sugar
2011 – 13 titres – 47’

Style : Pop rock
Label : Autoproduit

Note : 5,5/10

Etonnamment, les Texans de Calhoun se présentent à nous sans label pour un Heavy Sugar au potentiel commercial évident. Drôle d’époque où même les artistes « mainstream » dans l’esprit ont du mal à trouver un label pour un troisième album produit qui plus est par Jim Barber (Ryan Adams, Hole). Le groupe se réclame de Fleetwood Mac mais on peut trouver dans leur musique une quantité de références allant de Grandaddy à Band of Horses en passant par Coldplay ou The Housemartins. Il y a le choix, c'est un peu l'auberge texane.
Tout ceci donne un album agréable quand le groupe n’essaye pas de jouer trop sur la corde sensible à coups de mélodies mielleuses et de claviers niais (Lioness, Heart of Junk). On préfère le groupe sur des titres où la rythme plus enlevée cache des mélodies plus clairs obscurs. Dès lors, les arrangements se font plus originaux et bigarrés ; dès lors, Calhoun emboite crânement le pas d’Arcade Fire (Knife fight, Indian Melody, Many happy regrets ). Ce qui n’est déjà pas si mal.
site
Denis Z.


Haut

Live Footage – Willow Be
2010 – 10 titres – 46’

Style : Electronica cinématique / Post-rock
Label : Autoproduit

Note : 9,5/10

On commence à avoir l'habitude de ces groupes qui mêlent sonorité electronica et instruments acoustiques. Une musique transgenre entre jazz, classique, post-rock et électronique. Le principe n'est pas nouveau mais le plaisir peut être intact, à fortiori si l'on tombe sur un groupe de la qualité de Live Footage. A la différence du français Chapelier Fou, chez ces Américains de Brooklyn, il n'y a pas de violon mais un violoncelle. Souvent dans l'improvisation, Lyo amène là une touche classique parfaitement assumée dans des instrumentaux sanguins hautement chargés en émotion. Il y a aussi une vraie batterie rendant la musique du trio encore plus organique et parfois jazz (l'intense Sad Love Story).
Willow Be est garanti sans aucun sample d'aucune sorte. Derrière, les boucles et les claviers n'en finissent pas de créer un tapis cinématique où l'on a envie de s'étendre, jouir pleinement de la musique et même de bouger les pieds. La musique n'en est pas pour gentillette, Live Footage qui porte bien son nom car il y a une énergie bel et bien live dans ce disque, a même un côté post-rock qui n'aurait pas renié quelques ténors du label constellation (Godspeed You Black Emperor, Do Make Say Think pour ne pas les citer). Willow be s'écoute d'une traite...avant de remettre invariablement l'album à son début.
Site
Denis Z.


Haut

Cause - Eponyme
2010 - 13 titres – 69'36
Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 8,5/10

Cause est un groupe de rock lyonnais, auteur d'un CD 4 titres et d'un premier album aux accents rock incisifs. En 2010, le groupe a terminé d'enregistrer et sorti un second album, dont l'aura n'aura pas dépassé les frontières de Rhones-Alpes.
Fin 2010, grace au distributeur Mosaic Music, le groupe Cause bénéficie d'une distribution, cette fois, nationale. L'occasion pour nous, donc, de se pencher sur cet album sans nom, éponyme, comme on dit. Sans nom, donc, mais pas sans énergie !
Le son, on le dit assourdissant, en concert. Sur album, on a le choix de le monter ou de le diminuer. Par contre, pas moyen de régler le tempo, et Cause excelle dans l'art de mettre toutes les aiguilles dans le rouge. Ainsi, à deux exceptions près (Meteore et Revivre), Cause livre un album sans concession, élaboré sous influences notoires (Noir Desir, Saez, Eiffel, Luke... mais n'est-ce pas la même filiation, tout ça...). Mais là où Bertrand Cantat y proposait la poésie, Cause la troque contre la rage et la force, sans nom, la révolte de l'innocent injustement condamné au bagne.
A tel point, qu'on ne fait à peine attention au sens des mots, tellement figés nous sommes, par le mur du son que Cause percute sans cesse.
Un autre élément troublant, la voix du chanteur a les mêmes intonnations et la même façon de chanter que Bertrand Cantat, à en être parfois bluffant...

Au delà de cette drôle d'impression, les compositions de Cause sont assez monolithiques. Sépare-moi, single potentiel, propose pourtant des variations de rythmes, des textes urgents et poétiques. Méthadone, autre single ensorcelant, commence comme Du ciment sous les plaines, riffs, accords, tout y est, et puis, finalement, en découle une compo pressante et oppressante. Reste à savoir si la Méthadone parviendra à servir de sustitut efficace aux consommateurs les plus dépendants à la drogue ND...
Malgré les similitudes évidentes et flagrantes, il est fort à parier que Cause, à l'instar de sa Fréquence libre ne devrait pas rester dans l'ombre (... si le magicien meurt...). Le son est bien trop efficace, les riffs bien trop puissants, le rythme acharné, et passées les premieres écoutes, le verbe et la poésie pourraient bien nous exploser aux visages (sans figures... de style) !
Un album gigogne, à tiroirs multidimensionnels, qui aura besoin de maturité pour délivrer toute sa saveur.

Site officiel/Myspace

Mike S.


Haut

Enterré Sous X - X marks the spot
2010 - 11 titres – 65’39
Style : Spoken’ Roll
Label : Autoprod / Mosaïc


Note : 6,5/10

On a l’impression qu’à Toulouse, entre Diabologum et Zebda, il faut toujours choisir ;-)… A priori, le « collectif », comme on le lit un peu partout, a fait le choix du côté du style Programme / Expérience. Enterré sous X propose en effet un projet plus qu'un album, dans un esprit slam rock, slam jazz, qui n'est surement pas sans rappeler les délires barrés de Michniak et les rhétories dépressives de Michel Cloup.
X marks the spot est le nom que ce groupe à géométrie variable d'un titre à l'autre propose à son premier effort studio en long format. Le temps de 11 titres, le groupe partage le micro à 4 slamers, Luke, Youle, Paul et Ben ! Pour illustrer leur verbe et leur verven, de façon sonore et trébuchante, les rythmes sont orchestrés par Clem à la batterie, Aurélien à la contrebasse. Ajouté à tout cela, un peu de mélodicité et d'originalité, grace à Julien, multiinstrumentiste, et décorrateur de l'album avec ses instruments porteurs d'images fortes et singulieres (flute traversiere, digeridoo, percussions et guitare).

Voilà de quoi planter n'importe quel décor. Mais quel est donc ce trésor, marqué d'un X, que recherchent ces Enterré sous X, tout au long de cet album ? Certainement, l'ambiance parfaite, l'atmosphère idéeal pour un album, ambigue, ambidextre, ambivalant, ambitieux, et tout simplement ambiant, en noir & blanc, plage apres plage, plan apres plan...
Sans convaincre à 100%, le combo parvient pourtant, sans contestes à créer sa patte, son style, dans cet art oratoire qui vous claque aux oreilles mais qui bien souvent se relèvent, d'un artiste à l'autre, tres similaire. Chez Enterré sous X, il n'en est rien, le son est riche, les styles variés, les ambiances à foison. Manque peut-etre, juste le fond, une plus grande accroche dans l'art oratoire, dans les thèmes abordés.
Chaque chose en son temps, et X marks the spot marque le point de départ, indique la direction, fixe l'horizon !
X marks the spot est plus qu'un aboutissement, en somme, un commencement. Myspace

Mike S.


