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Chroniques CD / Autoprod' Tout le monde en parlera demain, découvrez-les avant...
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| Impossible Hair – What is the secret of impossible Hair ? |
| Avatar - We are not born yet |
| Heet Seas – 1 & 2 – From The Den & Little City |
| Hype - Hidden |
| Henley-On-Todd - Mint |
| David Fakenahm - here and now |
| Chapi Chapo & Les petites musiques de pluie – Chuchumuchu |
| Ko & Josephine - Eponyme EP |
| Guns of Brixton - Cap Adare |
| En eaux troubles - Jusqu'à la dernière goutte |
| Dana Boulé - Going gone |
| Sam – L’Engrenage |
| Alifair - Fort intérieur |
| Alice s'émerveille - Etoile moi |
| Concrete Knives |
| Bluebird Supernovae - Demo 1.0 |
| Avatar - Meta |
| Aña – L’air de rien |
| Simone Choule - Simone Choule EP |
| Djiel - Silly Pressure |
| Red Light – Crash system sound |
| Meringue, alcohol and us – Black and white rainbows |
| S.Armelle - aux commandes |
| Rougge - Fragments |
| Cpoupa - Arsenal |
| Alasèv – Les envoûtées |
| Bleachin - Wake up citizen |
| 20 bands in a Box 2.0 - La Compilation 2007 |
| ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2009 |
| ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2000-2005 |
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| Haut |
Impossible Hair – What is the secret of impossible Hair ?
2009 – 14 titres – 35’
Style : Indie Rock
Label : Autoproduit
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Note : 8/10
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Le groupe pose lui-même la question : quel est donc le secret d’Impossible Hair ? Avec en sous-entendu (par nous et par forcément par eux), quel est le secret de la réussite d’Impossible Hair et de son album ? Avançons l’hypothèse que cela tient dans le simple fait que ce groupe joue dans une liberté d’action totale, pour le seul plaisir de la musique. Chaque membre d’Impossible Hair fait partie en effet d’un autre groupe et ce nouveau group est encore plus qu’un projet bis, une nouvelle source de récréation : le guitariste Jim Glass joue donc dans Buttsteak Whose et le bassiste Roman Kuebler dans the Oranges Band, deux références de la scène locale de Baltimore. Le batteur Sammy Ponzar, lui, est derrière les fûts de The Andalusians (signé chez Dischord, ce qui est en soi une référence). Pour le chanteur-guitariste Joe Ryan, c’est encore autre chose : |
il est chercheur sur l’embryogenèse animale à Washington DC ! Pour sûr que la musique est pour lui un passe-temps. Le groupe sort d’ailleurs son disque en autoproduit, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Et le résultat est là : 14 titres d’indie rock ultra efficaces et maîtrisés bénéficiant de l’apport et du talent de pop singer de Ryan, pour le coup vraie révélation du groupe. Ryan donne une petite tonalité 60’s à une indie rock plus marqué 90’s ( Silver amplifier, X-ray man). Impossible Hair ne change pas la face du monde mais serpentant un chemin entre Dead meadows, Guided by voices, Weezer ou même Pixies ( 1959), affiche une vitalité débordante et trouve chaque fois, la petite idée qui fait mouche. Ils seraient étonnants qu’ils ne soient pas repérés par un label que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. A l’Impossible (Hair), nul n’est tenu ! My space
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Denis Z.
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Avatar - We are not born yet
2009 – 5 titres – 14’35
(autoprod)
Style : Rock
Label : Autoprod
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Note : 7.5/10 |
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Nous avions
découvert Avatar avec une première demo, l’an
passé, 7 titres, réunis sous un titre générique,
Meta !
Cette fois, c’est avec 5 nouveaux titres qu’ils nous reviennent.
We are not born yet, comme pour exprimer leur envie de progresser encore
et encore avant de passer à la lumière, et qui sait, d’être
signé sur une belle et grande maison de disque.
En attendant, ce
nouveau EP s’oriente vers un style à la
fois plus punk et plus pop, quelque chose dans l’esprit de Wheatus,
Presidents of USA ou encore Green Day. Comme ces groupes
précités,
Avatar, on le sent, s’amuse dans leur composition, et mieux,
ils vous mettent le sourire aux lèvres ! Et comme c’est plutot
rare en ce moment, il faut en profiter ! D’ailleurs, les titres
eux-mêmes
n’ont rien de profondément sérieux, à l’image
de l’intro, baptisée Unknown Artist, Unknown Track,
un titre bien connu de tous, devenu une véritable
star de votre player, au même titre que Verbatim dans votre
discothèque !
Lors de la première
démo, on s’était dit qu’Avatar avait cette envie
de ne pas avoir une étiquette qui leur colle à la peau.
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Il est en de même
pour cette nouvelle démo, et apres 3 premiers
titres dans la mouvance du punk californien, le groupe enchaine
sur un titre plus hybride, plus Rock que Punk, sorte de Placebo
enragé ;
et juste derrière, avant de terminer, les guitares sèches
reprenant le dessus, ils nous remettent Permanent makeup (3e
titre du CD) dans une
version acoustique dépouillée, 100% pure Folk. Le groupe
est déjà prêt pour nous faire un Unplugged on MTV !
Comme pour leur précédente démo, Avatar livre, dans
ce nouvel EP, un son de tres bonne qualité, et même meilleur.
Le mixage est excellent !
Les 3 avatars originaires de Caen ont
fait du bon boulot ! Quelques dates de concerts sont annoncées
sur Myspace !
On peut aussi y entendre deux titres de cette nouvelle galette
! Vous savez donc ce qu’il
vous reste à faire.
Un CD des plus rafraichissant – même si le terme est usé à force
d’utilisation – et bourré d’énergie positive
!
Myspace
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Mike S.
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Heet Seas – 1 & 2 – From The Den & Little
City
2008 – 9 + 11 titres
Style : Electro Indus
Label : Autoprod
Note : 7.5/10
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| Basé sur
un duo, Ynk et Bat, originaire d’Amiens en Picardie, Heet
Seas s’est
d’abord agrandi le temps de quelques concerts, avant d’intégrer
défitivement d’autres musiciens. Ynk est à la
guitare et Bat à la Batterie et aux claviers. Les deux se
partagent le micro, Vyküü s'occupe de la basse et JL vient doubler
les guitares...
Heet Seas est avant tout un travail musical.
Fin 2008, apres une premiere démo (HT2 – Parts sorti
en 2007),
Heet Seas met les bouchées double et sort coup sur coup, à une
semaine d’intervalle, deux albums, à la fois différents
et complémentaires. Le premier, From The Den, composé
bien avant le second, se veut plutot électrique,
sorte de mélange entre l’electro-metal et l’indus, quelque
part entre NIN et Punish Yourself. Cela donne un son brut,
puissant, rapide. Le groupe se laisse de rares moments d’accalmies,
si ce n’est
parfois dans les intro ou sur A great song from the Den. The Flying
Mountains et Dirty March of Weak Giant sont tres certainement
les deux titres les plus marquants de
cet album de bidouilleurs de garage.
