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Chroniques CD / Autoprod'
Tout le monde en parlera demain, découvrez-les avant...

Impossible Hair – What is the secret of impossible Hair ?
Avatar - We are not born yet
Heet Seas – 1 & 2 – From The Den & Little City
Hype - Hidden
Henley-On-Todd - Mint
David Fakenahm - here and now
Chapi Chapo & Les petites musiques de pluie – Chuchumuchu
Ko & Josephine - Eponyme EP
Guns of Brixton - Cap Adare
En eaux troubles - Jusqu'à la dernière goutte
Dana Boulé - Going gone
Sam – L’Engrenage
Alifair - Fort intérieur
Alice s'émerveille - Etoile moi
Concrete Knives
Bluebird Supernovae - Demo 1.0
Avatar - Meta
Aña – L’air de rien
Simone Choule - Simone Choule EP
Djiel - Silly Pressure
Red Light – Crash system sound
Meringue, alcohol and us – Black and white rainbows
S.Armelle - aux commandes
Rougge - Fragments
Cpoupa - Arsenal
Alasèv – Les envoûtées
Bleachin - Wake up citizen
20 bands in a Box 2.0 - La Compilation 2007
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2009
ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2000-2005

Haut

Impossible Hair – What is the secret of impossible Hair ?
2009 – 14 titres – 35’

Style : Indie Rock
Label : Autoproduit

Note : 8/10

Le groupe pose lui-même la question : quel est donc le secret d’Impossible Hair ? Avec en sous-entendu (par nous et par forcément par eux), quel est le secret de la réussite d’Impossible Hair et de son album ? Avançons l’hypothèse que cela tient dans le simple fait que ce groupe joue dans une liberté d’action totale, pour le seul plaisir de la musique. Chaque membre d’Impossible Hair fait partie en effet d’un autre groupe et ce nouveau group est encore plus qu’un projet bis, une nouvelle source de récréation : le guitariste Jim Glass joue donc dans Buttsteak Whose et le bassiste Roman Kuebler dans the Oranges Band, deux références de la scène locale de Baltimore. Le batteur Sammy Ponzar, lui, est derrière les fûts de The Andalusians (signé chez Dischord, ce qui est en soi une référence). Pour le chanteur-guitariste Joe Ryan, c’est encore autre chose :
il est chercheur sur l’embryogenèse animale à Washington DC ! Pour sûr que la musique est pour lui un passe-temps. Le groupe sort d’ailleurs son disque en autoproduit, sans avoir de compte à rendre à qui que ce soit. Et le résultat est là : 14 titres d’indie rock ultra efficaces et maîtrisés bénéficiant de l’apport et du talent de pop singer de Ryan, pour le coup vraie révélation du groupe. Ryan donne une petite tonalité 60’s à une indie rock plus marqué 90’s (Silver amplifier, X-ray man). Impossible Hair ne change pas la face du monde mais serpentant un chemin entre Dead meadows, Guided by voices, Weezer ou même Pixies (1959), affiche une vitalité débordante et trouve chaque fois, la petite idée qui fait mouche. Ils seraient étonnants qu’ils ne soient pas repérés par un label que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe. A l’Impossible (Hair), nul n’est tenu !
My space
Denis Z.


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Avatar - We are not born yet
2009 – 5 titres – 14’35 (autoprod)
Style : Rock
Label : Autoprod


Note : 7.5/10

Nous avions découvert Avatar avec une première demo, l’an passé, 7 titres, réunis sous un titre générique, Meta !
Cette fois, c’est avec 5 nouveaux titres qu’ils nous reviennent. We are not born yet, comme pour exprimer leur envie de progresser encore et encore avant de passer à la lumière, et qui sait, d’être signé sur une belle et grande maison de disque.
En attendant, ce nouveau EP s’oriente vers un style à la fois plus punk et plus pop, quelque chose dans l’esprit de Wheatus, Presidents of USA ou encore Green Day. Comme ces groupes précités, Avatar, on le sent, s’amuse dans leur composition, et mieux, ils vous mettent le sourire aux lèvres ! Et comme c’est plutot rare en ce moment, il faut en profiter ! D’ailleurs, les titres eux-mêmes n’ont rien de profondément sérieux, à l’image de l’intro, baptisée Unknown Artist, Unknown Track, un titre bien connu de tous, devenu une véritable star de votre player, au même titre que Verbatim dans votre discothèque !
Lors de la première démo, on s’était dit qu’Avatar avait cette envie de ne pas avoir une étiquette qui leur colle à la peau.

Il est en de même pour cette nouvelle démo, et apres 3 premiers titres dans la mouvance du punk californien, le groupe enchaine sur un titre plus hybride, plus Rock que Punk, sorte de Placebo enragé ; et juste derrière, avant de terminer, les guitares sèches reprenant le dessus, ils nous remettent Permanent makeup (3e titre du CD) dans une version acoustique dépouillée, 100% pure Folk. Le groupe est déjà prêt pour nous faire un Unplugged on MTV !
Comme pour leur précédente démo, Avatar livre, dans ce nouvel EP, un son de tres bonne qualité, et même meilleur. Le mixage est excellent !
Les 3 avatars originaires de Caen ont fait du bon boulot ! Quelques dates de concerts sont annoncées sur Myspace ! On peut aussi y entendre deux titres de cette nouvelle galette ! Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire.
Un CD des plus rafraichissant – même si le terme est usé à force d’utilisation – et bourré d’énergie positive !

Myspace

Mike S.


Haut

Heet Seas – 1 & 2 – From The Den & Little City
2008 – 9 + 11 titres
Style : Electro Indus
Label :
Autoprod

Note : 7.5/10

Basé sur un duo, Ynk et Bat, originaire d’Amiens en Picardie, Heet Seas s’est d’abord agrandi le temps de quelques concerts, avant d’intégrer défitivement d’autres musiciens. Ynk est à la guitare et Bat à la Batterie et aux claviers. Les deux se partagent le micro, Vyküü s'occupe de la basse et JL vient doubler les guitares...
Heet Seas est avant tout un travail musical.
Fin 2008, apres une premiere démo (HT2 – Parts sorti en 2007), Heet Seas met les bouchées double et sort coup sur coup, à une semaine d’intervalle, deux albums, à la fois différents et complémentaires. Le premier, From The Den, composé bien avant le second, se veut plutot électrique, sorte de mélange entre l’electro-metal et l’indus, quelque part entre NIN et Punish Yourself. Cela donne un son brut, puissant, rapide. Le groupe se laisse de rares moments d’accalmies, si ce n’est parfois dans les intro ou sur A great song from the Den. The Flying Mountains et Dirty March of Weak Giant sont tres certainement les deux titres les plus marquants de cet album de bidouilleurs de garage.


Le second album, Little City, s’introduit subtilement avec quelques notes de claviers, des sons d’oiseaux, mais tres vite, Little City we live in s’anime et nous livre des rythmes techno beaucoup plus marqués. On pense à LTNO, Killing Joke, Ministry et encore à NIN, si ce n’est que les voix sont plus inspirées par le coté punk de la Force…
Family House, le 3e album de Heet Seas est déjà composé, à l’heure où j’écris ces mots, alors si cette chronique vous a donné envie de découvrir ces cyber picards, rendez-vous Jamendo, car ces deux premiers albums sont encore téléchargeables gracieusement ! Mais pour combien de temps !
Hear Seas marient les rythmes techno et les mélodies Rock comme peu en France. Leur deux premiers albums représentent deux beaux premiers essais !
Myspace

Mike S.