Haut

Zoe - Dirty Little Sister
2011 - 12 titres – 47’09
Style : Metal
Label : Autoprod/Brennus Music


Note : 9/10

Reçu pendant la trêve des confiseurs, cette petite douceur se révèle dater un peu. La Magic Box serait passé au travers pendant toute l’année 2010 ??
Qu’importe, le CD est là, et bien là, et on découvre comme si c’était neuf, le nouvel album de Zoë, baptisé Dirty Little Sister et packagé dans son très joli écrin, cartonné, design-é. Difficilement descriptible, mais il faut absolument le voir, le travail est conséquent et tres stylé.
Passé l’aspect Marketing, la musique vaut aussi le détour. Le son est grunge – comme quoi, on n’est pas les seuls à passer à côté d’informations capitales, le grunge n’est-il pas déjà disparu depuis 15 ans ?? ;-) - et le rythme martial. Un peu comme si Marilyn Manson avait donné rendez-vous à Dave Grohl pour une Jam session digne d’un concert du Nouvel An !
Dans ce déferlement de riffs, pourtant, des mélodies se dégagent et vous entêtent, comme à la grande époque de Therapy? ou de Korn..

Vous l’aurez donc compris, Zoe, loin du silence électrique de sa future homonyme automobile, ne fait pas dans la dentelle ! Les filiations sont claires et nettes, mais déjà, se dégagent de Dirty Little Sister un style et une patine particulière, propre à ces… nordistes, car le groupe est bien d’ici, quelque part du côté de Dunkerque et de Lille. Et c’est dans ce Nord, aujourd’hui connu dans le monde entier (et non pas grâce à Indochine…), que le groupe a enregistré cet opus, plus précisément à l’Electric Box Studio de Lille (Black Bomb A, Crackmind, Ed Wood Jr…).
Alors si vous avez envie de décrasser un peu les oreilles en ce début d’année 2011, plongez (ou re-) dans cet album surpuissant de Zoé dont on attend de fait un nouvel album tres rapidement, et qui confirmera, sans doute, tout le bien que l’on pense déjà de ce Combo made in France.

Myspace

Mike S.


Haut

Thomas Hosanski - Sarajevo
2010 - 13 titres – 46’56
Réédition 2010
Style : Expérimental / Collage
Label : Autoprod


Note : 6,5/10

Découvert via une démo deux titres de 25 mn chacun et sur une compilation ADA (Vol 21), Thomas Hosanski livre cette fois un album long format composé de 13 titres. On y connaissait donc deja Les Douilles, un titre composé de collages d’ambiances glanés pendant des voyages dans des pays de l’Est de l’Europe. Le reste de l’album ne dépareille pas de ce titre, on y trouve une atmosphere calme, relaxante, élaborée avec quelques notes de claviers. Parfois hypnotique. Et là encore, à chaque, quelques prises de son de la vie quotidienne des Balkans et autres endroits insolites.
Musique de Film, musique de fond, les compositions de Thomas Hosanski rappelle parfois l’univers d’Emir Kusturica, avec quelques instants volés de la vie en Bosnie et en Croatie,

elles sont parfois au contraire proche des travaux de Yann Tiersen ou de Pascal Comelade, pour ce coté minimaliste.
Pas toujours facile d’accès, cette musique ravira au moins les cinéastes amateurs dans leur recherche d’illustration sonore de leur court metrage. Elle pourra aussi animer un apéro entre amis… Pas d’espoir par contre de retrouver Thomas Hosanski sur scène avec son attirail que l’on imaginerait pourtant composé de 3 ou 4 ordinateurs, d’un jeu de lumiere en clair obscur, entrecoupé d’effet stroboscopique…
Un album totalement atypique.

Myspace

Mike S.


Haut

Hopsy - A will for you
2010 – 5 titres – 20'

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 8/10

On avait découvert Hopsy comme leader des bouillonnants Mycelium. Le groupe était pétri d'idées et de références à contre courant de la mode actuelle mais arrivait à proposer une macédoine goûtue et étonnamment digeste au vue de la richesse des ingrédients. Avec ce nouveau quintette prenant le nom de son leader, on retrouve le même genre de cuisine traditionnelle accommodée de manière originale pour un résultat encore plus savoureux. On aura tendance à voir une filiation naturelle entre Hopsy et Jethro Tull, tout simplement car le groupe francilien donne une large place mélodique à une flute traversière. On donnera là un ingrédient essentiel, nous ramenant dans des années 70 que le groupe doit aimer, mais on sera encore loin du compte. Car si Hopsy a un côté "progressif", ce n'est pas pour proposer des chansons faire-valoir, montrer une haute technicité, afficher une grand ambition et épater la galerie avec un savoir-faire bien au dessus de la moyenne. Non. Reconnaissons au groupe toutes ces qualités mais le moteur profond qui pousse Hopsy à faire une musique à l'humeur changeante est bien plus simple : le plaisir.
Après ce n'est pas leur faute si le groupe a une idée à la minute et le talent pour leur donner vie. A will for you est un EP des plus réjouissants, enlevé mais touchant. On retrouvera ici les épices d'un rock hautement rythmique (lâchons le nom de Red Hot Chili Pepper, évoquons un lointain cousinage avec le ska) et un chant bluffant maitrisé que n'aurait pas renié Soundgarden. Mais derrière cette énergie rock, il y a aussi cette fameuse flute de charmeur de serpent, un feeling dans le jeu que l'on retrouve dans la musique californienne et des accords mélancoliques que l'on aurait pu trouver dans des envolées Radiohead -iennes (si, si). S'il le faut un Korg vient aussi apporter un grain de sel mélodique (Visions). D'ailleurs, Hopsy mêle avec brio électrique, électronique et acoustique avec la flute mais aussi une guitare acoustique qui prend toute sa chair sur le beau A will for you, sorte de folksong lyrique que l'on imagine chanté au bord du Grand Canyon avec pour seul public une nuée de corbeaux. Iron and stone adopte une son de guitare similaire, très métallique, mais le jeu vif fait rimer ici folk, rock et flamenco (à la manière de The Blood de Cure). Louons donc Hopsy, groupe maximaliste qui bouge les lignes pour proposer une musique intense et personnelle.
My space
Denis Z.


Haut

Tapso II – s/t
2010 – 7 titres – 34'

Style : Noise
Label : Autoproduit

Note : 7,5/10

On ne le répètera jamais assez : le trio est la formule rock où toute triche est impossible. Un des trois qui faillit et c’est toute une construction fragile qui s’écroule. Cette règle non écrite semble totalement faîte pour Tapso II, trio italien originaire de Catane en Sicile, qui arpente un chemin musical dangereux. Le groupe a joué avec Don Caballero entre autres et ce premier album a été masterisé par Bob Weston. Musicalement, Tapso II rappelle Fugazi pour la noise, dEUS pour la liberté de ton et d’exécution et Dirty Three pour le violon.
L’instrument tenu par Giovanni Fiderio est bel et bien le trublion de ce rock tendu comme un string : il pousse Tapso II du côté du grinçant aussi favorise aussi quelques échappées mélodiques (The Space outside). Il rivalise d’agilité et ne fait parfois tenir l’intensité du trio qu’à un fil…ou à plus exactement à quatre 4 cordes. Ajoutez à cela un orgue parfois tenu par Fiderio (encore lui !) dont la sonorité donne toujours un côté psyché (Bulldog), une volonté d’étirer le temps à la manière du post-rock (Il mostro) et vous obtenez un groupe qui se libère en partie d’un son noise américain classique. Bon groupe.
Myspace
Denis Z.


