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Festivals
Souvenirs de vacances bruyantes et épuisantes

Les Moissons Rock 2009 - Juvigny (51)
Le JDM Festival 2009 - Bulligny (54)
Les Ody'sessions - 9 et 10 avril 2009 - Dol de Bretagne (35)
Eclectik Rock Festival 2008
Festival de la Route du Rock - 14 aout 2008 - Saint Malo (35)
Festival de la Route du Rock - 15 aout 2008 - Saint Malo (35)
Festival de la Route du Rock - 16 aout 2008 - Saint Malo (35)
Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 4 juillet 2008
Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 5 juillet 2008
Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 6 juillet 2008
JDM 2008
MOISSONS ROCK 2008
La Route du Rock - Collection Hiver 2008
Eclectik Rock Festival 2007
La Route du Rock - Eté 2007
Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 7.8.9 juillet 2006
Festival des Terres Neuvas - 2007
La Route du Rock - Collection Hiver 2006
La Route du Rock – Collection Eté 2006
JDM 2007
JDM 2006

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Les Moissons Rock 2009 - Juvigny (51)

MOISSONS ROCK 2009
Les 20, 22 et 23 mai
JUVIGNY (51)

Encore une excellente récolte cette année pour les Moissons Rock. Pour cette 15ème édition, le festival affichait complet les 3 jours. Ouverture du bal avec LA CASA, DEBOUT SUR LE ZINC et BABYLON CIRCUS.

Mercredi 20 mai 2009 :

LA CASA

Originaire de Laval, LA CASA a su lancer les festivités. Dès les premières notes, le public s'est rassemblé devant la scène, a remué les épaules, pour finir en se déhanchant sur « Les Trucs Abimés », le single de l’album.



DEBOUT SUR LE ZINC

Distillant une ambiance festive, avec des textes profonds sur des musiques rock, raï voire 70’s, DEBOUT SUR LE ZINC a enchaîné brillamment pour amener l’ambiance au summum.

 

BABYLON CIRCUS

Pour clôturer cette soirée, Babylon Circus nous a joué ses morceaux ska-reggae-rock. Aujourd'hui composé de 9 musiciens, on peut dire que le groupe remplit bien la scène . Ils nous ont présenté leur nouvel album « Belle étoile » sorti en mars dernier.



Vendredi 22 mai 2009 :

DEMAGO

La seconde journée a débuté avec Demago qui pratique un son pop rock aux paroles assez sombres, traitant des maux de notre société.



OAI STAR

Marseillais issus du Massilia Sound System, Oai Star nous a servi un set explosif, sur fond de grosses guitares. Du rock et du groove au programme avec quelques virées punk-rock. Le public était à la fin chaud comme la braise et prêt à accueillir les Wampas.


LES WAMPAS

Figure du rock alternatif français, se réclamant plus précisément du mouvement yéyé-punk, Les Wampas ont été formé il y a une bonne vingtaine d’années. Le groupe repose essentiellement sur le chanteur Didier Wampas qui communique son énergie débridée, n'hésitant pas à monter sur une chaise portée par le public, et à faire monter les filles sur scène.


Samedi 23 mai 2009 :

ABSINTHE MINDED

Issu d'influences diverses, mélange subtil des Beatles, de Led Zep ou bien de Zappa, Absinthe Minded a débuté la soirée avec une pop rock aux accents parfois jazzy.



ARNO

Connu pour sa voix brisée et ses textes touchants, Arno a été, comme d’habitude, excellent ! Chantant en anglais, en néerlandais et en français, sa musique reste un vaste mélange, l'accordéon y côtoyant la guitare électrique. Il a su envoûter la salle et a terminé son show par « Les filles du bord de mer ».


ASTONVILLA

Pour clôturer le festival, Astonvilla, qui avait déjà participé à la 2ème édition, était là devant un public conquis d’avance. Né à Paris au milieu des années 90, Astonvilla nous a une nouvelle fois montré son authenticité avec un mélange de poésie torturée et de rythmiques plombées.


Encore une fois, toutes nos félicitations aux organisateurs pour ce très très bon festival. Les groupes y sont superbement bien accueillis. Du grand confort et une très grande qualité ! A l’année prochaine pour les MOISSONS 2010 !

Master


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Le JDM Festival 2009 - Bulligny (54)
JDM 2009
Les 7, 8 et 9 mai
BULLIGNY (54)
Plus de 18 000 personnes ont répondu présent cette année ! Toujours prévu sur 3 jours avec 27 concerts, le JDM - 5ème édition - aura comblé les amateurs de rap, de reggae, de hip hop, de slam.

Un peu de rock et de musique actuelle également au programme.

La petite scène aura vu une nouvelle fois se produire des groupes régionaux.

Si le climat a été clément le premier jour, avec un soleil radieux, les festivaliers ont subi les caprices du temps les jours suivants. Mais il en fallait plus pour atteindre la motivation et l’ardeur des festivaliers.

Voici un petit aperçu des groupes que nous avons pu voir cette année :

Jeudi 7 mai 2009 :

ASIAN DUB FOUNDATION

Energique, le collectif britannique d’origine indienne nous a livré un son mélant gros rythmes ragga-jungle, lignes de basse indo-dub et nappes de sitars brûlantes. Faisant participer le public et faisant l'effort de s'exprimer en français, Asian Dub Foundation a ravi les amateurs de musique électronique avec leur électro rock, des percussions et des morceaux uniquement musicaux.

IAM

IAM est de retour et a fait un passage remarqué sur la scène du JDM. Le groupe mythique de hip hop français a présenté ses nouveaux morceaux ainsi que les classiques (« Petit Frère », « Je danse le Mia » version funky). Un show avec des sabres lasers à la STAR WARS. Et en bouquet final, la présence de quelques joueurs de l’ASNL sur la scène du JDM.



DUB INCORPORATION

Ce groupe stéphanois qui officie depuis 1997 – avec 2 chanteurs - a mis l'ambiance au JDM avec son univers reggae, ska, et ses sonorités africaines. Une belle débauche d'énergie à Bulligny.



Vendredi 8 mai 2009 :

ABD AL MALIK

Le charismatique slammeur strasbourgeois a débarqué à Bulligny pour apporter une touche de poésie à une manifestation plutôt festive. Il nous a chanté les morceaux de son nouvel album « Dante », et bien évidemment des titres plus anciens dont ceux de son 1er opus « Gibraltar ». Le public a vraisemblablement apprécié son flow et ses textes. S'il n'est pas à proprement parler un showman, son charisme lui permet de rester intimiste sans jamais perdre l'attention du public.

ARNO

ARNO a mis le feu sur la scène du JDM Festival. Avec sa personnalité toujours aussi décalée, nonchalante et provocatrice, il nous a proposé un spectacle rock’n’roll déchaîné. Avec des textes multilingues, la rage qu’il transmet à travers sa voix grave va de pair avec les musiciens qui l’accompagnent. Il n’hésite pas à prendre pour témoin le public en affirmant que « Nous sommes tous moches, mais on s’en amuse bien ». Propos auxquels les festivaliers réagissent par des levées de bras enthousiastes...
Le concert Rock de cette édition du JDM !



EMIR KUSTURICA & THE NO SMOKING ORCHESTRA

Incroyables sur scène, ce groupe est une véritable incitation à la fête ! Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra a conquis les festivaliers. Un spectacle étourdissant avec des musiciens déjantés. Nelle Karalijic arborait une tenue digne de Batman pour motiver une foule toute acquise à sa cause. Quelques spectateurs furent autorisés à venir participer au spectacle. Une mise en scène rythmée par la prestance acrobatique du chanteur, qui accompagné par guitare, accordéon, basse, violon, tuba, batterie, percussions, saxophones ou encore clavier, donne du génie à l’ensemble. Festif et explosif !


CARAVAN PALACE

Ce collectif français oeuvre dans un style mettant en avant des sons électro, jazz et swing. Avec une contrebasse, une guitare et un violon, ils développent une musique jubilatoire, très dancefloor et très mélodique. Caravan Palace sera sans doute une des révélations de cette année 2009 !

Samedi 9 mai 2009 :

DEBOUT SUR LE ZINC

Debout Sur Le Zinc dégage une ambiance festive avec des textes profonds et des musiques rock, raï, et voire même 70's. De la chaleur et de la sueur ! Voilà de quoi satisfaire le public du JDM.

ANIS

ANIS nous a présenté son 2ème album «Rodeo Boulevard». Il nous a enchanté avec un son world et métissé.


MASSILIA SOUND SYSTEM

Massilia Sound System secoue le paysage marseillais depuis 1984, avec un franc-parler retentissant. Ces artistes ont l’ambition démesurée de remettre les échanges culturels debout, en faisant du métissage de leur ville une force qui rendrait Marseille capitale de la tolérance et de la joie de vivre. Réveiller les foules, réunir toutes les générations… tel est leur credo !


DJ ZEBRA

Que ce soit sous les noms de DJ Zebra ou Zebramix, il a construit depuis plusieurs années un univers unique à base de bootlegs (ou mash-up) et d’énergie rock. Son parcours, mené sans concessions hors de l’industrie du disque, l’a imposé comme un acteur majeur du paysage musical français. Son but est de sans cesse dépasser les limites d’un genre devenu populaire auprès de la génération i-pod, et qu’il amène sur de nouveaux chemins.

Le JDM a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses.
A l’année prochaine pour une nouvelle édition !


Master


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Les Ody'sessions - 9 et 10 avril 2009 - Dol de Bretagne (35)

Les Ody'sessions
9 et 10 avril 2009
L’Odyssée
Dol de Bretagne (35)

Bliss + Histoire d'un soir, L'Ecole de la Lycorne, Satirev & Klana, Acaustic, A.D., Out of Control et The Stormers.


Le 9 avril dernier, L’Odyssée sentait encore l’odeur du neuf. Cette nouvelle salle de spectacle proposait ses premières dates depuis quelques mois déjà. Mais c’était la premiere fois qu’elle accueillait un concert de Rock. Et pour l’occasion, la Mairie avait eu l’idée d’inviter les talents locaux à concourir, dans la bonne humeur, et faire découvrir aux visiteurs les talents cachés de la commune.

7 groupes participaient à ce Tremplin :
Histoire d'un soir, L'Ecole de la Lycorne, Satirev & Klana, Acaustic, A.D., Out of Control et The Stormers.
Prix de la soirée : En dehors de bon d'achat de matériels de musique, le gagnant remportait des heures de studio d'enregistrement et un ticket pour participer le lendemain, au concert, en premiere partie de Bliss, autre groupe de Rock, mais auteur déjà d’un premier CD autoproduit, dont la date de sortie, était justement prévue le soir du concert. Comme les choses sont bien faites !
Pour ce premier soir, près de 250 personnes étaient venues soutenir les groupes. Parmi les 7 groupes, nombres de tendances étaient représentées, entre acoustique et électrique, pop et rock. Mais à chaque instant, la bonne humeur était au rendez-vous.

Et puis, il fallut pourtant départager tout ce petit monde. Pas évident, car seulement 3 chansons pour se faire une idée. Autant dire que le jury n’était pas à la fête !
Alors, la sentence fut annoncée : A.D., L’Ecole de la Lycorne et Acouastic. Ce fut le tiercé gagnant. Et n'oublions pas la guitare acoustique, la grande gagnante de la soirée, il faut bien l’admettre.
A.D., gagnant de ce Tremplin, put donc participer au concert du lendemain. Quoi que n’ayant pas eu le temps de répéter beaucoup de chansons avec son groupe, A.D. proposait ce second soir une prestation, petite dans sa durée, mais déjà excellente dans son style et son niveau d’interprétation. Quelque part entre De Palmas et Renan Luce. Le groupe nous a donné envie de suivre l’affaire pour en entendre plus dans les prochains concert. Rendez-vous pris !

Bliss, juste derriere, avait la lourde tâche de fêter dignement le premier concert officiel de rock de l’Odyssée ! Là encore, le pari fut réussi. C’est encore plus de 250 personnes qui s’étaient déplacées pour applaudir le groupe et leurs toutes premieres chansons, réuni sur le CD, Resurrection !
Bliss, c’est un petit mélange entre un Rock tres musclé, au frontiere du Métal et une Pop inventive, qui lorgne largement sur les travaux de groupes tels que Placebo ou Muse. Sur scene, le quatuor nous en a mis plein la vue. Le groupe a la particularité d’avoir deux chanteurs. C’est une aubaine, car cela donne une variété dans le style tout au long du concert. On découvre des titres majoritairement en anglais (Blended, Apocalyptic waves, Change everything…). Et un titre en Français (Pourquoi ?). Ce qui est sûr, c’est que l’influence anglo-saxonne est importante pour Bliss. Le son, surpuissant, rappelle aussi parfois, pour le son de ses guitares, et le rythme lourd, les ex-chevelus de Metallica !
Ce qui est certains aussi, qu’on a passé là encore un bon moment dans l’enceinte de l’Odyssée à découvrir le répertoire du groupe, qui maitrise parfaitement la technique, joue parfaitement ensemble. On sent que le groupe a des heures de répétitions et de transpiration derriere lui, le samedi après-midi, dans les studios de l’Omnibus, à Saint Malo… Mais il faut au moins ça, pour réussir à se faire remarquer dans la quantité phénoménale de groupes qui émergent chaque jour des quatre coin de l’Hexagone !

Ces deux soirées, outre nous avoir tenu en haleine, ont permis à des groupes de se rencontrer, de jouer ensemble et de prévoir de se revoir à d’autres occasions dans les différents événements locaux. Une bonne dynamique initiée par la Mairie de Dol. Et une tres belle salle qui ne demande qu'à être rempli à nouveau pour de tels événements ! Rendez-vous, on l'espère déjà, l'année prochaie !


http://bliss-rock.com

Mike S.


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Eclectik Rock Festival 2008

 
ECLECTIK ROCK FESTIVAL
Les 14 et 15 novembre 2008
ST DIZIER (52)

Pour cette 3ème édition qui a eu lieu les vendredi 14 et samedi 15 novembre 2008, nous avons pu assister à une petite innovation dans le déroulement du festival.

La première soirée était consacrée à des groupes régionaux qui se sont produits dans les bars les plus branchés de St Dizier.

Le deuxième soir s’est déroulé, comme les années précédentes, à la Salle Aragon avec 2 groupes régionaux (TAWA et EMCITY), ainsi que DEADLINE et MADEMOISELLE K qui parrainait cette édition.

Vendredi 14 novembre 2008 :

La première soirée a donc accueilli la scène locale et régionale avec des concerts gratuits à travers la ville, et a permis d’offrir un moment unique et privilégié de rencontres entre les groupes et le public.

LOWTECH & THE TWIN FLOWERS
Les festivités ont débuté au Pub Garden dès 20 heures. Lowtech & The Twin Flowers nous a proposé des mélodies pop et des riffs de guitare acérés. Avec une formation basse-batterie, nous avons eu droit à des compositions qui leur sont propres mais également des reprises des Pixies, de Muse... La plus grande force du groupe réside dans la puissance qu'il arrive à dégager sur scène. Les musiciens explosent, sautent, dansent, se laissent complètement aller aux aléas des mélodies tout en servant sa pop-rock au accents british.
www.myspace.com/lowtechandthetwinflowers


CASIUS BELLI
La suite de la soirée s’est déroulée à L’Ambassy où Casius Belli s’est produit de 21 heures à 22 heures. Ce groupe de pop qui s’est créé en 2005, composé de musiciens aux influences variées, s’est forgé une identité musicale mais aussi une identité scénique. Au final : un résultat original avec pour objectif de prendre et de donner du plaisir avec ses influences les plus diverses.
www.myspace.com/casiusbellimusik

BACK FROM THE DUST
Cette fois, c’est au Cambronne que cela se passait - entre 22 heures à 23 heures. Ce groupe à tendance punk hardcore, originaire de la Haute Marne, nous a servi un plateau explosif composé de quelques unes de leurs compositions et de reprises de Sick Of It All, Knucledust, Walls Of Jerico ou encore Verse. Ces 5 gaillards, fans de hardcore et de rock’n’roll, ont pu présenter les morceaux que l’on retrouvera prochainement sur leur première démo. Du pur et dur !
www.myspace.com/backfromthedust

TOURNELUNE
Pour clôturer cette première soirée, Tournelune était à L’Ile au Jazz de 23 heures à minuit. Avec des textes toujours en français, ils nous ont présenté leur nouvel album (SUPER©JESUS) avec une musique qui oscille entre de rares moments de plénitude et de purs moments rock. Créé en 2000, Tournelune, composé de 4 membres, a déjà assuré les premières parties de Tryo, Charlélie Couture, Bénabar. Après s’être produit dans de nombreux bars et festivals, la formation a pu nous impressionner à l’Ile au Jazz avec de purs moments de rock.
www.myspace.com/tournelune

 

Samedi 15 novembre 2008 :

Retour à la Salle Aragon pour cette deuxième soirée. Et il aura fallu être patient pour pouvoir accéder à la salle… Tant et si bien que nous n’avons pu assister au premier concert…

TAWA
Au programme : batterie lourde, puissante et synchronisée, basse jouant tantôt rythmique ou tantôt mélodique. Le tout entendu depuis la file d’attente… Dommage !
www.myspace.com/tawarock

EMCITY
Notre premier et véritable concert de la soirée fut donc Emcity. Originaire de Chaumont, le groupe est né en 2004 et puise son originalité dans la réunion de musiciens provenant d’horizons musicaux et artistiques totalement différents. Emcity nous a proposé un trip-hop mêlé de rock, d’électro, de fusion et de dub.
www.myspace.com/emcitymusik

DEADLINE
La claque de la soirée fut sans aucun doute Deadline. La foule présente pour ce magnifique concert en témoigne. Emmené par la chanteuse Liz Rose, le groupe punk rock a explosé sur la scène punk anglaise en 2001. Depuis, Deadline ne cesse d’accroître sa réputation au cours de multiples tournées. Ce soir, ils se sont arrêtés à St Dizier. Reconnus pour ses prestations scéniques, ils ont enchaînés des morceaux extraits de leurs 5 albums et des quelques compilations à leur actif. Plein d’énergie et à la fois mélodique. Le public était vraiment venu pour eux !
www.myspace.com/deadlineuk
www.deadline-uk.com


MADEMOISELLE K
C’était au tour de la marraine du festival clôturant cette 3ème édition du festival. Emmené par Katerine Gierak, le groupe a construit sa réputation de bête de scène grâce aux différentes tournées et à une longue série de concerts. Entre volupté et rock’n’roll, Mademoiselle K, tout de cuir vétue - à la limite excitante - nous a livré son vécu sans vraiment l’embellir. Tantôt calme, tantôt énervée, entre cris et murmures, elle rugit, chante, hurle. Une prestation avec une diversité de ses lignes mélodiques, énergique et enflammée. Autant de bons moments entrecoupés par quelques longueurs ont fait que la salle s’est vidée petit à petit, terminant ainsi cette 3ème édition de l’Eclectik Rock Festival.
www.myspace.com/01mademoisellek
www.mademoisellek.fr



Master


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Festival de la Route du Rock - 14 aout 2008 - Saint Malo (35)
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION ETE 2008
JEUDI 14 AOUT 2008
Programme :
The Dodos - Nina Nastasia - Fuck Buttons - The War on Drugs - The DØ - Tindersticks - The Breeders - Cold War Kids - Foals

16H00 THE DODOS
Démarrage dans des conditions idéales pour cette nouvelle édition du plus rock des Festivals d’été. Assis dans un fauteuil moelleux au premier rang du palais du grand large pour y découvrir sur scene de drôles d’oiseaux qui hantent ma platine depuis quelques semaines. The Dodos – à ne pas confondre avec le post punk français The Dodoz - nous viennent de Californie et nous offre dans une ambiance tamisée une élégant mélange de rock, de blues et de pop. Son guitariste chanteur et ses cheveux mi long décoloré lui donne un petit air de Kurt Cobain. C’est d’ailleurs peut-etre dans cette voie que ce dernier se serait orienté s’il en avait eu l’occasion. Le quatuor nous offre en tout un son assez brut, des rythmes marqués, qui ne sont pas sans rappelé les Clinic (présent au Festival Hiver 2007).