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Le second album, Little
City, s’introduit
subtilement avec quelques notes de claviers, des sons d’oiseaux,
mais tres vite, Little City we live in s’anime et nous livre des
rythmes techno beaucoup plus marqués. On pense à LTNO,
Killing Joke, Ministry et encore à NIN, si ce n’est que les voix
sont plus inspirées par le coté punk de la Force…
Family House, le 3e
album de Heet Seas est déjà composé, à l’heure
où j’écris ces mots, alors si cette chronique vous
a donné envie de découvrir ces cyber picards, rendez-vous
Jamendo,
car ces deux premiers albums sont encore téléchargeables
gracieusement ! Mais pour combien de temps !
Hear Seas marient les rythmes techno et les mélodies Rock comme peu en
France. Leur deux premiers albums représentent deux beaux premiers essais
!
Myspace
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Mike S.
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Hype - Hidden
2009 – 4 titres – 15’
Style : Rock
Label : Autoprod/Believe Digital |
Note : 7/10 |
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| Paris,
France, un groupe de Rock qui aime bien travailler la mélodie et
le son indie… C’est Hype, un
groupe que la Magic Box suit depuis quelques temps maintenant
et qui nous livre un premier
EP en attendant l’arrivée imminente
de leur premier album !
Alors, apres Lies & Speeches (2006), et en attendant ce
long format, un nouvel EP, baptisé Hidden, contenant
4 titres, pointe le bout de ses guitares. Au programme, Out of
Control, un titre déjà sélectionné sur
Oui FM, une radio parisienne qui a du flair, un titre toute guitare
devant, un titre tres rythmé, à la maniere de Franz Ferdinand ou
des Clash, une voix assurée et un refrain entêtant.
Un tube en gestation. Le titre est suivi par Connected, avec plus
de retenue, une voix plus trainante, mais toujours des solos de
guitares efficaces.
High on me, à force
d’écoute, pourrait bien devenir mon second titre préféré – apres
Out of Control, par ses vocaux démultipliés sur le
refrain une fois de plus obsédant, et ses changements de rythme.
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Le dernier titre, qui
donne son nom à ce EP, Hidden, est un bel exercice de style,
totalement instrumental, laissant les musiciens exprimer leur
talent. Ce
dernier titre devrait,
comme les autres, se retrouver bientôt, dans un tout premier album
d’une dizaine de titre, que l’on dit éponyme à ce
jour !
D’ici, là, il y a donc ce petit et excellent Hidden, disponible
en digital via Believe, et une tournée d’été entre
Paris et l’Aveyron ! On dit d’ailleurs leur concert d’une rare
efficacité ! A bon entendeur !
Myspace
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Mike S.
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Henley-On-Todd - Mint
2009 – 9 titres – 30’54
Style : Rock
Label : Autoprod/La Mante Production |
Note : 7.5/10 |
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| Ils
sont parisiens, ils aiment le son des guitares entremêlées
et les bonnes mélodies, et apres un premier EP, ils enchainent sur
leur premier album, baptisé Mint. Le son de Mint et
en particulier de All That’s innocent, par exemple, ne sont
pas sans rappeler le travail de Sebadoh, Dinosaur Jr et de
toute cette génération
guitare des années
90’s, que ce soit en Angleterre ou dans le Nord Ouest des USA…
L’album est expéditif, tout juste une demi-heure, et se veut
efficace, réduisant les compo à l’essentiel, parfois
minimaliste, guitare-voix, omniprésentes.
A l’écoute de Henley-On-Todd, en fait, on se met à rêver à toute
celle belle époque, celle de la Noisy pop de Ride, de Chapterhouse,
ces groupes éphémères qui nous ont ensorcelés à jamais.
Vous noterez d’ailleurs que toutes ces références
demeurent à jamais anglosaxonne, et qu’on ne parvient
pas à mettre un groupe français, dans la longue liste
du Noisy Rock, même si on s’y penchait pendant des
heures…
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Peut-etre Lucivacarme… mais c’est
vraiment pour en trouver un ! Alors, mettons nous à rêver
d’une seconde wave de noisy qui déferlerait sur la France,
et Henley-On-Todd en serait alors la tête de proue. Et pourquoi
pas ? Ce qui est sûr, c’est que Henley-On-Told en a le potentiel
! Alors, allons-y pour une revival Noisy Rock ! On attend maintenant le
reste des wagons !
Mint a ce petit truc de la Madeleine
de Proust, qui fait un bien fou, certains matins chagrin, comme
ceux que l’on vit ces derniers temps ! Mint, le déclic
Fraicheur ! Merci les
gars !
www.myspace.com/henleyontodd
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Mike S.
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David Fakenahm - here and now
2009 – 12 titres – 40'00
Style : folk
Label : Autoprod
Note : 8,5/10
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On peut mener une vraie carrière et rester autoproduit, sans maison de disque et sans distribution. C'est un peu le cas de David Fakenahm, batteur occasionnel pour d'autres (Johan Asherton, Karl-Alex Steffen, Pumuckl) et talentueux songwriter libre de son art. Deux EPs, deux albums, l'Orléanais prend son temps pour composer ses chansons mais au final, se révèle prolifique. Tant mieux. Le critique que je suis a parfois l'impression d'avoir plus d'ambition pour lui que l'artiste lui-même. Ou plutôt David Fakenahm n'a d'ambition que pour l'essentiel : faire de bonnes chansons avec de belles mélodies et de belles ambiances. Etre signé pour être signé et risquer de perdre sa liberté de création, très peu pour lui. Compréhensible et en même temps regrettable car David Fakenahm mérite plus que jamais de voir les lumières d'une certaine renommée éclairée sa musique et par delà sa personne. Here and now, voulu plus folk que le précédent Back from wherever, est irradiant de beauté. Mieux encore, il est porteur d'une profonde sérénité. Il est pourtant intime pour ne pas dire intimiste, réalisé seul ou presque (Pierre Schmitt joue du violon sur Forbid, Nine Fakenahm du xylophone). Fakenahm n'est pas du genre à pleurer son spleen dans un atmosphère aride et dépouillée. Son but est quand même de procurer du bonheur au gens, de les émouvoir sans les plomber. Peut-être car il vient du rock, peut-être car sa culture musical est plus "classic" qu' indé, plus REM ou Springsteen (No talk to love a des accents Nebraska-ien) que Palace. |
L'album est souvent solaire, il n'en est pas moins habité. Il est classique, il n'en est pas moins inventif comme une Julie Doiron ou une Tara Jane O'Neill peut l'être. L'Orléanais, avec peu, rend plus abstraites certaines musiques : une reverb bien utilisée, des choeurs évanescents, des percussions qui viennent d'ailleurs (Wood et son petit côté Red House Painters, des sons plus bizarres (Patchouli). Mais de toutes les façons, l'orfèvre Fakenahm part de l'essentiel - une bonne mélodie - pour aller peaufiner le détail. Il soigne après son instrumentation : harmonica, mandoline, un soupçon de claviers, des guitares savamment dosées entre électricité et acoustique viennent sans cesse enrichir la trame de départ. Bon exemple, The man who told stories contient en son sein tous les ingrédients pour vivre une tragédie sous le soleil du Nouveau-Mexique. Mais le fond étant bon, une guitare et une voix suffisent déjà à notre bonheur (21st century beach). A ce titre, Cardboard termine l'album sur une note poignante et presque mystique. Au milieu de douze titres avec un coeur gros comme ça et une vraie âme derrière chacun d'entre eux, Forbid avec sa rythmique de poche mais irrésistible termine de charmer un auditoire déjà conquis. Le titre a les atouts pour devenir l'équivalent d'un lumineux Horse with no name, le classique d'America. Here and Now est bien le genre d'album qui me donnerait envie de monter un label. Site |
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Denis Z.
