Les squatts sont une réalité de la vie urbaine. Le processus de renouvellement urbain de reconstruction de la ville sur la ville laisse parfois vacants, un temps, des immeubles, des maisons avant qu’une nouvelle opération de construction ne se réalise. La Ville de Grenoble, comme les autres Villes dispose de biens immobiliers, maisons notamment qui ont parfois vocation a être détruites pour laisser place à la construction de logements, sociaux en particulier.
Pierre Kermen, 2e adjoint écologiste délégué à l’urbanisme et à l’environnement de la ville de Grenoble a proposé au conseil municipal de Grenoble qui l’a adopté, une procédure visant à établir avec des squatters regroupés dans une association "Les Passeurs" une convention de mise à disposition temporaire et gratuite de biens immobiliers. Les frais des travaux d’installation dans l’immeuble mis à disposition sont pris en charge par "les Passeurs" grâce à une mutualisation de fonds versés par chacun, chaque mois, dans une caisse commune de solidarité. Les occupants s’engagent dans cette convention à libérer les lieux mis à disposition quand la Ville est prête à engager les nouvelles constructions.
Pierre Kermen explique le sens de sa proposition "J’ai souhaité proposer cette convention de mise à disposition temporaire pour trouver des solutions aux squatts. C’est à mon sens, une démarche utile pour tous, qui s’appuie sur le dialogue, la responsabilité et l’engagement contractuel".
Cette convention établie avec "les Passeurs" pourrait concerner d’autres squatts.
C’est le sens d’une lettre de Pierre Kermen au squatters des "400 couverts" qui leur propose de pouvoir poursuivre leur projet associatif et culturel dans un autre lieu de la ville dans le cadre d’une convention de mise à disposition. Cela permettrait également à la ville d’engager son programme de construction de logements et de logements sociaux.