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Hype - Hidden
2009 – 4 titres – 15’
Style : Rock
Label :
Autoprod/Believe Digital


Note : 7/10

Paris, France, un groupe de Rock qui aime bien travailler la mélodie et le son indie… C’est Hype, un groupe que la Magic Box suit depuis quelques temps maintenant et qui nous livre un premier EP en attendant l’arrivée imminente de leur premier album !
Alors, apres Lies & Speeches (2006), et en attendant ce long format, un nouvel EP, baptisé Hidden, contenant 4 titres, pointe le bout de ses guitares. Au programme, Out of Control, un titre déjà sélectionné sur Oui FM, une radio parisienne qui a du flair, un titre toute guitare devant, un titre tres rythmé, à la maniere de Franz Ferdinand ou des Clash, une voix assurée et un refrain entêtant. Un tube en gestation. Le titre est suivi par Connected, avec plus de retenue, une voix plus trainante, mais toujours des solos de guitares efficaces. High on me, à force d’écoute, pourrait bien devenir mon second titre préféré – apres Out of Control, par ses vocaux démultipliés sur le refrain une fois de plus obsédant, et ses changements de rythme.

Le dernier titre, qui donne son nom à ce EP, Hidden, est un bel exercice de style, totalement instrumental, laissant les musiciens exprimer leur talent. Ce dernier titre devrait, comme les autres, se retrouver bientôt, dans un tout premier album d’une dizaine de titre, que l’on dit éponyme à ce jour !
D’ici, là, il y a donc ce petit et excellent Hidden, disponible en digital via Believe, et une tournée d’été entre Paris et l’Aveyron ! On dit d’ailleurs leur concert d’une rare efficacité ! A bon entendeur !

Myspace

Mike S.


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Henley-On-Todd - Mint
2009 – 9 titres – 30’54
Style : Rock
Label :
Autoprod/La Mante Production


Note : 7.5/10

Ils sont parisiens, ils aiment le son des guitares entremêlées et les bonnes mélodies, et apres un premier EP, ils enchainent sur leur premier album, baptisé Mint. Le son de Mint et en particulier de All That’s innocent, par exemple, ne sont pas sans rappeler le travail de Sebadoh, Dinosaur Jr et de toute cette génération guitare des années 90’s, que ce soit en Angleterre ou dans le Nord Ouest des USA…
L’album est expéditif, tout juste une demi-heure, et se veut efficace, réduisant les compo à l’essentiel, parfois minimaliste, guitare-voix, omniprésentes.
A l’écoute de Henley-On-Todd, en fait, on se met à rêver à toute celle belle époque, celle de la Noisy pop de Ride, de Chapterhouse, ces groupes éphémères qui nous ont ensorcelés à jamais.
Vous noterez d’ailleurs que toutes ces références demeurent à jamais anglosaxonne, et qu’on ne parvient pas à mettre un groupe français, dans la longue liste du Noisy Rock, même si on s’y penchait pendant des heures…

Peut-etre Lucivacarme… mais c’est vraiment pour en trouver un ! Alors, mettons nous à rêver d’une seconde wave de noisy qui déferlerait sur la France, et Henley-On-Todd en serait alors la tête de proue. Et pourquoi pas ? Ce qui est sûr, c’est que Henley-On-Told en a le potentiel ! Alors, allons-y pour une revival Noisy Rock ! On attend maintenant le reste des wagons !
Mint a ce petit truc de la Madeleine de Proust, qui fait un bien fou, certains matins chagrin, comme ceux que l’on vit ces derniers temps ! Mint, le déclic Fraicheur ! Merci les gars !
www.myspace.com/henleyontodd

Mike S.


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David Fakenahm - here and now
2009 – 12 titres – 40'00

Style : folk
Label : Autoprod

Note : 8,5/10

On peut mener une vraie carrière et rester autoproduit, sans maison de disque et sans distribution. C'est un peu le cas de David Fakenahm, batteur occasionnel pour d'autres (Johan Asherton, Karl-Alex Steffen, Pumuckl) et talentueux songwriter libre de son art. Deux EPs, deux albums, l'Orléanais prend son temps pour composer ses chansons mais au final, se révèle prolifique. Tant mieux. Le critique que je suis a parfois l'impression d'avoir plus d'ambition pour lui que l'artiste lui-même. Ou plutôt David Fakenahm n'a d'ambition que pour l'essentiel : faire de bonnes chansons avec de belles mélodies et de belles ambiances. Etre signé pour être signé et risquer de perdre sa liberté de création, très peu pour lui. Compréhensible et en même temps regrettable car David Fakenahm mérite plus que jamais de voir les lumières d'une certaine renommée éclairée sa musique et par delà sa personne. Here and now, voulu plus folk que le précédent Back from wherever, est irradiant de beauté. Mieux encore, il est porteur d'une profonde sérénité. Il est pourtant intime pour ne pas dire intimiste, réalisé seul ou presque (Pierre Schmitt joue du violon sur Forbid, Nine Fakenahm du xylophone). Fakenahm n'est pas du genre à pleurer son spleen dans un atmosphère aride et dépouillée. Son but est quand même de procurer du bonheur au gens, de les émouvoir sans les plomber. Peut-être car il vient du rock, peut-être car sa culture musical est plus "classic" qu' indé, plus REM ou Springsteen (No talk to love a des accents Nebraska-ien) que Palace.

L'album est souvent solaire, il n'en est pas moins habité. Il est classique, il n'en est pas moins inventif comme une Julie Doiron ou une Tara Jane O'Neill peut l'être. L'Orléanais, avec peu, rend plus abstraites certaines musiques : une reverb bien utilisée, des choeurs évanescents, des percussions qui viennent d'ailleurs (Wood et son petit côté Red House Painters, des sons plus bizarres (Patchouli). Mais de toutes les façons, l'orfèvre Fakenahm part de l'essentiel - une bonne mélodie - pour aller peaufiner le détail. Il soigne après son instrumentation : harmonica, mandoline, un soupçon de claviers, des guitares savamment dosées entre électricité et acoustique viennent sans cesse enrichir la trame de départ. Bon exemple, The man who told stories contient en son sein tous les ingrédients pour vivre une tragédie sous le soleil du Nouveau-Mexique. Mais le fond étant bon, une guitare et une voix suffisent déjà à notre bonheur (21st century beach). A ce titre, Cardboard termine l'album sur une note poignante et presque mystique. Au milieu de douze titres avec un coeur gros comme ça et une vraie âme derrière chacun d'entre eux, Forbid avec sa rythmique de poche mais irrésistible termine de charmer un auditoire déjà conquis. Le titre a les atouts pour devenir l'équivalent d'un lumineux Horse with no name, le classique d'America. Here and Now est bien le genre d'album qui me donnerait envie de monter un label.
Site

Denis Z.


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Chapi Chapo & Les petites musiques de pluie – Chuchumuchu
2009 – 17 titres – 51’42
Style : Pop de poche
Label :
Chapimusic Records


Note : 7.5/10

Sous des faux airs minimalistes, Chapi Chapo élabore une musique riche et envoutante.
En effet, Chapi Chapo utilise comme base musicale des instruments ludiques, tels que des pianos pour enfant, xylophones, métallophones, glückenspielen et tout autre objet qui leur (lui) passe sous la main… A partir de cette matière brute, déjà employée par Pascal Comelade, Chapi Chapo y ajoute une dimension plus structurée, plus moderne aussi, et carrément mélodique !
A l’instar du single Take the time, une voix à la fois douce et troublante, crée parfois sur les compositions une atmosphère étrange, comme celle qui ère dans les films d’animation (ou non) de Tim Burton, L’étrange Noël de M. Jack ou encore Edward aux mains d’argent. Les compositions de ce nouvel album ont d’ailleurs tout de la musique de film, laissant à l’auditeur le soin de créer lui-même les images sur la bande-son.

La valse d'Atoya ou Here we go again sont des titres qui laissent notre imagination divaguer sans limite.
Avec ce troisième album, Chuchumuchu, Chapi Chapo nous conduit un peu plus vers une musique sensorielle, répétitive, remplie d’images, d’impressions, de sensations, sur des rives empruntées par des gens aussi variés que Syd Matters, Einsturzende Neubauten ou Cranes. Avec ce petit côté baroque parfois sur des titres comme Early bird.
Ces musiques de pluie n’ont de petit que leur nom. Car, à bien écouter, on y découvre un monde fabuleux.
Myspace / Site officiel

Mike S.