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Chapi Chapo & Les petites musiques de pluie – Chuchumuchu
2009 – 17 titres – 51’42
Style : Pop de poche
Label : Chapimusic Records |
Note : 7.5/10 |
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| Sous des faux airs minimalistes, Chapi
Chapo élabore une
musique riche et envoutante.
En effet, Chapi Chapo utilise comme base musicale des instruments
ludiques, tels que des pianos pour enfant, xylophones, métallophones,
glückenspielen et tout autre objet qui leur (lui) passe sous
la main… A partir de cette matière brute, déjà employée
par Pascal Comelade, Chapi Chapo y ajoute une dimension plus structurée,
plus moderne aussi, et carrément mélodique !
A l’instar du single Take the time, une voix à la
fois douce et troublante, crée parfois sur les compositions
une atmosphère étrange, comme celle qui ère
dans les films d’animation (ou non) de Tim Burton, L’étrange
Noël de M. Jack ou encore Edward aux mains d’argent. Les
compositions de ce nouvel album ont d’ailleurs tout de
la musique de film, laissant à l’auditeur le soin
de créer lui-même les images sur la bande-son.
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La valse d'Atoya ou
Here we go again sont des titres qui laissent notre imagination divaguer
sans limite.
Avec ce troisième album, Chuchumuchu, Chapi Chapo nous conduit
un
peu
plus
vers une
musique sensorielle, répétitive, remplie d’images, d’impressions,
de sensations, sur des rives empruntées par des gens aussi variés
que Syd Matters, Einsturzende Neubauten ou Cranes. Avec ce petit côté baroque
parfois sur des titres comme Early bird.
Ces musiques de pluie n’ont de petit que leur nom. Car, à bien écouter,
on y découvre un monde fabuleux.
Myspace / Site
officiel
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Mike S.
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Ko & Josephine - Eponyme EP
2009 – 4 titres – 14’14
Style : Pop Rock aciduée
Label : Autoprod |
Note : 7/10 |
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| Réduit
autour d’un duo, le groupe malouin Ko & Joséphine poursuit
malgré tout
le travail initié sur leur premier album autoproduit. C’est
avec un EP 4 titres qu’il débutent leur nouvel état.
Et comme précédemment, on retrouve cette pop électrique
et brillante qui nous avait bien amusés auparavant.
Difficile en 4 titres de ressentir une nouvelle tendance, une nouvelle
impulsion, d’autant qu’on y retrouve en plus une vieille connaissance,
en fin du 4 titres, La poupée, un titre appartenant au set du groupe
depuis quelque temps maintenant.
Du coup, c’est dans les apparats que l’on va aller chercher
les changements ! Plus de site internet à ce jour, le duo nous oriente
vers son myspace, qui nous livre à son ouverture, une photo du duo,
digne d’une séance en compagnie des White Stripes. Parmi le
Top Amis, on y retrouve aussi les Rita Mitsouko, duo malheureux, ou The
Kills et The Ting Tings, autres duos, qui peut orienter le lecteur qui n’a
jamais – il y en a encore ? – entendu parler de Ko & Joséphine.
Et puis, on y découvre l’impensable !
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Ko & Josephine cachent
dans leur valises des « joujoux extra », qu’ils affublent
de noms tels que TR606, MPC 1000, MS20, MicroKorg… Autant dire que
tout cela est tres louche et qu’il va falloir enquêter !
Et effectivement, en
réécoutant encore plusieurs fois ces 4 petits titres, on
se rend compte que de duo, le groupe est devenu trio, donnant une véritable
identité à la rythmique, sorte de Doktor Avalanche du 21e
siècle. Le beat electro pop y est plus présent que jamais,
et n’est pas sans rappeler les travaux plus anciens des Vendetta ou encore plus vieux des Ultra
Orange, premiere époque. Hormis
cet aspect sur la forme, les compositions de Ko & Joséphine
demeurent terriblement entêtantes et foncièrement gesticulantes
! Donnant envie de participer une fois de plus à un de leurs inoubliables
spectacles !
Découvrez vite Golden Boy et Boris ! Bonne humeur garantie
!
Myspace |
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Mike S.
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Guns of Brixton - Cap Adare
2009 – 10 titres – 58’25
Style : Post Dub
Label : Autoprod
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Note : 7.5/10 |
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En recevant le troisième et nouvel album des Guns Of Brixton, Je m’attendais à prendre une bonne poussée de Dub dans les oreilles, ce son lourd, ces rythmes tripant, qui correspondent au genre… Et puis, surprise, si le son reste lourd, ample, les rythmes ont véritablement évolués, passant même au second rang, laissant alors la part belle aux guitares, à des riffs interminables, sur des morceaux d’anthologie, de 7 à 8 minutes. Et puis, encore rare, mais loin d’être discrete, à une voix digne du Rock alternatif qui a sévi dans les années 90.
Se serait-il passé quelque chose du côté de Caen ? Les Guns ont-ils eu une vision ? une révélation soudaine du Dieu du Post-Rock ? Quoi qu’il en soit, il est clair que la livraison 2009 semble être le résultat d’une profonde remise en question, faisant revenir l’adrénaline au cœur des compositions.
Avec Cap Adare, les Guns nous conduisent dans de nouvelles contrées, quelque part dans un No Man‘s Land, à mi-chemin entre les Mogwai et les Thugs…
Quelques soubresauts de l’ancienne vie du groupe transparaissent sur This night..., le titre introductif et sur Cannibale, le premier single de l’album, mais là, déjà, le choc des guitares brouille un peu les pistes, proposant un patchwork sonique, en clair obscur.
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The burden of betrayal, le titre qui suit sur l’album, confirme la nouvelle tendance, Guns Of Brixton souffle le chaud et le froid, alternant des moments hypnotiques avec d’autres plus brutaux, véritables électrochocs.
Malgré un titre évocateur sur l’album (Dub is not dead), Guns Of Brixton semble prendre la tangente, déplacer les lignes, changer de cap… d’où peut-être ce titre d’album, aux antipodes de leur Normandie natale.
Quoi qu’il en soit, et malgré un petit moment de déstabilisation, la livraison 2009 des Guns Of Brixton apparaît à la hauteur de ses 2 premiers longs formats. Mieux, elle nous conduit vers de nouveaux horizons, de nouveaux sons, avec de nouvelles perspectives pour l’avenir.
Avec Cap Adare, les Guns Of Brixton se placent à l’avant garde d’une mutation du Dub ! Et c’est tant mieux !
www.gunsofbrixton.com |
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Mike S.
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En eaux troubles - Jusqu'à la dernière goutte
2009 – 9 titres – 52’52
Style : Rock
Label : Autoprod / Mosaic Music
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Note : 7/10 |
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| Un
nouveau groupe sévit sur la région d’Aix-en-Provence.
Son nom : En eaux troubles.
