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19 novembre 2004
Forum inter assos Santé
Intervention de Marina Girod de l’Ain

vendredi 19 novembre 2004


Je suis très heureuse d’introduire cet après midi et je vous remercie d’être venu très nombreux, il m’est impossible de citer tout le monde, mais veux remercier globalement tous ceux qui ont activement contribué à l’organisation et à la construction du contenu de la journée et à tous les participants d’aujourd’hui. Cette journée est avant tout la votre.
Du coté ville je veux remercier deux personnes, Isabelle Gamot, merci sincèrement pour l’énorme travail accompli, et M. Barrois, interlocuteur quotidien des associations au service santé. Je veux également remercier la DASS, le Conseil Général, les médias, pour votre contribution aux ateliers et votre présence.

Ce temps d’échange d’aujourd’hui s’inscrit dans une de nos quatre priorités de politique Grenoble Ville "santé OMS" - accès aux soins pour tous et à la prévention notamment la question de la santé des enfants, question du handicap...la puissance publique en ce sens doit autant que faire ce peu, corriger la précarité et les inégalités en matière d’accès à la santé
- contribuer à une meilleure connaissance et prise en charge de la santé mentale de la souffrance psycho sociale au cas complexe des hospitalisations d’offices santé environnement et un plan local d’actions santé environnement dont nous démarrons la mise en œuvre (bruit, air, alimentation...)
- soutien aux associations

Nos échanges d’aujourd’hui se situent dans ce dernier point, mais votre action évidemment contribue également aux autres priorités.

Les associations à Grenoble :
de manière générale toutes thématiques confondues : un peu moins de 1000 associations pour 21 millions d’euros

En matière de santé environ 80 associations pour 700 000 € en matière de solidarité plus d’associations instruites par le CCAS dans le secteur petite enfance, personnes agrées... Ces chiffres fluctuent et montre une vie associative dynamique.

Le nombre d’associations soutenues financièrement augmente au cours de ces dernières années ainsi que le nombre de projets financés. Malgré tout on observe une relative stabilité des budgets consacrés pour la ville à ce secteur et parfois les situations financières des associations sont tendues. Sans s’exonérer de ce débat primordial du soutien financier aux associations, des critères d’octroie de subvention avec l’ensemble des partenaires financeurs, des priorités d’une municipalité, la question consiste également à se demander quelles sont les autres formes de soutien possible.

C’est à dire sous quelle forme ? comment une ville peut elle soutenir les associations de son territoire au-delà des seules subventions ?
C’est de cette question qu’est issue la journée d’aujourd’hui.

C’est pourquoi une étudiante de l’école de santé publique de Nancy Mademoiselle Sabine Charles à effectué durant l’été 2002 une enquête auprès de l’ensemble des associations du champ de la santé. Même si la participation a été assez faible vue la période de l’enquête, on pouvait noter une méconnaissance du service santé et de ses missions et une méconnaissance des associations entre elles. Plusieurs souhaits ont été formulés : Des besoins en formations, forums de rencontre en forum thématique.

Répondre à ces attentes et soutenir les associations, cela veut dire pour une ville, conforter des dispositifs interstitiels souvent innovants, vos associations comblent bien des fois les trous des politiques publiques et interviennent sur des missions d’intérêt général. Vos associations refusent la stigmatisation et les discriminations. A Grenoble ce tissu associatif est étendu mais fragile.

Vous avez à prendre en charge parmi vos usagers ou vos adhérents, souvent des populations malmenées et vulnérables, des malades.

Combien d’usagers, d’habitants sont concernés par vos actions ? C’est considérable, deux exemples : 21 000 usagers des Centres de Santé, 2000 personnes accueillies au Fournil....

La précarisation accrue d’une partie de la population en France et à Grenoble nous oblige à des regards croisés entre services publics et associations, tant sur l’analyse des situations que sur nos modes de réponses.
Le Décret n°95-562 du 6 mai 1995 concernant l’analyse des besoins sociaux de l’ensemble de la population a été initié l’an passé par le CCAS, il doit être complété, des données des uns et des autres. _ A Grenoble nous avons la capacité de constituer un réel observatoire des données sanitaires et sociales. C’est cette observation partagée qui doit guider nos politiques.

Cet long après midi à plusieurs égards est déjà une réussite, son élaboration est une réelle coconstruction. Une mobilisation importante s’est mise en place, mobilisation de professionnels, de bénévoles, de professionnels bénévoles comme le dit Jean Canneva Président national de l’UNAFAM. _ Beaucoup de bénévoles ayant acquis de fortes compétences à travers leur militantisme. Les associations contributives de ce travail ont des tailles qui varient. Les petites et plus importantes ont répondu présentes.

Le contenu de cette journée aborde des questions concrètes dans un souci opérationnel.
Le site Internet créé à cette occasion est également un enjeu important toutes les associations n’étant pas au même point face à ces technologies, merci à SOS amitiés. La conférence de Mr. Debionne, longtemps à ATD Quart Monde nous permettra de continuer la réflexion sur la lutte contre la précarité. Nous terminerons par un buffet réalisé par l’Arbre fruité de Solidarité Femmes.

Cet après midi n’est pas à mon sens le point d’arrivée, c’est une étape importante. Je souhaite que la dynamique enclenchée perdure, notamment le site Internet pourrait devenir pérenne et l’atelier santé mentale se transformer en atelier permanent, atelier permanent de réflexions et actions dans ce domaine où tant reste à faire. C’est mon point de vue à mettre au débat et avec la même méthode de collaboration.

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