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Ko & Josephine - Eponyme EP
2009 – 4 titres – 14’14
Style : Pop Rock aciduée
Label :
Autoprod


Note : 7/10

Réduit autour d’un duo, le groupe malouin Ko & Joséphine poursuit malgré tout le travail initié sur leur premier album autoproduit. C’est avec un EP 4 titres qu’il débutent leur nouvel état. Et comme précédemment, on retrouve cette pop électrique et brillante qui nous avait bien amusés auparavant.
Difficile en 4 titres de ressentir une nouvelle tendance, une nouvelle impulsion, d’autant qu’on y retrouve en plus une vieille connaissance, en fin du 4 titres, La poupée, un titre appartenant au set du groupe depuis quelque temps maintenant.
Du coup, c’est dans les apparats que l’on va aller chercher les changements ! Plus de site internet à ce jour, le duo nous oriente vers son myspace, qui nous livre à son ouverture, une photo du duo, digne d’une séance en compagnie des White Stripes. Parmi le Top Amis, on y retrouve aussi les Rita Mitsouko, duo malheureux, ou The Kills et The Ting Tings, autres duos, qui peut orienter le lecteur qui n’a jamais – il y en a encore ? – entendu parler de Ko & Joséphine. Et puis, on y découvre l’impensable !

Ko & Josephine cachent dans leur valises des « joujoux extra », qu’ils affublent de noms tels que TR606, MPC 1000, MS20, MicroKorg… Autant dire que tout cela est tres louche et qu’il va falloir enquêter !
Et effectivement, en réécoutant encore plusieurs fois ces 4 petits titres, on se rend compte que de duo, le groupe est devenu trio, donnant une véritable identité à la rythmique, sorte de Doktor Avalanche du 21e siècle. Le beat electro pop y est plus présent que jamais, et n’est pas sans rappeler les travaux plus anciens des Vendetta ou encore plus vieux des Ultra Orange, premiere époque. Hormis cet aspect sur la forme, les compositions de Ko & Joséphine demeurent terriblement entêtantes et foncièrement gesticulantes ! Donnant envie de participer une fois de plus à un de leurs inoubliables spectacles !
Découvrez vite Golden Boy et Boris ! Bonne humeur garantie !

Myspace

Mike S.


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Guns of Brixton - Cap Adare
2009 – 10 titres – 58’25
Style : Post Dub
Label :
Autoprod


Note : 7.5/10

En recevant le troisième et nouvel album des Guns Of Brixton, Je m’attendais à prendre une bonne poussée de Dub dans les oreilles, ce son lourd, ces rythmes tripant, qui correspondent au genre… Et puis, surprise, si le son reste lourd, ample, les rythmes ont véritablement évolués, passant même au second rang, laissant alors la part belle aux guitares, à des riffs interminables, sur des morceaux d’anthologie, de 7 à 8 minutes. Et puis, encore rare, mais loin d’être discrete, à une voix digne du Rock alternatif qui a sévi dans les années 90.
Se serait-il passé quelque chose du côté de Caen ? Les Guns ont-ils eu une vision ? une révélation soudaine du Dieu du Post-Rock ? Quoi qu’il en soit, il est clair que la livraison 2009 semble être le résultat d’une profonde remise en question, faisant revenir l’adrénaline au cœur des compositions. Avec Cap Adare, les Guns nous conduisent dans de nouvelles contrées, quelque part dans un No Man‘s Land, à mi-chemin entre les Mogwai et les Thugs…
Quelques soubresauts de l’ancienne vie du groupe transparaissent sur This night..., le titre introductif et sur Cannibale, le premier single de l’album, mais là, déjà, le choc des guitares brouille un peu les pistes, proposant un patchwork sonique, en clair obscur.

The burden of betrayal, le titre qui suit sur l’album, confirme la nouvelle tendance, Guns Of Brixton souffle le chaud et le froid, alternant des moments hypnotiques avec d’autres plus brutaux, véritables électrochocs.
Malgré un titre évocateur sur l’album (Dub is not dead), Guns Of Brixton semble prendre la tangente, déplacer les lignes, changer de cap… d’où peut-être ce titre d’album, aux antipodes de leur Normandie natale.
Quoi qu’il en soit, et malgré un petit moment de déstabilisation, la livraison 2009 des Guns Of Brixton apparaît à la hauteur de ses 2 premiers longs formats. Mieux, elle nous conduit vers de nouveaux horizons, de nouveaux sons, avec de nouvelles perspectives pour l’avenir.
Avec Cap Adare, les Guns Of Brixton se placent à l’avant garde d’une mutation du Dub ! Et c’est tant mieux !

www.gunsofbrixton.com

Mike S.


Haut

En eaux troubles - Jusqu'à la dernière goutte
2009 – 9 titres – 52’52
Style : Rock
Label : Autoprod
/ Mosaic Music


Note : 7/10

Un nouveau groupe sévit sur la région d’Aix-en-Provence. Son nom : En eaux troubles.
A la première écoute, aux premiers effets dans la voix, aux premiers solo de guitares, de larsen interminables, j’essaie de rechercher les influences qui ont conduit le groupe dans cette direction. J’ai lu, entre autres, sur Myspace, Sonic Youth, Diabologum, Noir Desir, NIN… L’écart peut paraître grand entre toutes ces pointures du Rock, de l’indus ou de l’expérimental, mais, déjà Diabologum s’était amusé dans les années 90’s à brouiller les pistes et finalement à créer son style. Et aujourd’hui, nombres de groupes français se revendiquent héritiers du son des toulousains.
Alors, en écoutant bien Jusqu'à la dernière goutte, on ose imaginer que la magie pourrait à nouveau opérer autour de ce petit nouveau, de surcroit proche géographiquement…
Ce qui est sûr, c’est que les influences citées se retrouvent effectivement entremêlées dans la musique d’En Eaux Trouble.

Une musique sombre, énervée, expérimentale, des textes noirs, dépressifs, un brin poétique, une interprétation tres impersonnelle font de ce Jusqu'à la dernière goutte, un album d’une bien belle facture, et véritablement original. Ajoutez à cela, ce sens de la recherche scientifique autour des sons, des échos, des notes enlacées, dont les Sonic Youth ont souvent usé (abusé), et vous obtenez un premier album digne des plus grands.
Enregistrée autour d’une pierre angulaire de 9 minutes (Rehabilitations de la haine), l’album s’écoute religieusement, pour bien s’imprégner des mots, des idées…
Un album à la fois éloquant et efficace !
A classer juste entre Noir Desir et Programme. Eh, le chainon manquant ? ;-)
www.myspace.com/eneauxtroubles
onnageeneauxtroubles.free.fr/

Mike S.


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Dana Boulé - Going gone
2008 – 12 titres – 42'

Style : Pop
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

Débarquée à Paris par amour d'un Français, Dana Boulé nous vient de Brooklyn. Entrer dans l'album de l'Américaine, tout propret en apparence, c'est ouvrir une positive boîte de Pandore - donc tout le contraire de la boîte originale- qui n'est pas avare en surprise, en plaisir, en fantaisie, en vie tout simplement. Au premier niveau de lecture, nous trouvons donc une sage songwriter, bien comme il faut derrière son piano et sa formation classique. En ouverture, Go away, rehaussé de cordes, s'apparenterait à une pop en dentelles jouée sous les alcôves des boudoirs. Mais méfions nous de l'eau qui dort et l'usage que fait Dana d'un accordéon (à l'instar de Dawn Landes) pouvait nous mettre la puce à l'oreille : l'Américaine se dévergonde, se confronte à des plaisirs plus populaires, entourée d'une dizaine de musiciens (avec section cuivre) comme on pourrait le faire en Europe de l'Est (Unforgiven).
La musique reste néanmoins par essence américaine mais il y a cette même exubérance qui vient volontiers frapper à la porte. La musique de Dana Boulé est pleine de vie, parfois aussi expressive qu'un numéro de cabaret ou de cirque ou un spectacle de Broadway (Right place, wrong time). Même des titres véritablement centrés autour du piano témoignent d'une passion qui ne demande qu'une chose : exulter. Fille naturelle de Tori Amos ou de Kate Bush sur l'échevelé I don't mind (qui rappellera aussi les éphémères Suddenly Tammy), le morceau est une belle transcription musicale de la formule "tempête sous un crane" ; il est aussi enivrant qu'un tour rapide sur un vieux carrousel. Le lunaire Sorry accentue l'impression d'une chanteuse qui met tout son coeur dans son interprétation et l'épanchement de ses sentiments, sans que cela soit pourtant lourdaud ou ampoulé. Dana Boulé joue les funambules avec talent.
Site
Denis Z.