A la première écoute, aux premiers effets dans la voix, aux
premiers solo de guitares, de larsen interminables, j’essaie de rechercher
les influences qui ont conduit le groupe dans cette direction. J’ai
lu, entre autres, sur Myspace, Sonic Youth, Diabologum, Noir Desir, NIN… L’écart
peut paraître grand entre toutes ces pointures du Rock, de l’indus
ou de l’expérimental, mais, déjà Diabologum s’était
amusé dans les années 90’s à brouiller les pistes
et finalement à créer son style. Et aujourd’hui, nombres
de groupes français se revendiquent héritiers du son des toulousains.
Alors, en écoutant bien Jusqu'à la dernière goutte,
on ose imaginer que la magie pourrait à nouveau opérer autour
de ce petit nouveau, de surcroit proche géographiquement…
Ce qui est sûr, c’est que les influences citées se retrouvent
effectivement entremêlées dans la musique d’En Eaux Trouble.
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Une musique sombre, énervée,
expérimentale, des textes noirs, dépressifs, un brin poétique,
une interprétation tres impersonnelle font de ce Jusqu'à la
dernière goutte, un album d’une bien belle facture, et véritablement
original. Ajoutez à cela, ce sens de la recherche scientifique
autour des sons, des échos, des notes enlacées, dont les
Sonic Youth ont souvent usé (abusé), et vous obtenez un
premier album digne des plus grands.
Enregistrée autour d’une pierre angulaire de 9 minutes (Rehabilitations
de la haine), l’album s’écoute religieusement, pour bien s’imprégner
des mots, des idées…
Un album à la fois éloquant et efficace !
A classer juste entre Noir Desir et Programme. Eh, le chainon manquant ? ;-)
www.myspace.com/eneauxtroubles
onnageeneauxtroubles.free.fr/
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Mike S.
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Dana Boulé - Going gone
2008 – 12 titres – 42'
Style : Pop
Label : Autoprod
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Note : 7,5/10
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Débarquée à Paris par amour d'un Français, Dana Boulé nous vient de Brooklyn. Entrer dans l'album de l'Américaine, tout propret en apparence, c'est ouvrir une positive boîte de Pandore - donc tout le contraire de la boîte originale- qui n'est pas avare en surprise, en plaisir, en fantaisie, en vie tout simplement. Au premier niveau de lecture, nous trouvons donc une sage songwriter, bien comme il faut derrière son piano et sa formation classique. En ouverture, Go away, rehaussé de cordes, s'apparenterait à une pop en dentelles jouée sous les alcôves des boudoirs. Mais méfions nous de l'eau qui dort et l'usage que fait Dana d'un accordéon (à l'instar de Dawn Landes) pouvait nous mettre la puce à l'oreille : l'Américaine se dévergonde, se confronte à des plaisirs plus populaires, entourée d'une dizaine de musiciens (avec section cuivre) comme on pourrait le faire en Europe de l'Est (Unforgiven).
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La musique reste néanmoins par essence américaine mais il y a cette même exubérance qui vient volontiers frapper à la porte. La musique de Dana Boulé est pleine de vie, parfois aussi expressive qu'un numéro de cabaret ou de cirque ou un spectacle de Broadway ( Right place, wrong time). Même des titres véritablement centrés autour du piano témoignent d'une passion qui ne demande qu'une chose : exulter. Fille naturelle de Tori Amos ou de Kate Bush sur l'échevelé I don't mind (qui rappellera aussi les éphémères Suddenly Tammy), le morceau est une belle transcription musicale de la formule "tempête sous un crane" ; il est aussi enivrant qu'un tour rapide sur un vieux carrousel. Le lunaire Sorry accentue l'impression d'une chanteuse qui met tout son coeur dans son interprétation et l'épanchement de ses sentiments, sans que cela soit pourtant lourdaud ou ampoulé. Dana Boulé joue les funambules avec talent. Site
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Denis Z.
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Sam – L’Engrenage
2009 – 13 titres – 46’06
Style : chanson folk
Label : Autoprod
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Note : 7/10 |
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A
mi-chemin entre chanson et folk acoustique, Sam réédite
son forfait de 2006 et sa Grande Roue, avec un nouvel album, L’Engrenage.
La grande force de Sam, c’est sa voix, euh, non, ce sont ses mots,
non, sa voix, non, ses mots… Vous l’aurez compris, Sam joue
habillement de sa voix pour donner force et expression à ses mots,
tranchant et incisif parfois (Arbeit), quand il aborde des sujets de société ou
de politique, mais n’en oubliant pas d’être aussi plus
léger, quand il aborde une tranche de vie, autour d’un kébab et d’une bande d’amis.
Pour habiller ses mots, Sam prend sa guitare acoustique ou son
piano. Il y ajoute ici un sax, là, des chœurs (L’autoroute),
et quand il a envie de faire du bruit, il branche sa guitare sur le secteur
et monte le tempo (les touristes) !
Dans
la musique de Sam, les percussions n’ont pas trop droit de citer,
non, sa voix et ses cordes rythment déjà bien assez ses
ballades.
| Le
rendu demeure assez original, avec cette petite patine folk associé à un esprit indéniablement chanson.
Quelque part entre les univers de Damien Saez et de Raphael, Sam poursuit
sa route, pris par l’engrenage de l’écriture.
Peut-être une fée - ou simplement un label - se penchera sur son berceau
en
2009
et
lui
donnera
l’occasion
de faire découvrir sa musique à un plus grand nombre.
Raison de plus pour vous dépêcher de vous rendre immédiatement
sur son site, tant que Sam laisse ses disques en téléchargement
libre… (Mais vous pouvez aussi lui acheter...)Ca ne devrait pas durer,
soyez-en
sûr.
Y
a
de
la
graine
de
star dans ces compositions !!
site |
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Mike S.
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| Haut |
Alifair - Fort intérieur
2008 - 11 titres -
Style : Chanson Rock
Label : Believe digital
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Note : 8/10 |
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Le
troisième album d’un groupe est souvent celui de la recherche
en maturité, et là, il fallait faire suite à Infiniment
songe, le
magnifique number 2, ce qui était impossible en restant dans le
même
axe !
Donc le Fort intérieur d’Alifair s’avère
plus tortueusement étrange effectivement, et ouvre de nouvelles
portes dans des couloirs innocupés jusqu‘alors.
Les rythmiques
sont plus tranchantes limite jazz rock, le phrasé des guitares de
JP Boffo s’imbriquent en corolle autour de la voix limpide d’Aurore
Reichert à haute
teneur en frissons cardiaques pour l’auditeur... Coeurs hautement
sensibles s’abstenir !
De plus ils savent écrire de vrais mots aussi :
| « L’explosion
dans les airs vers le ciel, en nuées, en nuages, en orage,
pour allaiter le sol de pluie.. » (histoire d’eau), « car
mon père a trompé son dieu, en t’aimant jusqu’à poser
ma vie en ton sein.. »
(prière odieuse), invitant l’ami Louis Ville, avec
sa voix d’outre
tombe pour un duo bien nommé la belle et le rebut.
Toujours
entre sagesse, violence amoureuse et folie surréaliste...
Ajoutez à celà comme
toujours chez eux le design soigné cette fois par Thomas Lagache et
vous
aurez entre les mains un objet tout destiné à faire fondre décatement
votre boite à musique personnelle !
www.myspace.com/alifairband
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Erik B.