17H00 NINA NASTASIA
Histoire de s’aérer et découvrir les plages malouines en périodes estivale, nous nous rendons de l’autre coté des remparts pour y entendre et voir Nina Nastasia, assise face à la mer (Face… à la Mer…), une guitare acoustique entre les mains, et un micro pour nous livrer quelques unes de ses ballades folk. Le rendu est plutot sobre, dépouillé, nous encourageant plus à la méditation qu’à l’écoute attentive.

17H25 FUCK BUTTONS
Mais la pause est de courte durée puisque déjà les Fuck Buttons ont du débuter leur set à l’intérieur du Palais. Malheureusement, leur réputation les a déjà précédé et le Palais est complet à notre arrivé. Juste le temps d’y jeter un œil et une oreille, les deux bidouilleurs sont au fond de la scène, penchés sur leurs machines infernales, et couvre la salle d’une grisante chape de larsen. A revoir donc… peut-etre…

19H15 THE WAR ON DRUGS
On reprend la voiture – c’est un inconvénient du Festival – et on se tape 30 minutes sous les premières gouttes de pluie – le second inconvéniant récurrent – pour se rendre au fort de St Père et apercevoir The War on Drugs en début de soirée. Le ciel est gris, menaçant. Les lumieres seraient presque déjà de mise à cette heure de la journée. Flippant !
Le groupe débarque de Philadelphie et est imprégné par la culture folk US des 60’s à aujourd’hui. Dans la voix de son chanteur, on semble y percevoir le timbre nasillard de Bob Dylan, dans les mélodies, originales, c’est Springsteen qui vous frappe au premier accord. Malgré cela, le groupe a sa propre identité, son propre son, aidé par des synthé qui modernisent la musique. Inconnu au début de ce Festival, le groupe s’offre le prix de la découverte de la journée, nous donnant bien envie d’aller en savoir un peu plus sur les versions studios de leur ballades.

20H30 THE DØ
Les groupes français sont toujours assez rares sur ce Festival – si ce n’est dans le domaine de l’électro – et, quand à la présence d’une fille dans le groupe, cela devient presque inexistant. La parité n’y est pas… Pour contourner le probleme, The Do est allé cherché sa chanteuse en Finlande… résultat, un accent sympathique sur des mélodies simple et entrainantes. C’est tout le secret de The Do qui n’en finit plus de faire tourner les platines du monde entier avec son single On My Shoulders. La chanteuse et le guitariste sont omniprésents sur scène. Le batteur en fond de scene se cache dans une étrange cage de métal qui laisse pendre une multitude d’ustensiles prêts à sortir des sons plus originaux les uns que les autres. Päs de surprise dans ce set très carré, l’album est passé en revue de bout en bout, mais une belle énergie qui fait plaisir à voir. Pas toujours besoins de se torturer les méninges pour assurer une prestations digne et offrir une heure de bonne humeur aux festivaliers.

22H00 TINDERSTICKS
C’est comme si on entrait dans le vif du sujet avec l’arrivée des Tindersticks sur la scene du Fort. Son chanteur, Stuart avait déjà été à l’affiche de la route du rock, mais il s’agissait alors de sa carriere solo et d’une ambiance wattée au Palais du Grand Large. Ici, en plein air, c’est pas la même affaire, et il faut redoubler d’ingéniositer pour remplir cette grande scène ouverte. Le groupe a pour cela inviter une douzaine de musiciens à corde et à vent. Il n’en faut pas plus pour impressionner l’auditoire. La musique des Tindersticks a quelque chose de sacrée et d’envoutant. Et les violonistes vont donner à leur composition une forme encore plus noble, une richesse, une chaleur, en contrepied avec la froide, ténébreuse et monocorde voix de Stuart.
Le groupe aborde pendant le set d’anciens titres – oubliant pourtant No More Affairs - et y incorpore le nouvel album The hungry saw, livrant le déjà classique Yesterday Tomorows ou la belle ballade The Flicker Of A Little Girl, déjà bien orchestrée dans sa version studio. Sans être la tête d’affiche de la soirée, les Tindersticks montre ce soir leur grand retour et offre une prestation tres remarquée.

23H40 THE BREEDERS
La nuit est déjà bien avancée, et la fraicheur tombe sur le Fort quand les vétérantes du Rock US entrent dans la ronde. Quelques années apres le passage de Frank Black, c’est au tour de la seconde tête pensante des Pixies de fouler le sol du Fort, Kim Deal, accompagnée de sa sœur Kelley. 3 nouveaux entourent les frangines.

Au programme de ce soir, un come back dans les années 90 avec un retour sur le meilleur des titres du groupe. Je ne me souvenais plus combien la discographie des Breeders avait pu s’imprégner en moi. Tous les titres semblent être de vieilles connaissances, de vieux amis, que je suis heureux de retrouver, les refrains s’entremêlent dans ma tête, pendant que le groupe fait son show. Kelley Deal sort son violon, dégaine son micro, Kim, enjouée, sort quelques blagues sur sa sœur. Tout ce petit monde semble tres heureux d’être là et de l’accueil qui leur est réservé. Autant dire que c’est réciproque ! Le groupe s’en va apres un rappel tonitruant, autour de Cannonball, bien évidemment, qui restera dans tous les esprits !

01H20 COLD WAR KIDS
On aurait pu croire qu’il fut difficile de prendre place sur la scene du Fort apres les Breeders, qui plus est, vers 1h30 du matin. Que neni ! Les Cold War Kids en ont vu d’autres et possède la recette idéale pour retourner une fausse à leur avantage ! En moins de deux titres, et le temps pour le dire, le groupe s’est déjà mis le public dans la poche ! Le quintete a pour cela des atouts imparables ; et d’abord une omprésence sur la scène de l’ensemble de ses membres, qui semble opérer un balai moderne, balayant la scène de leur guitares virulante. Pas de leader dans ce groupe. Cela semble etre le maitre mot. Pas de chanteur principal non plus, chacun semblant prendre une part égale au jeu vocal. Et des titres, tels des missiles à têtes chercheuses pour atteindre le centre névralgique de votre cortex et ancrer de façon définitive leur emprunte musicale.
En somme, les Cold War Kids nous offrent la 3e tête d’affiche de la soirée, semblant dire aux programmateur « Bordel, vous allez faire quoi les deux jours suivant maintenant ! »

02H50 FOALS
La soirée se termine, sans nous, avec les pourtant tres remarqués et tres attendus Foals… Dommage que ce soit à 3 heures du mat’ !

Mike S.


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Festival de la Route du Rock - 15 aout 2008 - Saint Malo (35)
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION ETE 2008
VENDREDI 15 AOUT 2008
Programme :
Bowerbirds - Micah P. Hinson - No Age - Why? - The Notwist - Sigur Ros - Pivot - Adam Kesher

Une seconde journée qui inspire moins la Magic Box au premier abord. Mais comme souvent, les programmateurs ont le talent dénicher quelques jeunes groupes prometteurs.

Et c’est le cas semble t il au Palais du grand large avec BOWERBIRDS et MICAH P. HINSON, le premier étant un trio post folk, à l’esprit un peu new age, un brin écolo, tendance flower power. Quant au second, Micah, jeunot de 23 ans, et déjà auteur de 3 albums folk émouvant, porté par une voix ténébreuse, qui a bien du mal à coller avec le bonhomme, un peu gringalet.

19H15 NO AGE
Dans le Fort, le challenge laissé par les groupes de la veille va etre difficile à relever. On se doute que Sigur Ros va tirer son épingle du jeu, mais pour les autres, nous restons dans l’interrogation et le doute. Et pourtant No Age, simple duo, guitare batterie va relever le défit et faire monter le son dans l’enceinte du Fort.

20H35 WHY?
Why ?, déjà présent l’an passé, va tenter de confirmer l’émulation qu’il etait parvenu à créer avec ce Hip Pop, qui connaît pas de pareil dans le paysage musical actuel. Yoni Wolf, chevelu babacool, campé derriere son clavier profite des rares rayons de soleil pour débuter son show devant une foule plus nombreuse que l’on pouvait imaginer. Alopecia, le nouvel album, plus pop que le précédent, est largement mis en avant ce soir. On sent cette volonté du groupe à élargir le spectre de son public. Une véritable opération marketing ! ou peut-etre une simple adaptation au style du festival et des festivalier…
Quoi qu’il en soit, sur des ambiances presque Folk, le trio offre une fois encore un concert étonnant, lumineux, joyeux aussi. De quoi nous ammener jusqu’à la nuit et nous préparer aux concerts de grands habitués de ce Festival !

22H00 THE NOTWIST
Il ne se passe pas une année sans voir Notwist, Lali Puna, Console ou une autre entité issue de cette grande famille germanique, cette Scène alternative post-rock allemande. Cette année, c’est au tour de la racine mère de venir donner des nouvelles, en proposant une version live de The Devil, You + Me, leur nouvel album. L’aspect plus électronique ressenti sur l’album ne transparait pas vraiment sur scène, le groupe propose un set assez rock, lorgnant parfois sur le travail de ses cousins américains de Sonic Youth, en proposant des moments de larsen et de brouhaha sonique.

A la différence des américains, Notwist travaille plus dans la construction que dans la déconstruction, créant des nappes sonores, capable d’envouter son auditoire, malgré les conditions d’un festival en extérieur.
Pour ma part, je n’ai jamais été fan des petits allemands devenus grands, mais je dois reconnaître que pour la première fois, j’ai été impressionné par la puissance mêlée à l’émotion du groupe, ainsi que sa grande dextérité. Je ne pensais pas dire ça un jour ! Qui sait, l’année prochaine, je vais devenir fan de Lali Puna, moi…

23H40 SIGUR RÓS
Les stars du jour ! Petite tête d’affiche en apparence sur le papier, les Sigur Ros sont en réalité très attendus. Le groupe a ses fans. Et ils sont venus en masse. Le marketing du groupe a placardé les affiches du nouvel album partout dans le festival et continue à les distribuer en début de concert.
Et pour répondre à cet enthousiame, le groupe n’est pas venu seul, c’est une véritable marée humaine qui monte sur la scène, une fanfare, des cordes, des chœurs entourent le groupe. Il faut dire que le groupe vient de sortir ce nouvel album au titre imprononçable, comme toujours (Með suð í eyrum við spilum endalaust) et qu’il nous a fait la surprise d’augmenter le tempo, d’inviter nombre de musiciens sur son disque. Il fallait donc bien ça pour retranscrire sur scene l’atmosphère si particuliere de ce groupe.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le pari est remporter ! Sigur Ros nous en a mis plein les mirettes et les oreilles pendant 90 minutes. Des mélodies enchanteuses, des lumieres merveilleuses, des explosion de confeties… On se serait cru à la cloture d’un Festival de Werchter… Des souvenirs pleins la tête… Difficile à retranscrire ici sur le papier électronique. Mieux qu’un long discours, les images parlent déjà d’elles-mêmes, et l’idéal pour vous serait vraiment que vous déplaciez lors de leur prochain passage dans votre région ! A ne rater sous aucun pretexte !

Si la premiere journée avait été globalement d’un grand niveau, celle-ci plus courte aura été marquée par ce grand show qui ne trouve pas son pareil dans toute l’histoire de la Route du rock, même Cure, même Muse n’avaient réussi une telle prouesse audio-visuelle. Chapeau bas !!!

01H30 PIVOT
Apres un tel enchantement, il nous est paru impossible de continuer le festival sans risquer de détériorer la terrible emprunte faite par les Sigur Ros. Nous avons donc décidé de ne pas assister aux concerts de Pivot et Adam Kesher, qui, j’en suis sûr auront pourtant réalisé de bons concerts ! Une autre occasion peut-etre !
Autant vous dire que pour rentrer chez moi ce soir-là, j’avais encore la tête dans les nuages et les ballons multicolores ! Heureusement, la police faisant bien les choses avait prévu un after, agrémenté là encore de ballons…


Mike S.


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Festival de la Route du Rock - 16 aout 2008 - Saint Malo (35)

Festival de La Route du Rock
13.14 et 15 AOUTT 2008
18eme Edition

SAINT MALO / SAINT PERE (35)

16 AOUT 2008 - 3eme JOUR DE FESTIVAL

 

THE FRENCH COWBOYS

Une fin de Festival, tout en images, marqué par le retour des French Cowboy, sans Philippe Katerine, ni même la Dillinger Girl....

GIRLS IN HAWAII

Des Belges qui, pour leur seconde venue au Festival, ont une fois de plus impressionné par leur jeu et leur son épousouflant !

MENOMENA

 


PHOSPHORESCENT


THE TING TINGS

D'une efficacité déconcertante, qui dénotaient tout de même de l'exigence relative demandée habituellement par la Route du Rock.Mais bon, faut bien s'aérer l'esprit de temps à autre. Avec les Ting Tings, c'est fait. Ce sera peut-etre Peaches ou Vive la Fête l'an prochain qui prendront le relais ?

WINDSOR FOR THE DERBY

Vraiment intéressant ces américains ! Let go ! Ca donne vraiment envie d'aller découvrir - oups - leur nouvel album How we lost, sorti sur l'excellent label ecretly Canadian !

 

Un dernier jou de reportage, un peu à la va-vite. Faut dire que 3 jours de festival, ça épuise pas mal. Mais nous aurons l'occasion d'y revenir à travers les émissions et les interviews que nous avons mis en boite pendant les festivités !

Mike S.


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Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 4 juillet 2008

Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)

Bobital 2008 – Le Festival des Terres Neuvas a maintenu cette année encore son cap ! Revival, Come Back ou Dépoussierage, selon que l’on était content de retrouver ces monuments de la musique disparus depuis parfois 30 ans, et qui réapparaissent sur l’une des deux scenes estivales les plus courues .
Au programme de ces jours de festivités, du Kitch, du Roots, du Décalé… Mais pas que ! Du Rock, de la Pop, de la Chanson, du Hip Hop, du Heavy Metal et une pose de délire total !
Mais ne nous arrêtons pas aux généralités et entrons dans le vif du sujet !

Vendredi 4 juillet 2008 - 1er JOUR

Un début d’apres-midi assez calme, tout au moins parmi le public qui galère toujours autant à rejoindre les scenes apres avoir garé leur voiture au bout du monde, planté leurs tentes au milieu de rien. Mais ça fait partie du bonheur estival des Festivals, sans la pluie qui tardera à venir cette année ! Les changements climatiques, ça a du bon parfois ;-)

Sinik - Parsemé, le public assiste impassible au concert de Sinik, le rappeur français n’est pas vraiment dans son élément. Difficile de convertir un public éloigné du milieu Hip Hop, lui préférant très certainement Cali, et patientant simplement jusque 21h, sans broncher. Et les 500.000 albums vendus par Sinik ces dernieres années n’ont pas fait de cet artiste LA star attendue du Festival ! C’est ainsi !

The Subways - Dans la fosse que le calme se maintient encore un peu, mais sur scene, les Subways ont déjà branché leur ampli pour nous balancer leur rock, un brin racé, mais vachement efficace. Les spectateurs déjà présents apprécient la prestation à sa hauteur. Reconnu pour ses prestations scenique, le groupe avait étonné les spectateurs du Reading Festival, 4 années de suite, fait rare de cette programmation anglaise ! Et malgré un public encore parsemé, le groupe ne fait pas de spectacle au rabais, Charlotte Cooper, la jolie bassiste, ballaie sans cesse sa chevelure blonde platine, d’avant en arrière, telle une métalleuse de la première heure. Billy Lunn, le chanteur, avec son air de jeune rebelle enragé, deverse son verbe, un peu à la maniere de Green Day, il y a de ça au moins 10 ans maintenant J. Une bien belle ouverture de Festival, bien loin des Monuments du Kitch, qui vont défiler au cours de ces 3 jours !