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Sam – L’Engrenage
2009 – 13 titres – 46’06
Style : chanson folk
Label : Autoprod


Note : 7/10

A mi-chemin entre chanson et folk acoustique, Sam réédite son forfait de 2006 et sa Grande Roue, avec un nouvel album, L’Engrenage.
La grande force de Sam, c’est sa voix, euh, non, ce sont ses mots, non, sa voix, non, ses mots… Vous l’aurez compris, Sam joue habillement de sa voix pour donner force et expression à ses mots, tranchant et incisif parfois (Arbeit), quand il aborde des sujets de société ou de politique, mais n’en oubliant pas d’être aussi plus léger, quand il aborde une tranche de vie, autour d’un kébab et d’une bande d’amis.
Pour habiller ses mots, Sam prend sa guitare acoustique ou son piano. Il y ajoute ici un sax, là, des chœurs (L’autoroute), et quand il a envie de faire du bruit, il branche sa guitare sur le secteur et monte le tempo (les touristes) !
Dans la musique de Sam, les percussions n’ont pas trop droit de citer, non, sa voix et ses cordes rythment déjà bien assez ses ballades.

Le rendu demeure assez original, avec cette petite patine folk associé à un esprit indéniablement chanson. Quelque part entre les univers de Damien Saez et de Raphael, Sam poursuit sa route, pris par l’engrenage de l’écriture.
Peut-être une fée - ou simplement un label - se penchera sur son berceau en 2009 et lui donnera l’occasion de faire découvrir sa musique à un plus grand nombre.
Raison de plus pour vous dépêcher de vous rendre immédiatement sur son site, tant que Sam laisse ses disques en téléchargement libre… (Mais vous pouvez aussi lui acheter...)Ca ne devrait pas durer, soyez-en sûr. Y a de la graine de star dans ces compositions !!

site

Mike S.


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Alifair - Fort intérieur
2008 - 11 titres -
Style : Chanson Rock
Label : Believe digital


Note : 8/10

Le troisième album d’un groupe est souvent celui de la recherche en maturité, et là, il fallait faire suite à Infiniment songe, le magnifique number 2, ce qui était impossible en restant dans le même axe !
Donc le Fort intérieur d’Alifair s’avère plus tortueusement étrange effectivement, et ouvre de nouvelles portes dans des couloirs innocupés jusqu‘alors.
Les rythmiques sont plus tranchantes limite jazz rock, le phrasé des guitares de JP Boffo s’imbriquent en corolle autour de la voix limpide d’Aurore Reichert à haute teneur en frissons cardiaques pour l’auditeur... Coeurs hautement sensibles s’abstenir !
De plus ils savent écrire de vrais mots aussi :

« L’explosion dans les airs vers le ciel, en nuées, en nuages, en orage, pour allaiter le sol de pluie.. » (histoire d’eau), « car mon père a trompé son dieu, en t’aimant jusqu’à poser ma vie en ton sein.. »
(prière odieuse), invitant l’ami Louis Ville, avec sa voix d’outre tombe pour un duo bien nommé la belle et le rebut. Toujours entre sagesse, violence amoureuse et folie surréaliste...
Ajoutez à celà comme toujours chez eux le design soigné cette fois par Thomas Lagache et vous aurez entre les mains un objet tout destiné à faire fondre décatement votre boite à musique personnelle !
www.myspace.com/alifairband

Erik B.


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Alice s'émerveille - Etoile moi
2008 - 12 titres -
Style : Chanson
Label : Autoproduit


Note : 7.5/10

Après plusieurs aventures de groupes (K-ractere, What's your name), petite Alice s'aventure en solo. Produite par Jean Pascal Boffo au Studio Amper (également sur scène avec elle), posant des nappes de guitares en simples accompagnatrices d'une voix qui reste du début à la fin le fil conducteur d'un ensemble harmonieux, afin de porter ces chansons "pop merveilleuse".
Les touches de cuivres entraînent par moments l'ouvrage vers un jazz bien envoyé et le groove un peu funky de certains morceaux apporte des couleurs inattendues et classieuses.

Sa voix se fait chaleureuse et sensible, apaisante, enchanteresse. L'oreille s'émerveille de ce voyage subtil vers la douceur...


Myspace.com/alicesemerveille

Erik B.


Haut

Concrete Knives
2008 – 4 titres – 13'23

Style : Indie pop/ rock
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

Vu sur scène Concrete Knives, quintette de Caen (patrie de Cornflakes Heroes) pour un set enlevé et brillant. Sur disque , le groupe ne déçoit pas et en 4 titres, délimite son territoire sur des bases indie rock classiques mais avec quelques aménagements personnels. Avec ses guitares tranchantes, le groupe fonce droit devant. Mais il allie à son côté rentre-dedans des claviers avides de gimmick, des mélodies malicieuses et un chant féminin sexy mais au caractère bien trempé. Il faut aller chercher du côté du Canada pour retrouver pareil équilibre de The Organ à Stars en passant par Metric. Résultat, c’est énergique, efficace mais en même temps plein de légèreté et avec certains aspects ludiques réjouissants. Le dernier Little box en est un bon exemple : morceau râpeux au premier abord mais à l’esprit garage vivifiant, il devient, avec son clavier 60’s creepy, la bande-son pour une virée en van sur une route nocturne à jouer à « bouh fais moi peur ».
Time for disco avait le cahier des charges pour faire parler la puissance sonique des Klaxons mais Concrete Knives préfère l’ingéniosité au mur du son. Grand bien leur fasse, le morceau n’en est pas moins dansant mais il est plus nuancé. Le plus classique Family tree, petite récréation sympathique, n’est fait que de bons ingrédients sains (bonne mélodie, arrangements carrés qui ont fait leur preuve, ligne de chant efficace). Mais gardons le meilleur pour la fin : le ciselé happy mondays où les deux voix (féminine et masculine) à l’unisson pour le meilleur et le meilleur dans une même ferveur pop font merveille et où le glockenspiel amène sa touche carillonnée pour une mélodie solaire qui n’en demandait pas tant (Stars n’a qu’à bien se tenir). Quelques idées d’arrangements espiègles ou sensibles feront toujours la différence…
Site
Denis Z.


Haut

Bluebird Supernovae - Demo 1.0
2008 – 7 titres – 33’50
Style : Electro Rock
Label : Autoproduit


Note : 8/10

Belle découverte avec un petit nouveau originaire du 95. Bluebird Supernovae, sous ses airs de groupe, cache en réalité, un seul musicien, enfermé dans sa chambre, derrière son PC, sur lequel il a connecté une guitare, un micro, un bon logiciel de prise de son et de mixage.
Finalement, ça fait une bonne équipe tout cela, et à part un petit virus de temps à autre, et de part et d'autre, la petite équipe n’est pas prête de se disputer.
A la maison donc, les pieds bien au chaud dans ses charentaises, Fabien compose, dose, mélange et enregistre les sons et les voix.
Le premier résultat est une démo 7 titres, intitulée, tout simplement, Demo 1.0 !
Pour vous décrire en quelques mots cette musique, avant que vous alliez écouter sur Myspace, Bluebird Supernovae est à la frontière du Rock, de l'electro,

de la Folk et du Post Rock, peut-être aussi un peu, c’est d’abord et avant tout, des ambiances, des atmosphériques, des nappes vaporeuses, sur lesquelles Fabien colle des notes de guitares, un peu à la manière des Cranes, et puis, enfin, des mots, une voix discrète, frémissante, presqu’un murmure, on pense à Syd Matters, à Tom Yorke, ou à son frère Andy.
C’est vraiment touchant, parfois émouvant jusqu’à carrément frissonnant. Cette Démo n'attend plus qu'à nous livrer un 2.0 !
Maintenant vous pouvez aller écouter The Running ou encore Sweet Home, deux grands moments de ce premier essai 1.0 !
Myspace

Mike S.