Haut

Killtronik - Dresscode EP
2010 – 4 titres – 14'

Style : Electro pop
Label : Autoprod

Note : 7/10

Récemment un journaliste de Magic affirmait que New Order avait eu une influence sur la musique aussi importante que les Beatles. On peut trouver la formule un peu fort de café mais force est de constater que cela se vérifie un peu plus chaque jour. En son temps, le groupe de Manchester avait su décomplexer les rockeurs avec l’idée que leur musique pouvait faire danser et pour cela, que l’aide de claviers énergiques n’était pas procédée honteux, tout au contraire. C’était l’époque de Blue Monday et depuis, cette alliance guitare-synthé très artisanale d’alors s’est muée en mur du son d’aujourd’hui dont le meilleur exemple reste peut-être le duo allemand Digitalism et son tube Pogo. Toute cette digression pour en arriver à Killtronik, petit groupe bien de chez nous (Cannes) mais qui peut nourrir de bonnes ambitions. Killtronik, c’est une musique parfaitement articulée, pensée, millimétrée, arrangée avec les sonorités idoines (80’s boosté à la sauce 2010) pour devenir des tubes électro-pop imparables. Il y a le rouleau compresseur Dresscode, l’énergie progressive de Travel to your heart ou le plus sensuel Walking on mars (le titre le plus new wave de l’EP) ; à vous de choisir quelle sera votre vitesse de croisière. Avec cet EP, Killtronik a trouvé le parfait Dresscode pour s’inviter dans la cour des groupes à succès.
Si on était en Angleterre, on parierait sur une hype immédiate ; au pays de Zaz c’est malheureusement moins sûr. On les retrouvera peut-être en synchros de publicités, moyen détourné mais efficace pour faire parler de soi. En même temps, en faisant la fine bouche et commençant à avoir l’habitude d’écouter des sons qui déchirent (de Digitalism à Justice), on peut trouver l’approche de Killtronik un peu trop évidente et leur musique un peu trop sans failles. On sent plus une mécanique efficace qu’une vraie personnalité artistique. Il n’y a rien de surprenant, les titres fonctionnent – c’est le moins qu’on puisse dire ! - mais sont dans leur genre un peu trop formatés. En se focalisant sur le contenant, on en oublierait le contenu. Et à Dresscode de marquer des points sur une version acoustique (en fait semi-acoustique, il y a une guitare mais toujours des claviers) de Travel to your heart : le titre naturellement pop avec une solide mélodie, montre que Dresscode a aussi des qualités d’écriture ; ce qu'on peut donc rajouter à leur crédit. Rendez-vous dans quelques mois pour voir si Killtronik n’a été qu’un feu de paille ou si le groupe a tout incendier sur son passage.
My space

En concert à Paris (Batofar), le 10 décembre.
Denis Z.


Haut

Tysran
2010 – 7 titres – 22'47

Style : folk/rock/country/
Label : Autoprod

Note : 7/10

Au final le parcours musical de François Guiavarch est assez classique : des débuts en groupe à faire du grunge puis du speed metal au sein de groupes énervés et puis, la découverte éclairante d’un grand ancien – dans son cas Johnny Cash - lui montrant une nouvelle voie. Non pas que celle-ci soit fondamentalement meilleure mais, tout comme H-Burns, ce changement de cap vers une musique plus roots lui va plutôt bien. Le Normand s’appelle désormais Tysran (parfois seul, parfois en groupe) dont le nom phonétique renvoie bel et bien à cette vision modeste d’un artisan façonnant patiemment ses chansons. Tysran regarde bel et bien en arrière, écrivant même une balade country énamourée tout ce qu’il y a de classique, Hey Girl. Là, où Tysran est le plus intéressant, c’est quand il met à profit ses années de jeune, en introduisant dans cette tradition américaine des éléments plus modernes.
Oh, rien d’artificiel, à fortiori de sacrilège mais quelques signes dans l’écriture, la ligne de chant, les sonorités de guitare ou la structure trahisse le background plus indie rock du songwriter. Dès lors, Glitter soul semble être rescapé du live unplugged de Nirvana. Il y a les chœurs très pop de I live in a city et la sarcastique guitare électrique qui s’acoquine avec la rythmique sourde de sa jumelle acoustique sur Don’t talk to anymore. Il y a surtout Cycling Alone, meilleur morceau du disque, beau et troublant comme du Mark Lanegan, un grand titre tragique et lyrique avec des ruptures de ton à la Red House Painters. En plus, Tysran a une bonne voix, de quoi aimer les petits métiers.
Site
Denis Z.


Haut

Décibelles – Pedro Joko
2010 – 9 titres – 22'

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

Pour parler de sa musique, un groupe français, depuis disparu, trouva il y a quelques années la formule de « popcore », un concept proche de la power pop mais à la sonorité aussi explosive et légère que du popcorn. Belle trouvaille que Décibelles pourrait reprendre à son compte. Le petit mot accompagnant le disque précisait d’écouter le disque « très fort », ce que, un peu naïvement, je fis. Sur la déflagration introductive Pedro Joko avec force guitare et rythmique de fer, je faillis donc perdre l’usage de mon oreille droite, la gauche jouissant de cet assaut puissant. Sur la foi de ce début tonitruant et du morceau que le suit (The end of Reign), on pourrait ranger un peu prématurément, ce trio féminin dans la case des Riot Girls ; la sauvagerie sexy ayant migré de Babes in Toyland aux Décibelles, de Mineapolis à Grenoble, fief du trio. Cela suffirait déjà à notre bonheur mais les Françaises ont d’autres aspirations.
D’où le terme ressuscité de « popcore » : les guitares sont abrasives mais il y a aussi de vraies mélodies chantées par deux voix féminines entre douce ingénuité et agressivité (Vampires ou Fur, love and Taxidermy). Le genre d’alchimie sucré-poivré que l’on avait connu avec les anglais de Lush et que nos petites Françaises réussissent parfaitement. Sur Bill Murray et Bloody bloody whiffy scuzzy toute basse dehors, la rythmique se fait post-punk et permet de rendre ces titres diablement efficaces. Mais c’est sur Sunday feelings que Décibelles fait la preuve de son talent : un titre mettant la distorsion en sourdine pour une mélodie irrésistible qui voit le mariage heureux d’un gimmick à l’orgue et d’une basse entêtante. Les voix, parfaites dans l’exercice, font le reste. Au-delà du jeu de mots un peu facile, le nom est donc parfaitement choisi : il y a là des décibels et une beauté forte en goût. A suivre de près…
Site
Denis Z.


Haut

Wonderflu – Lota Schwager
2010 - 8 titres – 33’23
Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 8,5/10

C’est parce qu’ils se sentent influencés aussi bien par REM, Belle & Sebastian ou Elliott Smith que des Pixies, Dinosaur Jr ou encore Sonic Youth que les Wonderflu produisent une musique hybride au carrefour de la Pop et du Rock.
Avec une poignée de chansons, les voilà qui nous livrent malgré tout un album riche et varié, qui lorgnent largement sur leurs ainés (Weezer sur Realize, Dinosaur Jr ou Sonic Youth sur Travel, Nirvana sur Comeback ou 442, Eels sur Running Faster ou Calling Raoul…) mais qui déjà démontre une certaine maitrise de leurs instruments, de leur vocals ou encore des compositions, qui sont toutes rapidement entêtantes.
Coté orchestration, le quatuor ne fait pas non de grande révolution à proprement parler, puisqu’il opte pour le classique GBB - Guitare, Basse, Batterie – auquel il ajoute parfois quelques notes de claviers, qui apporte cet esprit pop et donne du même coup un son un peu à part dans la musique Pop Rock telle qu’elle est pratiquée de ce coté du Channel.

Ah, oui, parce que Wonderflu - j’avais omis cette information – est parisien. On peut alors ajouter à la liste de leur qualité, une capacité à construire une musique populaire sans frontiere. Le son, la voix, le style est définitivement anglo-saxon, sans pourtant lui attribuer une filiation plus américaine qu’anglaise. Reste donc à Wonderflu à paufiner sa propre image et réduire cette tendance au mimétisme qui n’est pourtant pas véritablement désagréable.
Pour en finir avec Wonderflu, le groupe a nommé son premier EP, Lota Schwager, allez savoir pourquoi ? Fan de Football ? Demandez-leur quand vous les rencontrerez !
Voici donc une belle surprise sur le front du Rock, un bel albatros qui ne demande plus qu’à étendre ses immenses ailes pour aller voguer sur tout le continent européen, et pourquoi pas plus loin. C’est certain, leur musique a un potentiel de Formule 1 ! Tomorow, It’ a Wonderflu world !