Anken - Auteur d’un premier album, Te Varvo (2007), Anken entend bien profiter de cette occasion estivale, pour aggrandir son cercle d’adepte, et faire découvrir un son, pour le moins original. Imaginez Alan Stivel se faisant accompagner de Rammstein ! Les textes sont en bretons, la musique entre métal, indus et goth. Si la prestation est des plus surprenante, la folie douce bretonne ne parviendra pas à rassembler plus d’une poignée de Festivaliers. Les chemins de traverse ne sont vraiment pas les plus glorieux !

Massilia Sound System - Alors que Lux B, membre du Massilia SS, est porté pale depuis quelque temps (son décès sera annoncé quelques jours apres le festival), le Massilia maintien le cap festif, et allume la mêche pour mettre le feu au Festival. Avec leur accent marseillais, et leur langue d’oc, le groupe nous fait ici une prestation remarquée. Plus de 20 ans d’existence, et pas une ride, pour maintenir leur ligne, réveiller les foules, mélanger les générations autour d’un spectacle plein de bonne humeur. Le groupe communique sa bonne humeur, comme l’avait fait l’an passé Riké, dans un registre assez proche.

Louis Bertignac - Changement d’ambiance, mais la foule est maintenant bien présente. Louis Bertignac, que l’on avait annoncé, peut-etre en compagnie de ses compères de Téléphone, annonce quelques minutes avant son concert, qu’il n’y a toujours rien de prévu à ce sujet. Tout juste une envie de jouer, d’inviter l’ancien batteur présent lui aussi sur le Festival (Kolinca est batteur de Cali), mais cela ne se fera même pas. Par contre, entre les classiques des Visiteurs (Ces idées là), les dernières chansons écrites par Carla Bruni, une autre rendant un hommage doux amer à cette derniere (conquete), Bertignac n’hésite pas à « revisiter » les chansons de son ancien groupe, Cendrillon, Argent Trop cher, New York avec toi et Un autre monde sont au programme d’un set au combien nostalgique, qui verra d’ailleurs sa Cendrillon désoeuvrée se mêler habillement au So Lonely de Police.

En dehors de tout aspect nostalgique, Bertignac nous montre une fois encore son talent de guitariste. Dommage que ses nouvelles chansons restent encore loin de celles écrites avec Jean-Louis Aubert. Qu’importe, on a toujours plaisir à revoir l’un et l’autre sur scene !

Didier Super - Terrible dilemme ! Choisir entre le concert de Didier Super, et le délire collectif qu’il engendre, et le concert de Cali, et l’hystérie collective qu’il produit !!! Ce sera finalement, pour nous, un passage éclair dans l’univers Super, de Didier le fou, qui nous permette tout de même de découvrir une fois encore la folie sans borne du fou chantant du 3e millénaire. Au programme, les déjà classiques de Didier (Petit Caniche, Y’en a marre des cons, Y’en a des biens…) et quelques nouveaux titres, autour des Catholiques, qui en prennent pour leur grades, Didier annonçant sa volonté d’écrire un album complet sur ce sujet sensible. Avis aux intégristes ! Entre chaque titre, beaucoup d’humour, toujours et encore, (commençant une chanson, demandant si on la connaît, et passant à une autre, vu qu’on a la connaît…) un t-shrt serré laissant apparaît un ventre bien entretenu par la Kro…

Cali - Et alors que Didier Super rassemble tous les réfractaires de Cali, une immense foule s’est malgré tout agglutinée autour de la Scene Terre Neuvas, qui voit se pointer, en véritable tornade, mégaphone au point, Cali, bourré d’énergie et de bonne humeur. Quand vous avez vu un concert de Cali, vous les avez tous vu. Du coup, soit on adore soit on deteste. Et quand on a pas du tout accroché aux textes niais et aux mélodies simplistes de Cali, on a malgré tout un regard curieux autour de ce drôle d’oiseau qui a réussi un tour de force médiatique et populaire en si peu d’années. C’est quand le bonheur, Je m’en vais, Menteur, Elle m’a dit, Qui se soucie de moi… les désormais classiques du répertoire de Cali se succèdent sur un rythme effréné ! Pas le temps de s’ennuyer finalement ! En fond de scène, à la batterie, un habitué de Bobital, Richard Kolinka, ex-Telephone, et toujours guitariste d'Aubert. Juste impatient de voir Travis prendre l’assaut de la Scene Grand Banc !

Travis - 12 ans apres la création du groupe, Travis continue son bonhomme de chemin à travers le monde et livre l’un apres l’autre les joyaux pop de sa couronne. Fran Healy a retiré sa casquette depuis sa derniere tournée et affiche une perte capilaire importante… Le poids des années !
Abonné à la pop romantique, le groupe est revenu l’an passé avec un nouvel album, apres 4 ans d’absence. Pas de surprise sur l’album, la surprise sera donc pour la scene ! Le groupe maintient le cap pop mais nous offre un concert plus rock que ses dernieres années, revenant avec bonheur sur ses premieres amours : All I want to Do is Rock !!! Sing ou Turn, leur plus gros cartons, sont bien présent, mais le groupe nous révéle déjà quelques titres du prochain opus, Ode to J. Smith, qui se veut bien plus Rock que ses prédécesseurs. On verra d’ailleurs tout au long du concert, Fran, bondir du haut de la grosse caisse et faire rugir sa voix endormie depuis bien longtemps ! C’est comme ça qu’on aime les Festivals !

Scorpion - La Surprise tant attendue ? C’est en tout cas ce que pensait nous offrir les organisateurs du Festival 2008. Pour autant, les vétérans du Heavy Metal, malgré leur prestation impeccable, ont un air un peu Kitch, et un gout de déjà vu pour les habitués du Festival. Résultat, un public pas tres présent, on circule bien dans les rangs de la fausse des Terre Neuvas. Et on s’ennuie aussi un peu, laissant Klaus, le chanteur s’époumoner et des guitaristes gesticuler sans grand intérêt. Malgré tout, on retiendra un rappel au dessous de la moyenne, avec de grands standards. Distillant avec une grande mesquinerie les tubes du groupe pendant le show (Send Me an Angel), le groupe garde le meilleur pour la fin, et enchaine Still Lovin You, Wind of Change et Rock you like an Hurricane. Un déluge nostalgique !! Histoire de nous prouver que le groupe est encore actif, il nous livre en fin de show, Humanity, leur tout dernier single, et titre de leur 16e et nouvel album, produit par un certain Desmond Child, producteur de Kiss, histoire de ne surtout pas se laisser tenté par l’attrait d’une nouvelle ère ;-)

Hushpuppies - Le plus français des groupes de rock internationaux, Les Hushpuppies avaient rendez-vous avec le public des Terres Neuvas, à une heure assez indecente, (1h du mat’). Pour autant, la petite scène Cote D’Armor vibrera sous le feu des guitares de toute la bande, et malgré Mattafix sur la Grande Scene, au même moment, et un jambe cassée pour son guitariste !
Le groupe nous livrera The Trap, et sa cohorte de tubes encore assez confidentiels - malgré les 20.000 copies écoulées – et les déjà plus médiatisés singles extraits de Silence is Golden. Tres bon concert, et finalement en décallage totale avec l’esprit 2008 de ce Festival Hors Normes !

Mike S.


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Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 5 juillet 2008

Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)

Samedi 5 juillet 2008

Le temps semble instable, mais un peu plus de monde que la veille s'est déplacé pour ce second jour de Festival ! C’est le WE et les programmateurs ont fait un pari audacieux…

The Rabeats - Déjà, le premier pari, c’était de faire jouer des sosies des Beatles sur la Scène Grand Banc. De quoi maintenir l’esprit nostalgique du Festival… Mais bon, tout ceci a un gout un peu rance… Ce n’est pas les premiers a le faire, et quel intérêt ? Juste d’avoir l’impression de vivre « en vrai » un concert des 4 garçons dans le vent ? Ouais, peut-etre. Pas convaincu. Vraiment pas ! N’est pas Paul McCartney et John Lennon qui veut !!! Vu la journée décallée qui nous attend, les programmateurs auraient mieux fait d'aller chercher nos 4 bidochons nationaux dans le vent...

RFM Party 80 - Heureusement, le second pari de la journée pour les organisateurs, toujours dans la veine de la Nostalgie, c’est de prendre cette fois les vrais et de faire revivre le temps d’un apres-midi, les années 80, en se faisant succéder sur la scene Terre Neuvas, ceux qui ont fait dansé toute une génération sur leur 45 tours rayés, usés à force de leurs passages excessifs ! Difficile d’imaginer dans 20 ans pareil événement sur les artistes qui squattent les radios actuellement… A bon entendeur…

En tout cas, même si les belles rimes et les grands accords n’étaient pas au rendez-vous de ces tubes de la New Wave made in France, des noms comme Desireless, Partenaire Particulier, Léopold Nord, Rose Laurence ou Jean-Pierre Mader ont marqué une génération pour longtemps, et ont créé un véritable mythe autour de Voyage Voyage, Macumba, Africa, C’est l’Amour, Plus pres des etoiles, La p’tite lady…

Le show présent par Laurent Petit Guillaume, autre grand nom parmi les présentateurs des années 80 et 90 tourne dans toute la France depuis des mois, et s’offre pour la 1ere fois un Festival ! Chacun étaient stressé de voir autant de monde avant de monter sur scene, mais le show, plein de couleur et de mouvement, d’une durée totale de 2h30 passera à la vitesse de l’éclair, faisant régresser le public jusque dans sa tendre jeunesse, voir à l’état fœtal pour certain. C’est dans une ambiance bonne enfant que l’on retrouve Début de soirée, Vivien Savage, Murray Head ou dans le final exceptionnel, Emile, chanteur de Gold et Image, pour nous rejouer Les démons de Minuit !!!

Un peu de légèreté dans un monde de brute ! et Beaucoup de souvenirs ! Pari gagné cette fois !!!

Fatal Bazooka - Si le sérieux n’est toujours pas de mise pour cette seconde journée de festival, Michael « Bena » Youn et de ses Fatals Bazooka n’auront pas été à la fête pour ce « concert » en forme de règlement de compte. L’impertinence et la « bénêterie » du comique tourne rapidement au vinaigre. Alternant ses succès délirant (PAAM, Mauvaise foi nocturne…) et discours décapant, le comique s’en prend aux bretons et à leur valeurs, le drapeau, le football, l’alcool, allant jusqu’à indiquer qu’un certain Jean-Marie Le Pen est aussi Breton… C’en est trop pour quelques spectateurs, qui ne prennent plus la boutade que pour de l’argent comptant, et déguênent bouteille de biere, calloux, cannettes, qui déferlent sur la scene, et pas que là, blessant le pzseudo comique au nez. Pas tres content, l’artiste continue malgré tout la prestation, et réduisant le taux de dérision dans ses propos, en restant à ses classiques Fous ta cagoule, J’aime ton boule… Tout le monde se souviendra de ce concert en décallage total – un peu trop – avec l’esprit bon enfant du Festival des Terre Neuvas ! C’est Pluskapoil… que Michael Youn finira son concert !

Boy George - Les programmateurs n’en ont pas fini avec leur Madeleine de Proust, et nous offre maintenant, un retour dans les années 80’s, version anglaise, avec ce rescapé des Culture Club – auquel Culture Pub a très certainement emprunté le patronyme - , Boy George, chapeau à tête de mort, tunique noire, un bon quintal à la pesée aujourd’hui, et toujours accros à son ancien succès et aux chansons de son répertoire 80’s. Peu de titres de Boy George au final, celui-ci préférant rester avec ses vieux standards de Culture Club (Do you really want to hurt me, Karma Cameleon, Victims). On retrouve malgré tout en fin de concert, Bow Down Mister, mais nous laissant sur notre fin en occultant, le récent et excellent You Are My Sister, chanté avec Anthony and the Johnsons.

Spies in Limbo - Dans la lignée d’Interpol et autre Radiohead, Spies in Limbo, se veut la petite attraction de la Scene Cote D’Armor, tres peu peuplé depuis le début du Festival. Et malgré une belle prestation, le quintet londonien ne fait pas le plein. Qu’importe, le son est lourd, puissant, nerveux, livrant d’un bloc, leur premier album Ten Years. Un groupe a suivre de près et une belle découverte du Festival, comme il en eut peut-etre trop peu cette année.

Myspace

The Pogues - Usé, fatigué, édenté, tremblant de tous ses membres, et pourtant, avec sa bande de musiciens, tout droit sorti d’un pub irlandais, Shane McGohan nous transporte au Pays de la Guiness qui coule à flot. Une flute irlandaise et un violon ici, là un harmonica et une guitare sèche, et bien sûr des voix graves, un peu fausse mais tellement chaleureuse. C’est la patine du groupe, sa marque de fabrique depuis plus de 20ans ! La Scene Terre Neuvas avait des allures d’un Café du Port, 30000 personnes célébrant l’Irlande avec la biere locale et les refrains enivrants (ou etait-ce l’inverse ?). Un concert qui se solde sur quelques classiques, dont l’excellent, le sublime Dirty Old Town !

Magique ! Mais un conseil, ne suivez pas de trop prêt la trace de Shane McGohan, qui ne fait pas du tout ses 51 printemps, à moins qu’il n’y ait que des automnes et des hivers en Irlande ! …

The Verve - Autre grand retour annoncé de ce Festival, mais bien loin des Monstres savants du Revival. Apres 10 ans d’absence pratiquement, Richard Ashcroft a reconvoqué ses anciens compères, effacé l’ardoise des grieffes du groupe, et relancé la machine à tubes interplanétaire.
Ce soir, c’est comme si le groupe ne s’était jamais quittés. Magistral, le groupe reprend ses marques facilement, et dans des lumieres somptueuses nous ressert ses plus grands moments de l’épopée The Verve, Bitter Sweet Symphony, The Drugs Don’t work, Lucky Man et Sonnet ! Quelques heures avant la sortie de leur nouvel album, le groupe nous fait aussi découvrir ses nouveaux titres, dont le tout dernier Love is Noise, totalement dans la veine du groupe, et qui devrait remettre le groupe sur les rails, en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire… Les fans de la premiere heure retrouvent aussi au cours de ce set, un classique, This is Music, interprété de main de maitre, faisant revivre du même coup, la belle époque de la Noisy Pop !

Seul bémol de la prestation du groupe, Richard Ashcroft, tres éloigné de son public, assez froid, et même Back Stage, totalement inaccessible, sortant de scene protégé par une chaine de policiers et montant, seul, dans une limousine, pendant que le reste du groupe se glissent ensemble dans un minibus… Les blessures ne sont peut-etre pas toutes refermées, et l’appat du gain a peut-etre été plus fort que tout !

I Am - Décidément, le Festival des Terre Neuvas est un vrai hopital de campagne, qui accueille les désoeuvrés et les convalescents !!! Le groupe I Am repart en campagne apres 5 ans de silence – dans cette formation tout du moins - avec son 6e album, Saison 5 (oubliant ainsi le 1er album autoproduit), et ses 17 titres sans concession Akhenaton et les autres ont repris aussitot leurs marques, offrant au public ses classiques, allant de la planete Mars, à l’Ecole du Micro d’Argent, laissant un peu de coté Revoir au printemps. La saison 5 y prend toute sa place, culminant le concert avec Une autre brique ou Ca vient de la rue… sans parler de Je danse le Mia, qui reste le fer de lance de L’ombre est lumiere.
Un concert tres sombre dans sa prestation scenique, qui concerve malgré tout un public important malgré l’heure avancée.

Mike S.


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Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 6 juillet 2008

Festival des Terre Neuvas
04.05.06 JUILLET 2008
11eme Edition
- Bobital (22)

Dimanche 6 juillet 2008

Dernier jour de Festival. Et c’est déjà un peu l’heure du Bilan. L’inquiétude gagne l’organisation. Le public semble avoir déserté le Festival du dernier jour, et malgré un nombre important la veille, le chiffre officiel d’entrée du Samedi est assez alarmant…

Adamo - Qu’importe, les artistes sont bien présents pour ce dernier jour, à commencer, par l’Aznavour du pauvre, le Pierre Bachelet des années 60, le Jacques Brel italien, je veux parler de Salvatore Adamo,. A 60 ans passé, le chanteur - belge d’adoption - n’en mène pas large devant un public aussi important. Plus de 20.000 personnes pour l’accueillir et écouter ses ritournelles d’hier mais aussi d’aujourd’hui. Son dernier album La part de l’Ange, dont le duo avec Olivia Ruiz, a relancé la carrière du chanteur, est au cœur de ce set, laissant la part belle à Ce George… Mais c’est bien sûr des titres comme Tombe la neige, Vous permettez Monsieur, Inch’Allah, C’est ma vie, J’avais oublié que les roses sont roses, Les filles du bord de mer… qui vont transformer l’auditoire en gamins nostalgiques d’une époque qu’ils ont connus ou non. Un bien beau concert, qui redore le blason d’un artiste sous estimé, et qui cloe une attente de 4 ans, puisque son passage en 2004 avait été annulé pour des problèmes de santé, qui suivent l’artiste depuis 20 ans et le force à se mettre à l’écart de la scène régulièrement. Encore un choix étonnant des programmateurs qui parviennent à toucher leur cible en plein cœur !

Les Wriggles - Changement de registre avec les Wriggles, qui nous livre, à trois dorénavant, leur contines acidulées. Loin des théatres et des salles de concert, où le trio a l’habitude de se produire, les Wriggles s’adaptent à ces espaces ouverts, bondés de monde, sans changer, ou peu, leur répertoire. Ils conservent aussi leur éternelle tenue de diablotin rouge, et entremêlent les chansons musclées et révoltées du nouvel album (CRS, La Major…) avec des titres moins sérieux et plus anciens, ou d’autres bien sérieux mais habillement habillés de rimes poétiques. Un bon moment de détente, subtillement placé entre le vintage Adamo et l’intemporel Bashung.