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Avatar – Meta
2008 – 7 titres – 24’52
Style : Rock
Label : Autoproduit


Note : 6.5/10

Voici 3 ans maintenant que Thomas et Arnould, originaires de Caen, ont mis à plat les bases de leur projet musical. S’est associé à ce projet Pierre. Et aujourd’hui Avatar - c’est le patronyme que le groupe a choisi, à ne pas confondre avec d'autres Avatar du côté de Clermont-Ferrand – livre un premier effort, sous la forme d’un long EP, ou d’un mini album, 7 titres.
Entièrement autoproduit, cet album, baptisé Meta, livre des compositions simples, urgentes, puissantes, basées sur l’éternel triptyque guitare, basse, batterie. La voix de Thomas, est claire et perçante et s’associe parfois à une autre, grasse et caverneuse, à l’esprit doom bien marqué (In-out-in-out). Car, si Avatar est avant tout du rock, très frenchy, avec des textes noirs et poétiques, le groupe ne souhaite pas s’enfermer derrière une étiquette, derrière un registre particulier, de peur, peut-être de s’ennuyer, de tourner en rond rapidement. Ainsi, il s’essaie aussi à la Folk, en fin d’album, avec un titre en anglais, I don’t mind, et propose sur son espace Myspace, une reprise des Beatles, Help.

En concert, en plus de ses compo originale, il s’essaie aussi au classique travail de covers, en revisitant les Doors, Nirvana et autre Noir Désir. De quoi ouvrir le spectre des influences, tout en gardant un ligne claire autour du Rock et de ses nombreuses ramifications.
Quoiqu’enregistrer en home studio, cette première démo a déjà tout d’un album studio traditionnel, si ce n’est un son peu aigue, et un manque de volume, qui pourrait apporter à terme, avec quelques moyens, encore de bien s belles surprises du côté de Caen.
A vous maintenant de vous faire votre propre idée en allant allonger la liste de leur amis sur Myspace et en osant la découverte sur scène, lors de l’une de leurs – trop – rares dates de concert.

Mike S.


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Aña – L’air de rien
2008 – 5 titres – 17’58

Style : Trip wave
Label : Autoprod

Note : 8/10

L’air de rien, Aña est toujours là. Le duo normand a le mérite d’y croire et de sortir des disques autoproduits sur leur structure positivement incantatoire En attendant. Deux albums, En Attendant en 2004 et Que le temps passe en 2006, ne leur ont pas permis de sortir de leur confidentialité (encore que, au vue de la liste importante des radios qui ont diffusé leur titres, il y a des confidentialités qui sont plus terribles). Un sort un peu injuste car le duo a toujours eu des atouts indéniables, avec en premier lieu un studio propre et un vrai savoir-faire de production : cela leur a permis de sortir des disques avec une qualité sonore que beaucoup pourraient leur envier. Mais le talent de Aña n’est pas technique, il est musical. Fort d’un background new-wave, ils ont toujours su mettre en arrière de leur musique une richesse sonore et de textures qui créent de vrais atmosphères : un assemblage d’instruments
et de programmations qui habitent plusieurs plans de musique. Dans le passé, Aña avait du mal à se libérer des ses références majeures – Cure en tête -, le duo avait tendance à suivre le courant coldwave en bon élève appliqué. Avec le temps, les Normands ont su se détacher de ces influences et la musique d’ Aña est désormais moins facilement cernable. Et puis Cure n’a jamais chanté en français, et puis Cure n’a jamais usé de volutes électroniques héritées du trip hop, et puis Cure n’a jamais eu de chanteuse distillant une féminité de Cat woman… Par le passé, une certaine brutalité tribale toute Pornography-que pouvait jaillir soudainement. Un peu maladroitement. Aujourd’hui même si la batterie peut tonner, les morceaux semblent couler plus naturellement, y compris vers des rivières bleu pétroles. Un autre jour, Aña sera signé sur une maison de disque digne de ce nom, passionnée et mélomane. En attendant, vous pouvez y aller les yeux fermés.
myspace
Denis Z.


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Simone Choule - Simone Choule EP
2008 – 5 titres – 25’50

Style : Punk Rock
Label : Autoprod

Note : 8.5/10

Voici bien un nom bizarre pour un groupe, mais il fallait bien cela, pour nommer une musique tout aussi zarbi !!!
Simone Choule est un groupe ! Simone Choule est toulousain. Simone Choule fait dans le rock punk. Et Simone Choule joue avec le volume de vos enceintes, faisant monter et descendre l’aiguille des amplis, tout comme la voix stridente de son chanteur, jusqu’à l’épuisement du bérylium de vos tweeters.
Simone Choule, c’est une peu la rencontre des Blood Brothers et d’Alice in Chains, ou de Deftones et Test Icicles, un petit brin de folie dans un monde de brutes, un travail sonore sauvagement élaboré, un feu qui veille en attendant le bon moment pour répandre ses flammes dévastatrices.
Seulement 5 titres pour ce premier EP mais déjà de véritables missiles ravageurs (You cheap little slut, Black page).
Ce premier EP place d’un coup, d’un seul, Simone Choule dans le cercle tres fermés des belles surprises de l’année 2008. Un nouvel OVNI dans le paysage Rock hexagonal, qui devrait laisser un moment dans l’impasse les formations dont les membres sont issus.
Myspace

Mike S.


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Djiel - Silly Pressure
2007 – 4 titres – 13’21

Style : Emo-Rock
Label : Autoprod

Note : 6.5/10

Groupe français originaire du sud de la France, Djiel est auteur d’un premier EP baptisé Silly Pressure. La musique de Djiel entremêle diverses influences, allant du Rock à l’Indus, de l’Emo à la Cold Wave. En fouillant sur le site, on va à la pêche aux indices, et on y croise, ici Depeche Mode, là Nine Inch Nails, Cure ou encore Deftones. Djiel, c’est un résumé de tout cela à la fois. Mais ses influences ne s’arrête pas là, la musique de Djiel se vit comme l’illustration sonore d’un film que l’on pourrait imaginer soi-même dans l’obscurité de sa chambre. Pour nous aider, là encore, Djiel site Tim Burton, David Lynch ou Jean-Pierre Jeunet, Aldous Huxley, Baudelaire ou René Barjavel, théoriciens de l’absurde et du catastrophisme, du rêve et du cauchemar.
Avec une poignée de titres, Djiel nous fait découvrir un univers fantastique, tel un puzzle musical, fabriqué de toutes pièces, aboutissant à une œuvre unique. L’orchestration est riche, dense, tantôt electro, tantôt acoustique, intégrant des cordes sans abus.
La rythmique est plutot discrete, si ce n’est sur Kill the Process, où les forces de la nature semblent se déchainer d’un coup d’un seul !
Les voix,parfois multiples, sont fondues dans la musique, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.
Notons enfin un travail de studio extraordinaire, carrément professionnel, et bien supérieur à nombre de productions sortant chaque année sur les plus grosses maisons de disque !
Une musique envoutante ! Et une jolie carte de visite.
A noter que ce premier EP existe en version 6 titres (écoutez ici) et que le groupe annonce pour 2008 l’arrivée d’un album complet ! Alors patience !
Myspace

Mike S.