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| Haut |
Alice s'émerveille - Etoile moi
2008 - 12 titres -
Style : Chanson
Label : Autoproduit
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Note : 7.5/10 |
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Après
plusieurs aventures de groupes (K-ractere, What's your name), petite Alice s'aventure
en solo. Produite par Jean
Pascal Boffo au Studio Amper (également
sur scène avec elle), posant des nappes de guitares en simples accompagnatrices
d'une voix qui reste du début à la fin le fil conducteur
d'un ensemble harmonieux, afin de porter ces chansons "pop merveilleuse".
Les touches de cuivres entraînent par moments l'ouvrage vers un jazz
bien envoyé et le groove un peu funky de certains morceaux apporte
des couleurs inattendues et classieuses.
| Sa
voix se fait chaleureuse et sensible, apaisante, enchanteresse. L'oreille
s'émerveille de ce voyage subtil vers la douceur...
Myspace.com/alicesemerveille
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Erik B.
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Concrete Knives
2008 – 4 titres – 13'23
Style : Indie pop/ rock
Label : Autoprod
Note : 7,5/10
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Vu sur scène Concrete Knives, quintette de Caen (patrie de Cornflakes Heroes) pour un set enlevé et brillant. Sur disque , le groupe ne déçoit pas et en 4 titres, délimite son territoire sur des bases indie rock classiques mais avec quelques aménagements personnels. Avec ses guitares tranchantes, le groupe fonce droit devant. Mais il allie à son côté rentre-dedans des claviers avides de gimmick, des mélodies malicieuses et un chant féminin sexy mais au caractère bien trempé. Il faut aller chercher du côté du Canada pour retrouver pareil équilibre de The Organ à Stars en passant par Metric. Résultat, c’est énergique, efficace mais en même temps plein de légèreté et avec certains aspects ludiques réjouissants. Le dernier Little box en est un bon exemple : morceau râpeux au premier abord mais à l’esprit garage vivifiant, il devient, avec son clavier 60’s creepy, la bande-son pour une virée en van sur une route nocturne à jouer à « bouh fais moi peur ». Time for disco avait le cahier des charges pour faire parler la puissance sonique des Klaxons mais Concrete Knives préfère l’ingéniosité au mur du son. Grand bien leur fasse, le morceau n’en est pas moins dansant mais il est plus nuancé. Le plus classique Family tree, petite récréation sympathique, n’est fait que de bons ingrédients sains (bonne mélodie, arrangements carrés qui ont fait leur preuve, ligne de chant efficace). Mais gardons le meilleur pour la fin : le ciselé happy mondays où les deux voix (féminine et masculine) à l’unisson pour le meilleur et le meilleur dans une même ferveur pop font merveille et où le glockenspiel amène sa touche carillonnée pour une mélodie solaire qui n’en demandait pas tant ( Stars n’a qu’à bien se tenir). Quelques idées d’arrangements espiègles ou sensibles feront toujours la différence… Site
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Denis Z.
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Bluebird Supernovae - Demo 1.0
2008 – 7 titres – 33’50
Style : Electro Rock
Label : Autoproduit
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Note : 8/10 |
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Belle
découverte
avec un petit nouveau originaire du 95. Bluebird
Supernovae, sous
ses airs de groupe, cache en réalité, un seul musicien,
enfermé dans sa chambre, derrière son PC, sur lequel il a connecté
une guitare, un micro, un bon logiciel de prise de son et de mixage.
Finalement, ça
fait une bonne équipe tout cela, et à part un petit virus de
temps à autre, et de part et d'autre, la petite équipe
n’est pas prête de se disputer.
A la maison donc, les pieds bien au chaud dans ses charentaises, Fabien
compose, dose, mélange et enregistre les sons et les voix.
Le
premier résultat
est une démo 7 titres, intitulée, tout simplement, Demo
1.0 !
Pour vous
décrire en quelques mots cette musique, avant que vous alliez écouter
sur Myspace, Bluebird
Supernovae est à la frontière du Rock, de l'electro,
| de la Folk
et du Post Rock, peut-être aussi un peu,
c’est d’abord et avant tout, des ambiances, des atmosphériques,
des nappes vaporeuses, sur lesquelles Fabien colle des notes de
guitares, un
peu à la manière des Cranes, et puis, enfin, des mots,
une voix discrète, frémissante, presqu’un murmure,
on pense à Syd Matters, à Tom Yorke, ou à son
frère Andy.
C’est vraiment touchant, parfois émouvant jusqu’à carrément
frissonnant. Cette Démo n'attend plus qu'à nous livrer un 2.0 !
Maintenant vous
pouvez
aller écouter
The
Running ou
encore
Sweet Home, deux grands moments de ce premier essai 1.0 !
Myspace
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Mike S.
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Avatar – Meta
2008 – 7 titres – 24’52
Style : Rock
Label : Autoproduit
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Note : 6.5/10 |
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Voici
3 ans maintenant que Thomas et Arnould, originaires de Caen, ont
mis à plat
les bases de leur projet musical. S’est associé à ce
projet Pierre. Et aujourd’hui Avatar - c’est le patronyme que
le groupe a choisi, à ne pas confondre avec d'autres Avatar du côté
de Clermont-Ferrand – livre
un premier effort, sous la forme d’un
long EP, ou d’un mini album, 7 titres.
Entièrement autoproduit, cet album, baptisé Meta,
livre des compositions simples, urgentes, puissantes, basées sur l’éternel
triptyque guitare, basse, batterie. La voix de Thomas, est claire et
perçante
et s’associe parfois à une autre, grasse et caverneuse, à l’esprit
doom bien marqué (In-out-in-out). Car, si Avatar est
avant tout du rock, très frenchy, avec des textes noirs et poétiques,
le groupe ne souhaite pas s’enfermer derrière une étiquette,
derrière un registre particulier, de peur, peut-être de s’ennuyer,
de tourner en rond rapidement. Ainsi, il s’essaie aussi à la
Folk, en fin d’album, avec un titre en anglais, I don’t mind, et propose sur son espace Myspace,
une reprise des Beatles, Help.
| En concert,
en plus de ses compo originale, il s’essaie aussi au classique
travail de covers, en revisitant les Doors, Nirvana et autre Noir
Désir. De quoi ouvrir le spectre des influences, tout en gardant
un ligne claire autour du Rock et de ses nombreuses ramifications.
Quoiqu’enregistrer en home studio, cette première démo a
déjà tout d’un album studio traditionnel, si ce n’est
un son peu aigue, et un manque de volume, qui pourrait apporter à terme,
avec quelques moyens, encore de bien s belles surprises du côté de
Caen.
A vous maintenant de vous faire votre propre idée en allant allonger la
liste de leur amis sur Myspace et en osant la découverte sur scène,
lors de l’une de leurs – trop – rares dates de concert.
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Mike S.