Bashung - Alain Bashung, idole des années 80 devenu à force d’albums déprimants - mais brillants - un monument incontournable de la Chanson. On le disait malade avant le concert. C’est effectivement tres diminué que l’on retrouve Bashung sur la scene de Bobital. Pourtant, chapeau noir vissé sur sa tête blaffarde, Alain Bashung transforme son allure en outil de scene, proposant un set plus nostalgique que jamais, préférant les nouveaux titres extraits de Bleu Petrole (Je t’ai manqué, Résident de la république, Hier à Sousse…) aux plus anciens dont il ne garde que l’essentiel et le plus sombre(La nuit je mens, Samuel Hall). En fin de set, il se laisse aller à une vague de nostalgie avec un ensemble de classique des années 80 et 90, mais pas autant que dans les concerts habituels. Je ne vous cacherai pas qu’il règne une drôle d’ambiance dans l’assistance, presque cérémonieuse, tout au moins respectueuse de ce qu’il est en train de se jouer. Un dernier concert de Bashung peut-etre. Ce que je ne lui souhaite vraiment pas. Mais difficile de ne pas y penser. C’est un peu comme le concert de Nougaro au Parc Floral en 2002… Déprimant ? non, magnifique ! Et on souhaite bien du courage à Alain dans son épreuve et on lui souhaite de le revoir tres vite et dans une forme olympique ! C’est d’actualité d’ailleurs !

Les Sex Pistols - La nuit arrive dans le ciel de Bobital ! Et les plus attendus parmi les Dinosaures de la programmation 2008 de Bobital se font attrendre ! Ca rappelle la longue attente de Marilyn Manson en 2007, ou plus encore, le pitoyable stratagème de Jerry Lee Lewis et Little Richard en 2006… Mais non, les Sex Pistols sont bien là, ils tardent juste à remonter sur scène après 30 ans d’absence… Seule date française pour les revenants du Punk anglais des années 70’s, le public n’est pas pour autant présent en masse, leur seul nom n’aura pas suffit à rameuter les foules ! Et pourtant !

Le groupe va dépasser ce soir sa réputation ! Auteurs d’un seul véritable album en 1977, Never Mind The Bollocks, les 4 Pistols d’origine - dont Glenn Matlock à la basse (sans Sid Vicious arrivé plus tard) nous livre ce soir un concert plus que surprenant. Il faut dire que l’on s’attendait à des fous furieux, chantant faux, jouant faux, détruisant à moitié la scene. D’aout peut-etre leur programmation tardive dans le Festival. Mais il n’en fut rien !!! Les Sex Pistols ont gagné en sagesse pendant ces 30 années qui les ont écartées de la scène. Et surtout en qualité de musiciens, de chanteur, et de showmen ! John Lydon, voix emblématique de PIL, travesti en Johnny Rotten dans les Pistols, se pose en pilier de cette formation, faisant à lui seul le spectacle de ce soir. Les autres, peut-être encore un peu effrayés par la foule, se concentre sur leur jeu, et enchaine professionnellement leur set, figé devant l’affiche jaune criard, taguée d’une moissonneuse batteuse, symbole de leur nouvelle tournée (Combine Harvester Tour), qui ne compte alors qu’une dizaine de dates à travers le monde depuis juin.

Le set des Pistols détonne donc avec la réputation sulfureuse du groupe. Mais il impressionne par la maitrise, et attire par ses titres (Bodies, Holidays, No Feelings, New York…), classiques parmi les classiques ponctués par Anarchy in the UK et God Save the Queen.

Pour conserver malgré tout une part de sa réputation, John Lydon nous montrera sa lune ! Mais c’est peut-etre sa seule extravagance durant ce concert qui laissent quelques fans sceptiques ! Histoire de recoller au 21e siecle, les Sex Pistols ajoute à leur set dépoussiéré, un nouveau titre, Baghdad Was A Blast, dans le respect de la tradition pistolienne.

Loin d’être le meilleur concert du Festival (The Verve, Bashung, Travis…), il aura malgré tout su mettre une belle anarchie dans la fausse, et fait versé une larme nostalgique dans la moitié des quelques 20.000 spectateurs !

Pigalle - Apres un tel concert, difficile de revenir au présent, même si Pigalle n’a rien de jeunes premiers – créé en 1982 - disparu corps et âme en 2006, et revenus d’entre les morts depuis quelques mois. François Hadji Lazaro, et quatre musiciens, multi instrumentistes reviennent sur 8 ans de répertoire, compilé dans un nouvel album, baptisé Neuf et occasion, dont les 6 nouveaux titres, joués sur scene en grande partie, et qui nous annonce, sans doute, l’arrivée d’un nouvel album en 2009 !
Le concert de ce soir nous livre comme toujours un set impeccable, rempli de chaleur, de sons insensés, de mélodies terrible inspirées de Frehel et de quelques autres. La couleur de la scene est sépia, sans même ajouter de filtre à vos lunettes. Dans la tête, c’est aussi sépia de nostalgie.

Mais il est déjà tard, et y a travail demain. Tout le monde ne peut pas vivre de la musique ;-)

No One is innocent - On écourtera donc avec tristesse le set des Pigalle, et on manquera avec encore plus de chagrin le show des No One is Innocent, dont les prestations de Kemar nous ont toujours impressionné ! Ce sera donc pour une autre fois, mais nul doute que le concert aura été à la hauteur d’une réputation qui n’est plus à faire ! Armé de son dernier album, Gazoline, le groupe aura sans doute dégainé son dernier panflet La peur, qui essaie tant bien que mal de servir de garde fou à un homme qui a déjà oublié son passé…

Renseignements pour 2009 ? www.festival-terre-neuvas.com

Mike S.


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JDM 2008

JDM 2008
Les 9, 10 et 11 mai 2008


BULLIGNY (54)

C’est sous le soleil que s’est déroulée cette nouvelle édition du JDM. Et cette année, la foule était au rendez-vous ! Fidèle à son principe de départ, le JDM est un festival ouvert à tous les styles de musique. La petite scène a fait son retour cette année, et les groupes régionaux ont pu s’y produire. Notamment Alex Toucourt qui a su mettre une ambiance du tonnerre. Le seul regret que nous puissions avoir est l’orientation de cette petite scène qui ne permettait pas l’accès à tous tant il y avait du monde…

Nous avons notamment pu voir cette année les groupes suivants :

Vendredi 9 mai 2008 :

LES WRIGGLES
Ce trio sur vitaminé est venu mettre l’ambiance au JDM ! Des chansons impertinentes ! Voila ce qu’amènent LES WRIGGLES, musiciens et comédiens, ils ont mis au point une formule qui renouvelle de fond en comble la chanson humoristique. Combinaison de textes désopilants, poétiques, provocateurs ou tendres, le plus souvent réalistes, LES WRIGGLES sont à la croisée de plusieurs publics, ils ont su lancer les festivités !

GRAND CORPS MALADE
Ni rappeur, ni poète, Grand Corps Malade est un slameur. Le slam est une compétition de poésie. Les compétiteurs se choisissent un pseudo et scandent leurs textes a cappella. Fabien scande sur scène avec ou sans accompagnement musical des mots qui parlent de lui, de son handicap, du «9-3» où il vit, de ses potes, de la société. Un set un peu long même si le jeu des mots est remarquable. Cela manque un peu d’entrain, de mélodie, de rythme pour faire bouger les foules lors d’un festival. Ce qui est très habile dans la programmation, car il y avait du monde à la buvette et au stand des saucisses !


LES TETES RAIDES
Il y a 20 ans que les Têtes Raides font fi des distinctions et désobéissent à toute catégorisation. Spontanés et énergiques, les Têtes Raides ont électrisé la foule et leurs prestations scéniques sont prétexte à toutes sortes d’animations artistiques. Au JDM, une lecture de plus de 20 minutes a quelque peu refroidi le public, et les buvettes et marchands de saucisses ont à nouveau pu faire leur beurre !

PIGALLE
C’était le grand retour du groupe PIGALLE ! Dans les années 80, François Hadji-Lazaro faisait du folk. Pigalle est né en 82 dans une cave. Ca joue, ça créé, ça bouscule, dès le début, les barrières musicales et les stéréotypes sonores. Une histoire de sons et de mots… Le JDM a été l’un des premiers concerts de PIGALLE dans cette toute nouvelle tournée ! Nous avons eu l’honneur d’avoir un superbe show avec François et son éventail d’instruments, JP à la batterie, Boubouche à la basse et les deux François à la guitare, clavier et accordéon. Tout simplement le meilleur concert de la soirée.

Samedi 10 mai 2008 :

STUCK IN THE SOUND
Méprisant le traditionnel cliché du rockeur crade et arrogant, « coincés dans le son » mais pas dans leurs Converses, les STUCK IN THE SOUND sont passés à la vitesse supérieure. Les 4 potes de lycée sont des bosseurs, et ne négligent pas la scène. Le JDM fait partie de leur impressionnante tournée. Ils prennent tout le monde de court, et foncent la tête la première dans un monde d’autodérision. Avec ses grattes acérées, ses rythmiques puissantes et une voix élégante et électrique, le groupe développe une musique essentielle, chaînon manquant entre la folie des Pixies, la puissance de At The Drive In et la classe des Smiths.


EMPYR
Depuis deux ans, les anciens musiciens de Watcha et Pleymo accompagnent Benoît Poher (le chanteur du groupe Kyo) et Florian Dubos (guitariste de Kyo). Forts de leurs expériences et attendus par un public fidèle, ils ont pris soin de bien préparer leur nouvelle expérience. Ils ont travaillé à Los Angeles pour cet opus, qu’ils ont voulu à la croisée des univers musicaux de Coldplay et Deftones.

ROSE
Rose écrit, compose et chante. Elle parle de la vie quotidienne, de l’amour et de ses deux pendants, l’espoir et la désillusion. Avec une simplicité attachante, cette fan de Janis Joplin et de Bob Dylan nous emmène à travers ses ballades pop folk country dans un univers drôle, grinçant et même parfois obscur.

AaRON
Ce duo mélancolico-pop, est le fruit de la rencontre de deux personnages : Simon Buret (interprète/auteur/compositeur) et Olivier Coursier (compositeur/arrangeur). En 2004, chantant en anglais, ils composent quelques titres. De l’aveu de l’auteur lui-même, chose rare, tous les textes sont autobiographiques : amour espéré, fantasmé, parfois contrarié, ou même trahi. AaRON est peuplé de faux-semblants, les paradis artificiels sont autant de détours racontés sans fard. Leur premier album Artificial Animals Riding On Neverland, aux forts accents pop, parfois post-rock, lorgne vers le rock nébuleux d’Archive en conservant la délicatesse de Radiohead.

ALPHA BLONDY
Le chanteur ivoirien est sans doute la star internationale la plus connue de la musique afro/reggae. On le compare souvent à Bob Marley, notamment pour son charisme et son engagement. Il se produit dans le monde entier, chantant aussi bien en français, en dioula, ou en anglais. Alpha Blondy est venu au JDM chanter son engagement pour la paix et contre la guerre.

+ Dimanche 11 mai 2008 : LA PLACE DU KIF - HORACE ANDY - SVINKELS - LE PEUPLE DE L’HERBE

Ce festival qui n’a pas la vocation d’être un festival rock a tenu une nouvelle fois toutes ses promesses. Cependant, nous pouvons regretter que la journée du dimanche n’ait pas fait plus de place à la pop et au rock...

A l’année prochaine pour une nouvelle édition du JDM !

Master


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MOISSONS ROCK 2008

MOISSONS ROCK 2008
Les 7, 9 et 10 mai

JUVIGNY (51)

C’est dans une ambiance surchauffée que s’est déroulée cette 14ème édition des Moissons Rock à JUVIGNY (51). Les festivités ont débuté avec une très bonne surprise : Ina Ich ! Se sont enchaînées les formations suivantes :

Mercredi 7 mai 2008 :

INA ICH
Découverte aux Francofolies de La Rochelle, Ina-Ich est une artiste qui évolue dans un univers musical sombre et énergique à la fois, où se côtoient guitares et claviers, violence et romantisme, seule au piano ou entourée de son groupe très électrique. Elle n’est pas sans nous rappeler les Rage Against The Machine et No One Is Innocent… Vraiment débordant d’énergie !

KILL THE YOUNG
Les trois frangins de Manchester ont continué à embraser la salle. Après avoir enchaîné les dates, ils réussissent à s'imposer en France comme un groupe de scène. Mélodies, puissance et énergie, riffs ravageurs. Une chose est certaine, ils jouent fort ! Et nous avons eu le privilège d’avoir un petit morceau en acoustique.

NO ONE IS INNOCENT
No One Is Innocent a clôturé cette belle soirée. Le feu intérieur des No One brûle encore ! Toujours révolté, toujours lucide et critique. Le rock peut être contestataire et nécessaire. No One Is Innocent est plus que jamais un groupe engagé ! Nous retiendrons de ce show le petit passage/pogo dans le public, la reprise de Personal Jesus, et « La Peau » pour terminer avec l’accompagnement d’Ina Ich.

Vendredi 9 mai 2008 :

AS DE TREFLE
Des textes teintés d'humour, des refrains faciles à chanter, un rythme qui ne faiblit jamais pour des concerts survoltés. As de Trêfle dépense une énergie communicative, à classer entre rock et chanson.

WEEPERS CIRCUS
Ces loustics sont un peu décalés par rapport à leur époque: ils écoutent les Beatles, les Rolling Stones, Pink Floyd et Led Zeppelin ! Leur dernier album marque un tournant parce que, s'il exprime toujours les influences d'un Brel, d'un Brassens ou d'un Vian, il est aussi plus rock.

LES FATALS PICARDS
Le retour des Fatals... à leur demande ! Eh oui, l'Eurovision, la Finlande, c'est bien beau, mais la Champagne et Juvigny, c'est autre chose !

Samedi 10 mai 2008 :

MANU
Un pur moment de plaisir. Après plus de deux ans de silence, de douleurs, de doutes, après dix ans de Dolly, de souvenirs, c'est aussi pour ça que Manu a choisi de reprendre la route pour partager son univers, ses émotions. On regrettera simplement qu’il n’y ait pas eu de reprise de Dolly…

BERTIGNAC
Un artiste dont les influences (Hendrix, les Stones, Led Zep...) ont bercé nos oreilles. Alors nous n’avons pas boudé notre plaisir, et, un verre à la main, nous avons pu savourer. La foule était au rendez vous et l’ambiance également. Le public était aux anges avec les reprises des Who, de Téléphone… Chaud, chaud, chaud !

DEPORTIVO
C'était il y a trois ans à Juvigny: les Deportivo ouvraient la scène pour donner un concert de folie, qui reste gravé dans les mémoires. Il était donc légitime de les revoir, forts d’un second album, pour mettre le feu pour cette dernière soirée et clore le festival en beauté...

Un grand bravo aux organisateurs pour ce très bon festival à taille humaine. Les groupes ne cessent par ailleurs de remercier les organisateurs et le public pour l’accueil. Ce festival est d’un très grand confort : l’accès y est facile, il n’y a aucun problème pour quitter le site, le stationnement se fait à proximité de la salle. Une enceinte est prévue pour la restauration et se désaltérer… Vraiment du grand confort et une très grande qualité ! Vivement les MOISSONS 2009 !

Master


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La Route du Rock - Collection Hiver 2008
ROUTE DU ROCK 2008
COLLECTION HIVER

Et de trois ! Les organisateurs semblent avoir trouver leur rythme de croisière maintenant. Plus de concert en journée, plus de palais du Grand Large, juste deux rendez-vous à l’Omnibus et à l’Escalier, agrémenté d’un après-midi culturel à la Chapelle St Sauveur, histoire de découvrir St Malo - intra-muros, ainsi qu’un lieu d’exception pour des musiques intimistes.
Trois jours de musiques indépendantes, trois jours de musiques nouvelles, modernes, trois jours de surprises.