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Red Light – Crash system sound
2008 – 11 titres – 41’02

Style : Marschester !
Label : Autoprod

Note : 8/10

Avec son titre au titre gentiment moqueur (Rock is dead) – notez les parenthèses, Red Light est un groupe qui relance à lui tout seul la mode Madchester, mélange détonnant de rock frondeur et de groove décapant comme au bon vieux temps où Shaun Ryder et ses Happy Mondays tenaient dans leur main l’Hacienda, Manchester, autant dire toute l’Europe Occidentale. Avec Red Light, les dancefloors sont en alerte, les scènes rock en transes, les guitares jubilent, les programmations tissent leur toile et vous attrapent dedans sans vous laisser l’ombre d’une chance. Red Light, groupe Anglais du moment ? Peut-être sauf que Red Light n’est pas Anglais mais Marseillais et qu’il est même autoproduit. Gap énorme entre un rendu musical ultra professionnel et maîtrisé et une réalité à des années lumière de là..
Heureusement, la musique est là et elle, ne triche pas. Red Light utilise à merveille sa palette musicale, sa voix grave en spoken word qui rappellera les belles heures de Day One (ou plus exactement le géant Fish comme un poisson dans l’eau chez Day One), le métissage version 90’s où la pop Anglaise se payait une virée au soleil du dub comme des enfants de Massive Attack. Partie pour être groupe « coup de poing », Red Light fait vite la preuve de sa sensualité et d’une profondeur que l’on trouverait chez les durs au cœur tendre de l’indie rock Américain (Mark Lanegan himself). Car il faut s’en convaincre, un groupe non-anglais sera toujours plus enclin à ouvrir sa brit-pop à d’autres influences. Meilleur peut-être car plus complexe et moins unidirectionnel. Faisons donc la fête à Red Light et instaurons un Marschester illico presto !
myspace
Denis Z.


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Meringue, alcohol and us – Black and white rainbows
2008 – 5 titres – 21’19

Style : Folk acoustique
Label : Autoprod

Note : 7,5/10

La mode (mais est-ce une mode ?) est au duo folk fille-garçon (Cocoon, Domingo). Avec Meringue, alcohol and us, le genre passe à la puissance 3. Et pour cause, il s’agit d’un trio (Amandine, Bruce et Judicaël) formé en 2006 à Poitiers. Il y a quelque chose de particulièrement attachant chez eux car justement, leur musique affable ne joue pas sur la puissance mais sur la proximité et l’intimité qu’elle engendre. Avec ukulélé, mandoline, violoncelle mais aussi kazoo, les titres ont le tropicalisme tranquille, une pop ensoleillée faussement nonchalante qui vous restaure comme une sieste dans un hamac.
Et comme les compositions sont impecs, immédiates et parfaitement mitonnées, et que la voix d’Amandine se love parfaitement dans ce traitement aéré, on se dit que Thomas Fersen – auteur d’un récent best of de Poche entièrement dévoué à un ukulélé lo-fi – ou que le très médiatique Julien Doré, nouvel exégète de ce même instrument, peuvent aller se rhabiller. Un petit côté Smiths-ien sur My space friend et une profondeur mélancolique sur Moonlight solo finissent en beauté un EP prometteur d’un trio à retenir.
myspace
Denis Z.


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S.Armelle -aux commandes
2008 – 6 titres – 19'30

Style : Pop céleste
Label : Autoprod

Note : 7/10

Avec S.Armelle, on s'enfuie pour un instant dans une autre dimension. Un monde de rêves aux couleurs chatoyantes. La jeune femme ne fait pas dans la chanson réaliste, mais tout au contraire dans la chanson onirique. Voix angélique, arabesque musicale, le monde dessiné par S.Armelle est fait d'artifices. Comme dans le trip hop ou dans la pop céleste de Cocteau Twins et de tous ses suiveurs. Mais à tout moment, on entrevoit derrière ces mélodies de sirènes et cette voix de Shéhérazade sortant des "contes des mille et une nuits", le décor de panneaux de bois qui permet l'illusion. La production est technologique (machine et guitares) mais garde un certain
charme artisanal : elle reste humaine et intimiste. Pas de gros sons ou d'effets grandiloquents mais des miniatures poétiques qui, comme dans le théâtre d'ombre ou le cinéma de Méliès, nous évadent mais sans vouloir nous tromper. Tout est question de croyance. Parfois un peu trop mielleux - écueil fréquent de ces aspirations de haute-voltige, S.Armelle adopte comme sa grande soeur Claire Diterzi ou comme Ekova quelques oripeaux world qui nous ramènent du Jardin d'Eden dans un plaisir bien terrestre (Bye Bye et son derbouka). Une jolie interprète qui nous donne envie de la suivre jusqu'à la voute céleste.
Myspace
Denis Z.


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Rougge – Fragments
2007 – 11 titres – 45’09
Style : Piano Solo
Label : Autoprod

Note : 9/10

Un album à la couverture rouge sang, un artiste au nom radicalement sanguin, et une musique qui vient de l’intérieur, totalement charnelle, totalement personnelle, deux mains sur un piano, une voix sur un micro, et puis c’est tout.
Ou plutot non, c’est plutot là que tout commence. Rougge nous offres en 11 fragments, sans distinction de titres, 11 moments d’émotions à vous dresser les poils sur la peau. Une conversation entre cordes, celles d’un piano martelées par un musicien hanté par ses vieux démons indé, et celles plus vocale d’un auteur habité par la folle idée idée de révolutionner la musique du XXIe siecle.
La démarche ainsi présentée s’apparente parfois à celle de Sigur Ros, tant dans l’affolement des sens de l’auditeur, que dans l’exaltation de son auteur. Mais, vous avez peut-être déjà ressenti de tels troubles dans des écoutes répétées des plus intimes des titres de Radiohead, Unbelievable Truth, Tom McRae, Gonzales ou Sylvain Chauveau, soliste piano lui aussi, à la voix ensorcelante mais dans un genre totalement opposé !
Les comparaisons sont des choses qui permettent d’orienter l’auditeur et de l’inciter à en découvrir d’autres en fonction de ses propres sensibilités.

Mais il est parfois dangereux de le faire, tant les impressions peuvent paraître personnelles, et différentes, écoutes après écoute. Je ne vous dirai même pas à quoi j’ai pensé en écoutant la première fois Rougge.
Alors je vous encourage à vous faire votre propre impression sur cet artiste nancéen, dont la notoriété grandit déjà, nous dit on ici et là. Il suffit de voir le nombre d ‘écoute sur Myspace. La magie du net… Et ce n’est pas Sigur Ros, qui nous contredirons. Alors, qui sait, si Rougge ne se retrouvera pas un soir, dans une salle à Reykjavik, en train d’ouvrir pour le plus grand groupe islandais des années 2000 ?
Ce jour-là, je prendrai mon billet ! Et je vous encouragerai à en faire de même !
En attendant, le prix du CD est à 7 euros sur le site de l’artiste…
Fragments est une expérience ultime, une recherche de dépouillement total et une belle prise de risque pour un premier album.
Myspace.com/rougge

Mike S.


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Cpoupa – Arsenal
2008 – 19 titres –

Style : Rock
Label : Autoprod

Note : 7/10

2 années se sont écoulées depuis la dernière livraison de Cpoupa (Control Z) et les revoici avec un nouvel album, le plus long de leur discographie. C’est, je crois le 6e CD que le groupe nous fait parvenir. Et pour la 6e fois, c’est par la voie de l’autoproduction que le groupe doit en passer pour faire entendre sa musique.
Arsenal contient pas moins de 19 titres, qui mêlent une fois encore différents style (Rock, Pop, Chanson) dans différentes langues (français, anglais, espagnol).
Ecoute après écoute, plusieurs titres passent sur le devant, au point d’en devenir entêtant (La Puerta, The Winner, Plexstar, Abril…) quand d’autres restent indéfiniment invisibles voir inaboutis (Dancing Room) et dérangeant (Sybille01 malgré quelques cordes bien arrangées). Les titres en anglais et en espagnol sont comme toujours tres efficaces, alors que les titres en français passent plutot mal. Question d’habitutde peut-etre.
Finalement, peut-etre que 10 ou 12 titres auraient pu mieux résumer le message d’Arsenal et permettre à Cpoupa de sortir de cette trop grande indifférence.

