Une évolution satisfaisante...
On observe une augmentation de la fréquentation des transports en commun entre 2000 et 2004 de plus de 5% par an en moyenne (56.5 millions de voyageurs sur le réseau Tag en 2000 contre 68,5 en 2004).
Mais dans un contexte où la crise du logement amène les ménages à aller chercher un logement de plus en plus loin (à l’échelle de la région urbaine grenobloise) alors que le développement des emplois se fait encore largement dans l’agglomération, on assiste à une augmentation de la voiture individuelle ainsi que des déplacements pendulaires. Si la part modale de la voiture (c’est à dire son pourcentage par rapport au nombre total de déplacements) a légèrement diminué par rapport aux transports publics, la circulation automobile à elle augmenté de 10% en valeur absolue dans l’agglomération en 9 ans (de 1992 à 2001).
D’où la nécessité de renverser la tendance et de transformer profondément les rapports entre l’urbanisme et la politique des transports.
En matière de transports, il ne s’agit plus de tenter de relier une urbanisation de plus en plus éclatée et diffuse mais plutôt de lutter contre cet étalement urbain en densifiant autours des axes de transports en commun existants ou à créer. Cela pour un développement soutenable, soucieux de l’environnement, efficace et à moindre coût.
Zoom sur une délibération du SMTC, lors de son dernier conseil syndical du 23 mai 2005, qui va dans ce sens.
(délibération jointe en bas du document)
En effet, elle insiste sur la nécessité pour les différentes autorités organisatrices des transports agissant à différentes échelles (communautés de communes et d’agglomérations, département, région) de coordonner leurs efforts afin de trouver à l’échelle des bassins de vie une vision partagée [1] "de l’organisation des déplacements basée sur une ossature lourde de transports collectifs" autour de laquelle l’urbanisation pourra se développer et se densifier. Ces axes lourds devront être ponctués de pôles multimodaux [2] et ramifiés par un réseau plus léger (bus prioritaires, pistes cyclables,...).
Nous sommes aujourd’hui dans la phase de révision du Plan de déplacement urbain (PDU) avec une consultation des habitants de l’agglomération sur les grands projets de déplacements qui va débuter à l’automne 2005. C’est le moment de définir ensemble de nouveaux objectifs à la hauteur des enjeux de notre agglomération.
Nous, EluEs écologistes du comité syndical du SMTC, proposons :
- un PDU à l’échelle de la région urbaine, afin de permettre une vision globale et partagée entre les différentes autorités organisatrices des transports, qui puisse prendre en compte simultanément les trafics internes de l’agglomération, les trafics d’échanges (les migrants pendulaires) et les trafics de transits,
- une vraie politique de diminution de la pollution atmosphérique qui doit passer par une réduction de la circulation automobile et qui suppose, entre autre, l’abandon du projet Rocade Nord et la poursuite du projet Ysis.
- la mise en place par le SMTC d’une politique du stationnement pour une plus grande efficacité de cette dernière.
Par ailleurs, nous défendons les espaces verts et les espaces boisés classés qui doivent être conservés comme la forêt alluviale des Sablons à la Tronche qui représente un intérêt écologique évident (couloir de migration, présence d’un patrimoine riche d’espèces animales et végétales), une fonction de régulation et de dépollution de l’air pour l’ensemble de l’agglomération ainsi qu’un rôle de protection contre les crues.