Vendredi 22 Février
L’Omnibus : The Raveonettes (DK), José González (S), Dirty Three (Aus), Pluramon & Julee Cruise (D & USA), Yeasayer (USA)

Yeasayer débute la soirée avec leur rock non conventionnel, si on se situe dans les années 2000. Par contre, à l'échelle du temps du rock, les Yeasayer se rapprochent de nos ancêtres du rock et de la pop, à savoir les Fleetwood Mac, dont certains membres du groupe sont fans (ils nous l'ont avoué !). Ce rock à plusieurs voix, très mélodique, très atmosphérique aussi, fait sensation en ouverture de la Route du Rock Collection Hiver 2008.
Le quatuor, sur scène, est plongé dans l'obscurité. Très individualiste, chacun joue dans son coin, sans se soucier trop du jeu des autres, sauf quand il s'agit d'additionner sa voix à celles des autres. A ce stade, la fusion opère, et la magie aussi, comme sur l'album, All Hour Cymbals, que je vous conseille ! Dans l'esprit, c'est vraiment tres 60's, mais avec des titres tout en longueur comme dans les 70's, qui raccroche in extremis le groupe de son époque et de celle de groupes new yorkais de musique actuelle tels qu'Animal Collective.
www.myspace.com/yeasayer

Pour suivre, ce sont les australiens de Dirty Three qui entrent en scène. Un trio remarquable par leurs expériences personnelles passées. Un ex-Bad Seeds, un musicien ayant oeuvré au sein de Cat Power ou PJ Harvey, ou encore le guitariste de Bonnie Prince Billy. Ce soir, réunis ensemble, le trio se livre à combat sonique, mené par le violoniste Warren Ellis, extravagant dans ses gestes, et aussi dans les commentaires qu'il offre à la fin de chaque titre, pour expliquer le suivant. Une façon de compenser sa frustration de ne pouvoir coller sa voix sur les compositions instrumentales que le groupe nous présentent. Dans le public, il y a les conquis, impressionnés par le son, tres Bads Seeds, et très post rock, et il y a les sceptiques, qui trouvent dans cette prestation, qu'une occasion, pour ces virtuoses de la musique, de montrer, dans un bœuf monumental, l'étendu de leur talent, sans jamais parvenir à additionner leur dit-talent, pour le mettre au service du Dirty Three. A vous de vous faire un impression, lors de leur passage près de chez vous, ou simplement, en vous procurant l'un de leur 7 albums sortis de 1995 jusqu'à ce jour.
www.anchorandhope.com

C'est au tour de José Gonzalès de monter sur scène. Seul, accompagné de sa guitare, le musicien vient ce soir nous interpréter les titres de son nouvel album, In our nature.
Apres ces multiplication d'effet sonique, ces surrencheres de décibels, la musique simplifiée de Gonzalès, est un bonheur. Simplifiée, elle ne l'est que dans l'addition unique d'une voix et d'un instrument. Car, au niveau composition, José Gonzalès opère comme un musicien classique, utilisant sa guitare à jeu égale avec sa voix, et non pas seulement comme accompagnatrice. De plus, les titres issus de ce nouvel album, sont d'une complexité plus élevé que le précédent. On a parfois l'impression d'entendre deux guitares jouée en même temps, mais non, il n'y a ni musicien caché, ni sampler caché au pied du musicien, seulement deux mains glissant habillement sur les cordes, sans même avoir besoin de lumière pour repérer leur chemin.
Il nous offre trois reprises en fin de set, une première des regrettés Joy Division (Love will tears us appart), une autre de Kylie Minogue (mon niveau de connaissance du répertoire de la... chanteuse ne me permet pas de vous indiquer le titre...) et enfin, Tearsdrop, présent sur l'album, reprise excellente des tripant Massive Attack. Et en toute simplicité, José Gonzalès quitte la scene, comme il est venu, sans rappel, et sans son Heartbeats, qui a fait de lui une star mondiale depuis quelques mois. Il nous laissera une grosse impression.
www.jose-gonzalez.com

La programmation du Festival se poursuit ensuite avec une collaboration, celle de Pluramon, groupe électro rock allemand, et Julee Cruise, chanteuse et actrice américaine, connu jusqu'ici pour ses collaborations avec David Lynch (Blue Velvet et surtout le thème de Twins Peaks !).
Sur scene, la collaboration est une association entre une voix, mais surtout un personne singulier, un brin loufoque, et un groupe aux inspiration rock, extrême, proche du post rock de Mogwai, pour son niveau de son, supersonique !
Les mélodies, sur scene, sont difficilement identifiables. La voix de Julee n'est pas toujours non plus percevable. On voit ses lèvres bouger, mais on entend surtout la voix de Marcus Schmickler. Julee avait elle un peu trop fêter sa venue en France, pour pouvoir exprimer totalement son talent ? On notera tout de même, ici et là, quelques moments magiques, d'exception, que le public applaudie sincèrement.
www.myspace.com/pluramon

La soirée se termine. Pour changer avec les habitudes, les organisateurs avaient choisi de placer la tête d'affiche en fin de soirée, en nous offrant à 1h30, le concert des Raveonettes. Forts de leur 3eme et nouvel album Lust Lust Lust, le duo, devenu trio sur scene, assisté d'un percussionniste, très présent, nous livre des titres, rapides, mélodiques, toujours aussi teintés de nostalgie sixties. La combinaison des titres des trois albums permet maintenant au groupe de ne plus utiliser les titres moins efficaces scéniquement parlant, et nous livre ainsi un show sans un seul temps mort. Le show est d'ailleurs expéditif, on a l'impressionnant qu'il ne se passe que 30 minutes, alors que plus d'une heure de spectacle ont conduit Sune Rose Wagner et Sharin Foo au bout des 16 titres de leur concert, parmi lesquels, sans surprise Love In A Trashcan, Here Comes Mary... et par contre, pas moins de 8 titres du nouvel album, preuve une fois encore d'une livraison 2007 de qualité. En guise de rappelle Twilight rapidement, et le groupe repart dans les loges, pendant que nous reprenons le chemin de la maison.
www.myspace.com/theraveonettes

Samedi 23 Février
L’Omnibus : Vic Chesnutt (USA), Caribou (C), MGMT (USA), Le Loup (USA), Zombie Zombie (F)
Pour cette seconde soirée de festival, ce sont des américains, Le LOUP qui ouvrent les hostilités. Si le projet a été créé par un seul homme, Sam Simkoff, aujourd'hui, Le Loup est devenu un véritable groupe avec 6 musicens autour de Sam. Sur disque, Le Loup, c'est The Throne of the third heaven of the nations, une sorte de laboratoire de recherche musicale, autour d'un banjo et de diverses expérimentations soniques ou silencieuses.
En concert, l'arrivée des musiciens a modifié le projet, et l'on revient à un classicisme surprenant, des ballades pop à 5 ou 6 voix, avec des couplets et des refrains, loin des Storm, des Howl, ou des Canto XXXVI, emprunts de musique contemporaine. Plutôt déstabilisant, mais vraiment pas désagréable pour autant. D'autant que la programmation de la soirée n'en sera que plus homogène, avec les MGMT multivocaux ou la voix unique mais surpuissante de Vic Chesnutt...
http://leloupmusic.net/BIRDS/index.html

D'ailleurs, c'est bien Vic Chesnutt qui emboit le pas du Loup. Assis dans sa chaise roulante, il s'accompagne de sa guitare, et de 5 musiciens, guitares, violon, violoncelle, batterie. musiciens empruntés au label Constellation, qui lui a donné une nouvelle jeunesse en 2007, en lui faisant enregistrer North Star Deserter, sur les conseils attentifs de Guy Picciotto, guitariste de Fugazi, présent ce soir.
Connu pour sa répartie entre les titres, Vic Chesnutt restera ce soir assez silencieux, préférant enchainer les titres, extrait principalement de son dernier disque, à l'exception d'un titre extrait de West of Rome (1991).
Une seule exclamation, Vic Chesnutt, avant le rappel : "My Band is the best fucking band in the world" remerciant ainsi le Silver Mt. Zion de sa présence. De la musique originelle de Vic Chesnutt, il ne reste d'ailleurs que peu de chose. Seule sa voix est restée intact. Ses mains usées continuent aussi à faire vibrer sa petite guitare acoustique merveilleusement. Mais autour de cela, les musiciens ont pris de l'emprise sur son oeuvre, étendant à l'infini les compositions, apportant une forte intensité, de l'électricité dans l'air, et puis aussi, une nouvelle émotion avec les cordes d'une violoniste et d'un violoncelliste. Difficile de dire apres ce concert, si l'on préfère l'ancien ou le nouveau, le classique ou le moderne, l'authentique ou le contemporain. Il y avait une telle émotion dans ce concert, qu'il semble bien que ce soit l'addition des deux qui aient conquis le public. Sur le papier, on aurait pu croire Vic Chesnutt, hors contexte. Apres le concert, il semble bien au cœur de la vibe, bien au dessus des petits nouveaux de MGMT, qui enchaînent derrière Vic.
www.vicchesnutt.com

MGMT (anciennement Management), quatuor de Brooklyn, est à cette heure, la seule fausse note du festival. Considéré comme la nouvelle sensation New-Yorkaise après Animal Collectiv ou Grizly Bear ou même BRMC... les MGMT ont été bien en dessous de la réputation qui les avait précédé. Sorte de revival vocal des années 70's, entre la pop country de Fleetwood Mac et la pop anglaise d'Elton John. Rien de neuf. Rien de frais, et des mélodies peu identifiables sur l'ensemble du concert. Ou alors, on est resté sur la très bonne impression de Vic Chestnutt, incapable de passer à autre chose dans la même soirée ? Les MGMT sont malgré tout à découvrir sur disque. (Oracular Spectacular).
www.whoismgmt.com

A telle point que Caribou et les Zombie Zombie laisseront aussi une impression bizarre, d'incompréhension, de décalage. D'abord Caribou, qui évolue dans une formation pourtant originale (deux batteries en front, basse et guitare en back). Dan Snaith, multiinstrumentiste, impressionne par sa polyvalence. Les deux batteries amusent 5 minutes. Mais tres vite, cela devient répétitif, et même ennuyeux. C'est avec Melody Day, que Caribou aura le plus grand succès, surprenant les auditeurs par cette ballade familière (bande-son de la météo sur canal +) - Et surpris lui-même, pendant notre interview par cette information qu'il ne connaissait pas.


La soirée, contrairement, à la veille, se termine sur des outsiders, des français, rares sur cette programmation 2008. Les Zombie Zombie sont venus présenter A land for renegades, leur premier album électro 70's, sorte de bande son d'un film d'horreur imaginaire démodé. Et petite vacance musicale pour Neman, le batteur d'Herman Dune. Pas convaincu par la musique hypnotique et répétitive des Zombie Zombie Zombie Zombie... Cela reste de la musique d'ambiance vintage, peu destinée à la performance scenique.
www.myspace.com/therealzombiezombie

Dimanche 24 Février
Chapelle St Sauveur – St Malo
Idaho (USA) et Sylvain Chauveau (F)

Sylvain Chauveau, seul devant son piano à queue Yamaha, vient nous interpréter les nouveaux morceaux composés en 2007 pour des bandes originales de films ("Nuage" et "Les Mains D'Andréa" de Sébastien Betbeder) ou de spectacle ("Au nombre des choses" de Serge Ricci).
Sur la grande scène de la Chapelle St Sauveur, donc, Sylvain, est seul au piano, dans le coin gauche. A sa droite, un ordinateur portable qui diffuse entre chaque composition des sons parfois urbains, parfois naturels. A deux reprises, il utilisera aussi une guitare électrique comme d’un laboratoire de recherche sonique. Un silence étonnant règne dans la salle, parmi les deux cents spectateurs. Une sorte de respect religieux dans ce lieu pour une musique à la fois profane et révérencieuse.
A seulement deux reprises, Sylvain utilisera son micro pour apporter des mots à sa musique, mais ce sera pour interpéter des titres de Depeche Mode, terriblement dépouillés (dont Shake The Desease qui n’apparaît d’ailleurs pas sur son tribute sorti en 2005). Heureusement pourtant que ces chansons venaient ponctuer les longues séquences de piano, car elles nous permettaient d’entendre la voix exceptionnelle de Sylvain Chauveau, à mi-chemin entre Martin Gore et Mark Hollis. Elles nous permettaient aussi de sortir un instant de notre état de semi-sommeil hypnotique avant d’y replonger. Une curieuse expérience en réalité.
www.sylvainchauveau.net

Idaho, alias Jeff Martin et ses deux musiciens du moment, prennent le relais en 10 minutes chrono, le public, toujours discipliné, demeure silencieux. Jeff Martin s’installe à son clavier sur la droite de la scène. En fond de scène, un batteur, à gauche un bassiste. Formé en 1991, le groupe a l’embarras du choix pour nous proposer en cette fin d’après-midi dans la cité corsaire une setlist originale. Bien sûr, il y a ce disque sorti il y a quelques semaines, qui ne fait que faire ressurgir des titres vieux de 10 ans, oubliés sur des supports non réédité depuis 1997/98. Ils ne serviront aujourd’hui que de base, à laquelle, Jeff ajoutera des titres plus anciens, et d’autres déjà nouveaux, inédits.
L’ambiance est parfois rock, électrique, en surtension et, parfois atmosphérique, légère, apaisée. Le groupe nous conduit sur des montagnes russes à travers le temps. Un voyage pas toujours reposant, contrairement à ce que les albums pourraient parfois nous faire penser. Idaho est un groupe à part aujourd’hui. Sa musique est indescriptible, intemporelle. Ses mélodies sont discrètes mais insidieuses.
A l’issue de ce concert, on a envie de se repasser l’ensemble de la discographie, reclus dans son salon, juste éclairé par les flammes d’une cheminée. Je crois que je pourrais finir l’hiver ainsi ;-).
www.idahomusic.com

Ce concert marquait aussi la fin de la troisième édition hivernale de la Route du Rock. L’occasion de faire un court bilan : de tres bons groupes dont on attendait d’ailleurs beaucoup et qui ne nous ont pas déçu (The Raveonettes, Idaho), de tres bonnes découvertes (Le Loup, Yeaseyer, DirtyThree) et des groupes en devenir, pas tout à fait prêt à nous surprendre (MGMT, Zombie Zombie, Caribou). Et deux grosses claques Vic Chesnutt et José Gonzalès, chacun dans le style, brillants, terriblement brillants !
Plus que jamais, la Route du Rock joue son rôle de programmateur exigeant et de découvreur de talent.


Mike S.


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Eclectik Rock Festival 2007

ECLECTIK ROCK FESTIVAL
Les 23 et 24 novembre 2007
ST DIZIER (52) – SALLE ARAGON

La 2ème édition du Festival Eclectik Rock s’est déroulée les vendredi 23 et samedi 24 novembre 2007 à ST DIZIER. Un festival mettant en valeur les musiques actuelles. Se sont enchaînées les formations suivantes :

Vendredi 23 novembre 2007:

MOAHEM CHAVIS

Cinq garçons et une fille pour un sextet aguerri aux scènes nationales et internationales. Teintée de sonorités orientales ou de phrasés hip-hop, la musique de Moahem Chavis divertit pour mieux séduire. Estampillé Rock-électro, le groupe privilégie les ambiances fortes et envoutantes en une mosaïque musicale flirtant avec le hip-hop et le trip hop sans jamais perdre l’énergie du Rock. www.moahemchavis.com

HEIDI

Ce quatuor marseillais offre une pop à la fois puissante et mélodique. Passionné de sons dits « vintage », HEIDI a des influences aussi variées que Pink Floyd, Air, Superheroes, Beastie Boys, Death in Vegas... Le groupe propose une nouvelle déclinaison de l’électro et du rock endiablé grâce à des mélodies accrocheuses et à des rythmes d’une redoutable efficacité. Ce groupe est membre du collectif marseillais CO3. www.myspace.com/heidipop et www.lafriche.org/co3

MC2

Mc2 est né de l’union de 6 musiciens de différentes contrées musicales : 2 guitaristes rock, 1 bassiste hardcore, 1 batteur métal, 1 DJ et 1 MC, tous parents d’un nouveau genre, le eastside hopcore. Avec des influences comme Rage Against The Machine, Beastie Boys, Mc2 délivre une fusion unique entre un hip hop aussi bien engagé que décalé et un métal déchainé, avec des bases solides et une énergie furieuse... www.myspace.com/mc2eastsidehopcore

TWO TONE CLUB

Le groupe français le plus intéressant de la scène ska internationale ! Avec 300 dates à travers toute l’Europe (Londres, Paris, Berlin, Copenhague, Budapest, Vienne, Bruxelles, Amsterdam…), dans de nombreux festivals français et européens, Two Tone Club s’est forgé une solide et belle réputation de groupe de scène. Emmenés par Linton, chanteur à la prestance charismatique, les Two Tone Club n’ont qu’un but : capter et électriser le public. Pour ce faire ils revisitent le ska à leur manière, s’inspirant des early reggae les plus suaves aux sons typiques de la vague anglaise 2Tone des 80’s. Un show qui ne laisse aucun répit ! www.myspace.com/twotoneclub

Samedi 24 novembre 2007:

INFRAZER

Les cinq membres élaborent une musique électro teintée de dub, de rock et de trip-hop…mêlant des contextes variés : aériens, dynamiques, ambiants ou saturés. La composition organique du groupe (basse/guitare/batterie) est constamment associée aux sons synthétiques développés par les machines (claviers/sampler/beat-machine). Un univers musical captivant à découvrir ! www.subwave-records.com

BIG RED ROCKET

Un trio à mi-chemin entre le rock et le blues. Berlin, dans les années 80, possède la plus grosse scène rockabilly Européenne, pourtant le trio rockabilly-hardcore Big Red Rocket est né beaucoup plus tard. Aussi doué que décalé, le groupe enflamme les salles avec des reprises judicieusement choisies de Reverend Horton Heat, Johnny Cash, Elvis Presley et pour l’occasion de Dépêche Mode (Personnal Jesus). www.myspace.com/thabigredrocket

ELEAZAR

(Lauréat DSAR 2006 Haute-Marne) Un pied dans le rock, l’autre dans le futurisme d’une électronique débridée, le groupe explore par sa musique et ses textes une conception très personnelle du rock français. Sur scène, Eleazar dégage une énergie rock communicative et se distingue par l’utilisation d’instruments hybrides artisanaux donnant lieu à de véritables performances visuelles et sonores. Le groupe a récemment autoproduit son premier cd, mixé par Stephan Kraemer (Yann Tiersen, Pleymo…), qui concrétise deux ans de travail, marqués par une cinquantaine de concerts. www.eleazar.fr

LUKE

C’était déjà le cas avant, mais deux ans et demi de tournée ont achevé de convaincre le public, les médias et le groupe lui-même : l’élément naturel de Luke, c’est la scène. Rien d’étonnant donc à ce que le successeur attendu de « La tête en arrière », sorti en 2004 et vendu à près de 300.000 exemplaires, soit un album plutôt brut de décoffrage. En formule quartet, les garçons ont découvert, sur scène puis en studio, l’alchimie inédite qui leur a permis de réussir un nouvel album s’inscrivant harmonieusement dans la lignée de « La tête en arrière », mais en plus direct. Plus puissant. Plus dense. www.luke.com.fr



Master


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La Route du Rock - Eté 2007
LE PETIT JOURNAL DE LA ROUTE DU ROCK 2007

17 - 23.000 - 120.000... 3 chiffres pour illustrer l'édition 2007 de la Route du Rock à St Malo (35). Alors faites votre choix entre le cachet demandé par les Smashing Pumpkins, le nombre de spectateurs et le numéro de la dite édition 2007.
Cette année, une fois n'est pas coutume, la Route se dévoile comme un journal dans la Magic Box, avec nos impressions, au jour le jour, dès la fin des concerts. Autant vous le dire maintenant, ce n'est pas la plus grande édition depuis.... X années ! Non, loin s'en faut ! Mais certaines années ont été tellement exceptionnelles que l'on en devient exigeant !