Côté son, Cpoupa se démarque de ses vieilles influences (Cure, U2, Simple Minds) mais conserve un son Rock 80’s qui nous avaient marqué dès Nova Machine il y a maintenant 8 ans. Le groupe élargit aussi le spectre vers un rock plus sombre et moins formalisé (quijote) ou à l’inverse vers une pop aérienne (Le Parfum).
Sans être le meilleur album réalisé par Cpoupa, Arsenal nous invite pourtant une fois encore à beaucoup d’attention pour s’imprégner de sa musique fouillée, de ses textes danses et de ses ambiances noires et intemporelles.
Ceux qui n’ont encore jamais eu l’occasion d’écouter un album de Cpoupa pourront entrer par la porte de l’Arsenal avant de plonger dans le trésor de guerre du groupe et se délecter de Control Z, Sinus Cosinus Rembrandt, Undo, Nova Machine ou encore le petit premier 100toi., sans doute introuvable aujourd'hui.
Un album riche et ambitieux. Peut-être trop ?!
www.cpoupa.com

Mike S.


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Alasèv – Les envoûtées
2007 – 6 titres– 27’03

Style : Folk-rock envoûtant
Label : Autoprod

Note : 8/10

La présence d’Amélie, auteure d’un excellent album en 2007, sur un titre de cet EP donnera un intérêt retard à cet EP enregistré en 2006. C’est vrai que ce Yeah lord, ballade au banjo de folk crépusculaire, ne manque pas de charme. Pourtant, ce n’est pas là que Alasèv marque son monde mais plutôt en proposant d’autres titres plus originaux. Mickaël Caron chante en français (excepté come rain and shine) d’une manière particulière que l’on ne croyait rencontrer que dans le flamenco : une implication maximale comme si sa vie semblait en dépendre.
Dès lors, l’envoutée a le goût du sang mêlé à la poussière. A six pas du désert apporte un regard halluciné à une folk « américanisante » mais assortie d’un darbuka trippant. Ainsi, Alasèv se détache facilement de son modèle possible, 16 horsepower. Le EP se termine sur une touche plus légère où un (faux) accordéon et une rythmique qui claudique sur un pied donnent presque envie d’entamer une petite valse avec son (sa) partenaire. Le duo prépare actuellement un nouvel album. Cet EP servira donc à vous remettre au niveau et à faire Alasèv une de vos priorités 2008.
Site
Denis Z.


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Bleachin - Wake up citizen
2007 – 5 titres – 12’01

Style : Rock

Note : 7/10

Fan de Nirvana ou de Manga ? Sans doute les deux !
Expéditifs ! En 12 petites minutes, Bleachin’ nous ouvre les portes d'un domaine sonore, pavé de riffs et de hargne !
12 minutes pour nous conter un rock vif et puissant, un rock emprunt de punk et de grunge, quelque part entre le style californien de The Offspring et celui plus irlandais de Therapy?...
Le groupe est un trio Guitare Basse Batterie, basé sur la région parisienne. Depuis maintenant 5 ans, il forge sa musique au fond d’une cave ou d’une MJC, n’oubliant pas très régulièrement de sortir de sa retraite et de confronter le résultat de son dur labeur à la masse populaire, de Paris à la Normandie !
Ne vous fiez pas à l’introduction, très lourde, très grasse et heureusement très courte (digne de Metallica)... Par contre, la suite confirme bien ce que leur bio décrit elle-même comme un mélange des deux style pré-cité agrémenté de Hardcore, et évoluant avec le temps vers le stoner et le power rock…

Les 4 titres présents sur ce EP sont très rapides, et donnent une belle unité à ce Wake up citizen EP, qui porte parfaitement bien son nom !
Juste un reproche ! bah, oui, quoi ! Seulement 4 titres !!! alors qu’on en voudrait déjà tout un album ! Mais bon, il faut prendre ça comme une offre d’appel !! Et si vous en voulez plus, il ne vous reste plus qu’à aller les voir en concert, car je pense qu’on devrait y découvrir d’autres titres du groupes !!! Et qui sait ? Quelques bonnes reprises aussi ?
Allez, rendez-vous au prochain concert ! Et en attendant, on se remet encore une boucle de ce Wake up citizen ! On ne s’en lasse pas !
Bleachin' ne révolutionnera pas le rock mais éveillera encore une fois vos sens ! La preuve que vous êtes encore en vie !
http://www.bleachin.fr/

Mike S.


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20 BANDS IN A BOX II
La compilation 2007 des AuTOProd

Voici les 20 groupes et les 20 titres qui composent la Compilation 2.0 de 20 Bands in a Box pour cette année 2007. Vous pouvez télécharger la compilation gratuitement (en cliquant droit et enregistrer sous) : ici .

Vous pouvez aussi, les écouter directement en cliquant sur les titres :

0.1. Jerome Castel - Le cowboy
0.2. K.A Steffen - Comme personne
0.3. Sarapascal - Ivre d'hiver comme d'ete
0.4. Labo - Sydney
0.5. Joe Meares - Slaughtershed
0.6. Alasèv - Yeah lord
0.7. Benjamin Fincher - Lowell
0.8. Reza- Cunning plot
0.9. Pilot - Zero
1.0. Blue Haired Girl - Uterus
1.1. Alizee Swarc - Charlestown
1.2. Polder - Black By Blake
1.3. Kwoon - I lived on the moon
1.4. Data - The Empty Spaces
1.5. Adissabeba - Lola
1.6. Shrink - Time Goes By
1.7. Minuscule Hey - Mississippi
1.8. Chapi Chapo - Child of love
1.9. Monalisa - Guilivus
2.0. Cobson - Dream Seeler vs Moment killer

Fabriquez vous même votre CD avec les couv' de devant et derriere !

Pour en savoir plus sur les groupes :

01- JEROME CASTEL
origine: France/ Paris
Fondé en 2004
Style: variété sonique
Web :
Myspace : myspace.com/jeromecastel
Plus : cqfd.com/jeromecastel
contact: contact@jeromecastel.net

- KARL ALEX STEFEN
Origine : Orléans
Fondé en : 2002
Style : Indie/Rock/Chanson
Web :
MySpace : http://www.myspace.com/karlalexsteffen
Contact : karlalex.steffen@free.fr

- SARAPASCAL
Origine (pays/Ville) : France - Lille
Fondé en : 2004
Style : Indie
Web : www.sarapascal.com
MySpace : www.myspace.com/sarapascalandco
Contact : sarapascal@free.fr

- LABO
Origine (pays/Ville) : France / Lille
Fondé en : 2002
Style :Pop indé
Web : http://www.labomusic.net
MySpace : http://www.myspace.com/labomyspace
Contact : caf@labomusic.net / 06 82 99 66 38

- JO MEARES
Origine (Country/Town) : Australia / Sydney
Creation in : ?
Style : Folk ?
Web : ?
MySpace : www.myspace.com/jomeares
Contact : jomeares@hotmail.com

- ALASEV
Origine (pays/Ville) : France/Lille
Fondé en : 2003
Style : Folk/Rock, Indie, Alternative
Web : http://alaseve.free.fr
MySpace : http://www.myspace.com/alasev
Contact : alaseve@free.fr / 06 13 50 38 10

- BENJAMIN FINCHER
Origine (pays/Ville) : France/Lyon
Fondé en : 2005
Style : folk/pop
Web : www.benjaminfincher.com
MySpace : www.myspace.com/benjaminfincher
Contact : benjaminfincher@bigfoot.com

- REZA
Origine : Paris
Fondé en : 2005
Style : Iindie Folk Rock
Web : www.reza-music.com
MySpace : www.myspace.com/rezasongs
Contact : contact@reza-music.com

- PILOT
Origine (pays/Ville) : France/paris,rennes,mantes,lille,nimes
Fondé en : 2005
Style : rock noise
Web :
MySpace : www.myspace.com/00pilot
Contact : contact@manivelle.biz

- BLUE HAIRED GIRL
Origine (pays/Ville) : France / Nancy
Fondé en : 1998
Style :Post Rock accoustique
Web : http://blue.haired.girl.free.fr
MySpace :www.myspace.com/bluehairedgirl
Contact : geoffroysere@gmail.com

- ALIZEE SWARC
Origine (pays/Ville) : France / Charleville-Mezieres / Paris
Fondé en : 2006
Style : pop/folk
Web : -
MySpace : www.myspace.com/alizeeszwarc
Contact : alizee.szwarc@yahoo.fr