Myspace

Mike S.


Haut

Summer – RDV Drague
2010 - 9 titres – 42’57
Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 9,5/10

Attention, malgré son nom, Summer n’a rien d’un groupe de Rock californien, enclin à faire danser dans les camping, pendant un quelconque concours de T-shirt mouillé. Même si le titre de son nouvel album s’intitule RDV Drague… Et pourtant, non, rien à voir, Summer est un groupe de Rock aux sonorités expérimentales et aux textes rêches et décalés.
Je parlais de nouvel album, car, si ce groupe, comme à moi, ne vous dit rien, les parisiens ont pourtant une dizaine d’année au compteur, et plusieurs CD sur différents formats. Je parlais aussi d’expérimental… il se trouve que le groupe a fait le choisi de se passer d’une section rythmique, n’ayant ni batterie ni basse dans son line up. C’est donc les machines et les guitares qui vont guider le groupe dans la progression des mélodies et des textes. Le son ainsi assez linéaire, accentué par le chanté parlé de Jean et sa prose débité au kilomètre. Le groupe se targue de garder un côté brut à sa musique, une allure accidentelle, sans lissage de production aucun. Et c’est effectivement le ressenti dès la premiere écoute de ce RDV Drague, et cela dure, même au-delà !

Les textes, quant à eux, sont souvent marqués par la réflexion introspective, les relations humaines. Le ton est noir, direct, parfois graveleux, sans concession.
Le groupe sur son myspace nous oriente sur une liste d’influence longue comme le bras, parmi lesquels nous trouvons My Bloody Valentine, I love UFO, Chevreuil, Tarwater, Depeche Mode… Pourtant, à bien écouter, c’est plutot du coté de Un homme et une femme, Deportivo, Programme, The Young Gods, Gatechien, Interference, Gomm, Translucide… Par ailleurs, notons que l’album a été réalisé par Michel Cloup, ex-Diabologum, au studio de la Trappe à Toulouse… Tout n’est donc pas que question de point de vue… Mais à vous maintenant, de vous faire le votre en allant visiter le myspace du groupe et découvrir le groupe prochainement sur scène.

Myspace

Mike S.


Haut

Social Square – it vs you
2010 –3 titres– 11’50

Style : Indie rock
Label : Autoprod

Note : 7,5 /10

Social Square est un groupe qui avance ses pions avec prudence : un premier EP de 4 titres il y a trois ans et un deuxième aujourd’hui avec un morceau de moins. Les Parisiens préfèrent la qualité à la quantité. Grand bien leur fasse. Fort d’un nouveau batteur, Faez (Kiss Kiss Bang Bang, Toxic Sonic), Social Square consolide les acquis d’une musique qui pour le coup n’est plus si prudente : le trio sort même d’une route totalement balisée. Déjà, Social Square va à contre-courant préférant emprunter un véhicule années 90 à tout modèle plus récent. It vs You est d'ailleurs produit par James van Leuven alias Plan B avec le son idoine et il est masterisé à Seattle car c’est toujours bien de se faire un petit plaisir. Comme sur leur précédent EP, Social Square lorgne du côté de Pavement, Sebadoh et Sonic Youth. Comme ses illustres prédécesseurs, le groupe aime les harmonies un peu bancales et les voix de fausset toujours à la limite de la sortie de route : au final, les mélodies un peu ingénues sont extrêmement touchantes et il y a beaucoup de sensibilité dans la voix de Patrick Haour, chanteur puissant aux pieds d’argile.
Mais surtout à l’image de Sonic Youth, la ligne droite n’est jamais utilisée. Et si Social Square trouve la recette qui ferait son succès_ soit un thème accrocheur_ c’est pour mieux la détourner, la contourner et partir de ce point, pour explorer des voies moins évidentes. Qu’on se le dise, le groupe préfère la nuance à l’efficacité à tout crin. Social Square adopte des trajectoires étonnantes et fait parfois du surplace là où la plupart fonceraient sur une autoroute de certitude. Sur walk in your shoes, les couplets enlevés devraient appeler un refrain tonitruant et ce n’est donc pas le cas. Tout est moins évident, plus en clair-obscur avec une fin belle à souhait. De même sur No one knows, titre à la structure totalement libre qui joue au yo-yo entre une énergie de battant et des moments de renoncement et de repli sur soi (avec une basse jazz). Même constat sur It vs you qui part sur les chapeaux de roue comme un tube power pop mais qui là aussi choisit de prendre la clé des champs pour devenir insaisissable. Voilà de quoi est fait It vs You. Le tout en moins de 12’, sans faire un usage abusif de distorsion. Les Parisiens préfèrent la qualité à la quantité. Grand bien nous fasse.
Myspace
Denis Z.


Haut

Emily B. Green – Sugar Plum Visions
2010 – 6 titres– 29’

Style : Pop'n Jazz
Label : Autoprod

Note : 7,5 /10

Les musiciennes entretiennent souvent un rapport privilégié avec leur piano. Le même genre de passion qu’une cavalière vit avec sa monture dans un lien de domination-séduction sensuel : une force de la nature à dompter et le charme et la douceur comme meilleure arme pour cela. Pour le piano, c’est autre chose évidemment, mais l’instrument permet à une musicienne d’exprimer une passion, des émotions fortes, un monde intérieur qui seraient restés secret sans lui. Les hommes ont leur guitare pour excroissance pénienne, les femmes leur piano comme révélation d’une féminité créative sans borne. Bien sûr tout ceci est caricatural, chacun pouvant jouer de ce qu’il veut et exprimant à sa façon sa propre musique mais Emily B. Green donne envie de faire ce genre de raccourci. Peut-être car la jeune femme, qui avait officié un temps sous le nom de Sugar Plum Visions, est bien de la race des Kate Bush (Sweet Addiction), des Tori Amos (There’s a place); des artistes indissociables de leur instrument et qui semblent ne faire qu’une avec leur piano. Ces petits êtres délicats qui sortent de leur être d’apparence fragile une musique à l’émotion et à la force pouvant concurrencée la grandeur des cathédrales. La Française n’a pas encore la stature de ses aînées mais s’en rapproche parfois dangereusement.
Green fait tout sauf du lofi : c'est une artiste à l’ancienne, adepte d’une composition précise, travaillant ses harmonies et utilisant ce cadre précis pour après se lâcher avec sa voix. Green est bel et bien une interprète au sens fort du terme, affleurant parfois le jeu d’un Cabaret enfiévré dans un anglais parfait. A l’écoute de Un rien, ma muse, vraiment, on découvre un texte en français là où l’on imaginait une Emily totalement anglophone. Passée la première surprise et un arrière goût désagréable de variété (le mauvais côté du français), on se laisse prendre par ce titre qui va chercher du côté du jazz ses accords : on s’éloigne dès lors de Liane Foly/André Manoukian pour se rapprocher de la plus essentielle Joni Mitchell. La rythmique, tout sauf banale, participe aussi au charme spécial qui émane du morceau. Bref, par son talent, Emily B.Green arrive à transformer un écueil en atout. Idem dans un autre registre avec Gingerbread lady, morceau d’une douceur extrême à faire passer les Carpenters pour des hooligans et qui ainsi troussé, avec un son de mellotron, devient fréquentable et même arrive à toucher notre corde sensible. Produit par Nicolas Leroux (Overhead, The Fugitive Kind), Sugar Plum Visions mérite toute votre attention. Emily B.Green, une nouvelle artiste au piano enchanté et à la présence féline.
Myspace
Denis Z.