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Aña – L’air de rien
2008 – 5 titres – 17’58
Style : Trip wave
Label : Autoprod
Note : 8/10
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L’air de rien, Aña est toujours là. Le duo normand a le mérite d’y croire et de sortir des disques autoproduits sur leur structure positivement incantatoire En attendant. Deux albums, En Attendant en 2004 et Que le temps passe en 2006, ne leur ont pas permis de sortir de leur confidentialité (encore que, au vue de la liste importante des radios qui ont diffusé leur titres, il y a des confidentialités qui sont plus terribles). Un sort un peu injuste car le duo a toujours eu des atouts indéniables, avec en premier lieu un studio propre et un vrai savoir-faire de production : cela leur a permis de sortir des disques avec une qualité sonore que beaucoup pourraient leur envier. Mais le talent de Aña n’est pas technique, il est musical. Fort d’un background new-wave, ils ont toujours su mettre en arrière de leur musique une richesse sonore et de textures qui créent de vrais atmosphères : un assemblage d’instruments |
et de programmations qui habitent plusieurs plans de musique. Dans le passé, Aña avait du mal à se libérer des ses références majeures – Cure en tête -, le duo avait tendance à suivre le courant coldwave en bon élève appliqué. Avec le temps, les Normands ont su se détacher de ces influences et la musique d’ Aña est désormais moins facilement cernable. Et puis Cure n’a jamais chanté en français, et puis Cure n’a jamais usé de volutes électroniques héritées du trip hop, et puis Cure n’a jamais eu de chanteuse distillant une féminité de Cat woman… Par le passé, une certaine brutalité tribale toute Pornography-que pouvait jaillir soudainement. Un peu maladroitement. Aujourd’hui même si la batterie peut tonner, les morceaux semblent couler plus naturellement, y compris vers des rivières bleu pétroles. Un autre jour, Aña sera signé sur une maison de disque digne de ce nom, passionnée et mélomane. En attendant, vous pouvez y aller les yeux fermés. myspace
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Denis Z.
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Simone Choule - Simone Choule EP
2008 – 5 titres – 25’50
Style : Punk Rock
Label : Autoprod
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Note : 8.5/10 |
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Voici bien un nom bizarre pour un groupe, mais il fallait bien cela, pour nommer une musique tout aussi zarbi !!!
Simone Choule est un groupe ! Simone Choule est toulousain. Simone Choule fait dans le rock punk. Et Simone Choule joue avec le volume de vos enceintes, faisant monter et descendre l’aiguille des amplis, tout comme la voix stridente de son chanteur, jusqu’à l’épuisement du bérylium de vos tweeters.
Simone Choule, c’est une peu la rencontre des Blood Brothers et d’Alice in Chains, ou de Deftones et Test Icicles, un petit brin de folie dans un monde de brutes, un travail sonore sauvagement élaboré, un feu qui veille en attendant le bon moment pour répandre ses flammes dévastatrices.
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Seulement 5 titres pour ce premier EP mais déjà de véritables missiles ravageurs (You cheap little slut, Black page).
Ce premier EP place d’un coup, d’un seul, Simone Choule dans le cercle tres fermés des belles surprises de l’année 2008. Un nouvel OVNI dans le paysage Rock hexagonal, qui devrait laisser un moment dans l’impasse les formations dont les membres sont issus.
Myspace
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Mike S.
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Djiel - Silly Pressure
2007 – 4 titres – 13’21
Style : Emo-Rock
Label : Autoprod
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Note : 6.5/10 |
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Groupe français originaire du sud de la France, Djiel est auteur d’un premier EP baptisé Silly Pressure. La musique de Djiel entremêle diverses influences, allant du Rock à l’Indus, de l’Emo à la Cold Wave. En fouillant sur le site, on va à la pêche aux indices, et on y croise, ici Depeche Mode, là Nine Inch Nails, Cure ou encore Deftones. Djiel, c’est un résumé de tout cela à la fois. Mais ses influences ne s’arrête pas là, la musique de Djiel se vit comme l’illustration sonore d’un film que l’on pourrait imaginer soi-même dans l’obscurité de sa chambre. Pour nous aider, là encore, Djiel site Tim Burton, David Lynch ou Jean-Pierre Jeunet, Aldous Huxley, Baudelaire ou René Barjavel, théoriciens de l’absurde et du catastrophisme, du rêve et du cauchemar.
Avec une poignée de titres, Djiel nous fait découvrir un univers fantastique, tel un puzzle musical, fabriqué de toutes pièces, aboutissant à une œuvre unique. L’orchestration est riche, dense, tantôt electro, tantôt acoustique, intégrant des cordes sans abus.
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La rythmique est plutot discrete, si ce n’est sur Kill the Process, où les forces de la nature semblent se déchainer d’un coup d’un seul !
Les voix,parfois multiples, sont fondues dans la musique, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.
Notons enfin un travail de studio extraordinaire, carrément professionnel, et bien supérieur à nombre de productions sortant chaque année sur les plus grosses maisons de disque !
Une musique envoutante ! Et une jolie carte de visite.
A noter que ce premier EP existe en version 6 titres (écoutez ici) et que le groupe annonce pour 2008 l’arrivée d’un album complet ! Alors patience ! Myspace
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Mike S.
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Red Light – Crash system sound
2008 – 11 titres – 41’02
Style : Marschester !
Label : Autoprod
Note : 8/10
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Avec son titre au titre gentiment moqueur (Rock is dead) – notez les parenthèses, Red Light est un groupe qui relance à lui tout seul la mode Madchester, mélange détonnant de rock frondeur et de groove décapant comme au bon vieux temps où Shaun Ryder et ses Happy Mondays tenaient dans leur main l’Hacienda, Manchester, autant dire toute l’Europe Occidentale. Avec Red Light, les dancefloors sont en alerte, les scènes rock en transes, les guitares jubilent, les programmations tissent leur toile et vous attrapent dedans sans vous laisser l’ombre d’une chance. Red Light, groupe Anglais du moment ? Peut-être sauf que Red Light n’est pas Anglais mais Marseillais et qu’il est même autoproduit. Gap énorme entre un rendu musical ultra professionnel et maîtrisé et une réalité à des années lumière de là.. |
Heureusement, la musique est là et elle, ne triche pas. Red Light utilise à merveille sa palette musicale, sa voix grave en spoken word qui rappellera les belles heures de Day One (ou plus exactement le géant Fish comme un poisson dans l’eau chez Day One), le métissage version 90’s où la pop Anglaise se payait une virée au soleil du dub comme des enfants de Massive Attack. Partie pour être groupe « coup de poing », Red Light fait vite la preuve de sa sensualité et d’une profondeur que l’on trouverait chez les durs au cœur tendre de l’indie rock Américain ( Mark Lanegan himself). Car il faut s’en convaincre, un groupe non-anglais sera toujours plus enclin à ouvrir sa brit-pop à d’autres influences. Meilleur peut-être car plus complexe et moins unidirectionnel. Faisons donc la fête à Red Light et instaurons un Marschester illico presto ! myspace
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Denis Z.
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Meringue, alcohol and us – Black and white rainbows
2008 – 5 titres – 21’19
Style : Folk acoustique
Label : Autoprod
Note : 7,5/10
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La mode (mais est-ce une mode ?) est au duo folk fille-garçon (Cocoon, Domingo). Avec Meringue, alcohol and us, le genre passe à la puissance 3. Et pour cause, il s’agit d’un trio (Amandine, Bruce et Judicaël) formé en 2006 à Poitiers. Il y a quelque chose de particulièrement attachant chez eux car justement, leur musique affable ne joue pas sur la puissance mais sur la proximité et l’intimité qu’elle engendre. Avec ukulélé, mandoline, violoncelle mais aussi kazoo, les titres ont le tropicalisme tranquille, une pop ensoleillée faussement nonchalante qui vous restaure comme une sieste dans un hamac. |
Et comme les compositions sont impecs, immédiates et parfaitement mitonnées, et que la voix d’Amandine se love parfaitement dans ce traitement aéré, on se dit que Thomas Fersen – auteur d’un récent best of de Poche entièrement dévoué à un ukulélé lo-fi – ou que le très médiatique Julien Doré, nouvel exégète de ce même instrument, peuvent aller se rhabiller. Un petit côté Smiths-ien sur My space friend et une profondeur mélancolique sur Moonlight solo finissent en beauté un EP prometteur d’un trio à retenir. myspace
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Denis Z.