Mercredi 15 aout 2007

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - IL PLEUT IL PLEUT...
Mercredi 15 aout 2007 - 21h00 - Premiere journée à la Route du Rock et déjà les premieres averses !
Apres un apres midi gris mais sec, caché au fond d'un siege du plais du Grand Large à assister aux concerts impressionnant de Robert Gomez et de Woven Hand, apres une session tres acoustique de Thee Stranded Horse dans la Retonde du dit Palais, ou celle d'Anna Ternheim, aggrémentée d'un piano...

Apres tout ces grands moment donc... L'arrivée dans le fort de St Pere devient tres vite tres humide. A peine le temps d'écouter les ballades folk d'Elvis Perkins (un vrai bonheur), et puis Herman Düne (un tentinet ennuyeux aujourd'hui) monte sur scene apres un déluge retentissant !

Mais la pluie ne semble pas vouloir s'arreter ! les panchos de toutes les couleurs fleurissent dans la foule qui prend patienssiance, malgré les intempéries !

 

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - MALGRE LA PLUIE, THE NATIONAL ASSURE !
Mercredi 15 aout 2007 - 23h00 - The National quittent la scene sous des acclamations. Deuxieme passage pour les américains, et grande progression scenique ! Matt, le chanteur, a aujourd'hui une vrai présence sur scene ! Les 4 musiciens gonflent le son ! le show est excellent ce soir ! Et ce n'est pas les derniers nuages qui vont empecher les festivaliers, familiers des orages malouins, d'assister a ce show surpuissant mais toujours tres mélodieux ! On est loin des ambiances sombres et feutrées du début du groupe ! On attend maintenant The Go Team et Art Brut ! Encore du bon son son perspective ! Quizz quand à la pluie qui insiste cette année pour etre la tete d'affiche d'une journée qui n'en comptait pas !

 

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - ART BRUT STOPPE LA PLUIE (AND GROWS TOP OF THE POPS ! )
Mercredi 15 aout 2007 - 00h50 - Pour leur seconde participation à ce festival en deux ans, Art Brut a mis une ambiance terrible ! Alternant les titres de ses deux albums, mais revenant largement sur le premier avec ses tubes immanquables, le quatuor a définitivement fait oublié aux festivaliers, venus nombreux aujourd'hui, l'absence d'une veritable tete d'affiche contrairement aux deux jours qui vont suivre et qui verront The Smashing Pumpkins et Sonic Youth s'imposer en locomotive du festival.

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - THE GO TEAM FONT REMONTER LA TEMPERATURE !
Mercredi 15 aout 2007 - 01h50 - Entre deux averses, les groupes arrivent à exécuter leur set comme prévus. The Go Team, ne font pas exception à la règle météorologique. Mais la bande a bien envie d'en découdre avec le temps, augmentant le tempo d'un coup d'un seul ! Les anciens titres gardent leur fraicheur, les nouveaux (Doing it rights, Grip like a vice) donnent une pêche d'enfer !

Pour finir la soirée, Justce est attendu comme le messie... par quelques dernieres festivaliers bien courageux ! Mais il faut savoir prendre l'eau pour bien danser...

 

Jeudi 16 aout 2007

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - LE JEUDI AU SOLEIL ?
Jeudi 16 aout 2007 - 17h00 - Le soleil brille dans le ciel apres quelques premieres averses qui presagent d'une journée encore sous le signe des intempéries !
Malgré tout, on attend aujourd'hui The Smashing Pumpkins ! Enfin une tête d'affiche digne de ce nom sur un festival qui en manquait cruellement hier. Apparemment, aux dernieres nouvelles, pas d'interview, pas de conférences de presse, et un cordon de sécurité pour empecher les photos pendant la balance... Pas certain de pouvoir vous montrer ce soir quelques images de Billy Corgan et de sa bande de revenants !
Qu'importe, nous auront bien l'occasion entre CSS, Besnard Lakes, Fujiya & Miyagi... pour vous faire vivre sur vos ecran l'ambiance de cette 17e édition de la Route du Rock.

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - 120 DAYS OUVRE...
Jeudi 16 aout 2007 - 21h30 - Deux groupes déjà passés dans le Fort aujourd'hui. Fujiya & Miyagi ne laisseront pas un souvenir indélébiles aux quelques festivaliers revenus du grand large. C'est 120 Days qui se posent en découverte de la journée ! Une ligne de basse étonnantes, une puissance de feu terrible, pour une musique pourtant tres simple, presque calme. On pense parfois aux Joy Division, ou encore aux Cure...

Dans l'apres-midi, Patrick Watson a presenté son premier album devant un public enthousiaste. Et, Windmill a semble t il passionné la foule par sa musique envoutante. Je ne vous en dirai pas plus, j'etais déjà au Fort pour ne pas rater le debut cette fois !

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - LES SMASHING PUMPKINS CAPABLE DU MEILLEUR COMME DU PLUS BANAL...
Jeudi 16 aout 2007 - 01h10 - Billy Corgan et sa bande de citrouilles écrasées sortent tout juste de scene apres un concert plutot remarquable, qui alternait anciens et nouveaux titres, du Today au Heavy Metal Machine, en passant par le plus recent Tarentula. Pas de veritable surprises, juste un set different des autres prestations festivalieres de l'été, dans l'ordre de passage des chansons... Et puis donc des nouveau titres, aux durees rallongées, aux effets soniques parfois ennuyeux, il faut bien le reconnaitre.
Notons malgré tout une entrée en matiere de 12 longues minutes mais d'une efficacité impressionnante. United States extraits du dernier album Zeigeist est sans doute le meilleur titre de Billy Corgan depuis 10 ans ! Pas étonnant de le retrouver en ouverture du concert donc !
A noter, les Smashing ont demandé 120.000 euros pour venir à la Route du Rock, soit presque la moitié du budget total des cachet des 30 artistes (45%), et soit l'équivalent du budget total de l'année dernieres, a quelques milliers d'euros pres (150.000)... Une paille comparée aux vacances de Sarko ! ;-)

Avant cela, Besnard Lakes etaient montées sur scene pour nous presenter leur musique post pop, bien plus entrainante que sur leurs albums. Les Canadiens ont fait ce soir plus d'un heureux. Et l'on se souviendra longtemps de leur musique que l'on pourrait croire ressorti des 70's, de la discographie des Who par exemple ! Une belle découverte en tout cas pour ceux qui, comme moi, ne les connaissaient pas encore tres bien !

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - UNE FIN DE SOIREE EN DEMI TEINTE
Jeudi 16 aout 2007 - 03h00 - Bien mais sans plus, c'est ainsi que l'on pourrait définir la fin de cette soirée ternie, sans doute, par les New Young Pony Club, un quatuor peu passionnant, faisant bouger les corps (un peu) sans jamais vraiment stimuler le cortex. Vraiment pas mémorable ! Heureusement derriere, une orde de jeunes filles remonte le niveau, les CSS; malgré l'heure tardives, parviennent à concerver une grande partie des festivaliers, que l'on croyait venu majoritairement pour les Smashing ! Savant mélange de pop et de sonorité latine, la musique des CSS invite à la danse !

Vendredi 17 aout 2007

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - DERNIER JOUR ET LE SOLEIL RESISTE !
Vendredi 17 aout 2007 - 15h00 - La plage se prépare à acceuillir Lucky Piere et Gentleman loosers ! La suite se passera au palais du Grand Large pour recevoir Ensemble et surtout le talentueux canadien de Fianl Fantasy. Ne ratez pas cela !

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - VOXTROT OUVRE LE FEU... !
Vendredi 17 aout 2007 - 21h26 - ... SUIVI DE PRES PAR ELECTRELANE... En effet, les texans de Voxtrot ouvre la derniere soiree dans le Fort. On est loin de la country locale. Les Voxtrot font dans la pop à donf.. Et ca marche ! Voxtrot sont les rois de la pop dans ce festival parfois trop elitiste ! Firecracker et quelques autres singles mettent le public dans leur poche au point de les faire revenir en rappel. Une rareté pour un début de soiree. Le groupe propose du coup un vieux titre issu d'un EP inédit en France. L'occasion pour les nouveaux fans d'aller fouiller la toile et découvrir ces perles rares interdites du territoire français jusqu'alors !

Electrelane, derriere, ne lâche l'ambiance... Au contraire, le quatuor, 100% féminin prend la place, et met le feu aux guitares, comme jamais un groupe de pop a pu le faire sur cette scene du Fort de St Pere. Les titres du nouvel album (No shouts...) domine le set de ce soir, avec quelques instrumentaux des précédentes productions. Une reprise en fin de set, vient brouiller les pistes, puisque c'est le I'm on Fire de Springsteen qui se transforme en opus Rock n'Roll dans la folie douces des anglaises.

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - UN STROKES EN CAVALE... !
Vendredi 17 aout 2007 - 22h37 - Albert Hammond Jr est en vacances des Strokes. Il en profite pour monter un groupe, qu'il affuble de son propre patronyme... Le résultat est une avalanche de riffs, une poussée de décibels et de larsen ! Quelques titres rondements menés et mélodieux au possible, tel que le single In Transit mais dans l'ensemble, le petit Albert cache les lacunes de sa musique dans les cordes aiguisées de sa guitare.
Qu'importe, le moment n'en est pas moins efficace, et permet de patienter jusqu'à l'arrivée, tout de meme attendue des Sonic Youth !
Albert Hammond reprend dans son set la cover de Frank Black, Old Black Dawning qu'il a intégré dans la b-side de son dernier EP.

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - SONIC MAIS PLUS YOUTH !
Vendredi 17 aout 2007 - 00h30 - Les Sonic Youth étaient de retour, une fois de plus dans le Fort de St Pere, et avaient bien l'intention de nous casser les oreilles ! C'est chose faite ! Daydream Nation joué dans son intégralité, c'était le défi lancé aux fans du groupe cette année. L'album de 1988 a donc bien été interprété. A peine reconnaissable pourtant, tant les abus de riffs et de larsen en ont détérioré l'originale... D'ailleurs, c'est au 6e titre que l'équipe de la Magic Box, d'un commun accord a décidé de jeter l'éponge... Pas fan de Mogwai pour un sou, j'ai pourtant eu l'impression d'assister à ce meme labourage de tympans ! C'était peut-être une façon de remettre les pendules à l'heure et de signifier à tous ces groupes revendiquant la creation d'un nouveau mouvement musical, qu'en 1988, un groupe américain posaient déjà les premieres pierres d'une musique qui allait casser les oreilles à tout le monde dans les années 2000 ! La seule note positive, c'est que du coup, nous avons échappé cette année à la musique de Mogwai, Notwist et autre Ladytron. Rien que pour cela, Sonic Youth etaient les bienvenus...

EN DIRECT DE LA ROUTE DU ROCK - POLLY JEAN PRESSENTIE POUR 2008
Vendredi 17 aout 2007 - 02h00 - Et déjà des bruits de couloirs pour 2008... En effet, ici et là, on parle déjà de pourparler pour la venue de PJ Harvey en été 2008 !
Malgré tout, on est en droit de s'inquiéter des autres têtes d'affiches... Les Smashing ayant entaché terriblement la prog de cette année, on est en droit de se demander si il y aura du monde autour de PJ ???

Mike S.


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Festival Terre Neuvas - Bobital (22) - 7.8.9 juillet 2006
TERRE NEUVAS
2006
RETOUR VERS LE FUTUR

Festival Terre Neuvas – 2006 – Bobital (22)
Festival méconnu, Terre Neuvas prend de l’ampleur depuis 2005. Il entend accueillir chaque année 120.000 personnes. Pour cette édition 2006, les organisateurs avaient parié une fois de plus sur l’éclectisme et l’originalité de la programmation, n’hésitant pas à mettre sur la même affiche Bonnie Tyler et Aqme, Trust et Dandy Wharol, Lordi (récent gagnant de l’Eurovisoion) et Mickey 3D.

Les programateurs offraient aussi cette année des moments d’exception en proposant Jerry Lee Lewis et Chuck Berry sur une même scene, arbitré par un autre papy du Rock, Mr Little Richard. Indochine, Lavilliers, Benabar, Dionysos, The Rasmus étaient aussi annoncés pour faire trembler les planches des 3 scènes principales du Festival.

Jour 1 – Vendredi 7 juillet 2006 - Jour de tonnerre
La star de la journée était sans nul doute la pluie. D’abord petit crachin, la pluie est vite devenu un mini déluge, transformant le terrain en un woodstock boueux et pas très chaud.
Qu’importe, les fans ne s’en laissaient pas compter, et comme les artistes continuaient leur show, pas question de manquer une miette de cette programmation exceptionnelle.

C’est Pause qui ouvre le Festival. Projet parallèle initié par Guizmo (chanteur de Tryo) et Daniel (guitariste de la Mano Negra, P18 et Flor del Fango). 7 musiciens sur scene proposant une musique métissée de rock, reggae et hip hop. Une fusion du 21e siecle en quelque sorte. Les spectateurs ne s’y trompent pas et accueillent le groupe en véritables stars. Leur compositions, jusqu’alors encore inconnus, n’en sont pas moins bien accueilli que s’ils avaient été déjà des standards du rock français. Pour la petite histoire, Manu, le compagnon de Guizmo dans Tryo vient donner son concours au spectacle pendant deux titres (juste histoire de montrer que tout va bien chez Tryo… ;-)
Et si les musiques de Pause dépassent largement le registre de Tryo, les textes demeurent incisifs et dénonciateurs des politiques gouvernementales actuelles.

Sur la Scene 3, ce sont les groupes découverte qui ont la parole. Ko & Joséphine, groupe local, qui vient de sortir un premier album autoproduit inugure la scene 2006. Malgré un public dispersé, la jolie chanteur, habillée d’une robe noire très sexy, ne se démonte pas et offre un concert à la hauteur de leurs prestations habituelles, et ce malgré aussi le déchainement des éléments. Leur petit répertoire y passe presque entièrement. Une pop sucré, un brin acide ou drôle. Une bonne bande de copains qui croient en leur avenir. Et le Festival ne s’y estpas trompé.

Je vous parlais de pluie ? Ce sont The Organ qui en ont fait les frais. Leur Tour Bus resté bloqué dans la boue, les 5 canadiennes ne parvinrent pas arriver jusqu’à la scène 2 pour leur concert. On nous promis alors de remettre au lendemain leur prestation. Mais rien ne fut possible pour des raisons de planning et de billet d’avion. Les demoiselles auront parcouru 6000 km pour rien !

Pour nous faire oublier ce petit contre-temps, un organisateur proposa au public de se rendre sur la scene 3 pour assister à l’émergence d’un excellent jeune groupe plein d’avenir. Il voulais parler d’Aqme… Notez tout de même que ce petit groupe en devenir en est à son 3eme album et qu’il sera à la rentrée 2006 à l’Olympia. En devenir très rapide donc…
Mais il avait raison sur un point ce programmateur. Le groupe est vraiment excellent. Plus encore sur scène que sur disque. Et le groupe a déjà son public acquis à sa cause. Bougeant et chantant sur l’ensemble du répertoire, le public explose sur « Si » n’existe pas, le single qui les a découvert il y a 3 ans. Le chanteur, Mathieu, se joua des éléments en enfilant un des pancho rose offert au public à l’entrée du Festival. Prévoyant un festival breton ! Et tres esthétique aussi ces pancho, merci ;-)

La pluie redouble alors. Le public essaie d’abord de s’abriter sous les différents chapiteaux de restaurations ou sous celui de la scene 4 qui accueille des groupes locaux, aux ambitions diverses mais au gout commun de mettre le feu (Vanou, Groove Boys, Les Booze Brothers, Les ongles noirs…).

Puis, mouillés pour mouillés, le public investit la scene principale pour acclamer les Dandy Warhol, récemment héros malheureux d’un Film Documentaire, Dig, qui retrace sur 7 années, la vie de deux groupes originaires du même lieu, les Dandy et les Brian Johnston Massacre… Là encore, malgré la pluie, le groupe offre un très bon concert, alternant des titres des 3 albums de leur répertoire. « Les morceaux les plus simple de chaque album » avaient ils annoncé ironiquement deux heures auparavant en conférence de presse. Mais c’est le dernier album qui est tout de meme à l’honneur et qui marque le plus les esprits par ces titres sixties, psychédéliques et rallongés encore pour la scène. Parfois on se serait même cru dans un concert de Sonic Youth, tant le coté expérimental ressorti de leur prestation de ce jour. Intéresssant et surprenant ! Bravo !

Déjà, le jour décroît sur Bobital. Et Bénébar envahit, tonitruant la Scène 2 avec sa meute de musiciens et ses drôles de textes plus amères les uns que les autres. C’est amusant comme Bénabar est parvenu à toucher un public aussi grand avec ses chansons maniaco-dépressives autour d’un sujet quasi unique, les relations amoureuses et le temps qui passe. Quoi qu’il en soit, la soirée tourne à la fête rapidement.