Haut

Querencia – s/t
2010 – 4 titres – 17'

Style : Rock
Label : Autoprod / Furs record

Note : 8/10

Erevan Tusk
2010 – 5 titres – 15'53

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 8/10

Cela fait près de 10 ans que nous suivons Julien Cortes, d'abord comme leader des Weakids puis en solo sous le nom de Querencia. Après quelques années de silence, le voici de retour avec un nouvel EP qui abandonne les machines et le chant en français du premier album pour retrouver le son rock US des Weakids. Comme un retour au bercail en somme. D'ailleurs, Cortes reprend un vieux titre de son groupe de jeunesse : Fuktup R'N'R. En comparant les deux versions enregistrées à 6 ans d'intervalles, on peut apprécier le chemin parcouru : la composition était déjà forte (comme un bon titre d'Afghan Whigs), mais les arrangements d'aujourd'hui avec la nappe de synthé idoine deviennent le meilleur des écrins possibles. Cortes prend aussi le risque de faire évoluer sa mélodie efficace et tapageuse vers autre chose de moins évident : cette dérive n'en est pas moins passionnante. Les autres trois titres ne sont pas en reste avec notamment 400 nights, beau et subtil comme le meilleur d'American Music Club.
Mais ce n'est pas tout. Toulonnais émigré à Paris, Julien Cortes a été recruté comme guitariste par Mij (Starboard Silent Side) et Pacôme (Rrose Tacet) pour donner un peu plus de nerf à leur projet, Erevan Tusk. Participent aussi à l'aventure Nico à la basse, Alex à la batterie et Antoine Gaillet (Cyann and Ben, M83, Arman Méliès...) au mix. Erevan Tusk, c'est déjà presque un super groupe s'inscrivant dans une veine indie rock entre R.E.M., Bright Eyes et The National sur Melon. Le talent du quintette est lumineux et les titres sont parfaitement ouvragés, là encore avec une utilisation intelligente des claviers. Il faut voir comment le groupe arrive à faire vivre un titre à la base un peu triste comme Mammoths pour le métamorphoser en ode bucolique des plus séduisants. Comme dans Starboard Silent Side, la voix de Mij fait merveille, ce qui est un atout non négligeable.
Doublement indispensable.
Myspace Querencia
Denis Z.


Haut

The New Loud - Measures melt
2010 – 10 titres – 33'

Style : New wave emo disco
Label : Autoprod

Note : 4/10

Le disque de The New Loud a failli finir direct à la poubelle. Après l'écoute du premier titre de leur album, secrets à faire paraître Pet Shop Boys pour des ascètes dépressifs, le trio américain était mis dans la case des "insupportables". Le titre était à la new wave, ce que l'euro-dance est à la musique électronique : outrancier, facile, putassier...Bref, par un effort surhumain, j'ai trouvé la patience d'aller à la plage 2. "Et après, après ?" demanderont les curieux. C'est mieux sans jamais être bon. Le bubblegum trempé dans de la bière qui tache, tel semble être le cocktail proposé par The New Loud : le résultat n'arrive jamais vraiment à convaincre car dans les deux domaines, le groupe en fait beaucoup des tonnes et devient lourd, lourd, lourd. The New Loud n'est pas un groupe à faire dans la dentelle et les omniprésents et rutilants claviers 80's ne sont parfois qu'un bruyant cache-misère sur des mélodies un peu faciles, un peu tocs.
Le trio a beau cultiver quelques dissonances, quelques refrains scandés avec fougue et quelques dérapages punks, histoire de donner dans la "rebelle attitude", musicalement, la musique reste le plus souvent ultra commerciale, plus proche de Dead or Alive ou d'Alphaville que de Joy Division ou même Depeche Mode. Dans un autre genre, l'épique Every Girl I see est dégoulinant d'emphase et de sensiblerie premier degré. Le duo de voix (fille et garçon) se marie bien mais on commence à avoir l'habitude de ce genre d'association harmonique. C'est d'ailleurs dans son titre le plus calme distillant une certaine ingénuité adolescente que le groupe s'en sort le mieux (le plutôt réussi Heart-attack). Le reste du temps, The New Loud brasse beaucoup et fatigue vite.
Myspace
Denis Z.


Haut

Mickaël C. Alasèv – has a taste of blood mixed with dust
2010 –11 titres – 41'

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 8,5/10

Quand on rédige une chronique de disque (Alasèvles envoûtées en 2008) et qu’on écrit que la musique a « le goût du sang mêlé à la poussière », on n’imagine pas que cette formule soit reprise par le principal intéressé et devienne le titre de son nouvel album. On serait presque ému, presque gêné de devoir chroniqué la nouvelle galette dont a contribué sans le vouloir à trouver le nom. La gêne laisse vite la place à autre chose : comme celle de regarder de front cette nouvelle livraison, comme ce sentiment que nous sommes en face d’un grand album avec cette nécessité de le défendre. Dans has a taste of blood mixed with dust, il sera encore question de sang et de poussière, Alasèv poursuivant son œuvre avec encore plus de conviction, d’affirmation d’une personnalité et de talent. Le Lillois a gagné en maturité. S’il se présente aujourd’hui avec son prénom, Alasèv reste bel et bien une affaire de groupe. Entourant Mickael, nous retrouvons Steve Peuvrel à la batterie et Pierre Jacqmin (ex Venus) à la basse. Un vrai trio faisant corps pour un album plus resserré, puissant comme un mustang lâché dans Monument Valley.
Détail significatif, le chant est aujourd’hui totalement anglophone et Mickael chante d’une voix affirmée qui pourrait évoquer Eddie Vedder. Le compliment est de taille mais notre petit Français a les épaules pour le supporter. Alasèv sait d’où il vient et où veut en venir. Les ambiances sont américaines, des atmosphères d’Ouest mais auxquelles, le trio donne force et fougue, n’ayant pas peur de saturer la guitare à l’apogée de l’intensité dramatique ou de conduire son chariot à coups de riffs râpeux : The world is now trouve le chemin du (rock) garage derrière la colline. Le disque a ainsi une origine folk mais traité à la manière d’un groupe de rock incandescent, avec un jeu de guitare riche entre arpèges, slide et riff lourd. La force de pénétration est distillée avec maîtrise et charisme. Comme chez un Mark Lanegan qui en impose sans avoir besoin de montrer trop les muscles. Le Lillois se réserve quand même quelques accalmies où l’acoustique reprend ses droits pour un résultat tout sauf aride (Blow avec un toucher de guitare tout en finesse). Le meilleur titre de l’album The Painter est aussi celui qui le résume le mieux : le morceau nous fait passer par plusieurs étapes du sentiment musical. Beau et fort à la fois, comme le disque.
Myspace
Denis Z.


Haut

Eat your toys – on the ledge
2010 –5 titres – 16’39

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 8,5/10

Voilà bel et un bien un trio prêt à en découdre. Des titres qui frappent, des rythmiques qui claquent c’est bel et bien le style de roquet des Rennais de Eat Your Toys. Le groupe propose un son compact et puissant, mais dans son envie permanente de faire danser, réserve quelques piques assenées avec une précision de guêpe. Eat your Toys fait du rock et du meilleur tonneau : avec eux, on est dans le « blended », l’assemblage ; une musique fin de siècle où guitares et machines copulent dans une orgie sauvage, jubilatoire et moite. On a peine à détacher une seule influence mais bien une multitude réorganisée avec une liberté de gars prêt à tout bouffer et qui ne respecte rien et personne sauf le devoir de faire de la bonne musique.
Quelque part entre Gang of Four, The Rolling Stones, Cure, Klaxons et même Girls against boys sur la mécanique implacable Dance on the ledge. Sur le final Avalanche, Eat your toys explore une nouvelle facette de son talent. Il prend le versant élégant de la montagne post-punk : un univers de crooner entouré de barbelés, une sensation demeurée presque inédite depuis Tuxedomoon. En Angleterre, ce trio serait en couverture du NME et dans la foulée, auréolé de cette gloire Outre-Manche, ferait les choux gras des Inrocks. En attendant, Eat your Toys est autoproduit, avec une qualité que pourrait leur envier l’essentiel de la production française. On leur souhaite donc le meilleur pour la suite car Eat your Toys le mérite ô combien.
Myspace
Denis Z.