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S.Armelle -aux commandes
2008 – 6 titres – 19'30
Style : Pop céleste
Label : Autoprod
Note : 7/10
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Avec S.Armelle, on s'enfuie pour un instant dans une autre dimension. Un monde de rêves aux couleurs chatoyantes. La jeune femme ne fait pas dans la chanson réaliste, mais tout au contraire dans la chanson onirique. Voix angélique, arabesque musicale, le monde dessiné par S.Armelle est fait d'artifices. Comme dans le trip hop ou dans la pop céleste de Cocteau Twins et de tous ses suiveurs. Mais à tout moment, on entrevoit derrière ces mélodies de sirènes et cette voix de Shéhérazade sortant des "contes des mille et une nuits", le décor de panneaux de bois qui permet l'illusion. La production est technologique (machine et guitares) mais garde un certain |
charme artisanal : elle reste humaine et intimiste. Pas de gros sons ou d'effets grandiloquents mais des miniatures poétiques qui, comme dans le théâtre d'ombre ou le cinéma de Méliès, nous évadent mais sans vouloir nous tromper. Tout est question de croyance. Parfois un peu trop mielleux - écueil fréquent de ces aspirations de haute-voltige, S.Armelle adopte comme sa grande soeur Claire Diterzi ou comme Ekova quelques oripeaux world qui nous ramènent du Jardin d'Eden dans un plaisir bien terrestre ( Bye Bye et son derbouka). Une jolie interprète qui nous donne envie de la suivre jusqu'à la voute céleste. Myspace |
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Denis Z.
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Rougge – Fragments
2007 – 11 titres – 45’09
Style : Piano Solo
Label : Autoprod
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Note : 9/10 |
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Un
album à la
couverture rouge sang, un artiste au nom radicalement sanguin, et une musique
qui vient de l’intérieur, totalement charnelle, totalement
personnelle, deux mains sur un piano, une voix sur un micro, et puis c’est
tout.
Ou plutot non, c’est plutot là que tout commence. Rougge nous
offres en 11 fragments, sans distinction de titres, 11 moments d’émotions à vous
dresser les poils sur la peau. Une conversation entre cordes, celles d’un
piano martelées par un musicien hanté par ses vieux démons
indé, et celles plus vocale d’un auteur habité par
la folle idée idée de révolutionner la musique du
XXIe siecle.
La démarche ainsi présentée s’apparente parfois à celle
de Sigur Ros, tant dans l’affolement des sens de l’auditeur,
que dans l’exaltation de son auteur. Mais, vous avez peut-être
déjà ressenti de tels troubles dans des écoutes
répétées
des plus intimes des titres de Radiohead, Unbelievable Truth, Tom
McRae, Gonzales ou Sylvain Chauveau, soliste piano lui aussi, à la
voix ensorcelante mais dans un genre totalement opposé !
Les comparaisons sont des choses qui permettent d’orienter l’auditeur
et de l’inciter à en découvrir d’autres en
fonction de ses propres sensibilités. |
Mais il est parfois
dangereux de le faire, tant les impressions peuvent paraître personnelles,
et différentes, écoutes après écoute.
Je ne vous dirai même
pas à quoi j’ai pensé en écoutant la première
fois Rougge.
Alors je vous encourage à vous faire votre propre impression sur
cet artiste nancéen, dont la notoriété grandit déjà,
nous dit on ici et là. Il suffit de voir le nombre d ‘écoute
sur Myspace. La magie du net… Et ce n’est pas Sigur Ros, qui
nous contredirons. Alors, qui sait, si Rougge ne se retrouvera pas un soir,
dans une salle à Reykjavik, en train d’ouvrir pour le plus
grand groupe islandais des années 2000 ?
Ce jour-là, je prendrai mon billet ! Et je vous encouragerai à en
faire de même !
En attendant, le prix du CD est à 7 euros sur le site de l’artiste…
Fragments est une expérience ultime, une recherche de dépouillement
total et une belle prise de risque pour un premier album.
Myspace.com/rougge
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Mike S.
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Cpoupa – Arsenal
2008 – 19 titres –
Style : Rock
Label : Autoprod
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Note : 7/10 |
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2 années
se sont écoulées depuis la dernière livraison de Cpoupa (Control Z) et les revoici avec un nouvel album, le plus long de leur discographie.
C’est, je crois le 6e CD que le groupe nous fait parvenir. Et pour
la 6e fois, c’est par la voie de l’autoproduction que le groupe
doit en passer pour faire entendre sa musique.
Arsenal contient pas moins de 19 titres, qui mêlent une fois encore
différents style (Rock, Pop, Chanson) dans différentes langues
(français, anglais, espagnol).
Ecoute après écoute, plusieurs titres passent sur le devant,
au point d’en devenir entêtant (La Puerta, The Winner, Plexstar,
Abril…) quand d’autres restent indéfiniment invisibles
voir inaboutis (Dancing Room) et dérangeant (Sybille01 malgré quelques
cordes bien arrangées). Les titres en anglais et en espagnol sont
comme toujours tres efficaces, alors que les titres en français
passent plutot mal. Question d’habitutde peut-etre.
Finalement, peut-etre que 10 ou 12 titres auraient pu mieux résumer
le message d’Arsenal et permettre à Cpoupa de sortir de cette
trop grande indifférence.
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Côté son,
Cpoupa se démarque de ses vieilles influences (Cure,
U2, Simple Minds) mais conserve un son Rock 80’s qui nous avaient marqué dès
Nova Machine il y a maintenant 8 ans. Le groupe élargit aussi
le spectre vers un rock plus sombre et moins formalisé (quijote)
ou à l’inverse vers une pop aérienne (Le Parfum).
Sans être le meilleur album réalisé par Cpoupa, Arsenal nous
invite pourtant une fois encore à beaucoup d’attention
pour s’imprégner de sa musique fouillée, de ses textes
danses et de ses ambiances noires et intemporelles.
Ceux qui n’ont encore jamais eu l’occasion d’écouter
un album de Cpoupa pourront entrer par la porte de l’Arsenal avant
de plonger dans le trésor de guerre du groupe et se délecter
de Control Z, Sinus Cosinus Rembrandt, Undo, Nova Machine ou
encore le petit premier 100toi., sans doute introuvable aujourd'hui.
Un album riche et ambitieux. Peut-être trop ?!
www.cpoupa.com
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Mike S.