Mais pas au point d’en oublier les stars de la soirée. Nicola Sirki et ses musicien d’Indochine. De 22h à Minuit, la Grande Scene prend des allures pseudo-gothiques. Des t-shirts noirs marqués d’une croix ensanglantées deviennent légions sur le devant de la scène. Et le petit Nicola débarque armé de ses chansons. Certaines, issues d’Alice et June, manquent réellement d’intérêt. Fades mêmes. A l’exception de Harry Popper qui verra la venue de Didier Wampas, auteur de la dite chanson. Phénoménale. Heureusement, les titres extraits de Paradize enflamment la foule. Mieux encore, les éternels classiques, de Miss Paramount à l’Aventurier, font toujours leur effet. Le groupe en profite pour faire un petit medley qui intégre 3 nuits par semaine ou Montecristo. Un bonheur.
Pas toujours très crédible, Nicola Sirkis conserve pourtant la force de ses singles, qui ont traversé les génération depuis la fin des 70’s. On attend maintenant avec impatience le lendemain, et la venue de l’ex-Téléphone, Jean-Louis Aubert, qui rappellera, j’en suis certain, à notre bon souvenir, d’autres standards de l’époque, d’argent trop cher à New York avec toi…

Avant d’aller se coucher, Blankass, pour un tour d’horizon de ses meilleurs moment de 10 ans de carriere et quelques nouveaux titres, extrait d’un troisieme album, tout beau tout neuf, et semble t il bien plus intéressant que le précédent. A suivre… .

Le public est resté assez nombreux malgré l’heure. Il en sera de même pour le Show de Didier Wampas, qui intervient apres 1h du mat’. Mais ce sera tres certainement le show le plus chaud de la journée, qui fera finir Didier Wampas en slip, repeint de boue de la tête aux pieds, suite à une bataille organisée avec le public. Woodstock 94, c’était de la rigolade à côté de cela !


Jour 2 - Samedi 8 juillet 2006 - Rencontre du troisieme âge
Arrivant un peu en avance, je constate que la grande fausse de la Scène a été recouverte d’une couche de paille. C’est la chevauchée des champs de blé avec 24h de retard !
Le programme de la journée est assez impressionnant. C’est à se demander comment on va tenir jusque ce soir !

En introduction, c’est le Quebec qui nous envoie Le Nombre. Un groupe de rock à multiple facettes et composés de transfuges plus ou moins temporaires d’autres groupes locaux (dont Arcade Fire que l’on ne présente plus). Le groupe en lui-même a déjà 5 ans d’ancienneté. Son chanteur au talent indéniable est une véritable pile électrique sur scène. Quoi que maniéré dans le geste, le son est puissant. La section rythmique est impressionnante. Il me semble que c’est la première fois que j’entend un groupe au son New Yorkais (BRMC, Yeah Yeah Yeahs…) chanter dans la langue de Molière. Quoi qu’à certain moment, il est bien difficile de reconnaître le français au travers de cet accent québécois si prononcé ! Qu’importe, les textes et la musique fusionnent parfaitement, et le show est excellent. Une belle découverte en ce début d’après midi.

Toute la bande des Maximum Kouette envahissent la grande scène 1 habillé de leur tenue 80’s et multicolore. Les demoiselles sont tres sexy ;-). Leur musique est un mélange de Rock, de Ska et de Reggae. Et leur chanteuse, bonne vivante, ne s’impressionne pas une seconde de l’immensité de cette scene et de son public qui ne cesse d’arriver tout au long du show. Une très bonne mise en bouche de début de journée, histoire de se remettre les idées en place après cette nuit arrosée (et pas que par la pluie…)

Sur la scene 2, c’est Bonnie Tyler qui arrive. Elle n’est pas seule. 7 musiciens et 5 choristes l’assiste. Elle n’a plus 20 ans. Ses succès ils sont surtout derrière elle. Mais la passion est restée intacte. La voix aussi. Elle a toujours été grave et cassée… Par contre, ce que l’on ne sait pas tous, c’est qu’elle n’a jamais arrêté de sortir des disques. Et ce, malgré les « encouragements » de son entourage. C’est à chaque fois autant de raison de relancer l’aventure et de sortir de nouveaux titres, dont le Run Run Run qu’elle arbore fierement pour déjouer les pronostiques de fin de carriere. Tout de même, ce soit Totale Eclipse of the heart ou It’s a Hardache, qui rencontrent les plus grands succes. Une vrai fontaine de jouvence, ce concert !

Juste derrière, un autre ancien, français celui-ci, franc-comtois plus précisément. Toujours inconnu des radios, Hubert Felix Thieffaine continue son bonhomme de chemin, de Zénith en Olympia, sans s’inquiéter de la popularité éphémère que proposent les grands médias français. Du haut de son grand âge, Thieffaine en a encore sous le pied et fait une démonstration de son talent musical et scenique. Les grands classiques pleuvent un à un, pour le plaisir de tous, badauds, amateurs ou passionnés. Sweet Amanite Phaloide, Lorelei… des titres connus, moins connus, mais toujours tranchant, acide, noirs. Un univers riche et tres personnel. Avec son faux air de Lou Reed, HFT reste aujourd’hui encore mésestimé. Il faudra attendre sa mort pour voir fleurir des hommages sur les télés et des compilations dans les magasins…

Troisieme ancien de la soirée, Jean-Louis Aubert reste malgré tout un des rares de la scene française à garder cette constance médiatique. Même ses titres sont loin d’être passionnant depuis un dizaine d’années. Fade et interchangeables pour la plupart.
Malgré tout, les concerts de l’ex-Téléphone garde une puissance rock n’roll et une magie presqu’intacte marquée par toutes les époques de sa carriere. Téléphone reste omniprésent dans ce répertoire. C’est d’ailleurs amusant, car nous nous trouvions en compagnie de Nono et Bernie Bonvoisin, en train de parler de la grande époque de Trust, quand Aubert est monté sur scene pour interpréter Argent Trop cher, un titre de l’époque d’Antisocial. Ce qui est certain, c’est que les tubes de Téléphone ne vieillissent pas… New York avec toi, Ca c’est vraiment toi, un autre monde partagent donc l’affiche avec Temps à nouveau, Alter Ego ou Ailleurs, le dernier single « passionnant » d’Aubert.
Chaque fois que je vois un concert d’Aubert, je suis impressionné par la puissance de sa musique, par la générosité du bonhomme, mais je me emande toujours pourquoi il s’oblige toujours à sortir ses disques insipides, toujours tres loin de platres et ciment ou Bleu Blanc Vert qui restent ses deux premiers (ça, ça ne devrait pas changer) et ses deux meilleurs albums solo.

Avant l’événement événementiel de la soirée, Mickey 3D. Le groupe est devenu, en tres peu de temps, un incontournable de la scene francaise et donc des festivals estivaux. A l’inverse d’Aubert, Mickey 3D, enchaine les singles, sans aucun lien les uns avec les autres, se renouvelant sans cesse, refusant de continuer simplement dans un sentier balisé. Et pour l’instant, la démarche est payante. Le public est toujours plus grand au concert. Les textes sont chantés par cœur dans les rangs des fans toujours plus nombreux. Même sur scene, Michael Furnon et ses comperes ne se reposent pas sur leur succes et préfèrent revisiter leurs titres, changeant les tempo sans cesse, donnant un air toujours plus rock aux ballades tels que Respire ou même j’ai demandé à la lune que Indochine chantait si sérieusement la veille sur la scene d’à coté…

Je vous parlais d’événements événementiels que vos enfants raconteront encore à leurs enfants dans 20 ans… Je vous parlais en fait de l’arrivée de trois papys du Rock n’Roll sur la scene de Bobital. Pourtant ! Sortis de leur naphtaline, Jerry Lee Lewis et Little Richard ont bien failli faire tourner la soirée en eau de boudin ! Vieux, impotents, sénile pour l’un, lunatique, acariâtre, avec des exigences de diva, refusant les caméras, exigeant, semble-t-il, des rallonges de cachets, s’occultant volontairement à l’aide de jeunes filles choisies pour danser sur la scene, pour le second… Et tout ça pourquoi ? Pour entendre quelques vieux standards du Rock n’roll, de Tutti Frutti à Greate Balls of Fire.

Alors, le jeu en valait il la chandelle ? Malgré des doutes plus que sérieux sur la capacité réelle des deux premiers à jouer encore de ce Steinway magique (qui se joue parfois à une main…), il restera le troisième larron, celui qu montra sur scène, sans balances, sans armoire à glace, sans déambulteur humain, juste avec sa guitare, sa voix et sa bonne humeur légendaire. Il ne faudra pas prier une seule seconde Monsieur Chuck Berry pour entamer les premiers accords Roll over Beethoven, et nous faire passer un moment exceptionnel, rempli de souvenir pour les plus anciens, et peut-être plus encore pour les autres générations, à l’introduction de Johnny B Good, devenu une fois de plus célébrissime par la scène mythique jouée par un certain Marty McFly dans Retour vers le futur dans les années 80.

Apres un tel moment, le remplacement au pied levé d’Elmer Food Beat (sérieusement porté pâle) par un Dick River rajeuni par son dernier album (des textes de Mickey 3D, M ou Benjamin Biolet) n’aura qu’un effet anecdotique. Tout comme le retour ultramédiatisé de Trust, venu enregistrer un DVD pour fêter les 30 ans de carriere du groupe, et récolter quelques dollars a passage. C’est avec une impatiente non dissimulée que quelques spectateurs resteront jusqu’à la fin du concert, pour entendre Antisocial, une derniere fois, une toute derniere fois. Il ne fait pas bon de faire revivre le passé parfois.
Notons que le gateau d’anniversaire offert à Bernie (né un 9 juillet) et Nono (né un 17 juillet) ne devrait pas entrer dans le DVD. Si DVD il y a. Car il va falloir retoucher les bandes pour ajouter des spectateurs. La voix de Bernie, on pourra pas la corriger ;-)

A noter en toute fin de soirée, les excellents Nox et les tres festifs Beautés vulgaires, qui malgré l’heure sont parvenu à motiver les plus endurant à danser jusqu’au bout de la nuit dans leur Asile de flou.

Jour 3 - Dimanche 9 juillet 2006 - La scoumoune

Les stars de la soirée, cette fois, s'appellent Zidane, Trézégué ou Henry. Tout du moins jusqu'à 23h. Apres, The Rasmus, Dionysos et les autres parvenaient à prendre le dessus.

Dernière journée du Festival. La veille a été riche en événement, mais aussi en bière et en galette saucisse. C’est peut-être pour cela que la programmation ne fait débuter les concerts qu’en fin de journée. C’est Bernard Lavilliers qui ouvre le feu avec sa musique, balançant le public entre rock et salsa, entre chanson et reggae. Son dernier album met une nouvelle couleur à son show, plus touchant, moins revendicatif. Mais l’ex-docker n’en oublie pas ses origines ouvrieres (les mains d’or) et surtout de rappeler que le monde n’est pas rose (Petit), ni même totalement blanc d’ailleurs. Le métissage de sa musique est unique en France. Lavillier est lui-même unique en France. Un pilier de la chanson française ; refusant les étiquettes et les cases. Ce dimanche, quoi que fatigué par sa tournée, Lavillier offre un concert d’exception ! Merci !

Fait unique dans un Festival, la Terre s’arrêtant de tourner le temps de la Finale du Mondial de Football, les programmateurs ont décidé d’en faire autant. Les Hurlement d’Léo ont à peine le temps de nous présenter les chansons de leur nouvel album, plus rock, moins chanson, mais toujours aussi vivant, que les ampli sont débranchés. Les écrans relaient alors sur les deux scenes principales, dans les chapiteaux, dans les bars VIP les images d’une malheureuse finale de foot entachée par un coup de sang. C’est donc dans la liesse générale (;-) que le spectacle reprend ses droits et voient se relayer sur scene deux groupes finlandais. Le premier The Rasmus se prend au sérieux en chantant des ballades rock pour adolescent en mal de sensation forte. Peu convainquant ces héritiers de Scorpion…

Le second, Lordi, moins sérieux, offre un spectacle plus qu’un concert. Un show avec costumes ridicules de monstres et pyrotechnie amateur. Les récents et surprenant vainqueurs du dernier concours eurovision associent leur passion pour les films d’horreur de série Z et le Hard Rock des 80’s de Kiss à Motley Crue. Le final se fera évidemment sur Hard Rock Hallelujah dans un enthousiame général parmi le public. Trop sérieux s’abstenir !

Le Festival se terminera dans la nuit avec les furibonds Dionysos et leur chanteur Mathias, qui en oublie parfois la musique pour mettre tout dans le spectacle et l’apparat. Un peu fatigant à force. Même si les classiques du groupes restent attendus et apprécié de tous. Sian Supa Crue et les Tit Nassel auront la lourde charge de remettre un peu de sourire sur les lèvres des fans de l’équipe de France. Je ne vous direz pas s’ils y sont parvenus. Personnellement, je suis rentré chez moi avant pour fêter l’événement.

En conclusion, le Festival 2006 de Terre Neuvas fut d’une richesse inégalée, d’une variété inégalable, offrant à nos yeux et nos oreilles des souvenirs pour tres longtemps. On retiendra particulierement les prestation des Dandy Warhol, de Bernard Lavilliers, de Jean Louis Aubert et surtout, mention special au vétéran du Rock, sans qui rien n’aurait été pareil, Monsieur Chuck Berry. Bravo encore aux programmateurs pour avoir sélectionné autant de dieux de la scene sur un même lieu en ce meme Week End.


Toutes photos : Mike S. © 2006

Plus de photos sur le Festival des Terres Neuvas 2006
Mike S.


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Festival des Terres Neuvas - 2007

Festival des Terres Neuvas 2007
Les 6, 7 et 8 juillet 2007
10ème édition
Bobital (22)

9 ans que les Terres Neuvas donnent rendez-vous aux amateurs de musique sous toutes ses formes sur les grandes étendues verdoyantes de Bobital dans les Côtes d’Armor, à quelques enjambées de Dinan.
9 ans que les organisateurs se creusent la tête pour nous offrir les spectacles des artistes les plus étonnant, sans jamais se donner de quelconques frontières en matiere de genre musical, de réputation… Un seul mot d’ordre : « être capable de mettre le feu sur scene ! »
9 ans donc qu’ils nous surprennent et nous fascinent même !

Cette année ? Cette année ?!? Ceux qui y sont allés le savent déjà, les autres vont le regretter !
Cette année, le Festival se devait de marquer le coup pour fêter dignement sa premiere décennie ! Et c’est précisément ce qu’il a fait en s’offrant une fois encore le grand écart en proposant de se croiser sur le Festival des artistes aussi différents que Marilyn Manson et Pascal Obispo, Tokio Hotel et Matmatah, Placebo et Renaud, Status Quo et Da Silva, Soldas Louis et Julien Clerc… Ainsi qu’une multitude de découvertes ! Les organisateurs le précisant d’ailleurs ainsi : 25 têtes d’affiche et 50 découvertes ! Soit tout de meme 75 groupes en 3 jours de festivités !

Vendredi 6 juillet 2007 - Amen Birdmen - Sinclair -Tokio Hotel - Obispo - Matmatah -Sandy Thom - Anis - Soldat Louis - Groundation - Fab - BB Brunes - Mr Roux - Trém-O ------- Lire le reportage de la journée

Samedi 7 juillet 2007 - Ziggy Marley -Da Silva - Sniper - Julien Clerc - Status Quo - Pleymo - Placebo - DJ Zebra (+ Leeroy) - Merzhin - Marilyn Manson - Che Sudaka - Atypik Groupe... ------- Lire le reportage de la journée

Dimanche 08 juillet 2007 - Elmer Food Beat -Riké - L’Dawa - Pat’O May/Stivell/Servat -Superbus - Renaud - Les Gens Normal - Aldebert - Debout sur le Zinc ------- Lire le reportage de la journée

Pour permettre aux spectateur de repartir doucement, deux concerts étaient programmés derriere, Aldebert et Debout sur le Zinc… Difficile de vous dire le nombre de courageux restés jusqu’au bout. Je n’était plus de la partie à ce moment là !
Si, sur le papier, la programmation de cette 10ème édition ne semblait pas à la hauteur de l’évenement, à l’issue, on garde une tonne de souvenirs (pres de 3000 en ce qui me concerne…) avec des affiches énormes, des révelations qui seront les affiches de demain, et quelques moments d’exception, d’humour, de bonne humeur et parfois même d’apaisement !
Allez, on se donne tous rendez-vous l’année prochaine pour battre le nouveau Record du Festival : 150.000 spectateurs ! Bobital est devenu le second Festival de France, juste derriere les Vieilles Charrues ! Bravo les Bretons !

 

Mike S.


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La Route du Rock - Collection Hiver 2006
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION
HIVER 2006
Une Première ? Non et oui. Non, parce que ce n'est pas la première fois que le Festival se produit en hiver. Les premières éditions avaient en effet lieu l'hiver, jusqu'à qu'on se rende compte qu'il y avait la mer à proximité, et qu'on pouvait en profiter l'après-midi...
Et oui, parce que c'est tout de même la première année que vont avoir lieu deux éditions, une en août prochain, dite collection été, et qui verra se pointer, on le sait déjà, Franz Ferdinand. Et donc, cette collection Hiver, qui, malgré une programmation encore timide a reçu un très bel accueil du public les 17 et 18 février derniers.

Vendredi 17 Février 2006
Trois lieux pour accueillir les festivaliers : Le palais du grand large déjà connu pour ses concerts d'apres-midi durant l'été, mais aussi l'Omnibus, une excellente salle de St Malo, et une discothèque, l'Escalier pour danser jusqu'au bout de la nuit...

L’Après-midi - Le Palais du Grand Large
Pour l'ouverture de cette première édition, le vendredi après-midi, les visiteurs furent encore timide...
Mal leur en a pris, car les rares personnes présentes ont pu assister au concert des Thee More Shallows, jeunes californiens originaires de San Francisco, qui, après un début de concert calamiteux (surtout dû à des problèmes techniques) ont su se reprendre et recréer l'atmosphère à la fois sombre et chaleureuse, qui émerge de leur premiers albums. De nouveaux titres nous ont même montré en fin de concert, que le groupe envisageait pour leur prochain opus des horizons moins élitistes, plus "populaire" en quelque sorte. Une affaire à suivre !