Haut

Beluga ' s Hearing - imaginary landscape EP
2009 – 4 titres – 17'

Style : Folk pop
Label : Autoprod

Note : 8/10

Un peu de douceur dans un monde de brutes...C'est un peu le sentiment que l'on a en écoutant ce joli EP. Pourtant avec Beluga's hearing, il n'est pas question de chant de baleine mais bel et bien d'une jolie guitare acoustique ornée d'un Glockenspiel et sur Beyond d'un violon et d'un violoncelle. Sur The Story of the Heartless et sur Greetings from the seaside, les cétacés ne sont pourtant pas loin, Beluga's hearing faisant tinter des sons de cristal irradiant l'atmosphère bucolique d'un sentiment étrange.
La filiation avec Nick Drake ou Belle and Sebastian est évidente mais cela ne pose aucun problème car les quatre chansons proposées sont tout simplement belles. A partir de là, il n'y a (presque) rien de plus à ajouter si ce n'est que derrière ce pseudo étrange se cache un Niçois à la voix de grand sensible. On rêvait plutôt un Jonas des temps modernes amis des Belugas et nous donnant des nouvelles d'un monde lointain, seule déception d'un EP impeccable.
myspace
Denis Z.


Haut

Warehouse – s/t
2010 – 9 titres – 36’44

Style : Pop/rock
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

Le très prolifique David Fakenahm revient avec un side-project qui ne va pas manquer de surprendre ceux qui avait été habitués à sa folk « rockisée » produite de manière "classique". Qui dit nouveau projet, dit nouvelles directions, expérimentations en tout genre et nouvelle redistribution des cartes. Pour Warehouse, Fakenahm retrouve un copain de longue date Pumuckl, connu pour son travail d’électronicien et ses machines organiques. Sous son influence sans doute, Fakenahm teinte sa musique d’électronique et l’instrumental du début Reverse mettant un motif musical à l’envers (comme How soon is now des Smiths) donne tout de suite le ton. Pourtant, le travail de Warehouse ne lorgne pas forcément vers le futur : tout le début de l’album évoquerait même et un peu paradoxalement les années 60, les machines permettant de recréer une atmosphère un peu psychédélique avec des sons de clavecin ou de mellotron (behind, a droplet in the neck). Supernatural touche à une grâce californienne elle aussi old school à peine obscurcie par des sons parasites. Et puis après un everybody know it’s time to lie à l’enrobage intéressant mais à la composition faiblarde, Fakenahm choisit d’abandonner petit à petit cette nostalgie revisitée.
L’heure est à créer un nouvel espace-temps. Sur Every single time, les arrangements deviennent plus aventuriers et l’atmosphère plus agressive avec des guitares offensives et une voix déformée. Butterfly révèle une facette inédite de Fakenahm, celle d’un crooner torturé et mélancolique dans la lignée de Perry Blake : les claviers glaciaux et les guitares acides font ici merveille pour obscurcir encore un peu plus l’horizon. A partir de là, l’univers de Warehouse va se désagréger et la présence de vocale de David Fakenahm avec celle de sa sœur en écho devenir spectrale. Sur Smile, dur de reconnaître les influences americana du songwriter, noyées qu’elles sont dans une mer polaire. Medicine, les guitares remontent à la surface reformant l'univers initial de David Fakenahm mais cette fois-ci reverbérées dans les atmosphères cotonneuses du shoegazing. De par son format (plus de 9’), Medicine est le morceau monstre de l’album, il nous fait découvir un Warehouse plus que crédible dans ce monde d’eaux stagnantes et de brumes agressives. Nouvelles directions, nouvelle réussite.
Myspace
Denis Z.


Haut

20 BANDS IN A BOX II
La compilation 2007 des AuTOProd

Voici les 20 groupes et les 20 titres qui composent la Compilation 2.0 de 20 Bands in a Box pour cette année 2007. Vous pouvez télécharger la compilation gratuitement (en cliquant droit et enregistrer sous) : ici .

Vous pouvez aussi, les écouter directement en cliquant sur les titres :

0.1. Jerome Castel - Le cowboy
0.2. K.A Steffen - Comme personne
0.3. Sarapascal - Ivre d'hiver comme d'ete
0.4. Labo - Sydney
0.5. Joe Meares - Slaughtershed
0.6. Alasèv - Yeah lord
0.7. Benjamin Fincher - Lowell
0.8. Reza- Cunning plot
0.9. Pilot - Zero
1.0. Blue Haired Girl - Uterus
1.1. Alizee Swarc - Charlestown
1.2. Polder - Black By Blake
1.3. Kwoon - I lived on the moon
1.4. Data - The Empty Spaces
1.5. Adissabeba - Lola
1.6. Shrink - Time Goes By
1.7. Minuscule Hey - Mississippi
1.8. Chapi Chapo - Child of love
1.9. Monalisa - Guilivus
2.0. Cobson - Dream Seeler vs Moment killer

Fabriquez vous même votre CD avec les couv' de devant et derriere !

Pour en savoir plus sur les groupes :

01- JEROME CASTEL
origine: France/ Paris
Fondé en 2004
Style: variété sonique
Web :
Myspace : myspace.com/jeromecastel
Plus : cqfd.com/jeromecastel
contact: contact@jeromecastel.net

- KARL ALEX STEFEN
Origine : Orléans
Fondé en : 2002
Style : Indie/Rock/Chanson
Web :
MySpace : http://www.myspace.com/karlalexsteffen
Contact : karlalex.steffen@free.fr

- SARAPASCAL
Origine (pays/Ville) : France - Lille
Fondé en : 2004
Style : Indie
Web : www.sarapascal.com
MySpace : www.myspace.com/sarapascalandco
Contact : sarapascal@free.fr

- LABO
Origine (pays/Ville) : France / Lille
Fondé en : 2002
Style :Pop indé
Web : http://www.labomusic.net
MySpace : http://www.myspace.com/labomyspace
Contact : caf@labomusic.net / 06 82 99 66 38

- JO MEARES
Origine (Country/Town) : Australia / Sydney
Creation in : ?
Style : Folk ?
Web : ?
MySpace : www.myspace.com/jomeares
Contact : jomeares@hotmail.com

- ALASEV
Origine (pays/Ville) : France/Lille
Fondé en : 2003
Style : Folk/Rock, Indie, Alternative
Web : http://alaseve.free.fr
MySpace : http://www.myspace.com/alasev
Contact : alaseve@free.fr / 06 13 50 38 10

- BENJAMIN FINCHER
Origine (pays/Ville) : France/Lyon
Fondé en : 2005
Style : folk/pop
Web : www.benjaminfincher.com
MySpace : www.myspace.com/benjaminfincher
Contact : benjaminfincher@bigfoot.com

- REZA
Origine : Paris
Fondé en : 2005
Style : Iindie Folk Rock
Web : www.reza-music.com
MySpace : www.myspace.com/rezasongs
Contact : contact@reza-music.com

- PILOT
Origine (pays/Ville) : France/paris,rennes,mantes,lille,nimes
Fondé en : 2005
Style : rock noise
Web :
MySpace : www.myspace.com/00pilot
Contact : contact@manivelle.biz

- BLUE HAIRED GIRL
Origine (pays/Ville) : France / Nancy
Fondé en : 1998
Style :Post Rock accoustique
Web : http://blue.haired.girl.free.fr
MySpace :www.myspace.com/bluehairedgirl
Contact : geoffroysere@gmail.com

- ALIZEE SWARC
Origine (pays/Ville) : France / Charleville-Mezieres / Paris
Fondé en : 2006
Style : pop/folk
Web : -
MySpace : www.myspace.com/alizeeszwarc
Contact : alizee.szwarc@yahoo.fr

- POLDER
Origine (pays/Ville) : France/Paris-Bordeaux
Fondé en : 2005
Style : Pop
Web :
MySpace : www.myspace.com/polder
Contact : polder-music@noos.fr