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Alasèv – Les envoûtées
2007 – 6 titres– 27’03
Style : Folk-rock envoûtant
Label : Autoprod
Note : 8/10
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La présence d’ Amélie, auteure d’un excellent album en 2007, sur un titre de cet EP donnera un intérêt retard à cet EP enregistré en 2006. C’est vrai que ce Yeah lord, ballade au banjo de folk crépusculaire, ne manque pas de charme. Pourtant, ce n’est pas là que Alasèv marque son monde mais plutôt en proposant d’autres titres plus originaux. Mickaël Caron chante en français (excepté come rain and shine) d’une manière particulière que l’on ne croyait rencontrer que dans le flamenco : une implication maximale comme si sa vie semblait en dépendre. |
Dès lors, l’envoutée a le goût du sang mêlé à la poussière. A six pas du désert apporte un regard halluciné à une folk « américanisante » mais assortie d’un darbuka trippant. Ainsi, Alasèv se détache facilement de son modèle possible, 16 horsepower. Le EP se termine sur une touche plus légère où un (faux) accordéon et une rythmique qui claudique sur un pied donnent presque envie d’entamer une petite valse avec son (sa) partenaire. Le duo prépare actuellement un nouvel album. Cet EP servira donc à vous remettre au niveau et à faire Alasèv une de vos priorités 2008. Site
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Denis Z.
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Bleachin - Wake up citizen
2007 – 5 titres – 12’01
Style : Rock
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Note : 7/10 |
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Fan
de Nirvana ou de Manga ? Sans doute les deux !
Expéditifs
! En 12 petites minutes, Bleachin’ nous ouvre les portes d'un
domaine sonore, pavé de riffs et de hargne !
12 minutes pour nous conter un rock vif et puissant, un rock emprunt de
punk et de grunge, quelque part entre le style californien de The
Offspring et
celui plus irlandais de Therapy?...
Le groupe est un trio Guitare Basse Batterie, basé sur la région
parisienne. Depuis maintenant 5 ans, il forge sa musique au fond d’une
cave ou d’une MJC, n’oubliant pas très régulièrement
de sortir de sa retraite et de confronter le résultat de son dur
labeur à la
masse populaire, de Paris à la Normandie !
Ne vous fiez pas à l’introduction, très lourde, très
grasse et heureusement très courte (digne de Metallica)...
Par contre, la suite confirme bien ce que leur bio décrit elle-même
comme un mélange
des deux style pré-cité agrémenté de Hardcore,
et évoluant avec le temps vers le stoner et le power rock…
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Les 4 titres présents
sur ce EP sont très rapides, et donnent une belle unité à ce
Wake up citizen EP, qui porte parfaitement bien son nom !
Juste un reproche ! bah, oui, quoi ! Seulement 4 titres !!! alors qu’on
en voudrait déjà tout un album ! Mais bon, il faut prendre ça
comme une offre d’appel !! Et si vous en voulez plus, il ne vous reste
plus qu’à aller les voir en concert, car je pense qu’on devrait
y découvrir d’autres titres du groupes !!! Et qui sait ? Quelques
bonnes reprises aussi ?
Allez, rendez-vous au prochain concert ! Et en attendant, on se remet encore
une boucle de ce Wake up citizen ! On ne s’en lasse pas !
Bleachin' ne révolutionnera pas le rock mais éveillera encore une fois vos sens
! La preuve que vous êtes encore en vie !
http://www.bleachin.fr/
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Mike S.
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20 BANDS IN
A BOX II
La compilation 2007 des AuTOProd

Voici les 20 groupes et les 20 titres qui composent la Compilation 2.0
de 20
Bands in a Box pour cette année 2007. Vous pouvez télécharger
la
compilation gratuitement (en cliquant droit et enregistrer sous) : ici .
Vous pouvez aussi, les écouter directement en cliquant sur les titres
:
0.1. Jerome Castel - Le
cowboy
0.2. K.A Steffen - Comme
personne
0.3. Sarapascal
- Ivre d'hiver comme d'ete
0.4. Labo - Sydney
0.5. Joe Meares - Slaughtershed
0.6. Alasèv - Yeah lord
0.7. Benjamin Fincher - Lowell
0.8. Reza- Cunning plot
0.9. Pilot - Zero
1.0. Blue Haired Girl - Uterus
1.1. Alizee Swarc - Charlestown
1.2. Polder - Black By Blake
1.3. Kwoon - I
lived on the moon
1.4. Data - The Empty Spaces
1.5. Adissabeba - Lola
1.6. Shrink - Time Goes By
1.7. Minuscule Hey - Mississippi
1.8. Chapi Chapo - Child of love
1.9. Monalisa - Guilivus
2.0. Cobson - Dream Seeler vs Moment killer
Fabriquez vous même votre CD avec les couv' de devant et derriere !
Pour en savoir plus sur les groupes :
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Mike S.
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| ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2009 |
Mike S.
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Chroniques Année 2005
Emklem - L'autre sphère Chillout - 41.56 Toxic Kiss – Final Lift Edouard Nenez – Extension du Dolmen de la lutte This is the girl – s/t Stuck in the sound s/t S - UniSexe My Diet Pill s/t Joy Disaster s/t Triptonic - 10 Short Tales Les Fatals Picards - Picardia Independanza Fuck Buddies - A storm Oscar Matzerath – La vieille, la belle et l'autre Little - kiuty New Pretoria – No place for such a band Skyscraper - The Bontempi sessions Gâtechien - 2 Cancel N. - Dichotomie exEunt - A quoi bon attendre Bishop – it's full of stars Interference - Spying the dreams Colapsus - Invisible songs Genau - Machinale Gomm - Destroyed to perfection
Chroniques Année 2004
Sam - La grande roue Mathieu Persan - Does it make you feel sad ? Alinéa - A distance Recife - New ams Men in the moon- s/t Sheraf - Just a boy Astoria Division - Grand
Standing Opera
Amethyste - &
all those crazy elephants
Pumuckl - Philosophage
version 2.0 + Subutex
Kimlico - Die
Ganze Welt ist ein Krankenhaus
Lepil - Starsystem
People on Holiday - Canary
wharf Gherkins
Bless - éponyme
Teddy Bear -
Just like thrilled
Nova - éponyme
Fingerless - K
Chut ! - Wasted
Leave - Une
vie si belle
Lemoine - Are
those words banished from your heart ?
Cpoupa – Sinus
cosinus rembrandt
Novocaine – Soundtrack
for animals
Luke Arno – Ce
mal en toi
Les Clochards Célestes - Nocturnes
David Fakenham -
Short stories vol.2
Querencia - éponyme
Sunday velvet - All
that God only know
La Gaillarde - French cancun
Nassib - Glissement de terrien
Voodoo Lounge - Demo
Belooga - mars ?
Shine - One day
Ana - En attendant
Day off sin - ermetik
Dress For success - Priorities
Waiting for words - A walk through
the night
Aeroflôt - Tsarsistema
Dogma - Eko
My concubine - La tangente
Naked - Ikimori
3 Stuff - Chaque jour, chaque nuit
Lola Spinner - White label EP
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Call me Loretta - Crosswind
David Fakenham - Short stories
vol.1
Pierre - My own
Gypsophile - Le profil des dômes
Before Eleven - Population active
Kennystar - Itinéraire to kergoland
Weakids - La perte du temps
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Guinea Pigs - Argos/black hole
Paria - La plongée
Tyler Burden - all dancers alkways
smile
Ilis - anonyme
Lotus - eponyme
Station joya - demo 1
Tchiki boum - eponyme
Oh my god - eponyme
Moonman - Manipulators
Bless - eponyme
Six-Pack Cheeky - Photography of
a moment
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Mike S.
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