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Réunion publique des éluEs Ecologistes et Gauche Citoyenne (EGC) de la Métro
Le budget 2006 de la Métro : une situation de crise
Mardi 13 décembre 2005

vendredi 6 janvier 2006


Le président de la Métro obligé de reporter le vote du budget en mars 2006, du fait de l’impossibilité de proposer un budget réaliste pour 2006.

Nous avons tiré le signal d’alarme depuis des années et tout dernièrement le 9 mai 2005 en écrivant à tous les élus de l’agglo [1] : la Métro n’a plus les moyens de sa politique elle doit faire des choix clairs et hélas sévères. Au lieu de réagir vite, le Président continue dans son Métroscope à utiliser la méthode Coué : tout va bien, tout baigne !

Si le déséquilibre n’est pas obligatoirement immédiat, il se prépare aujourd’hui pour demain.
Nous en voyons les prémisses par la présentation en urgence lors du conseil de Métro du 25 novembre 2005 d’une décision modificative du budget qui démontre que l’on sacrifie les politiques sociales (annulation de fonds de concours dans le cadre de la politique de la Ville pour - 1.108 M€) pour boucler les fins d’année.

La Métro a atteint le stade du surendettement.
L’endettement va devenir tel qu’il va asphyxier la Métro, le poids des annuités va s’amplifier inexorablement, car l’étalement dans le temps de la dette est tel que la diminution de l’ancienne dette ne va se faire que très lentement, année après année, et beaucoup moins vite que les remboursements d’emprunts de la nouvelle dette.

Exemple : en 2003 l’annuité de la dette (remboursement obligatoire du capital et des intérêts de la dette) était de 20,7 M€, de 20,6 M€ en 2004 et de 21,6 M€ en 2005, il sera de 24,6 M€ en 2006 et atteindra 26 M€ en 2007 et 29 M€ en 2008.
Du coup, tous les efforts d’économie, d’augmentation de la TEOM, de raclage des fonds de tiroirs ne serviront qu’à rembourser ces annuités.

L’encours de la dette est de 256,6 M€ au 1er janvier 2006 en tenant compte d’un emprunt de 50 M€ qui devra être pris en décembre 2005 pour équilibrer le budget d’investissement (soit un nouvel emprunt de 72 M€ en 2005 alors que seulement 15 M€ de capital d’emprunt est remboursé). Ces 50 M€ d’endettement nouveaux génèrent 3,2 M€ d’annuité supplémentaire aux taux actuels, taux qui seront amenés à augmenter.

Le budget 2006 est prévu avec un nouvel emprunt de 79 M€ alors que seulement 15 M€ de capital d’emprunt seront remboursés : la dette augmenterait donc de 121 M€ en deux ans portant l’encours de la dette à 321,6 M€ au 31 décembre 2006. La capacité de désendettement (encours de la dette divisée par épargne brute) de la Métro atteint la zone rouge : 256,6/15,8 = 16 ans en 2005, 321,6/18,0 = 17,8 ans en 2006 !

Nous voyons bien à travers cette démonstration que la Métro s’engage dans une course poursuite infernale avec des difficultés de plus importantes pour équilibrer le budget qui entraîneront des obligations de recourir à l’emprunt et consécutivement à surcharger les dépenses pour les années futures en annuité de la dette. Cela signifie en clair une réduction des marges de main d’œuvre encore plus grande pour les années futures.

Certains choix faits de la fuite en avant en particulier dans les nanobiotechnologies et le grand stade, sont à l’origine de cette fuite en avant dans l’endettement qui porte préjudice aux politiques sociales, du logement social, environnementales, de transport public et d’équipements réellement utiles à tous.

Nous refusons d’être complices de cette dérive, il faut savoir respecter les priorités pour lesquelles nous avons été éluEs, et pour lesquelles a été élu le président de la Métro, à savoir les priorités sociales et écologiques, et préparer les solidarités pour les générations futures.


[1] Situation que nous avions annoncée dans la lettre ci-jointe du 9 mai 2005 du groupe des éluEs EGC aux éluEs et habitants de l’agglomération.

Documents liés
  Lettre ouverte des éluEs EGC à tous les éluEs de l’agglo
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