Les politiques conduites par les collectivités locales doivent être cohérentes avec leur territoire.
Un territoire se conçoit au-delà de la définition géographique, comme un lien de populations, tout à la fois consommateurs, entrepreneurs, associations, voyageurs, institutions de niveaux différents.
Tout cela constitue un espace de relations complexes, créateur de richesses et exprimant des besoins insatisfaits, mais aussi un espace où les citoyens s’organisent, où s’élaborent des réponses constructives aux différents problèmes, des réponses alternatives qui peuvent être des signaux de changement ici et ailleurs.
Une politique progressiste se doit d’accompagner et de faciliter les dynamiques émergentes.
A l’issue d’un mandat, le bilan pour moi ne s’exprime pas en : la Ville a fait ceci, la Ville a fait cela ; Mais sur notre territoire avec les populations, nous avons réussi un développement local responsable, respectueux de l’écosystème, qui a contribué à un mieux vivre ensemble ici et ailleurs.
Aujourd’hui, se confirme en Europe, la nécessité d’un autre partage des richesses, de proposer d’autres formes d’échanges économiques, culturels. L’urgence environnementale conduit les citoyens à revoir leur mode de consommation. Ceci naturellement influe les politiques territoriales. Aussi, Grenoble s’inscrit pleinement dans ce mouvement d’idées et sa concrétisation par le soutien à l’ensemble de la Société Civile, qui œuvre dans le Commerce Équitable, le Tourisme Solidaire. Elle contribue à la promotion de ces échanges pour les rendre accessibles au plus grand nombre, conformément au principe républicain d’Égalité.
De plus, cet axe politique doit être transversal et irriguer les différentes compétences de la collectivité et interrogeant : quelle forme de tourisme ici et là-bas ? Quelles actions éducatives ouvertes sur le monde ? Quels projets, socio-éducatifs pour une jeunesse en quête de sens et bien sûr quel développement de nos relations Internationales ?
Par rapport à cette dernière, il est de la première importance d’introduire dans ces relations entre nos villes riches du Nord et nos villes Jumelles du Sud, plus pauvres économiquement en terme de P.I.B, cette notion d’échanges équitables dans les actions de coopération et dans le soutien apporté au projet de développement local, car dans la coopération décentralisée, nous devons avoir comme objectif l’autonomie économique des populations ouvrières, afin de rééquilibrer les termes de l’échange, de construire une solidarité internationale d’égal à égal.
Ainsi pour moi, le tourisme solidaire est un axe de travail contribuant à la réussite de cet objectif intégré dans un développement local responsable, respectueux des populations, des cultures et de l’environnement.
Notre rencontre de ces deux jours s’inscrit dans un programme politique de développement de l’Économie Sociale et Solidaire, lequel repose sur la démocratie participative permettant la co-élaboration d’actions entre Institutions/ Collectivités / Associations maillant un territoire, sur la mutualisation des savoir-faire, les Échanges de bonnes pratiques sur nos territoires (villes, départ, région, RA) mais avec les territoires voisins comme Turin et la Région du Piémont ainsi qu’au delà, au sein du réseau REVES.