Pour la suite de la programmation, je suis un peu moins objectif, car fan de longue date de ces parisiens, Verone. Malgré tout, il faut bien reconnaître que la pop aérienne à laquelle ils nous avaient habitués, a, durant ce concert, littéralement volé en éclat. Il restait quelques souvenirs de cette pop vaporeuse dans les désormais classiques Alaska ou J'ai vu des chevaux sur la mer, qui m'ont une fois de plus transporté au pays des songes. Mais, c'est à travers de nouveaux titres que le groupe nous a surpris en s'orientant vers des chansons moins sérieuses, pleines d'humour. Et on a ressenti une véritable joie d'être sur scène pour l'ensemble du groupe, qui accueillait d'ailleurs de nouveaux membre à la basse et à la batterie.

Gravenhurst suivait ensuite avec son mélange de post-rock et de songwriter. Pas fan du genre, je n'en ai pas pour autant été indifférent. Si Nick Talbot, son chanteur et compositeur, était plutot désagréable en conférence de presse (déjà blasé ?), il n'en demeure pas moins un compositeur de talent, osant prendre son public à contre-pied d'un album à l'autre. Cela se traduisit sur scene par des changements d'ambiances multiples. Un concert bien agréable.

Pour finir au Grand Large, The Earlies . Sur CD, il faut malheureusement reconnaitre, que c'est assez chiant. Par contre, sur scene, le groupe se transforme en machine à voyager dans les rêves. Pas moins de 7 personnes sur scene pour créer une pop du 21e siecle, à la fois dense et aérée, le jeu des voix était magnifique, les mélodies que l'on avait du mal à distinguer sur disque étaient ici parfaitement discernées et de toute beauté. Une grande chaleur, un grand halo de lumiere émergeaient de leur concert, donnant un air presque surnaturel. Esperons vraiment qu'ils parviendront un jour à mettre sur CD toute cette émotion qu'ils arrivent à créer devant le public !

Le soir - L'Omnibus
Rock&Roll, remplacant de fortune, et récent vainqueur du concours CQFD, ouvrait la soirée rock de l'Omnibus. Rien à dire sur la dégaine tres strokesienne des membres, ni même sur les compositions, tres Rock n'Roll mais surtout tres conventionnelles. Mais, au bout de 10 minutes, on se demanda tout de meme quand ils aller arreter de chanter la même chanson. Un peu d'originalité, ça vous dérangerait ? Bon, moi, je partis alors boire une biere !

C'est malheureusement aussi ce qu'on attendait de The Duke Spirit . Evoluant sur un genre remis au gout du jour par les White Stripes, The Kills et autre duos revival rock, le groupe nous offrit ce soir un concert de fin de tournée. La chanteur avait la voix fatiguée et s'en excusa. Du coup, le répertoire avait été choisi pour etre le moins fatiguant possible pour ses cordes vocales, moins intéressant du fait pour le public. A revoir dans de meilleurs conditions et apres avoir écouter l'album peut-être ;-)
Petit événement du Festival : Test Icicles . Le trio semblait un peu hors sujet ici. Certains se démandaient pourquoi on les avait programmé dans un festival poppy...
La réponse fut vite trouvée : Parce que c'est de la dynamite et qu'à la fin d'une soirée, rien de tel pour se décrasser les oreilles !!!

Le concert fut en fait assez hallucinant. Une scene variant ses lumieres entre rouge et noir, trois musiciens qui s'échangaient micro et guitare, pas de batterie, juste deux amplis retour en fond pour placer les musiciens en plein champs de bataille de décibels. Un des chanteurs, dépressif, recroquevillé en fond de scene, assis, couché, dos au public, mais tellement en harmonie avec sa musique grave et intense, que l'on ne se rendra pas compte qu'il n'était pas en train de jouer, mais qu'il souffrait vraiment. A tel point que l'on apprendra le lendemain matin, que le groupe décidait, au sortir de la scene, de mettre fin à leur carriere à l'issue de la tournée. Affaire à suivre donc ! Mais on souhaite vraiment une suite à cette aventure musicale, qui m'a rappelé sur bien des points, certains Blood Brothers, Nine Inch Nails et autres Tool. Un sacré mélange me diez vous ? Mais il fallait être là pour comprendre vraiment la claque que ce concert a pu représenter !
www.test-icicles.com

Samedi 18 Février
Enfin le week end. Et donc plus de monde que la veille. Heureusement, car les groues programmés nous ont offert de superbes souvenirs !

L’Apres-midi - Le Palais du Grand Large
OMR (ciné-concert) proposait en ouverture un concert électro melé d'images de film. La Charette Fantome de Viktor Sjöstrom, film noir et blanc muet de 1924 reprenait cette apres-midi un coup de jeunesse grace à sa nouvelle bande son d'un soir électro pop subtile mais aussi élitiste. Pour public averti.
www.omrmusic.com
Restant sur un registre similaire, Villeneuve ouvre les portes du public plus largement avec sa pop inspirée aussi bien de Daft Punk que de Kilye Minogue ;-). On appréciait en particulier une reprise de Depeche Mode dans une version tres personnelle !
Nits, Un grand moment du festival. Un grand moment tout court. La prestation des Nits fut à la hauteur de leur 31 ans de carriere. Leur pop d'abord originale et experimentale est aujourd'hui plus classique, moins audacieuse, mais reste toujours aussi passionnante. Ce soir, dans une salle comble, le groupe commenca d'abord tres acoustique, puis ajouta, en seconde partie de concert un rythme plus soutenu, pendant lequel il nous offrit ses classiques In the dutch mountains, Adieu Sweet Bahnhof et quelque nouveaux titres extraits de l'album Les Nuits, le tout illustré par des images touchantes, appasantes de Galaxies, de planetes, de lunes, de nuits étoilées. Il fut difficile de laisser partir le groupe qui recevra une standing ovation plus que méritée !

Le soir - L'Omnibus
L’enchainement des groupes et des lieux nous avait contraint à bouder Baxter Dury. Le fils de Ian Dury, auteur du célèbre Sex and Drugs and Rock n' Roll en 1977, a pris depuis quelques années, et la mort de son pere, le relais en proposant une pop originale et élégante. La version live sera quant à nous pour une autre fois.
Du coup, après la pop tout aussi élégante des Nits, nous arrivâmes et prîmes de plein fouet les terribles rythmes hypnotisant des Battles. Le groupe se présentait autour de son « batteur hero » talentueux et endurant. Au delà de l’exercice de style, c’est une veritable performence à laquelle nous inviterent les Battles ce soir, à travers leur post rock techno totalement inédite. J’ai du mal à croire que leur musique « abstraite » puisse être écoutable sur disque, mais sur scène cela restera un souvenir impressionnant. Spectaculaire et trippant.

Apres cela, Giant Sand ou plutot Howe Gelbe et ses musiciens (pas de Joey Burns ni de John Convertino pour la Route dur rock, trop occupés par leur propre projet) nous permettaient de relacher la tension. Vétue de sa chemise de cowboy, il allait une heure durant alterner les ballades de saloon au piano et un rock arizonien, qui a fait le succès du groupe et de ses contemporains (Calexico, Amor Belhom…). Classe !
Il rendra hommage à Rainer Ptacek le temps d’une video, qui ira jusqu’au bout malgré les sifflets des spectateurs les plus imbibés, une grande majorité ;-)

En guise de bouquet final, Vive La Fête mettra un terme à ce festival. Pourquoi donc faire revenir les belgo-hollandais, alors qu’ils étaient déjà présent cet été ? Et surtout qu’ils ne nous avaient vraiment pas passionnés ? Sans doute, parce que leur rôle n’était pas de faire monter le niveau intellectuel du festival, mais de permettre aux festivalier de se défouler. Et, pour cela, la mission fut totalement réussie pour Els et Danny. Par contre, il serait peut-etre nécessaire de revoir la copie coté album, car on s’éloigne de plus en plus du bel esprit Gainsbourg/Bardot, adopté en début de carriere, pour s’orienter vers un style pipi caca pas tres passionnant.

On retiendra de cette premiere version Hiver du Festival, malgré tout de très bons moments. Tous styles confondus, Nits, Test Icicle, Verone, Gravenhurst et Howe Gelb auront marqué de leurs empruntes indélébiles les esprits devant les remparts de St Malo, Hisse et Ho !

Photos et reportage : Mike S.

Mike S.


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La Route du Rock – Collection Eté 2006
LA ROUTE DU ROCK
COLLECTION ETE 2006

Collection Eté – Il était bien indiqué sur le programme que nous nous trouvions en été. La grisaille et le froid ambiant nous signifiaient tout le contraire. Mais bon, ne nous plaignons pas, il n’a que très peu plus pour cette nouvelle édition de la Route du Rock à St Malo. Autant vous le dire tout de suite, la programmation de cette année n’avait pas misé sur les valeurs sûres comme cela avait été le cas les années précédentes. Pas de Cure, pas de Muse, juste un Franz Ferdinand en devenir et quelques pointures underground telles que Belle & Sebastian, Calexico ou Cat Power. Ce qui n’est pas rien malgré tout. Et le public habitué du Fort de St Père ne s’y est pas trompé, venant massivement remplir l’enceinte toujours plus fragile du vieux Fort.

Vendredi 11 août 2006 - JOUR 1 - Liars - Mogwai – Calexico – Islands - Why? - Howling Bells - Grizzly Bear - Friends Of Dean Martinez - Port-Royal - Ulrich Schnauss


Mogwai @ Mike S.

 

Samedi 12 août 2006 - JOUR 2 - Radio 4 - TV On The Radio - Cat Power & The Memphis Rhythm Band - Belle And Sebastian - The Pipettes - You Say Party! We Say Die! - Stuart A. Staples - Micah P. Hinson - Dillinger Girl & "Baby Face" Nelson - Dimitri Plays.


Cat Power @ Mike S.

Dimanche 13 août 2006 - JOUR 3 - Band Of Horses - Franz Ferdinand – Katerine - The Spinto Band - The Television Personalities - Isobel Campbell - El Perro Del Mar – Hauschka - Dimitri Plays


Franz Ferdinand @ Mike S.

En conclusion, et histoire de jouer les insatisfaits éternels malgré une programmation globallement excellente, les sets m’ont semblé une fois encore fort court. Ne serait-il pas plus judicieux soit de commencer plutot, soit de retirer un groupe. C’est d’ailleurs toujours le dernier groupe qui en subit les conséquences ! On a tout de meme compté plus de 20.000 personnes sur les trois jours. De quoi assurer une suite en 2007 au plus élitiste des festivals d’été français.

Mike S.


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JDM 2007

JDM Festival
Les 25, 26 et 27 mai 2007
BULLIGNY (54)

La 3ème édition du festival s’est déroulée les 25, 26 et 27 mai 2007 à BULLIGNY. Quelques pointures se sont succédées cette année : BB BRUNES, JACQUES HIGELIN, EIFFEL, SANSEVERINO et LES WAMPAS.

Contrairement à l’année précédente, il y avait une scène unique pour cette édition.

L’animation entre les changements de plateaux étaient assurée par une fanfare et un DJ.

Après un début en douceur, le public s’est fait un peu plus nombreux au fil des jours.

Se sont enchaînés les formations suivantes :

VENDREDI 25 MAI 2007 :

BLUESKARACH’ (musique festive, reggae ska) , LADY BRINGS BAD NEWS (hard punk rock), JAVA (rap guinguette), PERCUBABA (reggae), LES FILS DE TEUPHU (fanfare punk), BB BRUNES (rock).

SAMEDI 26 MAI 2007 :

THE CONGOS (reggae), UGLY DUCKS (rock’n’roll), TETARD (nouvelle scène rock), NH24 (pop rock punk), EIFFEL (pop rock), LES CAMELEONS (reggae ska fiesta), JACQUES HIGELIN, MAD SHEER KHAN (world electro rock), NAGAS (pop rock).

DIMANCHE 27 MAI 2007 :

LUCKY LOOSER, P’TIT JEZU (guinguette ska java reggae), RACHID WALLAS (rap), KATEL (scène française rock), LES WAMPAS, MELL (scène française), LES TETES RAIDES (presque au complet), SANSEVERINO, ELEKTROCUTION (punk’n’roll).

Ce festival qui n’a pas la vocation d’être un festival rock a tenu cette année encore toutes ses promesses avec les moyens du bord.

Un grand merci et félicitations aux bénévoles sans qui ce rendez-vous n’aurait pu avoir lieu.


Master


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JDM 2006
JDM FESTIVAL 2006
24 - 25 - 26 - 27
MAI 2006
BULLIGNY (54)

Pour la 2ème édition du JDM FESTIVAL qui s’est déroulée du 24 au 27 mai 2006 à BULLIGNY (54), une belle programmation avec entre autres : KILL THE YOUNG, RAPHAEL, THE RASMUS, BLANKASS, SERGENT GARCIA, LES HURLEMENTS D’LEO, LES 3 ACCORDS, etc.
Un festival qui n’a pas la vocation d’être un festival rock, et qui diversifie tous les styles musicaux en passant par le punk rock, le reggae, le ska, la chanson, le rock déjanté, le festif, le garage…

Autant dire que chacun y trouve son style. La présence de 2 scènes permet d’éviter les temps morts. La scène principale appelée LA SCENE DU MICHEL où se produisent les groupes confirmés, et LA SCENE DECOUVERTE, qui comme son nom l’indique, donne sa chance aux groupes qui aspirent à être connus.
Les concerts s’enchaînent ainsi d’une scène à l’autre. A noter que celles-ci sont surélevées, ce qui permet une parfaite visibilité, où que l’on soit.

1er jour
La soirée était plutôt axée « Rock Festif » avec entre autres : MON COTE PUNK (Chanson Punk Rock), TOURNEE GENERALE (Chanson à Déboire), LES HURLEMENTS D’LEO (Chanson), BABAYAGA (Musique Tzigane Cabaret), PATRICE(Reggae), THUNDERCRACK (Rock Garage) et KILL THE YOUNG (Pop Rock).

Les temps forts de cette soirée ont été marqués par MON COTE PUNK, collectif français à géométrie variable, une formation de 10 personnes, avec une alternance dans les chants et les instruments. Un mélange de cultures et de rythmes pour débuter les concerts de la grande scène.

A noter également la bonne prestation du groupe LES HURLEMENTS D’LEO, qui succède les morceaux rock, punk, java et musette avec une alternance également dans les instruments et dans le chant.

Le public était venu nombreux pour PATRICE, artiste qui passe du Reggae à la Soul, avec un détour par le Blues, le Jazz ou encore le Hip Hop. La foule n’a pas été déçue, même les puristes ne jurant que par la pop et le rock se sont laissés prendre par sa représentation.

Enfin, KILL THE YOUNG, les trois frangins de Manchester, toujours aussi efficaces, avec quelques nouveaux morceaux, dans un style qui n’est pas sans nous rappeler NEW ORDER et les SMITHS.

2ème jour :

L’entrée était gratuite ce jour là, avec le partenariat du Conseil Général de Meurthe et Moselle.
Le moment fort de cette journée aura été la pluie, et les groupes qui se sont produits sous les trombes d’eau sont notamment ALIFAIR (Chanson Electro Pop), THE SPANGLES (Pop Rock), BALBINO MEDELLIN (Gitan de Paname) et DAHLIA (Rock).


3ème jour :

Au lendemain des pluies diluviennes, et sur un parterre couvert de foin et de paille pour absorber la boue, le festival continuait avec entre autres : CHRISTOPHE MALI (Chanson), LES 3 ACCORDS (Rock Déjanté) , EDDY LA GOYATSH (Chanson), SERGENT GARCIA (Festif), LE CRAPO DES MARAIS (Hip Rock), THE RASMUS (Rock), et BLANKASS (Pop Rock).

Les temps forts de cette journée ont été marqués par :
Pour ouvrir le bal, LES 3 ACCORDS, groupe nous venant du Québec, avec un style rappelant très fortement Elmer Food Beat.
Arrivait ensuite THE RASMUS, a qui on peut reprocher de développer un Rock FM mais qui est néanmoins très efficace sur scène. Les fans d’OPUS auront eu le plaisir de les entendre reprendre « Live is Life » qui servait d’interlude entre leurs morceaux. A noter que THE RASMUS est un groupe Finlandais mais qui n’a rien à voir avec les gagnants de l’Eurovision 2006 !
Et pour terminer, BLANKASS, sous les trombes d’eau, remerciant le public d’être resté...
Une très bonne note au groupe LE CRAPO DES MARAIS (Hip Rock) avec une énergie et une fougue terrible. A voir aux Eurockéennes de Belfort !


4ème jour :

La journée était plutôt axée sur la musique jamaïcaine avec THE DESCENDANTS et JAMAICA ALL STARS. Ne manquait plus que la COMPAGNIE CREOLE, et je craquais…

Les moments forts de la journée était attendus avec ANAIS et RAPHAEL.
ANAIS qui connut quelques soucis de balances et de matériel. Pour l’anecdote, celle-ci a joué avec la guitare prêtée par ROOLTA’BOSS qui jouait auparavant sur la petite scène. ANAIS, un style non comparable - non pas que ça ne ressemble à rien - mais s’agissant surtout de clowneries en chanson, de parodies de Linda Lemay et de Carla Bruni.

Puis vint celui que toute la foule attendait : RAPHAEL. Un peu plus tard que prévu suite à une panne de bus... Le concert débutait à 23h15 avec un show très professionnel. Un enchaînement de tous les tubes, plus les reprises de BOWIE (The Man Who Sold the World) et des CLASH (Straight to Hell). Un très bon set pour clôturer cette 2ème édition du JDM FESTIVAL et sans doute la journée qui a connu la plus grande affluence.

Malgré divers désistements (BURNING SPEAR, EL PRESIDENTE, PRESIDENTS OF THE USA), l’édition 2006 du JDM FESTIVAL restera un très bon cru et confirme son statut de festival digne de ce nom. Un festival à taille humaine, qui explique la grande complicité entre les artistes et le public qui accepte et respecte la diversité musicale.

A l’année prochaine !

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Plus d'infos : www.jdm-festival.com

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