- KWOON
Origine (pays/Ville) : PARIS
Fondé en : 2006
Style : Post/Rock
Web : www.kwoon-music.com
MySpace : www.myspace.com/kwoonmusic
Contact : medusa@kwoon-music.com / 06-61-51-17-26

- DATA
Origine (pays/Ville) :Bordeaux (france)
Fondé en :2002
Style :noisy rock (electro)
Web :www.asso-boxson.com/Data/news.htm
MySpace : www.myspace.com/databand
Contact : tomdata@free.fr

- SHRINK
Origine : France / Marseille
Fondé en : 2003
Style : Rock garage 70's
Web : http://shrink.free.fr
MySpace : http://www.myspace.com/shrinkmusic
Contact : shrink@free.fr / 06 62 46 09 79

- MINUSCULE HEY
Origine (pays/Ville) : FRANCE / Bordeaux
Fondé en : juin 2006
Style : mini rock
Web : www.minusculehey.com
MySpace : www.myspace.com/minusculehey
Contact : contact@minusculehey.com

- CHAPI CHAPO ET LES PETITES MUSIQUES DE PLUIE
Origine (pays/Ville) : France/Saint-Eloy
Fondé en : 2004
Style : Toy music
Web : http://chapimusic.free.fr
MySpace : myspace.com/chapichapooo
Contact : ?

- ADISSABEBA
Origine (pays/Ville) : FRANCE
Fondé en : 2002
Style : Chanson populaire
Web : www.adissabeba.com
MySpace : www.myspace.com/adissabeba
Contact : a10prod@aol.com / 06 65 32 41 28

- MONALISA
Origine (pays/Ville) : FRANCE/Port Saint Louis du Rhône
Fondé en : 2003
Style :Rock
Web : www.monalisawebsite.com
MySpace : http://www.myspace.com/monalisaofficialspace
Contact : 06.14.21.99.06 / monalisawebsite@free.fr

- COBSON
Origine (pays/Ville) : FRANCE / Montpellier
Fondé en : 2005
Style : INDIE / ROCK
Web : www.cobsontheband.com
MySpace : www.myspace.com/cobson
Contact : arnicamontanna@gmail.com / 06 16 03 46 88

 

 

 

Mike S.


Haut

LA MAGIC BOX v.1.0
20 BANDS IN A BOX

SORTIE OFFICIELLE - 02/10/2006 !!!!

Pour la premiere fois, la Magic Box propose une sélection d'artistes regroupés dans une compilation téléchargeable gratuitement. 20 groupes autoproduits, en recherche de labels, de contact en France et dans le reste du monde.

Au programme, des groupes en provenance de toute la France, mais aussi d'Angleterre, d'Allemagne et même du Japon. N'hésitez pas à aller visiter les sites de ces groupes apres écoute. Et surtout, à en parler autour de vous. Ils comptent sur vous.

Pour écouter les chansons, cliquez sur chaque titre. Pour les télécharger, cliquez droit sur chaque titre et enregistrez sous. Si vous souhaitez charger l'ensemble de la compilation et ainsi que la jaquette et le livret, faites de même sur le lien en fin de liste.


LA MAGIC BOX 1.0 - 20 BANDS IN A BOX
0.1 - Utopium – Sandstorm (4'06)
0.2 - Lola Spinner - Ground zero (3'54)
0.3 - The Clerks – The Dissidents (3'33)
0.4 - Ko & Joséphine – Vas-tu finir par te taire ? (3'37)
0.5 - Cpoupa - Prog Skip Search (4'10)
0.6 - Stormberg - This is warefare (3'51)
0.7 - Louis Ville – L’Amour (3'47)
0.8 - John and Jehn - Today (2'34)
0.9 - Camera - Tu vas me rendre sourd (3'07)
1.0 - Curtain - Urban desease (3'40)
1.1 - Fingerless - Le démon (3'25)
1.2 - Trash Money - You lied satan - remix (3'42)
1.3 - Leave – Lettre à (…) (5'04)
1.4 - The Peneloppes – 1983 (3'17)
1.5 - Pixel - Ton heritage (4'33)
1.6 - Hype – My innocence (4'11)
1.7 - David Fakenahm - Handsome (4'20)
1.8 - New pretoria - Silly Place (4'12)
1.9 - Jocari - Love is an animal of farm (5'24)
2.0 - Polder - Violette (2'00)
Bonus Track On Line - Pixel - Un ange passe (10'48)

Télechargez l'intégrale de la compilation / Download the compilation : ici (cliquez droit et enregistre sous / click right and save as)

*******************

0.1 - Utopium – Sandstorm
France / Paris - Fondé en 2000
Style : Rock
Web : http://utopium-club.com/
MySpace : www.myspace.com/utopiummusic
Contact : Stéphane (contact@utopium-club.com)
[chronique]

0.2 - Lola Spinner
France / Paris - Fondé en 1996
Extrait de l’album (EP/Single…) : Like no other - 2006
Style : Indie rock
Web : www.lolaspinner.com
Myspace : http://www.myspace.com/lolaspinner
Contact : lolaspinner@yahoo.comlolaspinner@yahoo.com
[chronique album précédent]

0.3 - The Clerks – The Dissidents (3’33)
Angleterre / Manchester / Fondé en 2004
1er Single du groupe.
Style : Rock
Web : http://www.the-clerks.com/
MySpace : www.myspace.com/theclerks
Contact : max@the-clerks.com

0.4 - Ko & Joséphine – Vas-tu finir par te taire ? (inédit – live)
France / Bretagne / fondé en 2003
Titre inédit - version live (enregistré à ?)
Album : Kaléidoscope
Web : www.koetjosephine.com
MySpace : -
Contact : contact-koetjosephine@laposte.net

0.5 - Cpoupa - Prog Skip Search
France / Paris / fondé en ?
Extrait de l’album Control Z
web : www.cpoupa.com
MySpace : -
Contact : noragaga@club-internet.fr
[chronique]

0.6 - Stormberg - This is warefare
Allemagne / Saarbrück - Fondé en 2004
Style : Rock
Extrait de l'album Carte blanche for Chaos (2006)
Web : http://www.stromberg-music.de/
Myspace : http://www.myspace.com/ffstbh
Contact : info@stromberg-music.net
[chronique]

0.7 - Louis Ville – L’Amour – 3’47
France / ? / Fondé en ?
Extrait de l'album "A choisir"
Web : www.louis-ville.com
My Space : -
Contact : louis@louis-ville.com
[chronique]

0.8 - John and Jehn - Today
Extrait de l’album (EP/Single…) : L'amour ne nous déchirera pas - 2006
Angleterre / Londres
Style : Indie rock
Créé en : 2005
Web : -
Myspace : http://www.myspace.com/johnjehn
Contact : johnetjehn@hotmail.fr
[chronique]

0.9 - Camera - "Tu vas me rendre sourd" !
France / Toulouse / Fondé en 1999
Extrait de l'album Caméra.
Style : Pop rock
web : www.cameralesite.com
MySpace : www.myspace.com/camerafrance
contact : camera@cameralesite.com
[chronique]

1.0 - Curtain - Urban disease - 19th Mix
France / Paris – Fondé en 1995
Extrait du EP « Urban desease ». Album en octobre 2006. Style : cold wave
Site Web : www.curtain.fr
MySpace : myspace.com/curtainfr
Contact : info@curtain.fr
[chronique]

1.1 - Fingerless - Le démon
France / IDF - Fondé en 1998. Dernier EP : K. en 2004...
Site Web : www.fingerless.net
Myspace : www.myspace.com/fingerless
Contact : lara.orsal@free.fr

1.2 - Trash Money - You lied satan - remix
Angleterre/Londres - Fondé en 1999
Extrait de Jean City EP
Style : Plectro
Web : www.trashmoney.co.uk
MySpace : www.myspace.com/trashmoneyuk
Contact : satan@trash.co.uk
[chronique]

1.3 - Leave – Lettre à (…)
France / Picardie - Fondé en : 2000
inédit - album à venir
Style : Emo Pop
Web : -
MySpace : www.myspace.com/leavemusic
Contact : tylerdurden@wanadoo.fr