- POLDER
Origine (pays/Ville) : France/Paris-Bordeaux
Fondé en : 2005
Style : Pop
Web :
MySpace : www.myspace.com/polder
Contact : polder-music@noos.fr

- KWOON
Origine (pays/Ville) : PARIS
Fondé en : 2006
Style : Post/Rock
Web : www.kwoon-music.com
MySpace : www.myspace.com/kwoonmusic
Contact : medusa@kwoon-music.com / 06-61-51-17-26

- DATA
Origine (pays/Ville) :Bordeaux (france)
Fondé en :2002
Style :noisy rock (electro)
Web :www.asso-boxson.com/Data/news.htm
MySpace : www.myspace.com/databand
Contact : tomdata@free.fr

- SHRINK
Origine : France / Marseille
Fondé en : 2003
Style : Rock garage 70's
Web : http://shrink.free.fr
MySpace : http://www.myspace.com/shrinkmusic
Contact : shrink@free.fr / 06 62 46 09 79

- MINUSCULE HEY
Origine (pays/Ville) : FRANCE / Bordeaux
Fondé en : juin 2006
Style : mini rock
Web : www.minusculehey.com
MySpace : www.myspace.com/minusculehey
Contact : contact@minusculehey.com

- CHAPI CHAPO ET LES PETITES MUSIQUES DE PLUIE
Origine (pays/Ville) : France/Saint-Eloy
Fondé en : 2004
Style : Toy music
Web : http://chapimusic.free.fr
MySpace : myspace.com/chapichapooo
Contact : ?

- ADISSABEBA
Origine (pays/Ville) : FRANCE
Fondé en : 2002
Style : Chanson populaire
Web : www.adissabeba.com
MySpace : www.myspace.com/adissabeba
Contact : a10prod@aol.com / 06 65 32 41 28

- MONALISA
Origine (pays/Ville) : FRANCE/Port Saint Louis du Rhône
Fondé en : 2003
Style :Rock
Web : www.monalisawebsite.com
MySpace : http://www.myspace.com/monalisaofficialspace
Contact : 06.14.21.99.06 / monalisawebsite@free.fr

- COBSON
Origine (pays/Ville) : FRANCE / Montpellier
Fondé en : 2005
Style : INDIE / ROCK
Web : www.cobsontheband.com
MySpace : www.myspace.com/cobson
Contact : arnicamontanna@gmail.com / 06 16 03 46 88

 

 

 

Mike S.


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ARCHIVES DES AUTOPRODS - 2006-2009
Mike S.


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Chroniques Année 2005
Emklem - L'autre sphère
Chillout - 41.56
Toxic Kiss – Final Lift
Edouard Nenez – Extension du Dolmen de la lutte
This is the girl – s/t
Stuck in the sound s/t
S - UniSexe
My Diet Pill s/t
Joy Disaster s/t
Triptonic - 10 Short Tales
Les Fatals Picards - Picardia Independanza
Fuck Buddies - A storm
Oscar Matzerath – La vieille, la belle et l'autre
Little - kiuty
New Pretoria – No place for such a band
Skyscraper - The Bontempi sessions
Gâtechien - 2
Cancel N. - Dichotomie
exEunt - A quoi bon attendre
Bishop – it's full of stars
Interference - Spying the dreams
Colapsus - Invisible songs
Genau - Machinale
Gomm - Destroyed to perfection

Chroniques Année 2004
Sam - La grande roue
Mathieu Persan - Does it make you feel sad ?
Alinéa - A distance
Recife - New ams
Men in the moon- s/t
Sheraf - Just a boy
Astoria Division - Grand Standing Opera
Amethyste - & all those crazy elephants
Pumuckl - Philosophage version 2.0 + Subutex
Kimlico - Die Ganze Welt ist ein Krankenhaus
Lepil - Starsystem
People on Holiday - Canary wharf Gherkins
Bless - éponyme
Teddy Bear - Just like thrilled
Nova - éponyme
Fingerless - K
Chut ! - Wasted
Leave - Une vie si belle
Lemoine - Are those words banished from your heart ?
Cpoupa – Sinus cosinus rembrandt
Novocaine – Soundtrack for animals
Luke Arno – Ce mal en toi
Les Clochards Célestes - Nocturnes
David Fakenham - Short stories vol.2
Querencia - éponyme
Sunday velvet - All that God only know
La Gaillarde - French cancun
Nassib - Glissement de terrien
Voodoo Lounge - Demo
Belooga - mars ?
Shine - One day
Ana - En attendant
Day off sin - ermetik
Dress For success - Priorities
Waiting for words - A walk through the night
Aeroflôt - Tsarsistema
Dogma - Eko
My concubine - La tangente
Naked - Ikimori
3 Stuff - Chaque jour, chaque nuit
Lola Spinner - White label EP
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Call me Loretta - Crosswind
David Fakenham - Short stories vol.1
Pierre - My own
Gypsophile - Le profil des dômes
Before Eleven - Population active
Kennystar - Itinéraire to kergoland
Weakids - La perte du temps
Amadeus Tappioka - Quai n°3
Guinea Pigs - Argos/black hole
Paria - La plongée
Tyler Burden - all dancers alkways smile
Ilis - anonyme
Lotus - eponyme
Station joya - demo 1
Tchiki boum - eponyme
Oh my god - eponyme
Moonman - Manipulators
Bless - eponyme
Six-Pack Cheeky - Photography of a moment


Chroniques Année 2003

Bad news - Before the third world war…
Strix - Balançoire
Oscar - Matzerath
Mirage
Nova Divine - Urgences
No Hay Banda
Stress
The Nova Express
Melvil – - X-presso
Palinka – Misse Terre
Semyorka - Delta
Keaton
Little - Oscar
People on Holiday
Viasmatics - Gaz à tous les étages
The Nicotines
Arman Melies - Le long train lent et les beaux imbéciles
the Pookies T - Dirty Flower
Super 8 model
Not like Dante
Gina Artworth
Nina Brent - Blizzard
Rien - Requiem pour les baroqueux
Apple Jelly - Home
Clamantis
Supertuflu
Gâtechien
Leave - The June Parade
Triptonic
Bo
Dress for success - Have a drink
Frigo - XyZ
Yo Roswell - Shines
Pretty Junkies - Lazy loser
Grubby - Monologue
All the living and the dead
Joan Doe
Daystar
Bumblebees - R'llinstenforgain
Mary Modified - # 1
Exeunt - ex nihilo
36 side / Full screen
Sludge - The Nerves
Cpoupa - Nova Machina / Undo
I Love UFO
Alectex
Belooga


Chroniques Année 2002
Kïmmo - Conversation for conservation
Kenyon - Haunted
Etat d’esprit
Lotus
Nothing Else... - OrganiQ
Semes - Sowing on a watershed
3 Stuff - Beautiful is the day
Pull - The Empire now
Kimlico
Super Poussin 2000 - Pinky Core Musik
Exson Valdes - Someday if I want to
Temper - Megaphone chien rouge
Quert - #2
Sophia et moi
EC (ici)
Dawnhill
Deborah and Jon - all the things ...
Mind the Step
Little - Woodoo pulp
The Ghost of Lemora - The silhouette scene
Fingerless - Ailleurs
Thirty Six Side
Un homme et une femme
Borderline - Wind EP
Tang
Melk
Translucide
Exson Valdes
Grubby
Beth
KC - Les chants de Maldoror
Victoria - Advelning
Maria Blonde
Call me Loretta - Scars

Année 2001

Crackmind
Curtain - Second Floor
O - Sisyphe
Jérome Attal
Keep Punchy Joe
Leave
Nothing Else
Link
Microcombo
ThirtySixSide
John Home
Les Toxitoys
Uneven
Hopper

loft
natureXpress

The Goo Goo Blown (Le Bonhomme)
Jack the ripper - The Book of lies
eNola - Figures #4
Fingerless
Chinaski

Chroniques
Année 2000
Uneven
Notorious
Silvae
Vendetta

Mike S.


 
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