1.4 - The Penelopes – 1983
Japon / Takarazuka - Fondé en 1990
Web : www.jttk.zaq.ne.jp/penelopes/
MySpace :
Contact : baanb009@jttk.zaq.ne.jp

1.5 - Pixel - Ton heritage
France / Paris Fondé en 2004
Style : Chanson éléctro-acoustique
Web : www.pixel-music.com
MySpace : www.myspace.com/mypixel
Contact : contact@pixel-music.com

1.6 - Hype – My innocence
France / Paris / Fondé en 2003
Extrait- du EP "Lies & Speeches" (2006)
Web : http://www.hypemusic.fr
My Space : www.myspace.com/hypemusic
Contact : contact@hypemusic.fr
[chronique]

1.7 - David Fakenahm - handsome
Extrait de l’album : Back from Wherever - 2006
France / Orléans - Fondé en 2003
Style : Folk-pop
Web : www.blog-art.com/davidfakenahm/
Myspace : http://www.myspace.com/davidfakenahm
Contact : dfakenahm@hotmail.com
[chronique]

1.8 - New pretoria - Silly Place.
France / Paris - Fondé en 2003
Style : Indie Folk-Pop
Extrait du prochain album à sortir
Web : http://www.newpretoria.com
Myspace : http://www.myspace.com/newpretoria
Contact : slipiansky@hotmail.com
[chronique album précédent]

1.9 - Jocari - Love is an animal of farm.
France / St Menoux - Fondé en 2004
Style : Folk
Extrait de l'album Intimacy Ruins
Web : www.jocari.tk
Myspace : www.myspace.com/jocari
Contact : jcdron@club-internet.fr
[chronique]

2.0 - Polder - Violette
France / Paris / Bordeaux - Fondé en 2002
Style : Indie Folk
Extrait de l'album (EP/Single...) : EP "This tree won't bear fruit for 3 years" (2006)
Web : -
Myspace : www.myspace.com/polder
Contact : polder-music@noos.fr

Sélection des groupes : Mike et Denis
Merci à Mike des Fingerless pour ton travail sur le livret et la jacquette.


Mike S.


Haut
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2009-2010
Mike S.


Haut
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2008
Mike S.


Haut

Chroniques Année 2005
Emklem - L'autre sphère
Chillout - 41.56
Toxic Kiss – Final Lift
Edouard Nenez – Extension du Dolmen de la lutte
This is the girl – s/t
Stuck in the sound s/t
S - UniSexe
My Diet Pill s/t
Joy Disaster s/t
Triptonic - 10 Short Tales
Les Fatals Picards - Picardia Independanza
Fuck Buddies - A storm
Oscar Matzerath – La vieille, la belle et l'autre
Little - kiuty
New Pretoria – No place for such a band
Skyscraper - The Bontempi sessions
Gâtechien - 2
Cancel N. - Dichotomie
exEunt - A quoi bon attendre
Bishop – it's full of stars
Interference - Spying the dreams
Colapsus - Invisible songs
Genau - Machinale
Gomm - Destroyed to perfection

Chroniques Année 2004
Sam - La grande roue
Mathieu Persan - Does it make you feel sad ?
Alinéa - A distance
Recife - New ams
Men in the moon- s/t
Sheraf - Just a boy
Astoria Division - Grand Standing Opera
Amethyste - & all those crazy elephants
Pumuckl - Philosophage version 2.0 + Subutex
Kimlico - Die Ganze Welt ist ein Krankenhaus
Lepil - Starsystem
People on Holiday - Canary wharf Gherkins
Bless - éponyme
Teddy Bear - Just like thrilled
Nova - éponyme
Fingerless - K
Chut ! - Wasted
Leave - Une vie si belle
Lemoine - Are those words banished from your heart ?
Cpoupa – Sinus cosinus rembrandt
Novocaine – Soundtrack for animals
Luke Arno – Ce mal en toi
Les Clochards Célestes - Nocturnes
David Fakenham - Short stories vol.2
Querencia - éponyme
Sunday velvet - All that God only know
La Gaillarde - French cancun
Nassib - Glissement de terrien
Voodoo Lounge - Demo
Belooga - mars ?
Shine - One day
Ana - En attendant
Day off sin - ermetik
Dress For success - Priorities
Waiting for words - A walk through the night
Aeroflôt - Tsarsistema
Dogma - Eko
My concubine - La tangente
Naked - Ikimori
3 Stuff - Chaque jour, chaque nuit
Lola Spinner - White label EP
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Call me Loretta - Crosswind
David Fakenham - Short stories vol.1
Pierre - My own
Gypsophile - Le profil des dômes
Before Eleven - Population active
Kennystar - Itinéraire to kergoland
Weakids - La perte du temps
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Guinea Pigs - Argos/black hole
Paria - La plongée
Tyler Burden - all dancers alkways smile
Ilis - anonyme
Lotus - eponyme
Station joya - demo 1
Tchiki boum - eponyme
Oh my god - eponyme
Moonman - Manipulators
Bless - eponyme
Six-Pack Cheeky - Photography of a moment


Chroniques Année 2003

Bad news - Before the third world war…
Strix - Balançoire
Oscar - Matzerath
Mirage
Nova Divine - Urgences
No Hay Banda
Stress
The Nova Express
Melvil – - X-presso
Palinka – Misse Terre
Semyorka - Delta
Keaton
Little - Oscar
People on Holiday
Viasmatics - Gaz à tous les étages
The Nicotines
Arman Melies - Le long train lent et les beaux imbéciles
the Pookies T - Dirty Flower
Super 8 model
Not like Dante
Gina Artworth
Nina Brent - Blizzard
Rien - Requiem pour les baroqueux
Apple Jelly - Home
Clamantis
Supertuflu
Gâtechien
Leave - The June Parade
Triptonic
Bo
Dress for success - Have a drink
Frigo - XyZ
Yo Roswell - Shines
Pretty Junkies - Lazy loser
Grubby - Monologue
All the living and the dead
Joan Doe
Daystar
Bumblebees - R'llinstenforgain
Mary Modified - # 1
Exeunt - ex nihilo
36 side / Full screen
Sludge - The Nerves
Cpoupa - Nova Machina / Undo
I Love UFO
Alectex
Belooga


Chroniques Année 2002
Kïmmo - Conversation for conservation
Kenyon - Haunted
Etat d’esprit
Lotus
Nothing Else... - OrganiQ
Semes - Sowing on a watershed
3 Stuff - Beautiful is the day
Pull - The Empire now
Kimlico
Super Poussin 2000 - Pinky Core Musik
Exson Valdes - Someday if I want to
Temper - Megaphone chien rouge
Quert - #2
Sophia et moi
EC (ici)
Dawnhill
Deborah and Jon - all the things ...
Mind the Step
Little - Woodoo pulp
The Ghost of Lemora - The silhouette scene
Fingerless - Ailleurs
Thirty Six Side
Un homme et une femme
Borderline - Wind EP
Tang
Melk
Translucide
Exson Valdes
Grubby
Beth
KC - Les chants de Maldoror
Victoria - Advelning
Maria Blonde
Call me Loretta - Scars

Année 2001

Crackmind
Curtain - Second Floor
O - Sisyphe
Jérome Attal
Keep Punchy Joe
Leave
Nothing Else
Link
Microcombo
ThirtySixSide
John Home
Les Toxitoys
Uneven
Hopper

loft
natureXpress

The Goo Goo Blown (Le Bonhomme)
Jack the ripper - The Book of lies
eNola - Figures #4
Fingerless
Chinaski

Chroniques
Année 2000
Uneven
Notorious
Silvae
Vendetta

Mike S.


 
 Playlists
    CANAL B
    RCF ALPHA
    NEXT
 Archives
 Les Photos
 Liens
 Recherche
 Contacts

Ajoutez ce site

Newsletter